Viadeo - Hubs Stress, Productivité et Motivation en milieu professionnel http://www.viadeo.com/hub/listehub/ Die neusten Nachrichten Ihrer bevorzugten Hubs Urheberrecht 2004-2009 Viadeo S.A. Urheberrecht 2004-2009 Viadeo S.A. Les risques psychosociaux restent sous-estimés au travail http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002290vff4ga7t11 </p><p>Une enquête conduite par le Centre des jeunes dirigeants de Rhône-Alpes le démontre&#8201;: les risques psychosociaux sont trop souvent ignorés. Or le premier d’entre eux, le stress, touche quasiment toutes les entreprises. </p><p> </p><p>DE NOTRE CORRESPONDANTEà LYON. </p><p>Contrairement aux Anglo-Saxons et aux Européens du Nord, les Français appréhendent encore mal la problématique des risques psychosociaux au travail. Pour preuve, cette récente enquête conduite par le Centre des jeunes dirigeants de Rhône-Alpes.« C’est la première fois que j’entends ce terme… Et puis, le mot psy, c’est très mal vu dans les entreprises… », répond un des patrons interviewés.« Je les vois comme des risques que je ne pourrais pas maîtriser, pour lesquels je n’aurais pas les compétences. Donc je devrais soit subir, soit me faire aider », reconnaît un autre.« C’est tabou chez de très nombreux salariés. Par peur d’être jugé comme fragile, inadéquat à la tâche, de voir son évolution dans l’entreprise freinée », renchérit un délégué du personnel. Problème : les sociétés se doivent d’avoir négocié un accord sur le sujet avec leurs partenaires sociaux d’ici à février 2010.« La France a toujours adopté une position de précaution à l’égard de la souffrance personnelle. Et les patrons ont peur d’attenter à la vie privée », reconnaît Tessa Melkonian, professeur à l’Ecole de management de Lyon. Mais, pour Bénédicte Haubold, fondatrice du cabinet Artelie Conseil, toutes les entreprises sont touchées par les risques psychosociaux, en particulier« celles confrontées à des questions de survie économique ou d’adaptation au marché. Les tensions de la hiérarchie peuvent redescendre sur les collaborateurs, qui les vivront différemment selon la qualité des rapports qu’ils entretiennent avec leurs collègues ». </p><p>Désengagement des salariés </p><p>Une autre forme de réaction conduit certains salariés au désengagement. Une récente enquête chez EADS laissait entendre que« 90 % des 118.000 collaborateurs »de l’avionneur européen se disaient non impliqués. Que faire ?« Il faut travailler sur de nouvelles bases avec des engagements réciproques des deux parties »,dit Tessa Melkonian. Or, chez France Télécom, confronté récemment à une succession de suicides,« les contrats d’embauche ne prévoyaient pas les mutations internes, contrairement à d’autres entreprises où les salariés changent de postes tous les trois ou quatre ans. Et cette mobilité est largement admise dans ces cas-là », souligne Bénédicte Haubold.Plus le statut est protecteur, plus le changement a du mal à passer.« Les collaborateurs poussés à bout sont en général très engagés dans leur travail », remarque Tessa Melkonian. Ils se suicident dans leur entreprise,« car c’est l’endroit où ils passent le plus de temps. C’est aussi pour donner une dimension symbolique à un geste ultime motivé par quelque chose qui les a broyés », même si la cause dénoncée n’est peut-être que le facteur de trop, analyse Philippe Ducatte, qui dirige la société de conseil Epsy. </p><p>Cellule de crise : aller au-delà </p><p>Ce dernier observe que le sentiment de malaise est moindre dans les PME,« car le patron est visible, on peut voir sur son visage s’il est inquiet ou serein. Le personnel a l’impression que tout le monde est dans le même bateau ». Au nom de cette proximité rassurante, cet expert social regrette la disparition des agents de maîtrise, qui jouaient le rôle d’interface entre la hiérarchie et la base. Au-delà des cellules de crise, les entreprises doivent se tourner vers un remède plus profond. Il faut« repenser l’organisation. La place de chacun doit être expliquée pour donner du sens au travail. A quoi servent les entretiens annuels si on ne dit pas aux gens qu’ils sont bons ? », lance l’expert Jean-Pierre Laurensson, délégué régional de la CFDT en Rhône-Alpes chargé de la santé au travail. Plus que jamais sont dénoncés« un management trop loin des personnes »et un« isolement grandissant des salariés ». </p><p>MARIE-ANNICK DEPAGNEUX </p><p>A lire&#8201;: «&#8201;Stress et risques psychosociaux au travail&#8201;»,par Annie Thébaud-Monyet Nathalie Robatel,La Documentation Française, 120 pages. 9,90 euros.«&#8201;Les Risques psychosociaux&#8201;», par Bénédicte Haubold,éditions Eyrolles, 205 pages, 28 euros. </p><p> </p><p>Les Echos Date : 30/11/2009 </p><p>Page: 014 Section: Les stratégies </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Mon, 30 Nov 2009 11:30:50 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002290vff4ga7t11 2009-11-30T11:30:50Z « Les entreprises ne savent plus cultiver le plaisir de travailler » http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021zyetw95zedl&threadId=002xihics853yo0 INTERVIEW </p><p>MICHEL LALLEMENTSOCIOLOGUE,SPÉCIALISTE DU TRAVAIL AU CNAM ET AU CNRS </p><p>« Les entreprises ne savent plus cultiver le plaisir de travailler » </p><p> </p><p>Comment expliquer une telle rupture du lien entre les entrepriseset les salariés&#8201;? </p><p> </p><p>On aurait tort de n’y voir qu’un mouvement d’humeur ou un accident de l’histoire dû à la crise. Ses racines sont profondes : cela prend corps dans les années 1980 où le partage de la valeur bascule en faveur des profits, se poursuit dans les années 1990 avec le durcissement des conditions de travail et s’accentue ensuite avec la financiarisation de l’économie. C’est cette accumulation de dérives à leur détriment qui pousse aujourd’hui les salariés à bout. La crise a juste accéléré le phénomène, en mettant en lumière les limites de ces logiques. </p><p>A-t-on franchi avec la criseun véritable cap&#8201;? </p><p> </p><p>Il faut bien noter que le rejet porte plus sur le fonctionnement global du système économique que sur les notions même d’entreprise ou de travail. La valeur travail reste forte. Le sentiment du travail bien fait, la satisfaction du client restent des aspirations fortes des salariés, mais les entreprises ne savent plus cultiver ce plaisir de travailler. Le malaise né du sentiment d’être obligés de travailler mal, trop vite, en étant gérés comme des marionnettes, victimes du dogme de la flexibilité pour la flexibilité. L’étau se resserre. Avant, un salarié pouvait se réfugier dans une position de retrait, en faisant juste proprement son travail, sans plus. Aujourd’hui, la pression et les exigences sont telles que soit on se plonge dans son travail et on peut alors encore s’y épanouir, soit on décroche totalement, avec un vrai phénomène de rejet. Il n’y a plus d’entre-deux. </p><p>Quel est l’impact des modesde management moderne&#8201;? </p><p> </p><p>Les organisations matricielles, où tout le monde reporte à tout le monde, génèrent des injonctions contradictoires : prospecter plus de clients tout en réduisant ses frais, accélérer les cadences mais soigner la qualité, etc. On demande aux salariés, en bout de chaîne de grandes machines très bureaucratisées, d’en assumer toutes les contradictions dans une ambiance de « flicage » permanent. C’est très lourd à porter, en témoigne le développement des nouveaux maux du travail : le harcèlement, le stress, la dépression… On surestime actuellement un peu trop leur essor, mais il doit nous alerter. Il règne encore dans les entreprises le sentiment que c’est un simple moment à passer et on se contente d’essayer de limiter la casse, sans réflexion de fond. C’est le règne du court-termisme, qui débouche sur une courte vue. </p><p>Comment les salariés s’adaptent-ilsà ces contraintes&#8201;? </p><p> </p><p>La notion de « collectif rapproché » de travail redevient essentielle. Les salariés ont pris conscience de l’importance de se serrer les coudes face à la pression et à des ordres de plus en plus jugés absurdes. Ils s’arrangent et se couvrent en recréant leur propre organisation de proximité. C’est la réponse par le bas aux formes d’individualisation développées et imposées par le haut.Les vrais problèmes, et les drames, arrivent quand des salariés se retrouvent vraiment isolés. La question de la mobilité est alors essentielle : on souffre d’autant plus qu’on n’a pas le sentiment de pouvoir sortir de cette impasse en changeant de travail. Sur ce point, la crise de l’emploi a fait des ravages. Le rôle des managers directs est aussi central. Soit ils catalysent les problèmes, soit, dans la majorité des cas, ils protègent leurs équipes en faisant tampon entre les exigences d’en haut et la réalité du terrain. C’est pour cela qu’ils restent épargnés par les critiques des salariés, qui leur savent gré et ont bien conscience de la difficulté de l’exercice. </p><p>Comment regagner la confiancedes salariés&#8201;? </p><p> </p><p>Tout salarié a fondamentalement besoin de reconnaissance sociale : on veut bien travailler beaucoup, mais à condition que l’entreprise nous valorise. Le salaire, les primes, les bonus, ne sont qu’une petite part de cette reconnaissance. Les salariés manquent cruellement de petits gestes simples au quotidien, des félicitations, des encouragements… Il ne suffit pas de le dire une fois par an, au passage, lors d’évaluations annuelles très codifiées. La manière dont l’entreprise apporte de la reconnaissance est encore très manipulatrice. Par exemple, quand on désigne l’employé du mois, on met en réalité les gens en concurrence. Il faut aussi réintroduire de l’écoute. Beaucoup ont le sentiment que leur avis n’est jamais pris en compte, ni même sollicité. C’est très démobilisant. </p><p>Les grandes entreprises développent les politiques sociales les plus généreuses, or ce sont les plus vivement critiquées par les salariés. Comment expliquer ce paradoxe&#8201;? </p><p> </p><p>C’est un mécanisme classique de « frustration relative ». Les grandes entreprises sont l’incarnation des dérives précédemment citées et on y retrouve les écarts les plus criants entre des salariés qui travaillent beaucoup et des dirigeants qui leur semblent évoluer dans un univers parallèle. C’est la perception personnelle et directe de ce décalage qui y nourrit les critiques et les frustrations, même si on y est mieux payé qu’ailleurs. </p><p>Les entreprises affichent de plusen plus leur «&#8201;responsabilité sociale&#8201;», mais les salariés les jugent à une large majorité «&#8201;irresponsables&#8201;». </p><p> </p><p>L’effet de toute la rhétorique sur leur responsabilité sociale est complètement tombé. Les salariés constatent dans leur quotidien le décalage entre les discours et les actes. Ils entendent parler de solidarité, mais voient bien se déployer des politiques d’individualisation, ils entendent les discours sur la diversité, mais ne la voient pas se déployer… Ils ne sont plus dupes et savent que c’est avant tout un discours destiné à rassurer les actionnaires et séduire les jeunes diplômés. Là aussi, la crise a mis tout cela encore plus à nu. </p><p>Pourquoi, malgré leur souffrance,les salariés développent-ils une telle méfiance vis-à-vis des syndicatscensés les protéger&#8201;? </p><p> </p><p>C’est un phénomène sociologique au long cours. La nature du salariat a beaucoup évolué, avec notamment une élévation du niveau moyen d’éducation. Le rapport à l’action collective n’est plus pieux, sacralisé, comme il a pu l’être pour la génération précédente. Dans un contexte d’individualisation du travail, les salariés délèguent de moins en moins leurs intérêts. Ils exigent plus de transparence et de démocratie directe afin d’avoir les moyens de s’exprimer personnellement. Le syndicalisme n’a pas encore su s’adapter. Il s’est institutionnalisé et a créé des professionnels de l’action syndicale qui ont progressivement perdu contact avec la base. </p><p>PROPOS RECUEILLIS PAR DEREK&#8202;PERROTTE </p><p> </p><p>dr Les Echos Date : 30/11/2009 </p><p>Page: 006 Section: France </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Mon, 30 Nov 2009 11:15:56 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021zyetw95zedl&threadId=002xihics853yo0 2009-11-30T11:15:56Z Les restructurations à répétition donnent un sentiment d’impuissance http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002h23v0wmwffzz </p><p>Censée rendre les entreprises plus performantes, la réorganisation des process de travail mise en œuvre depuis quelques années a suscité un sentiment grandissant d’insécurité, aggravé par la crise. </p><p>Les suicides de salariés de France Télécom ont porté au grand jour le malaise grandissant que connaissent nombre de salariés, qu’ils soient ouvriers ou cadres, dans les entreprises en perpétuelle réorganisation. Les coupables sont souvent vite identifiés. D’une part, les choix d’organisation du travail qui ont été privilégiés ces dernières années : les modèles et les outils de pilotage des activités telles que les organisations matricielles ou par process et les instruments de gestion de type ERP (« enterprise resource planning ») destinés à coordonner l’ensemble des activités d’une entreprise autour d’un même système d’information. D’autre part, les technologies mobiles. Ces outils ont structuré le travail et conduit à réduire la marge d’autonomie réelle ou ressentie. Et du fait des restructurations, bouger au sein du groupe n’est plus forcément la solution.« A quoi bon, je préfère rester à un poste que je maîtrise afin d’y réaliser de bonnes performances plutôt que de prendre le risque de changer »,relève désabusé un salarié de PSA Peugeot Citroën.Sur ce terreau, la crise a emporté l’économie mondiale dans un tourbillon de chômage technique, de réduction d’effectif et de baisse de production. Qui a imposé des restructurations à des entreprises qui venaient de se réorganiser, en particulier dans l’industrie. </p><p> </p><p>Un précédent à l’esprit </p><p>L’inquiétude accrue des salariés a accentué le manque de confiance que nombre d’employés avaient sur le mode de gestion et de relations sociales. Avec, au bout du compte, comme le souligne un représentant syndical du groupe Michelin,« l’idée que l’on joue avec les salariés comme on joue avec des pions et qu’ils sont toujours les dindons de la farce ».Et le sentiment que les responsables des ressources humaines« se sont éloignés du travail pour être cantonnés à une gestion administrative tandis que les managers de proximité, qui devraient avoir cette mission, sont en fait submergés par des tâches de ’reporting’ », ajoute un syndicaliste, qui a travaillé sur plusieurs sites du groupe ArcelorMittal.« Je me souviens toujours de l’année 2007 lorsque, en marge de l’annonce de bons résultats, on nous a annoncé un plan massif de concentration, de cession des sites les moins rentables et de suppression d’emplois », explique Jean-René Rollin, ancien cadre du groupe Unilever. Un précédent qu’il garde à l’esprit dans sa nouvelle situation professionnelle. </p><p>C. F. </p><p> </p><p>Les Echos Date : 30/11/2009 </p><p>Page: 006 Section: France </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Mon, 30 Nov 2009 11:13:38 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002h23v0wmwffzz 2009-11-30T11:13:38Z Les DRH doivent adapter leurs méthodes http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002call91kg9zrz </p><p>Face à la défiance des salariés, les directeurs de ressources humaines changent de discours et de méthode. Et reconnaissent la difficulté de leur tâche. </p><p>« Il faut être honnête, aucune entreprise au monde n’est épargnée par un sentiment de frustration et une baisse de la motivation de son personnel, particulièrement en période de crise, mais de toute évidence cette enquête est décevante sur l’image qu’elle projette de l’entreprise », résume Jean Ferrol, DRH de la société Gardener (mécanique de précision). Un constat d’échec alors que les directeurs de ressources humaines tentent de mettre en place des politiques actives pour créer un sentiment de confiance. «Nous faisons énormément de veille sociale. Car il incombe désormais au DRH d’agir sur l’image de l’employeur et de redonner du sens à la mission des salariés», explique Jean-Claude Delmas, directeur des ressources humaines de la branche supermarchés du groupe Casino.Confrontés à la défiance des salariés, les DRH doivent s’adapter. Ainsi, pour faire face à un turnover élevé, Mutuaide, filiale d’assistance de Groupama, a pris le problème à bras le corps dès 2007. «Pour nous assurer leur confiance et leur fidélité, nous considérons les collaborateurs comme des clients internes», explique-t-on à la RH de l’entreprise. Ce qui s’est traduit notamment par la mise en place de conciergerie ou d’une crèche d’entreprise. Autant de mesures qui allaient plus loin que le traditionnel journal interne mettant certaines fonctions en valeur. « Ce qui a énormément changé ces dernières années, c’est la plus grande interdépendance entre la vie personnelle et la vie professionnelle », relève François Bergeron, DRH de SGS, spécialiste des métiers de contrôle, d’inspection et de certification. Selon lui, s’il est désormais plus usuel de voir des salariés répondre à leurs mails le week-end, il faut aussi accepter de les voir traiter des affaires privées dans la semaine. « On embauche une compétence, pas nécessairement une durée de présence dans l’entreprise », ajoute-t-il. </p><p> </p><p>Le décalage semble s’accroître </p><p>Si la plupart des responsables de ressources humaines admettent que la méfiance des ouvriers vis-à-vis de l’entreprise est avérée, ils relativisent le malaise des cadres qui ne seraient plus aussi proches de leur direction. « Le statut de cadre a beaucoup changé et il y en a de plus en plus dans les entreprises. Il ne faut plus les voir comme une élite qui est systématiquement proche de la direction », relativise François Bergeron. Et d’expliquer que, au sein de son groupe, près d’un tiers des 2.300 personnes employées en France ont ce statut.Plus inquiétant, le décalage qui semble s’accroître entre les DRH eux-mêmes et les salariés. Les méthodes d’antan sont désormais ressenties comme du « caporalisme » et manquent leur cible, admettent plusieurs DRH. « Jusqu’à il y a peu, la France accusait un grave retard en matière de gestion des ressources humaines par rapport à certains pays d’Europe du Nord », reconnaît Eric Derne, responsable RH chez PlastoTech (plasturgie), en rappelant qu’il a fallu attendre la crise pour que l’UIMM lance une campagne pour inciter ses adhérents à faire de la gestion prévisionnelle des ressources humaines. </p><p>C. F. </p><p> </p><p>Les Echos Date : 30/11/2009 </p><p>Page: 006 Section: France </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Mon, 30 Nov 2009 11:11:28 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002call91kg9zrz 2009-11-30T11:11:28Z Les nouveaux modes de management pris à revers http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021zyetw95zedl&threadId=0022b53tllacofiv </p><p>Les restructurations liées à la crise induisent des modes de direction autoritaires qui vont à l’encontre des modes de management qui se développaient jusqu’alors. </p><p>Réintroduire l’humain dans la gestion de l’entreprise est aujourd’hui le leitmotiv de tous les congrès, conférences et autres séminaires d’entreprises. Les grands principes de management qui prospèrent depuis le début du XXe siècle arrivent en effet à bout de souffle et la crise économique avec son corollaire, le stress des salariés, n’a de cesse d’appeler à la rescousse les sciences humaines. De l’école classique de Taylor, Fayol et Weber aux approches de l’économie industrielle ou de l’analyse stratégique des organisations en passant par les théories de la décision et de la contingence structurelle, les écoles de pensée managériale ont bien prospéré. Mais, aujourd’hui, se développent de nouvelles règles du jeu économique, de nouveaux comportements tant des consommateurs que des salariés et, surtout, de nouvelles technologies. Autant d’éléments qui remettent en question les techniques de management en vigueur jusqu’à présent.De l’avis des plus grands experts en management (les professeurs Gary Hamel, Fred Kofman, Henry Mintzberg notamment), les stratégies d’entreprise vont à l’avenir nécessiter non seulement une collaboration plus étroite entre la base, les responsables opérationnels et la direction, mais aussi de l’écoute mutuelle, de l’intelligence émotionnelle et, surtout, la capacité à motiver les autres et à donner du sens aux actions. Mais cette théorie vertueuse se heurte à un obstacle de taille : l’urgence quotidienne à faire face coûte que coûte à la crise économique. </p><p> </p><p>Une trop forte pression peut décourager </p><p>Maximiser les résultats financiers, réduire la dette, maîtriser les coûts, améliorer les processus de performance, se recentrer sur les métiers les plus lucratifs, constituent les réponses jugées les plus adaptées aux périodes de récession. Autant de réponses qui, inévitablement, induisent un mode de direction« autoritaire », que le professeur Gary Hamel juge« aujourd’hui inadapté ». Notamment en raison de l’arrivée sur le marché du travail de la « génération Y » (née après 1975), du travail collaboratif induit par le Web 2.0 et des nécessités de développer un fort esprit entrepreunarial pour susciter la créativité et l’innovation au sein des sociétés. Car, si une dose de « bon » stress peut parfois s’avérer nécessaire, une trop forte pression peut décourager – voire épuiser – des équipes. Avec le risque de voir des salariés initialement motivés s’enfermer dans un rôle de simples exécutants, devenir craintifs face à la prise de risque et se retrouver en panne d’idées. </p><p>MURIEL JASOR </p><p> </p><p>Les Echos Date : 30/11/2009 </p><p>Page: 005 Section: France </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Mon, 30 Nov 2009 11:07:56 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021zyetw95zedl&threadId=0022b53tllacofiv 2009-11-30T11:07:56Z « L’idée d’un divorce salariés-entreprise est fausse » http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002166tv4lesoh9p Interview </p><p>Laurence Parisot Présidente du Medef </p><p>« L’idée d’un divorce salariés-entreprise est fausse » </p><p> </p><p>Une majorité de salariés s’estiment aujoud’hui «&#8201;perdants&#8201;» dans leur relation au travail. Est-ce une conséquence de la crise&#8201;? </p><p> </p><p>Ce sondage confond tous les salariés, il faut en tenir compte dans son analyse, car on y voit les fonctionnaires souvent bien plus négatifs sur leur administration que les salariés sur leur entreprise ! Cette question méthodologique étant précisée, les thématiques restent néanmoins intéressantes. Sur le fond, ne mettons pas sur le dos des employeurs et des entreprises toute la responsabilité d’une lassitude et d’une inquiétude conjoncturelles provoquées par la crise elle-même. </p><p>N’auriez-vous pas espéré que la crise cimente davantage les relations employé-employeur&#8201;? </p><p> </p><p>Sur le terrain, j’observe qu’un esprit de solidarité s’est développé, que tous ont fait bloc pour faire face à la crise. L’idée d’un divorce entre les salariés et les entreprises est une idée fausse. Dans la quasi-totalité des entreprises, chacun a fait preuve d’esprit d’équipe et d’adaptation pour gérer, par exemple, la baisse des carnets de commandes. Quels que soient ses défauts, l’étude montre que les salariés dans leur majorité s’épanouissent dans leur travail. Les salariés du privé sont plus positifs que les fonctionnaires : ils sont ainsi 45 % à estimer que leur employeur se soucie de leur avenir, contre seulement 26 % dans la fonction publique. </p><p>Un quart des sondés se dit prêt à participer à des actions dures, comme des occupations de locaux ou la séquestration de dirigeants… </p><p> </p><p>La part de ceux qui se disent prêts à ce type d’action de façon certaine, c’est 10 %. Tout sondeur vous dira que c’est cette part de réponse extrême qu’il faut observer dans ce registre. Il s’agit d’un score classique, de tout temps. </p><p>Les réactions négatives des salariés sont particulièrement fortes dans les grands groupes.&#8202;Comment l’expliquez-vous&#8201;? </p><p> </p><p>Certains éprouvent parfois, dans les grandes entreprises, l’impression d’une dé-personnalisation. Plus l’entité est grande, plus il est difficile de créer une ambiance de proximité, de faire circuler l’information, tout simplement de se parler. Si beaucoup y parviennent, d’autres ont encore des progrès à accomplir. D’autant que certains outils venus des nouvelles technologies de communication n’ont pas facilité les relations. Mais, dans le clivage que vous indiquez, je vois surtout l’émergence d’un nouveau modèle : celui des TPE-PME, où se conjuguent souplesse, réactivité, dialogue direct avec les salariés. </p><p>La crise a-t-elle assez remis en question les modèles économiques&#8201;? Certains comportements se reproduisent, notamment aux Etats-Unis. </p><p> </p><p>Contrairement à ce que certains voudraient faire croire en se servant de la crise, il n’existe pas de modèle alternatif à l’économie de marché. Sa formidable résilience montre qu’il n’est pas remplaçable parce qu’il est capable d’évoluer. L’entreprise s’adapte. Elle est la première à intégrer de nouvelles exigences, éthiques par exemple. C’est cette dynamique que je porte au nom des entreprises de France. </p><p>Les salariés ont leur sentiment sur l’éthique&#8201;: ils critiquent fortement les entreprises bénéficiaires qui licencient, les rémunérations des dirigeants… </p><p> </p><p>L’indignation des Français sur ce sujet des rémunérations était parfois légitime et j’ai contribué à ce que le débat soit posé. Il faut pouvoir gagner de l’argent, certes, mais pas n’importe comment et parfois, trop c’est trop. Heureusement aux antipodes de certains rares cas détestables, il y a une infinité de situations honorables. Ainsi le capitalisme familial et les entreprises patrimoniales dont ce sondage ne parle malheureusement pas en tant que tel. Nous sommes en train de créer, au Medef, un comité qui promouvra cet exemple de capitalisme parfaitement éthique et acceptable. Je sais, pour en être issue, que c’est un modèle où tout le monde se retrouve.Quant aux licenciements, il faut lire le sondage non pas comme une réalité mais comme une crainte exprimée. Depuis le début de la crise, les entreprises ont fait appel au chômage partiel plutôt qu’elles n’ont eu recours aux licenciements économiques. Néanmoins, la vérité est que lorsque les entreprises doivent procéder à des ajustements ou à des licenciements, il faut le faire avant qu’il ne soit trop tard, quand il reste de la trésorerie, sans attendre l’état de cessation de paiements. C’est lorsque l’on peut encore payer le coût d’un plan de licenciement qu’il faut le mettre en place. Cette explication, il faut la donner aux Français pour qu’ils comprennent certaines anticipations. </p><p>Les sondés expriment peu de confiance dans votre organisation, or vous avez axé votre mandat à la tête du Medef sur la réconciliation des Français avec l’entreprise. N’est-ce pas un échec&#8201;? </p><p> </p><p>Dans une autre enquête très récente réalisée par TNS Sofres pour le Sénat, 28 % des Français considèrent que les entreprises privées contribuent à l’amélioration du pacte social, contre 18 % seulement pour le Parlement, 15 % pour le gouvernement et 9 % pour les partis politiques. J’observe donc que la réconciliation des Français avec les entreprises avance plus vite que la réconciliation des Français avec les politiques. Quant au Medef, recueillir dans le sondage que vous publiez aujourd’hui 14 % de confiance globale comme s’il s’agissait de la défense de l’intérêt général et dans un échantillon qui comprend près de 40 % de fonctionnaires, il y a au contraire de quoi être fière ! Par ailleurs, je m’occupe beaucoup des nouvelles générations. Et je ne vois pas l’appétence des étudiants à entrer dans les entreprises faiblir d’un iota et cela malgré la crise. Je viens de lancer avec le ministre de l’Education, Luc Chatel, la Semaine de l’entreprise chez les collégiens. Je n’ai pas constaté le moindre problème avec le corps professoral, qui historiquement était pourtant très éloigné de nous. Ce sont au contraire de grandes victoires ! </p><p>Propos recueillis parVéronique Le Billon </p><p> </p><p>ludovic/réa Les Echos Date : 30/11/2009 </p><p>Page: 005 Section: France </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Mon, 30 Nov 2009 11:04:40 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002166tv4lesoh9p 2009-11-30T11:04:40Z L’absence de perspectives plombe le moral des quinquas http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002x47etk1mftyk </p><p>Seuls 40&#8201;% des plus de cinquante ans se disent épanouis au travail. Selon l’Insee, les salaires des seniors du privé sont plus élevés (2.170 euros net par mois), mais les perspectives d’augmentation plus faibles. </p><p>Les quinquas broient du noir. Près de la moitié (45 % précisément) des salariés âgés de plus de cinquante ans expriment un sentiment négatif sur leur entreprise. Déçus, lassés, ils ne sont que 40 % à dire s’épanouir dans leur activité professionnelle, contre deux tiers des moins de trente ans. Le sondage TNS Sofres témoigne de l’ampleur du clivage générationnel dans le monde du travail.Quand on se penche sur les feuilles de paie, les plus âgés n’ont pas forcément de raisons d’avoir le cafard. Dans son dernier « Portrait social », l’Insee note que les seniors (les 55-65 ans) sont généralement mieux payés que les autres dans le privé : en moyenne, leur salaire mensuel net s’élevait à 2.170 euros en 2002, contre 1.790 euros pour un salarié de 30 à 49 ans. Et ce alors que les premiers ont travaillé six heures de moins que les seconds. </p><p> </p><p>Recul du nombre d’heures travaillées </p><p>La fragilité des quinquas s’explique donc autrement. Et s’ils manquent d’enthousiasme, c’est qu’ils cumulent les plus faibles perspectives d’avenir et de sentiment de reconnaissance, note l’institut de sondage. De son côté, l’Insee a constaté que, entre 2002 et 2006, la croissance du salaire net moyen des seniors« a été dans l’ensemble moins favorable que pour les autres classes d’âge ». Il n’a progressé que de 2 % pour les 50-54 ans et de 1,6 % pour les 55-65 ans, contre 7,2 % pour l’ensemble des classes d’âge. Cette évolution s’explique par le fait que les salaires des seniors sont déjà élevés, mais aussi parce que leur nombre d’heures travaillées a reculé de 6 % en quatre ans, alors qu’il est resté stable pour l’ensemble des salariés. </p><p>Les promotions sont rares </p><p>Les perspectives d’augmentation sont également freinées par une mobilité ascendante plus faible. La proportion de salariés promus diminue avec l’âge : si 16 % des employés de 15 à 29 ans sont passés à une catégorie professionnelle supérieure entre 2002 et 2006, ils ne sont plus que 7 % pour les plus de cinquante ans. Chez les seniors,« les promotions sont plus rares et les déclassements plus pénalisant », note l’Insee. Changer d’entreprise pourrait alors apparaître comme la solution : c’est ce qu’ont fait un quart des plus de cinquante ans entre 2002 et 2006. Mais, le plus souvent, ce changement est subi et s’accompagne d’une perte de salaire dans 45 % des cas.Au final, seuls 17 % des quinquas interrogés par TNS Sofres se disent satisfaits de leurs perspectives d’évolution. Il est fort probable que ces derniers ne sont pas les premiers à sortir du salariat. L’Insee a constaté que sur les 1,3 million de salariés du secteur privé ou semi-public âgés de plus de 55 ans recensés en 2002, seul un tiers le sont toujours quatre ans plus tard. Les autres sont le plus généralement partis à la retraite ou se sont inscrits au chômage. </p><p>FRÉDÉRIC SCHAEFFER </p><p> </p><p>Les Echos Date : 30/11/2009 </p><p>Page: 005 Section: France </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Mon, 30 Nov 2009 11:03:19 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002x47etk1mftyk 2009-11-30T11:03:19Z Un sentiment de reconnaissance corrélé aux opinions politiques http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002alwgcdim17k3 </p><p>Les sympathisants UMP sont plus satisfaits de leur rémunération et de leurs perspectives d’évolution. Mais ils critiquent le Medef et comprennent le recours à la force des salariés. </p><p>Les salariés qui votent à droite sont globalement plus satisfaits de leur sort que ceux qui votent à gauche. Mais ils ne voient pas forcément tout en rose dans leur entreprise. Le sentiment de reconnaissance au sens large est corrélé aux opinions politiques : les sympathisants UMP sont plus satisfaits de leur rémunération (50 % contre 30 % pour ceux du PS), de leurs perspectives d’évolution (46 % contre 24 %) et de leur reconnaissance (58 % contre 38 %). De même, ils sont 51 % à s’estimer « gagnants » dans leur relation au travail, contre 36 % des salariés de gauche. Ils sont aussi plus positifs sur la qualité des relations avec leurs dirigeants et plus optimistes sur leur avenir personnels (65 % contre 44 % à gauche). </p><p> </p><p>Méfiance vis-à-vis du Medef </p><p>Pour autant, les salariés sympathisants de l’UMP ne sont que 28 % à estimer que les intérêts des dirigeants et des salariés vont dans le même sens, et la moitié d’entre eux seulement jugent que c’est le cas dans leur entreprise. De même, une proportion importante ne trouve pas justifiés les écarts de salaire dans leur entreprise, et 54 % comprennent le recours à la force des salariés pour faire valoir leurs revendications : 14 % se disent même prêts à y participer, la pétition (59 %) voire la grève (33 %) ou les manifestations (36 %) étant néanmoins davantage prisées. Les électeurs de gauche sont 33 % à se dire prêts à mener des « actions dures ». Les sympathisants de l’UMP se révèlent en outre assez défiants vis-à-vis de la politique gouvernementale (seuls 28 % la jugent plus favorable aux salariés qu’aux entreprises) et surtout vis-à-vis du Medef (24 % lui accordent leur « confiance »). S’ils valorisent davantage l’entreprise privée, le profit et le capitalisme, ils ne dénigrent pas l’entreprise publique et sont même tentés par les nationalisations (44 % contre 51 % à gauche) et le protectionnisme (à 52 %). </p><p>E. L. </p><p> </p><p>Les Echos Date : 30/11/2009 </p><p>Page: 004 Section: France </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Mon, 30 Nov 2009 10:59:41 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002alwgcdim17k3 2009-11-30T10:59:41Z Les petites entreprises moins touchées http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=0021hki9revm727 </p><p>Alors qu’on aurait pu les croire plus fragiles, les PME semblent moins atteintes que les grandes entreprises par la dégradation du climat de confiance des salariés. </p><p>La tentation est forte de parodier la chanson, mais pourtant le constat semble s’imposer : les petites entreprises connaissent moins la crise que les autres. Ou tout du moins semblent mieux la traverser.« C’est un constat qui traverse l’ensemble de l’étude : le malaise semble particulièrement aigu dans les grandes entreprises »,résument les auteurs du sondage. De fait, dans une TPE (moins de 10 salariés), 2 salariés sur 3 (61 %) estiment que les intérêts des dirigeants et des salariés de leur entreprise vont dans le même sens. A peine 1 sur 4 travaillant dans une grande entreprise partage cet avis. Et, lorsqu’on leur demande s’ils sont satisfaits de leur situation, deux tiers des salariés de TPE répondent par l’affirmative (63 %), contre à peine plus d’un tiers de ceux des entreprises de plus de 500 salariés (37 %). </p><p> </p><p>Plus positifs </p><p>Conséquence logique de ce constat, les salariés de TPE sont plus nombreux à être attachés à leur employeur (41 %, contre 27 % dans une grande entreprise) et à lui faire confiance (36 % contre 21 %). Tandis que 1 sur 2 estime que ses relations sont « positives » avec son supérieur hiérarchique, contre à peine 1 sur 3 dans une grande entreprise. Et le malaise touche visiblement toutes les catégories de salariés, preuve que les grandes entreprises souvent courtisées par les salariés lorsqu’ils cherchent un emploi ne sont pas nécessairement la meilleure des solutions. Le sondage montre en effet clairement que tant les ouvriers que les cadres se sentent mieux dans une petite structure. Alors que près de 1 salarié sur 2 (44 %) d’une grande entreprise dit tirer de la déception de son entreprise, il ne s’en trouve que 1 sur 5 dans les TPE. Presque trente-six ans après sa publication, « Small is Beautiful », le livre d’essai de l’économiste britannique Ernst Friedrich Schumacher est toujours d’actualité. </p><p>C.&#8201;F. </p><p> </p><p>Les Echos Date : 30/11/2009 </p><p>Page: 004 Section: France </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Mon, 30 Nov 2009 10:57:21 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=0021hki9revm727 2009-11-30T10:57:21Z Les fonctionnaires perdus face à la réforme de l’Etat http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002waeakgapqv34 </p><p>Très dur constat pour l’Etat, prompt à sermonner les entreprises sur la souffrance au travail : selon l’étude, les agents de la fonction publique d’Etat sont la catégorie la plus critique à l’égard de leur employeur. Seuls 12 % des agents estiment avoir une relation « de qualité » avec leur administration (contre 29 % des salariés du privé) et la défiance est généralisée : ils ne sont que 62 % à juger leur employeur « solide » (76 % dans le privé), 43 % à estimer qu’il sait s’adapter aux évolutions économiques et sociales (68 % dans le privé) et 26 % à juger qu’il se soucie de leur avenir. Le niveau de satisfaction est faible sur la reconnaissance des efforts fournis (34 %, contre 48 % dans le privé et 60 % dans les entreprises publiques) et atteint même un niveau étonnamment bas sur la sécurité de l’emploi (63 %). En clair, plus d’un agent sur trois craint pour son emploi !C’est un nouveau signe de l’ampleur du malaise né de la réforme de l’Etat (RGPP). Mobilité accrue, individualisation des salaires, réorganisation, rationalisation, passage d’une logique de corps à une approche par métiers : l’Etat employeur vante sa « modernisation » et la « responsabilisation » des agents quand ces derniers dénoncent la « régression » du service public et la « fragilisation » de leur statut. Selon les syndicats, le malaise est d’autant plus fort que le mouvement se fait« au pas de charge ». Il y a dix jours, FO a même dénoncé« un nombre croissant de suicides de fonctionnaires ».Le mal-être se nourrit aussi de l’inflexibilité de l’Etat malgré les mouvements de protestation répétés depuis deux ans. Durant la crise, les fonctionnaires n’ont rien obtenu : ni revalorisation salariale, ni ralentissement des réformes, ni moratoire sur le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Au contraire, l’Etat reste bien décidé à accélérer le rythme de la RGPP. A compter du 1er janvier, il va achever la réorganisation de l’ensemble de ses services dans les régions et les départements, un chambardement qui concerne 250.000 fonctionnaires. </p><p> </p><p>D. P. </p><p> </p><p>Les Echos Date : 30/11/2009 </p><p>Page: 004 Section: France </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Mon, 30 Nov 2009 10:55:28 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002waeakgapqv34 2009-11-30T10:55:28Z Les cadres plus critiques vis-à-vis de leur direction http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=0022jj0i8jvpafi </p><p>Longtemps épargnés, les cadres ont été rattrapés par la crise et subissent désormais les effets des nouveaux modes d’organisation et de management imposés dans les entreprises. </p><p>Ils ne sont plus droits dans leurs bottes et commencent à perdre pied. Les cadres n’échappent pas à la règle et subissent, comme toutes les autres catégories de salariés, les effets de la crise. Ce n’est pas, bien sûr, une révolution. S’ils manifestent un certain mal-être, les cadres affichent toujours leur fidélité dans l’entreprise privée et ses principes. Ainsi, 65 % d’entre eux estiment que l’économie vit une crise importante, mais que« le système actuel reste le meilleur des systèmes ». Et dès qu’il s’agit de parler des sentiments que leur inspire leur entreprise, ils sont encore deux fois plus nombreux que les ouvriers à parler d’enthousiasme (26 %), de fierté (33 %) et même d’attachement (43 %).Mais ce n’est plus du tout la lune de miel. S’ils restent plus positifs sur leur situation et sur leur entreprise, les cadres critiquent presque autant le système que les autres catégories et comprennent les« modes de revendication les plus durs ». 43 % des cadres déclarent même comprendre le recours à la force. C’est sans commune mesure avec le sentiment exprimé par les ouvriers (75 % d’entre eux sont de cet avis), mais révélateur du fossé qui semble se creuser entre l’encadrement et la direction des entreprises. </p><p> </p><p>La corde solidaire </p><p>La moitié à peine des cadres estiment en effet que les intérêts des dirigeants de leur entreprise et des salariés vont dans le même sens. Et un sur deux aussi estime que les écarts de rémunération ne sont pas justifiés. La crise, de toute évidence, fait vibrer la corde solidaire des cadres. Ces derniers sont 93 % à valoriser « solidarité » et presque autant (92 %) à valoriser la notion de « partage ». Alors que ces deux notions sont respectivement mises en avant par seulement 74 % et 77 % des ouvriers. </p><p>C. F. </p><p> </p><p>Les Echos Date : 30/11/2009 </p><p>Page: 004 Section: France </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Mon, 30 Nov 2009 10:54:13 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=0022jj0i8jvpafi 2009-11-30T10:54:13Z Relations employeurs-salariés : la crise de confiance http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=0022d3daaf6c9fuw Le sondage réalisé par TNS Sofres pour Altedia montre qu’une cassure s’est produite </p><p>entre les salariés français et leurs employeurs. Perte de confiance dans les dirigeants, </p><p>mais aussi perte de confiance dans les syndicats. Le modèle managérial est en crise. </p><p>La figure du patron n’a jamais eu une cote d’enfer auprès des salariés français, mais ils n’en étaient pas moins attachés à leur propre entreprise ou administration. S’agit-il seulement d’un passage à vide lié à la brutalité de la crise ou d’une rupture durable ? En tout cas, un sondage réalisé par TNS Sofres auprès d’un échantillon représentatif de 1.005 salariés du privé, d’entreprises publiques et d’administrations, du 14 au 23 octobre, révèle que ce n’est plus le cas. « La rupture entre salarié et employeur est consommée », souligne Xavier Lacoste, directeur général d’Altedia, la société de conseil en ressources humaines pour laquelle a été réalisée cette enquête. La présidente du Medef n’y croit pas. Laurence Parisot ne veut pas entendre parler de divorce entre les salariés et leurs employeurs, en tout cas dans le privé. Ce constat n’étonne en revanche pas le sociologue du travail Michel Lallement (lire les interviews pages 5 et 6). </p><p> </p><p>Le malaise ne se résume pas au stress </p><p>Selon le sondage TNS Sofres Altedia, le phénomène est général : s’ils sont plus positifs sur leurs relations avec leur manager direct, seuls 42,7 % de salariés du privé déclarent avoir « confiance dans les dirigeants » de leur entreprise. Pour l’Etat employeur, ce n’est pas mieux : ils ne sont même que 29,6 % dans l’administration. Pis, seuls 39 % des salariés interrogés jugent que, chez leur employeur, « les intérêts des dirigeants et des salariés vont dans le même sens » (40,8 % dans le privé et 29,5 % dans le public). Et seuls 38,2 % des salariés (40,8 % dans le privé, 29,5 % dans le public) jugent les écarts de salaire entre leurs dirigeants et eux-mêmes justifiés. Quant aux cadres, ils ne raisonnent pas autrement. La seule exception concerne les très petites entreprises, où 61 % des salariés affirment que les intérêts de leurs dirigeants vont dans leur sens.Alors que la question du stress occupe depuis quelques semaines le devant de la scène médiatique, l’enquête ne montre pas qu’il constitue une préoccupation majeure. Xavier Lacoste y voit le signe qu’« il serait imprudent de résumer le malaise actuel dans les entreprises à une simple question de stress et de risques psychosociaux ». Pour lui, « il tient au moins autant à des incompréhensions sur les orientations stratégiques ou encore les politiques de rémunération ».Cette importance relative du stress signifie aussi que si les salariés sont mécontents (de leur salaire et du manque de reconnaissance) et inquiets (près d’un sur deux se sent menacé dans son emploi), ils « ne sont pas résignés », selon Xavier Lacoste. Ils apparaissent même dans le sondage plutôt revendicatifs. Dans le privé, ils sont ainsi 46 % à évoquer la grève et 22 % des actions violentes. Mais ce n’est pas pour autant une bonne nouvelle pour les syndicats, qui déçoivent une majorité de salariés (à peine plus de 45 % leur font confiance et seulement 42 % dans le privé). « Il y a une aspiration à tout régler au premier niveau avec son manager », souligne Xavier Lacoste, qui note un « désinvestissement du collectif » vers un « repli individualiste ». Tout cela constitue autant d’ingrédients d’une crise managériale, dont il est sans doute un peu tôt pour savoir si elle est simplement conjoncturelle, mais qui semble en tout cas assez profonde. </p><p>Leïla de Comarmond </p><p>Lire également l’éditorialde Dominique Seux page 18. </p><p> </p><p>Xavier Lacoste, directeur général d’Altedia.dr Les Echos Date : 30/11/2009 </p><p>Page: 004 Section: France </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Mon, 30 Nov 2009 10:51:49 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=0022d3daaf6c9fuw 2009-11-30T10:51:49Z Questionnaire pour mémoire de recherche appliquée http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0022byvse2vufbxf&threadId=002yjgbrq4frmvh Bonjour, </p><p> </p><p>La fidélisation des salariés est sans doute un sujet essentiel, mais : </p><p> </p><p>- un certain niveau de turn over est un bonne chose dans les entreprises. </p><p>- la fidélisation n'est un enjeu majeur que pour certains postes clés sur des ressources rares. </p><p>- le turn over est coûteux si les temps de formation sont longs. </p><p> </p><p>Pour ces deux derniers cas, il faut : </p><p>- payer au prix du marché </p><p>- reconnaître la valeur et donner l'uatonomie, la considération en conséquence. </p><p> </p><p>mais, on ne peut plus aujourd'hui nnoncer des plans de carrières comme cela se faisait il y a trente ans. personne n'y croit plus. en revanche, on peut donner aux salariés des formations, des projets qui accroîtront leur valeur sur le marché du travail et, paradoxe des paradoxes, dans ce cas mon expéreince montre qu'ils sont fidèles à l'entreprise qui leur donne les armes pour la quitter. <p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/christian.oyarbide">Christian Oyarbide</a></p> Sun, 29 Nov 2009 12:55:17 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0022byvse2vufbxf&threadId=002yjgbrq4frmvh 2009-11-29T12:55:17Z Le travail fait-il plus souffrir qu’avant ? http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002m11d4t3ny9gg Les articles d'Eric Albert sont toujours trés pertinents. Ils font apparaître un visage de l'entreprise "inhumaine" au nom de l'efficacité. Ils font apparaître des salariés profondément "humains" en quête de reconnaissance, de solidarités... </p><p>Une fracture nouvelle qui dépasse les vieux clivages : on se sent meieux dans les PME (souvent soupçonnées d'être des lieux d'autoritarisme sans contrôle), les cadres sont aussi (voire plus) touchés que les employés ou ouvriers (plus de pression et d'isolement)... </p><p>Sommes-nous à l'aube d'un bouleversement dans la vision de l'efficacité managériale ?<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/christian.oyarbide">Christian Oyarbide</a></p> Thu, 26 Nov 2009 07:08:37 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002m11d4t3ny9gg 2009-11-26T07:08:37Z Neues Mitglied: Benjamin BRARD ist Mitglied des Hubs geworden http://www.viadeo.com/en/profile/benjamin.brard2 Benjamin BRARD ist Mitglied des Hubs geworden<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/en/profile/benjamin.brard2">Benjamin BRARD</a></p> Tue, 24 Nov 2009 23:00:00 GMT http://www.viadeo.com/en/profile/benjamin.brard2 2009-11-24T23:00:00Z Le travail fait-il plus souffrir qu’avant ? http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002m11d4t3ny9gg </p><p>Par Eric Albert </p><p>Le coup de projecteur récent sur les suicides suivi de l’injonction du ministre de trouver un accord sur le stress repose la question de la souffrance au travail avec une acuité particulière. La plupart des observateurs sont tentés de répondre par l’affirmative : évidemment, les suicides le montrent, les salariés souffrent plus qu’avant au travail ! Le sujet est suffisamment grave pour éviter les réponses à l’emporte-pièce ou trop caricaturales.Paradoxalement, la pénibilité physique du travail a considérablement diminué au cours des dernières décennies. Mais c’est comme s’il y avait un phénomène de vases communicants : à mesure que la pénibilité physique diminue, celle psychique augmente. Les causes de cette pénibilité sont très nombreuses, on cite volontiers les effets des nouvelles technologies, qui conduisent à passer des heures face à un écran plutôt que de rencontrer ses interlocuteurs, on cite aussi la charge de travail, les organisations complexes qui font perdre le sens ou encore la pression managériale. </p><p> </p><p>La quête de performance </p><p>J’ajouterai trois facteurs qui pèsent sur les collaborateurs. Le premier concerne l’importance et la rapidité des changements. Dans ce monde globalisé dans lequel nous vivons, la brutalité des changements dus à la conjoncture économique, à la reconfiguration de la concurrence ou simplement aux attentes des clients, est considérable. L’entreprise les répercute souvent violemment sur ses collaborateurs, leur demandant de s’adapter sous prétexte qu’elle doit s’adapter elle-même. Or, l’accompagnement de ces mutations est, la plupart du temps, défaillant et insuffisant.Le deuxième facteur tient au modèle du progrès permanent et du dépassement de soi. Dans sa quête de performance, l’entreprise met ses collaborateurs dans une perpétuelle recherche de faire mieux. On pourrait considérer que c’est une opportunité et d’une certaine façon c’en est une. Sauf que l’entreprise fait courir un marathon au rythme d’un sprint. Progresser par étapes dans une perspective de long terme ne consiste pas à mettre la barre toujours un peu au-dessus de ce qui paraît possible à franchir, et à la remonter tous les ans.Enfin, la sollicitation émotionnelle des collaborateurs est beaucoup plus importante qu’auparavant. C’est vrai de ceux qui sont en contact avec des clients qui n’hésitent plus à exprimer leur mécontentement, parfois de façon agressive. C’est vrai également des relations à l’intérieur de l’entreprise, où la multiplication des interlocuteurs et la rapidité des sollicitations sans prendre le temps de cultiver le lien induisent de grandes frictions émotionnelles. Beaucoup de salariés, qui sont déjà épuisés émotionnellement, voient leur management leur demander de faire mieux et de changer. On peut comprendre que cela en déstabilise plus d’un. Ce n’est pas pour autant que le travail est l’enfer que certains se plaisent à décrire. Tout ce qui vient d’être décrit peut se réguler sur le plan managérial, à condition de véritablement s’y consacrer.Eric Albert, président de l’Ifas, ea@ifas.net </p><p> </p><p>Les Echos Date : 24/11/2009 </p><p>Page: 010 Section: Dossier Management </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Tue, 24 Nov 2009 22:29:34 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002m11d4t3ny9gg 2009-11-24T22:29:34Z Le stress est moins virulent dans les pays affaiblis par la crise http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002ywa0y0ab58iq A l’échelle mondiale, 58 % des salariés se disent plus stressés qu’il y a deux ans, d’après une étude réalisée par la société Regus auprès de 11.000 entreprises dans 13 pays. Or les pays les plus touchés par la crise ne sont pas ceux où le stress a augmenté le plus. Ainsi, la Chine, toujours en croissance, est victime d’un stress grandissant (86 % des entreprises interrogées) tandis que le stress n’a augmenté que pour 47 % des salariés aux Pays-Bas, pourtant durement touchés par la récession. Mondialement, 68 %des employés des grandes entreprises confirment une haussede la pression contre seulement 54 % des salariés des PME. </p><p> </p><p>Les Echos Date : 24/11/2009 </p><p>Page: 010 Section: Dossier Management </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Tue, 24 Nov 2009 22:26:33 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002ywa0y0ab58iq 2009-11-24T22:26:33Z Neues Mitglied: Christian Oyarbide ist Mitglied des Hubs geworden http://www.viadeo.com/fr/profile/christian.oyarbide Christian Oyarbide ist Mitglied des Hubs geworden<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/christian.oyarbide">Christian Oyarbide</a></p> Thu, 19 Nov 2009 23:00:00 GMT http://www.viadeo.com/fr/profile/christian.oyarbide 2009-11-19T23:00:00Z Entreprises : communiquer dans la crise http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021q0tflifm54si&threadId=0021nh6tt2rv91bk Le point de vue de jacques Suart </p><p> </p><p>Que n’a-t-on entendu sur la communication d’entreprise, cette « com » chargée de tous les péchés et provoquant tous les soupçons, de la cosmétique à la manipulation… Il est temps de faire un sort à la caricature et d’examiner sérieusement une des fonctions indispensables de l’entreprise, garante de l’exactitude et de la qualité de l’information que celle-ci est tenue d’émettre et instrument de dialogue privilégié avec ses différents publics.Pour les communicants d’entreprise, la crise offre une opportunité unique pour faire un bilan critique, renouer avec les fondamentaux de leur mission et dessiner de nouvelles perspectives.Communiquer c’est donner du senset expliquer, savoir raconter nos entreprises.Comme d’autres grandes institutions, l’entreprise est en proie à la méfiance des Français ; si, à titre individuel, on aime généralement sa propre entreprise, elle est pour l’opinion publique un objet froid dont on se défie. Le paradoxe n’est qu’apparent : pour se faire aimer et respecter, il faut se faire connaître et reconnaître pour ce qu’on est, sans complexe et sans fard. Or, la focalisation sur les résultats financiers et le déferlement de l’imaginaire de marque ont trop souvent occulté la communication sur l’entreprise et ses métiers et sa valeur ajoutée concrète pour ses salariés, ses clients et son environnement. Alors qu’il y a tant de choses à dire et d’histoires à partager sur les hommes, les savoir-faire, les progrès et les innovations, les ambitions et les combats … Cette absence de lien, l’entreprise et ses dirigeants la paient cher aujourd’hui. Pourtant, l’opinion est apte à comprendre les sujets les plus complexes, pour peu qu’on prenne le temps de les expliquer.Eclairer les interactions entre l’économique et le social, entre la société et le marché – sans lequel il n’y a pas de création de richesse –, c’est toute la tâche des communicants.Communiquer, c’est ménager la place au doute. Un doute constructif.Dans un monde qui met en concurrence, grâce à Internet, les institutions de toute nature et les individus pour la production d’information, il n’y a plus de magistère de la parole. L’entreprise doit en tenir compte et ses communicants, plutôt que de camper sur une position défensive, doivent accepter de recevoir la contradiction de façon plus sereine. En s’ouvrant davantage à des points de vue différents, ils exprimeront le fait que l’entreprise reconnaît qu’elle ne détient pas toutes les réponses, et qu’il lui faut intégrer une part de doute, pour mieux assumer ses tensions entre le court terme et le long terme, entre les intérêts parfois divergents de ses parties prenantes face aux grandes questions qui se posent au sujet du rôle de l’entreprise dans lasociété.En retour, l’entreprise doit attendre la même attitude d’ouverture et l’acceptation de divergences inévitables d’analyse ou de point de vue. C’est la seule façon de faire progresser le débat sur de grands enjeux, développement durable, employabilité, mesure de la valeur… où l’entreprise a un rôle de premier plan.C’est dans ce contexte difficile que travaillent les directions de communication, obsédées par la survie de leur entreprise et la préparation de l’avenir. Managers à l’écoute des autres managers, les directeurs de la communication et leurs équipes partagent les stratégies, connaissent les hommes et les produits mais aussi l’histoire et la culture de leur entreprise. Conscients de la nécessité de concilier les impératifs du court et du long terme et de rapprocher les points de vue à l’intérieur comme à l’extérieur de l’entreprise, ils sont les mieux à même de remplir le rôle intégré et structurant de la communication : informer et créer du lien. </p><p> </p><p>Jacques Suart est président d’Entrepriseset Médias. </p><p> </p><p>Les Echos Date : 17/11/2009 </p><p>Page: 019 Section: Idées </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Tue, 17 Nov 2009 10:52:26 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021q0tflifm54si&threadId=0021nh6tt2rv91bk 2009-11-17T10:52:26Z « Dans le noir ? » change les regards http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=002tuee7xn9p1iz&threadId=0027tw6ztqckz6z </p><p>Cofondés par un non-voyant, ces restaurants, qui plongent leurs clients dans l’obscurité le temps d’un repas pour les exposer à l’univers des non-voyants, se déclinent à Londres, Moscou, Barcelone… </p><p>Rue Quincampoix, à Paris. A la tombée du soir, deux hommes cheminent doucement canne blanche à la main. Leur destination : « Dans le noir ? » Ils sont serveurs, non voyants, et pénètrent bientôt dans ce restaurant atypique où les clients, le temps d’un dîner, sont plongés dans l’obscurité. Dans la salle, les nappes se déplient, le couvert est dressé. Soudain, la pénombre s’installe. Tandis qu’Alban Delourme, directeur adjoint, ajuste le talkie-walkie qui, dès l’ouverture, lui permettra à distance de régler le ballet des serveurs évoluant dans le noir. </p><p> </p><p>Etre efficace et à l’écoute </p><p>L’idée vient de Didier Roche, informaticien, entrepreneur dans l’âme, devenu non voyant à l’âge de sept ans. Les fonds, eux, proviennent d’Edouard de Broglie. Ensemble, ils ont fondé, en 2004, l’agence Ethik Event qui chapeaute les restaurants.« Je voulais investir dans des sociétés utiles et j’ai découvert l’Association Paul Guinot qui organisait des soirées dans le noir à l’initiative de Didier Roche. J’ai trouvé l’idée formidable », raconte le financier. Les investisseurs sont frileux.« En 2003, j’ai visité 13 banques. Elles ont toutes refusé d’apporter des capitaux. J’ai donc investi sur fonds propres »,poursuit Edouard de Broglie. Une somme de départ salée : de 600.000 à 700.000 euros par restaurant. Mais la recette est payante. Ethik Event compte un restaurant à Londres, une franchise à Moscou, une ouverture prévue fin décembre à Barcelone et un projet à New York. Bénéficiaire, l’agence emploie 40 % de personnes handicapées, réalise 5 millions d’euros de chiffre d’affaires et prévoit 20 % de croissance en 2010. Toutefois, le concept va plus loin, selon Didier Roche, qui accompagne, par ailleurs, les entreprises dans le recrutement de personnes handicapées.« Il ne suffit pas auxemployeurs de remplir leurs quotas.Quand on recrute une personne handicapée, il faut trouver avec elle le juste équilibre entre autonomie et performance,affirme-t-il.Et surtout, casser l’image négative du handicap. Sinon, les gens développent une forme de culpabilité et sont tentés de se comporter comme s’ils faisaient une bonne action. Cela induit une relation d’affect qui vous tue professionnellement. »Dans son restaurant, la formation est cruciale.« Ce travail a vocation à être un tremplin,assure Frank Pruvost,non voyant, chargé de former les nouvelles recrues.Il faut savoir gérer plusieurs soucis en même temps, être efficace et à l’écoute : ce sont des compétences qui peuvent être mises en valeur dans une carrière ultérieure. » </p><p>G. D. </p><p> </p><p>Les Echos Date : 17/11/2009 </p><p>Page: 015 Section: Dossier Management </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Tue, 17 Nov 2009 10:50:35 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=002tuee7xn9p1iz&threadId=0027tw6ztqckz6z 2009-11-17T10:50:35Z Un téléphone pour malentendants http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=002tuee7xn9p1iz&threadId=0021zfe0s5wq7hwy </p><p>Chez Delta Process, une société de 45 personnes, le directeur financier et le webmaster sont sourds. Ils téléphonent grâce à l’outil Tadeo, que développe leur employeur. Via la visio-interprétation en langue des signes française ou des sous-titrages simultanés, le système permet au collaborateur malentendant de suivre des réunions, d’assister à des formations ou d’accéder au téléphone. Il suffit d’une connexion à Internet, d’une webcam et de micros haut-parleurs.« Notre objectif est que l’entendant ne soit pas perturbé lorsqu’il travaille avec un collaborateur sourd »,explique Hervé Allart, le PDG de Delta Process. Et vice versa.Au départ, son entreprise, spécialisée dans l’assistance à maîtrise d’ouvrage a conçu un service, où des experts techniques répondaient en temps réel, via des avatars, aux questions complexes de clients sur des produits technologiques.« Petit à petit, nous avons proposé nos services en plusieurs langues,raconte-t-il.Ce qui nous a conduits à la langue des signes. En 2006, lors d’une présentation publique, des responsables de grands groupes nous ont demandé d’adapter ce concept à leurs employés malentendants. »Une douzaine de grands noms ont pris part au projet. Parmi eux : Air France, Pôle Emploi, Thales, Areva, la BNP, la Société Générale…Pour l’heure, 130 personnes utilisent le système. Mais l’entreprise table sur 600.000 bénéficiaires potentiels de Tadeo. </p><p> </p><p>G. D. </p><p> </p><p>Les Echos Date : 17/11/2009 </p><p>Page: 015 Section: Dossier Management </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Tue, 17 Nov 2009 10:48:53 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=002tuee7xn9p1iz&threadId=0021zfe0s5wq7hwy 2009-11-17T10:48:53Z La différence, un atout pour le management ? http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=00222p3rrtycasf0&threadId=0021jaqupcbudnao </p><p>Par Eric Albert </p><p> </p><p>On le sait, les entreprises ne se précipitent pas pour appliquer les règles concernant l’insertion des handicapés. Les réticences sont connues même si elles ne sont, la plupart du temps, pas ouvertement avouées : anticipation de difficultés d’intégration dans les équipes, nécessité de conditions de travail à la carte, doute sur la fiabilité, etc. Pourtant, les entreprises qui ont tenté l’expérience la jugent, pour la plupart, très posi-tives. Si le gouvernement en vient à durcir les pénalités pour ceux qui n’appliquent pas la règle, c’est qu’il existe deux autres freins qui, là encore, ne sont pas reconnus : faire face à la différence et adapter son mode de management à la spécificité. </p><p> </p><p>Préformatage impossible </p><p>Le handicap montre de façon flagrante ce que chacun cherche à dissimuler : la spécificité de sa fragilité. Ce sont nos fragilités qui constituent notre humanité. Humanité dérangeante, masquée pour entrer dans le moule de l’uniformité que tous semblent avoir intégré.Cette uniformité se décline à tous les niveaux. Le même contrat pour chaque salarié, les mêmes conditions de travail, les mêmes avantages et contraintes, le même mode de management… Plus c’est uniforme, plus c’est simple à gérer, plus cela permet de traiter chaque collaborateur comme s’il était parfaitement identique à son voisin. Ce que nous rappelle sans ambiguïté le travailleur handicapé, c’est qu’il ne peut pas entrer dans la case préformatée. Avec lui, il va falloir faire autrement.Et avec les autres ? Et si ces conditions de travail adaptées à la spécificité d’un collaborateur reflétaient les aspirations de tous les autres collaborateurs : être considéré non pas par rapport à ce qu’on a en commun avec les autres mais en fonction de ses différences. Tout tend à montrer que cette attente est de plus en plus présente chez les salariés : être pris en compte en fonction de ce que l’on est, et qui, par définition, différencie.Evidemment, c’est plus compliqué. Cela demande au manager tout un travail de compréhension de la spécificité du collaborateur et d’adaptation. Mais comprendre, s’adapter et inventer des modes de fonctionnement nouveaux, n’est-ce pas les principaux atouts des entreprises compétitives de demain. En un mot, n’est-ce pas, tout simplement, l’avenir ?Les grands managers se sont toujours distingués par leur capacité à transformer des contraintes en opportunités. Et si, sous ses allures de contraintes, le plan handicap était une opportunité ?Eric Albert, président de l’Ifas, ea@ifas.net </p><p> </p><p>Les Echos Date : 17/11/2009 </p><p>Page: 015 Section: Dossier Management </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Tue, 17 Nov 2009 10:47:55 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=00222p3rrtycasf0&threadId=0021jaqupcbudnao 2009-11-17T10:47:55Z Handicap : le combat pour l’insertion se poursuit http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=00222p3rrtycasf0&threadId=00218unnbbd1rutc Depuis hier, la 13e Semaine pour l’emploi des personnes handicapéesbraque les projecteurs sur leur insertion professionnelle. Au 1er janvier,les sanctions infligées aux employeurs récalcitrants deviendront plus sévères. </p><p>C’est comme si elle appelait d’un pays lointain. Au téléphone, un léger décalage se glisse entre la question et sa réponse. Pourtant, Eléonore Mory, chef de projet Internet chez l’assureur GMF, ne travaille pas à l’autre bout du monde. Mais cette salariée de vingt-sept ans est sourde de naissance et lit sur les lèvres. Lorsqu’elle décroche son téléphone, ses conversations passent par le filtre d’un système de transcription simultanée. Entre les deux interlocuteurs, un sténotypiste transcrit en temps réel les paroles de l’entendant qui s’inscrivent sur l’ordinateur de la jeune femme.« Auparavant, je devais demander à mes collègues d’appeler pour moi. Désormais, je me sens plus autonome, moins redevable envers eux », raconte-t-elle.Comme Eléonore Mory, quelque 262.700 salariés handicapés travaillent, en France, dans une entreprise privée. Les employeurs, privés ou publics, s’appliquent à leur insertion professionnelle. Conformément à l’obligation légale.La loi du 11 février 2005 impose aux sociétés de plus de 20 personnesd’employer, sous peine de s’acquitter de pénalités, au moins 6 % de salariés handicapés. Toutefois, en dehors de certaines sociétés, comme Michelin ou Renault, qui comptent 7 % et 7,6 % de personnes handicapées parmi leurs collaborateurs, ce chiffre est loin d’être acquis. D’après l’Agefiph, qui collecte les contributions des employeurs, sur 126.200 acteurs répertoriés, moins d’une entreprise privée sur deux (47,8 %) remplit cette obligation, 24 % s’y conforment en partie et 21,3 % ont un quota égal à zéro. Parallèlement, le taux de chômage des personnes handicapées dépasse 19 %, deux fois plus que celui de la population active globale. </p><p> </p><p>Un faible niveau de qualification </p><p>Dès janvier, le législateur durcira le ton. Et les employeurs, des PME pour la plupart, qui, depuis plus de trois ans, n’ont entrepris aucune action tangible en faveur de ces publics, pourraient voir la cotisation obligatoire passer à 1.500 fois le SMIC horaire par employé manquant. Pour une société de 300 personnes à quota zéro, le montant annuel à verser passera donc de 75.960 à… 227.880 euros !Une mesure jugée sévère envers des PME qui, selon leurs défenseurs, n’ont pas toujours la structure, ni l’information suffisante, pour mettre en œuvre une poli-tique efficace de recrutement des personnes handicapées.« Nous sommes d’accord sur le fond de cette loi, mais pas sur la forme,commente Jean-Eudes du Mesnil, secrétaire général de la CGPME.Certes, il faut impérativement modifier la réglementation. Mais la hausse des ’ pénalités ’ versées à l’Agefiph va impacter fortement les entre-prises. Nous militons pour reporter l’entrée en vigueur de la hausse des pénalités et pour que les possibilités offertes aux entreprises d’éviter de les payer soient élargies. »Aux yeux des chefs d’entreprise, la démarche semble d’autant plus complexe que le terme « handicap » recouvre des réalités disparates. En 2008, 5,5 millions de Français se trouvaient en situation de handicap, dont 2.200.000 handicapés moteurs, 1.600.000 personnes déficientes visuelles, 800.000 personnes déficientes mentales, 750.000 personnes déficientes auditives et 25.000 tétraplégiques ou paraplégiques.Or les freins à l’embauche ne manquent pas. A commencer par un faible niveau de qualification : plus de 80 % des personnes handicapées n’ont pas le bac.Pas évident, même pour les grands groupes, de se conformer à la loi. IBM France, qui conduit depuis vingt ans une politique volontariste, compte près de 300 employés handicapés, soit 3,41 % de son personnel... loin des 6 % réglementaires. Dans son secteur, Big Blue fait pourtant référence. De même, si EDF emploie 11 % de salariés handicapés parmi ses commerciaux, le chiffre tombe à 3 % pour les ingénieurs.Pour pallier le manque de formations, certains employeurs développent leurs propres solutions. Des banques comme HSBC France, LCL, La Banque Postale ou la Société Générale ont édifié le projet HandiFormaBanques.« C’est une structure qui permet de professionnaliser des personnes en situation de handicap », explique Mathieu Pénaud, porte-parole de la mission handicap à la Société Générale, qui prévoit de recruter 160 personnes handicapées en 2010.« Nous formons, par exemple, des conseillers clientèle, avec un volet théorique en classes de 10 personnes et une immersion dans l’entreprise. »De son côté, le géant énergétique Areva favorise la formation en alternance, qui représente 10 % des 140 recrutements de personnes handicapées effectués en 2007 et 2008. </p><p>Des clichés dévastateurs </p><p>Plus en amont, les 18 écoles de commerce du réseau Passerelle ont décidé d’accroître la présence d’étudiants handicapés sur leurs bancs.« Nous nous sommes aperçus que les entreprises ont un besoin pressant de diplômés handicapés de niveau bac + 5,explique Isabelle Demay, directrice des relations entreprises de l’ESC Dijon.Ce sont des profils très rares, car il y a un phénomène d’autocensure qui intervient dès le collège. Nous faisons un travail de fourmi pour expliquer aux jeunes handicapés qu’ils ont une place dans l’enseignement supérieur, avec des perspectives d’emploi à la clef. »Le tabou pèse lourdement. D’après un sondage Harris pour l’Association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées, 32 % des Français estiment que le regard des autres est une des principales difficultés rencontrées au quotidien par les personnes handicapées.« C’est un des facteurs qui bloquent l’insertion de ces publics, analyse Valérie Tran, directrice associée du cabinet Ariane Conseil, qui accompagne les entreprises sur la question.On a des doutes sur leur employabilité, on craint qu’elles ne soient pas mobiles, trop souvent absentes, qu’elles ne puissent pas se déplacer pour voir les clients… Ce sont des clichés d’une terrible banalité pour nous. »Accepter son handicap n’est pas aisé non plus.« Mes patients sont outrés quand je leur propose de faire reconnaître leur handicap,reconnaît un médecin du travail installé à la Défense.Il est dur de leur faire admettre que c’est à leur avantage et à celui de leur employeur. »Pour faire reculer les stéréo-types, Jérôme Adam, un entrepreneur qui a perdu la vue à l’âge de quinze ans, intervient auprès de managers avec un message clair.« Il faut éviter l’amalgame entre handicap et incapacité,explique ce patron, diplômé de Sciences po et de l’Essec, qui a fondé EasyLife Conseil.Une grande part des handicaps reconnus est invisible : diabète, mal de dos… A chacun son handicap, en quelque sorte. Cela amène à se demander si un manager irascible, incapable de déléguer ou de prendre une décision n’a pas un handicap avec lequel l’entreprise compose déjà. » </p><p>GUILLAUME DE DIEULEVEULT </p><p> </p><p>Les Echos Date : 17/11/2009 </p><p>Page: 015 Section: Dossier Management </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Tue, 17 Nov 2009 10:45:16 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=00222p3rrtycasf0&threadId=00218unnbbd1rutc 2009-11-17T10:45:16Z Philosophes et chercheurs se penchent sur l’entreprise http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=0021e5yjm6vaiqpp </p><p>A l’occasion de la Journée mondiale de la philosophie à l’Unesco, l’association Philolab, l’IUFM de Créteil et la revue « Sciences humaines » organisent les 18 et 19 novembre les 9e Rencontres internationales sur les nouvelles pratiques philosophiques, au siège de l’Unesco, à Paris. Des philosophes, des spécialistes de gestion et des managers sont invités, le 19 novembre, à venir « penser l’entreprise de demain », à l’invitation conjointe de l’Unesco, du CNAM, de l’université Paris-Dauphine et de l’association Philo & Management.Parce qu’elle incite à la remise en question, la crise pousse à la réactualisation des modèles et représentations du management et de l’entreprise. Avec l’objectif de bousculer des évidences et accorder plus d’attention aux idées neuves. De fait, des philosophes, des managers, des experts du management, etc. cherchent à apporter leur pierre au débat.Parmi les intervenants, sont attendus : Laurent Magne, enseignant-chercheur en sciences de gestion à l’université Paris-Dauphine ; Matthieu de Nanteuil, professeur de sociologie à l’Université catholique de Louvain ; Bernard Ramanantsoa, directeur du groupe HEC ; Philippe Durance, consultant-chercheur en prospective stratégique au CNAM ; Michel Hervé, PDG du Groupe Hervé ; Eugénie Vegleris, philosophe consultante ; Bernard Benattar, philosophe praticien ; ou encore Roland Vaxelaire, administrateur de Philo & Management et fondateur de Responsibility Management ; Jean-Jacques Nillès, professeur de philosophie, maître de conférences en sciences de gestion à l’université de Savoie ; Eric Pezet, responsable du master de gestion des ressources humaines à l’université Paris Ouest-Nanterre. </p><p> </p><p>M. J. </p><p> </p><p>Les Echos Date : 16/11/2009 </p><p>Page: 015 Section: Les stratégies </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Mon, 16 Nov 2009 13:53:48 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=0021e5yjm6vaiqpp 2009-11-16T13:53:48Z Comment manager la différence ? http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=00222p3rrtycasf0&threadId=002w8bw5owwqifn </p><p>Alors que débute aujourd’hui la Semaine pour l’emploi des personnes handicapées, qui se poursuivra jusqu’au 22 novembre, ce livre vient rappeler qu’il reste du chemin à parcourir en France. Près de cinq ans après la loi pour l’égalité des droits et des chances (15 février 2005), l’entrée dans le monde de l’entreprise est toujours difficile. Au traumatisme du handicap se rajoute la difficulté de« se faire accepter dans une société normative[…]et rejetante ». L’obligation faite à tous les établissements publics et privés d’employer 6 % de handicapés n’y change rien. Selon les sources, entre 12 % et 45 % des entreprises seulement atteignent ou dépassent ce seuil, malgré les pénalités financières. Le droit ne peut donc pas être la seule réponse.Recruter des collaborateurs handicapés relève du casse-tête. Pour casser les préjugés et changer le regard sur le handicap, la seule bonne volonté ne suffit pas, il faut des outils pour apprendre à gérer des situations inédites et générer de nouveaux réflexes. C’est tout l’intérêt de ce livre, coécrit par un psychologue et un juriste, qui se veut un guide des bonnes pratiques de l’insertion. Comment préparer l’arrivée du collaborateur ? Quels aspects juridiques faut-il connaître ? Quels comportements adopter ou proscrire,selon les types de déficiences,pour supprimer les angoisses de part et d’autre et optimiser les conditions de travail ? A partir de cas concrets et de témoignages, tableaux synthétiques à l’appui, l’ouvrage fournit des préconisations et des points d’ancrage clairs, précis et immédiatement exploitables. L’objectif est double : apprivoiser la différence pour la dédramatiser et faire en sorte que le collaborateur handicapé se sente reconnu, valorisé et puisse consolider son maintien dans l’emploi. </p><p> </p><p>OLIVIER DURAND </p><p>«&#8201;Travailleurs handicapés en milieu ordinaire&#8201;», de Christophe Pernet et Dominique Savard, Editions Erès, 280 pages, 16 euros. </p><p> </p><p>Les Echos Date : 16/11/2009 </p><p>Page: 015 Section: Les stratégies </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Mon, 16 Nov 2009 13:51:45 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=00222p3rrtycasf0&threadId=002w8bw5owwqifn 2009-11-16T13:51:45Z Neues Mitglied: Jean-Michel 'BÉRARD ist Mitglied des Hubs geworden http://www.viadeo.com/fr/profile/jean-michel._berard Jean-Michel 'BÉRARD ist Mitglied des Hubs geworden<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/jean-michel._berard">Jean-Michel 'BÉRARD</a></p> Sun, 15 Nov 2009 23:00:00 GMT http://www.viadeo.com/fr/profile/jean-michel._berard 2009-11-15T23:00:00Z Neues Mitglied: Alexis Besnard ist Mitglied des Hubs geworden http://www.viadeo.com/fr/profile/alexis.besnard Alexis Besnard ist Mitglied des Hubs geworden<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/alexis.besnard">Alexis Besnard</a></p> Wed, 04 Nov 2009 23:00:00 GMT http://www.viadeo.com/fr/profile/alexis.besnard 2009-11-04T23:00:00Z Les DRH au chevet des salariés http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0027bw8xxf9zspm&threadId=0021230ajnvjs1dr Dans les grands groupes européens, la crise a fait basculer les priorités des directions des ressources humaines. </p><p>Parmi elles : limiter les coûts sans recourir aux licenciements et préserver la paix sociale. </p><p>Au dire des DRH, les entreprises serrent les dents ! Et 57 % d’entre elles n’ont pas entamé de grandes manœuvres pour réduire leurs effectifs. C’est ce que révèle une étude menée par TNS Sofres, pour le compte de CSC et du magazine « Liaisons sociales », auprès d’une centaine de grands groupes dans huit pays européens. L’an dernier, aux prémices de la crise, le recrutement et la fidélisation des meilleurs profils constituaient leur priorité numéro un, sur fond d’évolutions structurelles comme le papy-boom, les carences de compétences techniques ou l’inexorable déploiement des entreprises à l’international. En quelques mois, la tourmente a bouleversé la donne.Si la réduction des coûts reste, sans surprise, la préoccupation majeure de 79 % des directeurs des ressources humaines sondés, seuls 48 % d’entre eux s’attellent à une restructuration. « Les DRH ont tiré les leçons des crises de 1993 et de 2001. En 1993 notamment, c’était un bain de sang, tant les employeurs ont licencié. Et lorsque la reprise est arrivée, beaucoup se sont retrouvés démunis »,rappelle Frédéric Pichard, manager chez CSC. Deux décennies plus tard, les DRH européens semblent privilégier une myriade d’outils disparates pour éviter les plans sociaux. Parmi les mesures prises : le gel des recrutements (dans une société sur deux), l’aménagement du temps de travail (dans une entreprise sur trois) ou encore le chômage partiel (pour un employeur sur quatre). Dès janvier 2009, 290.600 salariés ont ainsi bénéficié de mesures de chômage partiel en Allemagne, soit près de 18 fois plus que l’année précédente. Et, à l’instar de géants comme BMW, Daimler ou BASF, 10.600 entreprises y ont eu recours outre-Rhin dès les premiers jours de 2009. </p><p> </p><p>Gardiens de la paix sociale </p><p>Par ailleurs, 14 % des dirigeants se sont attaqués aux salaires. Avec parcimonie en France, où seuls quelques employeurs, comme le constructeur informatique HP, ont défrayé la chronique en demandant à leurs équipes de réduire leurs émoluments. Avec fracas en Grande-Bretagne, où la compagnie aérienne British Airways, victime de turbulences, n’a pas hésité à proposer à ses 40.000 employés de travailler sans rémunération un mois durant, pour réduire ses coûts.En France, des sociétés ont également procédé au prêt de main-d’œuvre, qui consiste à détacher un salarié dans une autre entreprise sans rompre son contrat de travail.Renault et PSA ont ainsi proposé à plusieurs dizaines de salariés de partir en mission sur une autre usine.De son côté, après avoir mis en place un plan de départs volontaires, le fabricant de matériaux innovants Soitec « prête » depuis octobre 20 collaborateurs au Commissariat à l’énergie atomique (CEA). « On constate une réelle maturité des DRH, souligne Danielle Tuarze, vice-présidente chez CSC.Aujourd’hui les entreprises gèrent, plus que jamais, leur patrimoine humain. »La reprise n’est pas encore au rendez-vous.Et, à l’heure où 31 % des sondés estiment que la crise a provoqué une dégradation du climat social, voire des mouvements sociaux (dans 23 % des cas),améliorer l’engagement des équipes se hisse au deuxième rang de leurs priorités (71 %). C’est d’ailleurs ce qu’attend d’eux leur direction générale, qui les sacre, plus que jamais, gardiens de la paix sociale dans l’entreprise, au regard de 74 % des sondés. Certes, les conflits collectifs qui ont démarré au printemps, dans des sociétés comme Continental ou Caterpillar, « sont restés épars et n’ont jamais été voués à se rejoindre », selon la formule de l’association Entreprise & Personnel, qui regroupe l’essentiel des DRH des grandes entreprises en France. Mais « les mouvements sociaux ont changé de visages. Ils se manifestent par la démobilisation, l’absentéisme ou le désengagement, voire la violence individuelle »,assure Didier Pitelet, fondateur de Dream Group, une agence de conseil en réputation d’entreprise. </p><p>La fin d’un modèle managérial </p><p>Les DRH en ont conscience : 76 % des sondés consacrent désormais leur temps à l’écoute des collaborateurs. « Nous faisons énormément de veille sociale. Car il incombe désormais au DRH d’agir sur l’image de l’employeur et deredonner du sens à la mission des salariés »,estime Jean-Claude Delmas, directeur des ressources humaines de la branche supermarchés du groupe Casino.Signe des temps, 64 % des sondés déclarent travailler sur le management de proximité. Enfin, la prévention des risques psychosociaux devient un chantier prioritaire pour 43 % d’entre eux. L’an dernier, seuls 4 % des DRH français les considéraient comme un axe à améliorer. Selon Didier Pitelet,« la crise marque la fin d’un modèle économique, mais aussi managérial. » </p><p>Laurance N’KAOUA </p><p> </p><p>Les Echos Date : 04/11/2009 </p><p>Page: 010 Section: Les stratégies </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Wed, 04 Nov 2009 21:19:12 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0027bw8xxf9zspm&threadId=0021230ajnvjs1dr 2009-11-04T21:19:12Z L’étude: Les entreprises innovantes n’ont pas réduit leurs dépenses de R&D http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=002tuee7xn9p1iz&threadId=0021et36g4d63rvy </p><p>La récession n’a pas fait diminuer l’effort de R & D des entreprises les plus innovantes : c’est le constat de l’étude « Global Innovation 1000 », effectuée par le cabinet Booz & Company auprès des1.000 entreprises mondiales cotées ayant le plus investi en R & D l’an dernier. L’effort de ces sociétés en recherche et développement s’est élevé à 532 milliards de dollars en 2008, soit une hausse de 5,7 % par rapport à 2007. Plus des deux tiers des entreprises étudiées ont maintenu ou augmenté le niveau de leurs dépenses, alors que, pour un tiers d’entre elles, les bénéfices ont reculé en 2008.Comme l’an dernier, les deux tiers des dépenses de R & D se concentrent sur trois secteurs : informatique et électronique (27 %), santé (23 %) et automobile (16 %). Ce dernier secteur a connu un coup d’arrêt brutal en 2008 : 60 % des constructeurs ont réduit leurs investissements, ce qui se traduit par une quasi-stagnation du montant net des dépenses (0,6 %)L’étude de Booz & Company intègre également un classement des entreprises par leurs dépenses deR & D. Comme l’an dernier, Toyota occupe la première marche du podium, avec 8,9 milliards de dollars investis en 2008. Mais ce chiffre est en net recul par rapport à 2007 (– 5,7 %), et le constructeur japonais est désormais talonné par l’équipementier finlandais Nokia (8,7 milliards) et par le laboratoire suisse Roche (8,16 milliards).Une seule entreprise française figure dans le Top 20 : Sanofi-Aventis, qui passe de la 12eà la 10eposition, avec 6,7 milliards de dollars investis en R & D. Trois autres français sont dans le Top 100 : Alcatel-Lucent (30e), Peugeot (44e) et France Télécom (88e). Au total, la France occupe le quatrième rang mondial pour les dépenses de R & D de ses entreprises, derrière les Etats-Unis, le Japon et l’Allemagne. L’Amérique du Nord (215 milliards de dollars), l’Europe (170 milliards) et le Japon (116 milliards)concentrent 94 % des dépenses de recherche et développement dans le monde.i Retrouvez l’étude «&#8201;Global Innovation 1000&#8201;» sur www.lesechos.fr/documents </p><p> </p><p> </p><p>Les Echos Date : 30/10/2009 </p><p>Page: 010 Section: Les stratégies </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Sun, 01 Nov 2009 12:04:47 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=002tuee7xn9p1iz&threadId=0021et36g4d63rvy 2009-11-01T12:04:47Z Initiatives tous azimuts sur la souffrance au travail http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002bmm7qv55bwoc </p><p>Les grands travaux contre la souffrance au travail sont lancés. Hier, les partenaires sociaux ont ouvert la négociation sur le harcèlement et la violence au travail avec une volonté d’aboutir« rapidement ». Les discussions doivent permettre la transcription de l’accord-cadre européen signé en 2007, qui prévoit de développer la formation des managers, de définir un cadre pour repérer les dérapages et de renforcer les sanctions contre leurs auteurs. Mais les syndicats veulent aller plus loin : dans un contexte marqué par des séries de suicides de salariés, ils sont décidés à profiter de cette porte d’entrée pour aborder la question plus globale du stress et de la responsabilité des employeurs dans son développement. </p><p> </p><p>«&#8201;Management par le stress&#8201;» </p><p>La CFTC insiste pour que le futur accord précise que« certaines formes d’organisations du travail peuvent être par elles-mêmes génératrices de harcèlement et de violence ». Le harcèlement et la violence résultent en partie du« management par le stress », souligne aussi la CFDT.A l’opposé, le Medef promet une transcription« ambitieuse »de l’accord-cadre européen mais refuse d’ouvrir la boite de Pandore. Selon lui, le harcèlement et la violence sont des situations extrêmes à ne pas confondre avec la prévention du stress. Cette dernière, argue en outre le patronat, a déjà fait l’objet d’un accord en juillet 2008 : charge désormais aux entreprises de le décliner, comme les y appellent déjà le Medef et le ministère du Travail. Hier, lors d’une première séance de négociation rapide et avant tout préparatoire, Benoît Roger-Vasselin, chef de file patronal, a proposé de commencer par auditionner, fin novembre, des experts. La négociation reprendra le 21 décembre. </p><p>«&#8201;Charte de bonnes pratiques&#8201;» </p><p>Les parlementaires sont eux aussi sur le pied de guerre. Dans la foulée de l’émotion suscitée par les suicides à France Télécom, les initiatives se multiplient. La semaine dernière, la commission spéciale lancée par les députés UMP et Nouveau Centre a débuté ses auditions par une plénière où se sont rendus tous les partenaires sociaux… sauf le Medef. La commission veut aborder la question du mal-être au travail dans son ensemble (impact des organisations modernes, pénibilité, équilibre vies privée et professionnelle, culture du management) et rendra ses conclusions le 16 décembre.« Il faut définir où commence et où s’arrête la responsabilité de l’entreprise et des dirigeants. Ils ne sont pas responsables de tout, mais ils ne peuvent pas non plus s’exonérer systématiquement », insiste Jean-Frédéric Poisson (UMP), son rapporteur. Ce travail ne débouchera probablement pas sur une proposition de loi – « Il y en a déjà beaucoup trop dans ce domaine » – mais plutôt sur une« charte de bonnes pratiques », explique-t-il. Jean-Frédéric Poisson dirigera aussi, avec Marysol Touraine (PS), la mission parlementaire sur les risques psychosociaux que va lancer la commission des Affaires sociales de l’Assemblée. Le Sénat n’est pas en reste : il vient lui aussi de créer une commission spéciale, confiée à Muguette Dini (Union centriste). </p><p>DEREK PERROTTE </p><p> </p><p>Les Echos Date : 30/10/2009 </p><p>Page: 003 Section: France </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Sun, 01 Nov 2009 10:33:13 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002bmm7qv55bwoc 2009-11-01T10:33:13Z Le mieux-être au travail au sein de l'Education Nationale http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021pia8ty3zeycs&threadId=002x92a754cvgvu Bonjour, </p><p> </p><p>On parle ici de la santé et du mieux-être dans la fonction publique. Il me semble intéressant de partager avec vous l'existence de ce type de conférence au sein d'une institution publique. On voit émerger à tous les niveaux le besoin de répondre rapidement et concrètement au problème du stress au travail. </p><p> </p><p>Une conférence débat est organisée par la MGEN en partenariat avec l'Education Nationale le 2 décembre à Nantes autour du sujet: </p><p>" Vers un mieux-être au travail: une approche institutionnelle dynamique pour des réponses cohérentes". </p><p> </p><p> </p><p>Intervenante : Laurence Libeau Mousset, Docteur en biologie cellulaire et moléculaire, docteur en psychologie, psychologue spécialisée dans la compréhension des dynamismes d’agressologie et de victimologie </p><p> </p><p>Présentation : « Cette conférence propose d’interroger ce que l’on nomme usuellement « souffrance au travail » à travers une construction en trois dimensions visant à souligner l’importance de la prise en compte des dynamismes qui sont mises en jeu dans les modes relationnels contemporains. </p><p> </p><p>Trois dimensions autour de trois axes : </p><p>- Que dire de la souffrance ? </p><p>- Que dire du stress ? </p><p>- Que dire de l’institution ? </p><p>Ces trois axes permettent de mettre en perspective une articulation dynamique par laquelle la souffrance ne peut être renvoyée ni aux seuls individus, ni uniquement à l’institution, mais bien à une co-construction par laquelle tout un chacun a la pouvoir, et pourquoi pas, le devoir d’agir sur la nécessité de diminuer les seuils de tensions par une cohésion et une cohérence plus efficaces. » Laurence Libeau-Mousset </p><p> </p><p> </p><p>Bien cordialement, </p><p>Emilie Laroche </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/elaroche">Emilie Laroche</a></p> Fri, 30 Oct 2009 11:20:24 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021pia8ty3zeycs&threadId=002x92a754cvgvu 2009-10-30T11:20:24Z Neues Mitglied: Marie Lecocq ist Mitglied des Hubs geworden http://www.viadeo.com/fr/profile/marie.lecocq1 Marie Lecocq ist Mitglied des Hubs geworden<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/marie.lecocq1">Marie Lecocq</a></p> Tue, 27 Oct 2009 23:00:00 GMT http://www.viadeo.com/fr/profile/marie.lecocq1 2009-10-27T23:00:00Z Neues Mitglied: Emilie Laroche ist Mitglied des Hubs geworden http://www.viadeo.com/fr/profile/elaroche Emilie Laroche ist Mitglied des Hubs geworden<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/elaroche">Emilie Laroche</a></p> Tue, 27 Oct 2009 23:00:00 GMT http://www.viadeo.com/fr/profile/elaroche 2009-10-27T23:00:00Z Thales: une nouvelle direction pour l'usine frappée par un suicide http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002r6hfh3zx6ykf </p><p>Thales a nommé un nouveau directeur pour l'usine de Châteaubourg (Ille-et-Vilaine), après le suicide vendredi d'une salariée, a indiqué le responsable de la branche aéronautique, Pierre-Eric Pommellet, venu sur place rencontrer le personnel. Pierre Idrac viendra « renforcer l'équipe de direction », pour «conduire le projet de modernisation dans un dialogue et une écoute satisfaisante », a-t-il précisé. Selon des sources syndicales, Thales a également annoncé que le déménagement de l'usine prévu à la fin de l'année allait être remis à début 2010. Le groupe va aussi accorder plus de «ressources» aux managers, pour qu'ils soient plus « à l'écoute » et « humains » dans la manière de gérer l'entreprise. </p><p> </p><p>Les Echos Date : 27/10/2009 </p><p>Page: 022 Section: Industrie </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Tue, 27 Oct 2009 21:00:26 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002r6hfh3zx6ykf 2009-10-27T21:00:26Z Quel accord sur le stress ? http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=00210t1h6vqcu2v2 </p><p>Par Eric AlbertDepuis que le ministre a lancé son injonction de trouver un accord sur le stress, les quelques spécialistes de la question voient défiler des DRH dubitatifs et embarrassés. Chacun sait que, lorsqu’on commence une négociation, il faut avoir une idée de là où elle peut aboutir. C’est précisément ce qu’ils viennent chercher : à quoi pourrait bien aboutir cet accord ? Rappelons que l’ensemble des partenaires sociaux se sont mis d’accord sur une définition du stress au travail : un état de stress survient lorsqu’il y a un déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes imposées par son environnement et sa perception des ressources pour y faire face. Cette définition commune est déjà un progrès, car, pendant des années, on parlait de stress en entreprise chacun donnant au mot une signification différente.L’une des grandes difficultés du sujet est sa tonalité idéologique. D’un côté, il y a ceux qui veulent centrer les débats sur les contraintes : l’entreprise doit réduire les contraintes pour ses collaborateurs. De l’autre, ceux qui souhaitent développer les ressources des individus pour améliorer leur capacité à faire face. Le collectif se dresse contre l’individuel. Le débat est vain : c’est évidemment aux deux niveaux qu’il faut agir.Une autre difficulté est liée au fait que tout le monde ressent le stress et a un avis sur ce qu’il faut faire, chacun étant tenté de penser que les solutions qui lui conviennent sont généralisables et applicables au plus grand nombre. L’expérience prouve que, dans ce domaine, les perceptions sont souvent erronées et les intuitions parfois contre-productives. Enfin, ce qui complique encore la tâche des négociateurs, c’est que, dans la plupart des entreprises, il n’y a pas d’outil de mesure du stress. On porte donc une appréciation sur un phénomène sur lequel on manque de données tangibles. Comme si ce n’était pas assez compliqué, n’oublions pas que le stress est multifactoriel. Ce n’est pas parce que des individus sont stressés au travail que le travail en est responsable. </p><p> </p><p>Outils scientifiques </p><p>Comment sortir de cet embrouillamini ? La première question à se poser est quel est le niveau de stress de la population salariée ? La deuxième est : jusqu’où le travail est-il responsable du stress des collaborateurs ? La troisième consiste à identifier des populations en souffrance puis enfin à agir sur les facteurs de stress spécifiques de ces populations.On dispose aujourd’hui d’outils scientifiques qui permettent de répondre à ces trois questions. Les moyens d’action des entreprises sur les facteurs de stress sont de quatre registres : les conditions de travail, le mode de management, l’organisation du travail et enfin les compétences des collaborateurs. Il ne faut pas les appliquer de façon globale, mais les cibler en fonction des catégories de salariés.L’un des principaux avantages de ces négociations est de pousser les acteurs à parler d’un sujet trop longtemps resté tabou. Si elles permettent à tout le monde de convenir que le stress est un paramètre important de la vie de l’entreprise qu’il faut suivre attentivement, c’est un pas en avant considérable, qui sera nécessairement suivi d’actions d’amélioration.Eric Albert, président de l’Ifas, ea@ifas. net </p><p> </p><p>Les Echos Date : 27/10/2009 </p><p>Page: 013 Section: Dossier Management </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Tue, 27 Oct 2009 20:36:39 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=00210t1h6vqcu2v2 2009-10-27T20:36:39Z L’inquiétante démotivation des enseignants du second degré http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002lbsvah87rdja </p><p>Selon une enquête du ministère, 67&#8201;% des professeurs de collèges et lycées se sentent concernés par le malaise enseignant. Pis, 27&#8201;% d’entre eux songent à quitter l’enseignement du second degré, quitte à aller travailler dans le privé. </p><p>Voici des statistiques qui seront certainement étudiées de près par le ministre de l’Education nationale – et ancien directeur des ressources humaines d’une filiale de L’Oréal –, Luc Chatel. Selon une enquête réalisée par la société TMO Régions (1) à la demande du ministère, 93 % des enseignants de collège et lycée pensent qu’il existe un« malaise enseignant ». Surtout, 67 % des enseignants de collège et lycée se sentent« personnellement concernés »par cette problématique, un taux en augmentation de 14 points par rapport à 2005.A la source de ce mal-être, les enseignants dénoncent une « absence de reconnaissance professionnelle »(citée par 47 % des sondés), devant les« conditions de travail »(33 %) et les« conditions de rémunération » (12 %). Perte de statut au sein de la société, attentes toujours plus fortes de la part des parents, accélération des suppressions de postes, stagnation des rémunérations…« Les professeurs ont l’impression qu’on leur demande toujours plus, sans pour autant qu’il y ait de quelconque reconnaissance »,juge Thierry Cadart, secrétaire général du syndicat d’enseignants SGEN-CFDT. La charge de travail est d’ailleurs particulièrement pointée du doigt. En moyenne, les enseignants à temps complet ont travaillé en 2008 quelque 18,5 heures par semaine, et ont consacré 9 heures à la préparation de leur cours, 5,5 heures à la correction des copies, 2,5 heures en recherche et formations personnelles, 1,5 heure aux échanges avec collègues et 1 heure à l’accompagnement individuel d’élèves. Un emploi du temps qui s’alourdit, selon 76 % des enseignants, du fait notamment de l’« hétérogénéité du niveau des élèves »– qui les oblige à adapter constamment leur enseignement –, du« manque de concentration »des collégiens et lycéens et des réunions croissantes avec les parents. </p><p> </p><p>«&#8201;Au bout de la chaîne&#8201;» </p><p>Au final, tous ces facteurs aboutissent à une forte démotivation : 27 % des enseignants projettent ainsi d’arrêter d’enseigner en collège ou lycée. Parmi eux, près d’un sur deux souhaite effectuer une mobilité au sein de l’enseignement, en allant par exemple enseigner en université (14 %) ou dans un IUFM (11 %). Une autre petite moitié (43 %) souhaitent carrément quitter l’Education nationale, en allant vers la fonction publique (11 %), mais surtout dans le privé (23 %).« On est au bout de la chaîne : devant les difficultés, les enseignants sont de plus en plus prêts à renoncer à leur métier, à leur vocation »,analyse Thierry Cadart.Pour tenter de changer la donne, les enseignants avancent deux pistes d’action : en premier lieu (citée par 72 % des sondés), la diminution du nombre d’élèves par classe, qui pourrait permettre d’alléger leur charge de travail. Egalement, l’incontournable question des salaires (48 % des enseignants). Alors que le ministère et les syndicats sont actuellement en pleine négociation sur la revalorisation des carrières, Luc Chatel se sait donc attendu au tournant. </p><p>M. A. </p><p>i Retrouvez l’enquête sur lesechos.fr/documents(1) Enquête effectuée entre septembre et octobre 2008 auprès de 2.400 enseignants répartis dans 1.483 collèges et lycées. </p><p> </p><p>Les Echos Date : 27/10/2009 </p><p>Page: 002 Section: France </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Tue, 27 Oct 2009 19:58:07 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002lbsvah87rdja 2009-10-27T19:58:07Z Hausse marquée des conflits portés aux prud’hommes en 2008 http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=00224z740bodzq86 </p><p>C’est un rebond important : en 2008, selon les « chiffres clefs de la justice » que vient de publier le ministère de la Justice, le nombre d’affaires portées devant les conseils de prud’hommes a progressé de 4,8 %. Quelque 202.000 litiges ont ainsi été comptabilisés, dont 43.500 en référé. Cette progression des affaires nouvelles est bien plus importante que celle constatée en moyenne toutes juridictions confondues (+ 1,7 %).La Direction générale du travail (DGT) examine actuellement le détail des chiffres et reste prudente dans ses analyses. En tout état de cause, un effet rebond a joué : cette hausse intervient après une baisse continue, et marquée, des affaires nouvelles portées de 2003 à 2007 (« Les Echos » du 3 décembre 2008). Et une partie importante de la hausse devrait s’expliquer par la recrudescence du chômage au second semestre 2008, dans la mesure où, traditionnellement, une affaire sur deux portée aux prud’hommes concerne des ruptures de contrat de travail. Différentes tendances déjà notées ces dernières années se confirment par ailleurs. Les conflits restent durs – en témoigne un taux d’appel qui s’est élevé à 58,5 % – et complexes, comme l’illustre la nouvelle progression de leur délai moyen de traitement, qui passe de 10,2 à 10,5 mois. Dans le même temps, l’aide juridictionnelle a diminué, ne bénéficiant plus qu’à 26.800 personnes (– 4,8 %). </p><p> </p><p>Mission de réflexion </p><p>Le ministère du Travail va par ailleurs confier une mission de réflexion sur les élections prud’homales au conseiller d’Etat Jacky Richard, ex-directeur de la DGAFP (Direction générale de l’administration et de la fonction publique). Son rapport devra être remis début février. Objectif : trouver les moyens de relancer la participation aux élections prud’homales, qui a atteint, en décembre dernier, un point bas historique de 25,5 %. Différentes pistes sont déjà régulièrement avancées par les partenaires sociaux, comme développer le vote par Internet et installer plus de bureaux de vote au sein même des entreprises. La lettre de mission que s’apprête à envoyer le ministre du Travail, Xavier Darcos, laissera toutefois la porte ouverte à des évolutions plus radicales. Jacky Richard devra en effet aussi s’attacher à analyser « les autres possibilités de désignation des juges des prud’hommes », explique l’entourage du ministre.Autrement dit, à défaut d’arriver à relancer le scrutin, sa suppression n’est pas exclue. </p><p>Derek Perrotte </p><p> </p><p>Les Echos Date : 27/10/2009 </p><p>Page: 002 Section: France </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Tue, 27 Oct 2009 19:55:09 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=00224z740bodzq86 2009-10-27T19:55:09Z L’image de France Télécom s’effondre dans l’opinion après la vague de suicides http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021zyetw95zedl&threadId=0021efgzr4axhug1 </p><p> </p><p>L’image du groupe France Télécom s’est effondrée dans l’opinion des Français à la suite de la vague de suicides intervenue parmi les salariés de l’opérateur de télécommunications, selon un sondage Ipsos publié par « Le Journal du dimanche ». Selon le baromètre Posternak-Margerit réalisé les 16 et 17 octobre, France Télécom figure à l’avant-dernière place d’un panel de trente grandes entreprises françaises. Depuis le mois de juin, le groupe a dégringolé de 20 places. « C’est un phénomène légitime, qui va se dissiper si France Télécom parvient à résoudre ses problèmes humains », a commenté Claude Posternak, un des auteurs de l’étude, cité dans « Le JDD ». </p><p> </p><p>Les Echos Date : 26/10/2009 </p><p>Page: 025 Section: Technologies de l'information </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Mon, 26 Oct 2009 23:43:11 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021zyetw95zedl&threadId=0021efgzr4axhug1 2009-10-26T23:43:11Z « La crise a durablement modifié les comportements » http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021zyetw95zedl&threadId=00218bfwk7to2ybt franck riboud </p><p> </p><p>La crise économique n’est pas finie et la crise sociale commence, explique le PDG de Danone. Son credo : il faut rendre les produits plus accessibles.&#8202;Pas seulement en baissant les prix. </p><p> </p><p>Vous avez profondément revu votre politique de prix pour vous adapterà la crise. Quels sont les résultats&#8201;? </p><p> </p><p>Nous avons eu un premier trimestre de crise. Le deuxième était meilleur, le troisième est très bon. Les volumes ont progressé de 7 % et les ventes de 4,1 %. On est revenu à une croissance solide sur le pôle laitier. On a battu un record historique de volumes avec Actimel et Activia en France. Dans l’eau, les volumes ont augmenté partout, avec une hausse totale de 9,8 %. Même s’il y a des pays comme la Russie où les choses sont encore très compliquées, nous avons gagné des points de part de marché dans 80 % de nos pays. C’est peut-être un péché d’orgueil, mais peu de groupes de grande consommation peuvent présenter un pareil bilan. C’est souvent dans la tempête qu’on peut faire la différence et c’est pour cela que, dans cette période, nous continuons à investir pour construire le futur de ce groupe. </p><p>Quelles sont vos prévisions pour l’ensemble de l’année&#8201;? </p><p> </p><p>Nous sommes tout à fait confiants dans notre capacité à réaliser un bénéfice par action en hausse de 10 % sur l’ensemble de l’année. Ce qui nous a permis d’obtenir ces résultats, c’est toute la politique que nous avons mise en place ces dernières années pour répondre à notre mission d’apporter la santé par l’alimentation au plus grand nombre. Ce qui peut passer par des baisses des prix, mais pas uniquement. On a multiplié les efforts, élargi les gammes, gagné en productivité, modifié l’équilibre entre la publicité et la promotion, et répondu très précisément aux attentes des consommateurs. </p><p>C’est-à-dire&#8201;? </p><p> </p><p>Dans les aliments pour bébés, par exemple, nous n’avons pas baissé le prix, qui fait partie des éléments de réassurance des parents. Mais, dans plusieurs pays, on a lancé une deuxième marque, moins chère, pour ceux qui n’ont pas les moyens de s’offrir la première. Dans ce domaine, on va aussi élargir notre spectre, en proposant à la fois des aliments spécifiques pour la grossesse et une offre élargie pour la tranche des enfants de deux à trois ans. Les nutritionnistes recommandent en effet de poursuivre une alimentation spécifique au-delà de deux ans. Pour prendre un autre exemple, nous réfléchissons à lancer nos produits sous d’autres formes, comme des yaourts en poudre. Cela ouvre des perspectives intéressantes pour les pays émergents. </p><p>Vous avez réduit vos dépenses publicitaires&#8201;? </p><p> </p><p>Pas du tout. La publicité coûtant moins cher, on a accru notre effort dans ce sens sans dépenser plus et en multipliant les supports. La publicité est très différente de ce qu’elle était il y a dix ans. On utilise beaucoup plus Internet et ça marche très bien. Sur Internet, notre spot Evian est devenu en quelques semaines le film le plus visionné avec 60 millions de spectateurs à ce jour. </p><p>En jouant la carte des volumes, avez-vous perdu en rentabilité&#8201;? </p><p> </p><p>Non, nous prévoyons d’améliorer nos marges de 60 à 70 points, parce qu’on a joué sur tous les postes, saturé les outils, réduit les coûts logistiques, gagné en efficacité. …La baisse des matières premières nous a aussi aidés. </p><p>Le consommateur a-t-il aujourd’huiun comportement de sortie de crise&#8201;? </p><p> </p><p>La crise est un terme trop général. Tout dépend de quelle crise on parle. A l’instant T, la crise financière semble jugulée. De là à dire qu’elle est derrière nous… je n’en sais rien. La crise économique, elle, n’est pas finie. Quant à la crise sociale, elle commence seulement. Certaines entreprises devront licencier. En tout état de cause, il faut rester précautionneux. Mon métier n’est pas de lire dans l’avenir mais de faire des hypothèses. Et une des hypothèses que je pose est que la crise a durablement modifié les comportements. </p><p>Qu’est-ce qui a changé, par exemple&#8201;? </p><p> </p><p>Le consommateur n’achète plus ses vêtements en fonction de la saison. Il attend les soldes. Il n’achète plus de 4 x 4 polluants. Mais, en même temps, certains produits très chers se vendent très bien, comme le montre le succès d’Apple. Preuve que les marques, si elles savent s’adapter, ont un grand avenir devant elles. Pour nous, la question est de savoir comment créer de la valeur pour le consommateur avec des produits accessibles par leur prix. </p><p>Comment vous y prenez-vous&#8201;? </p><p> </p><p>Nos produits doivent être clairement les meilleurs en goût et apporter un bénéfice santé pertinent. Cela peut aller de l’apport des nutriments essentiels sous une forme concentrée à des bénéfices plus pointus comme répondre aux problèmes de diarrhées infantiles dans des pays émergents. Le réservoir de croissance dans le secteur de la santé par l’alimentation dans ce type de pays est énorme. Notre métier est de développer des solutions technologiques nouvelles pour proposer ces bénéfices au prix le plus bas. Quitte à passer par des bases différentes, pas forcément laitières. </p><p>En Chine, vous avez fini par trouver un accord pour régler le litige avec votre ancien partenaire Wahaha. Quel enseignement retirez-vous de ce conflit&#8201;? </p><p> </p><p>Cette société commune, de sa création jusqu’au conflit, nous a apporté beaucoup de croissance et de profits, et nous a permis d’apprendre les codes, tous les codes, des affaires en Chine. Si bien que, là comme ailleurs, nous pouvons maintenant monter des affaires sans obligatoirement chercher un partenaire. Avant, pour entrer dans un pays, nous avions pour habitude d’acheter une société, souvent le numéro un local, et en avant ! Maintenant, nous pouvons avancer seuls. Regardez : en Chine, où nous sommes par ailleurs leaders de la nutrition infantile, nous sommes repartis seuls dans les produits laitiers frais et, avec Activia, nous avons déjà pris 20 % du marché du Grand Shanghai, une région qui compte 100 millions d’habitants. Et sur l’ensemble des neuf premiers mois de l’année, notre chiffre d’affaires en Chine grimpe de 22 %. La deuxième leçon, c’est d’avoir un équilibre entre les différentes zones, pour ne pas trop dépendre d’un pays. Donc, parallèlement à notre essor en Chine, nous construisons d’autres choses en Indonésie, en Thaïlande, en Corée et bientôt en Inde. … </p><p>Dans l’eau, votre chiffre d’affairesest quasiment inchangé d’une annéeà l’autre. A terme, envisagez-vous de céder cette activité&#8201;? </p><p> </p><p>Bien sûr que non ! Dans ce métier, nous réalisons la moitié de notre chiffre d’affaires et plus de 60 % des volumes dans les pays émergents, où la croissance est très forte, et ça marche très bien. Au Brésil, le lancement de l’eau Bonafont est par exemple un grand succès. Et avec quels camions y livrons-nous les distributeurs ? Avec ceux de notre pôle laitier. Une jolie façon d’utiliser au mieux nos moyens. C’est très rentable. </p><p>Mais dans les pays industrialisés, les ventes sont structurellement en baisse… </p><p> </p><p>C’est vrai ces dernières années. Mais ce trimestre nous réalisons une croissance en volume de plus de 10 % en France, au Royaume-Uni et en Allemagne, en partie grâce à une météo enfin favorable. D’autre part, notre rôle, c’est de faire mieux que nos concurrents. D’où tous nos efforts sur les volumes, avec par exemple le lancement d’une bonbonne Volvic de 8 litres, qui rend le produit très abordable. D’où aussi toute notre démarche pour démontrer que nos eaux en bouteille sont bien des produits écologiquement responsables. L’eau minérale, c’est 100 % renouvelable. C’est un produit bio, au sens propre. En outre, nous avons réduit le poids des bouteilles pour utiliser moins de PET, nous utilisons du plastique recyclé, nous transportons les caisses à 80 % par chemin de fer… Et ce qui reste comme émissions de CO2, nous sommes en train de le compenser par la plantation de mangroves. </p><p>Vous auriez pu céder Evian pour acheter autre chose… </p><p> </p><p>Mais quoi ? Les aliments pour enfants Mead Johnson, comme la rumeur en a couru ? Globalement, cela n’aurait pas de sens pour nous. Seuls certains de ses actifs dans les pays émergents peuvent nous intéresser. Si nous voulons faire de petites acquisitions, nous en avons déjà les moyens, notamment après l’augmentation de capital de 3 milliards d’euros lancée il y a quelques mois. Quant à réaliser une grande acquisition, citez-moi une seule opération qui colle avec notre stratégie ! Je n’en vois pas. </p><p>Quatre ans après la rumeurd’une possible OPA de PepsiCo, Danone est-il toujours opéable&#8201;? </p><p> </p><p>Techniquement, oui. Mais je ne me rase pas tous les matins en pensant à cela. Notre meilleure protection, c’est évidemment une stratégie qui marche, mais aussi la culture Danone. Ce groupe est un animal assez unique, qu’il ne serait pas évident de gérer pour quelqu’un de l’extérieur. Et cette culture est très partagée. Nous venons de réaliser une enquête interne. Sur 65.000 questionnaires envoyés, nous avons obtenu 82 % de réponses. Sur tous les points, tels que la motivation des équipes, on est dans les entreprises les plus performantes au monde. Le fameux modèle Danone, avec son double projet économique et social, est plus que jamais une réalité. Les salariés ont besoin d’être motivés par autre chose que le taux de retour sur capitaux investis ! Quand nous créons Danone Communities, qui investit au Sénégal ou au Cambodge, quand nous mettons 100 millions d’euros dans le fonds Danone Eco-Système, quand nous montons un fonds Danone pour la nature, c’est aussi cela que nous leur proposons. Et ça fonctionne. </p><p>PROPOS RECUEILLIS PAR MARIE-JOSÉE COUGARD, DAVID BARROUX ET DENIS COSNARD </p><p> </p><p>bruno lévy pour «&#8201;les echos&#8201;» Les Echos Date : 26/10/2009 </p><p>Page: 014 Section: Entretien du lundi </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Mon, 26 Oct 2009 23:28:24 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021zyetw95zedl&threadId=00218bfwk7to2ybt 2009-10-26T23:28:24Z Pôle emploi va ouvrir des négociations sur les conditions de travail http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=0021675niv2rpumh </p><p>En réponse au mouvement de grève de mercredi, très suivi, Christian Charpy, directeur général de Pôle emploi, a présenté vendredi une série de mesures. Il promet l’ouverture« avant la fin de l’année »d’une négociation sur la prévention du stress,« en s’appuyant notamment sur le questionnaire qui sera envoyé aux 46.000 agents dès le 5 novembre ». Pôle emploi va aussi titulariser 1.250 agents« avant l’échéance »de leur CDD et Christian Charpy« fera le point avec les directeurs régionaux de leurs besoins en effectifs dans le cadre des discussions préparatoires au budget 2010 ».Mais il reste ferme sur le calendrier de déploiement des sites mixtes avant fin décembre. Les syndicats ont dans l’ensemble jugé« ces petites avancées insuffisantes »(SNU-FSU). Selon ces derniers, une nouvelle réunion pourrait se tenir en fin de semaine. </p><p> </p><p>Les Echos Date : 26/10/2009 </p><p>Page: 006 Section: France </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Mon, 26 Oct 2009 23:10:19 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=0021675niv2rpumh 2009-10-26T23:10:19Z Neues Mitglied: Jean-Marc LEZCANO ist Mitglied des Hubs geworden http://www.viadeo.com/fr/profile/jean-marc.lezcano Jean-Marc LEZCANO ist Mitglied des Hubs geworden<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/jean-marc.lezcano">Jean-Marc LEZCANO</a></p> Sun, 25 Oct 2009 23:00:00 GMT http://www.viadeo.com/fr/profile/jean-marc.lezcano 2009-10-25T23:00:00Z Les salariés ne se disent pas plus stressés qu’il y a un an http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=0023hly1inslnhi </p><p>Malgré la crise, les salariés ne se disent pas plus stressés et sont majoritairement satisfaits de leur travail, selon l’enquête Cegos sur le climat social dans les entreprises. Mais un tiers a tendance à «&#8201;lever le pied&#8201;». </p><p>Et si les salariés français n’allaient, en moyenne, pas si mal que ça, en dépit des crispations sociales des derniers mois (séquestrations de dirigeants, vague de suicides chez France Télécom, etc.). C’est le sentiment que l’on peut avoir en lisant la dernière enquête de l’Observatoire de la Cegos sur le climat social dans les entreprises. La dixième édition de cette étude annuelle parue hier décrit des salariés certes inquiets pour leur avenir mais qui, dans l’ensemble, ne se plaignent pas trop. Les deux tiers des 2.000 salariés interrogés à la mi-septembre se disent « globalement satisfaits de leur travail ». Et comme si la crise n’avait eu que peu d’impact sur les salariés, ils se disent tout autant impliqués (77 %) et motivés (61 %) que lors de la précédente enquête (septembre 2008). Plus étonnant encore, à les entendre, la récession n’a pas augmenté leur niveau de stress. Au contraire il serait même en légère baisse d’une année sur l’autre.Pour la Cegos, les Français ne tombent pas dans le catastrophisme et adoptent peut-être tout simplement une certaine résignation face aux incertitudes. A peine plus d’un salarié sur deux a ainsi « confiance dans l’avenir de son entreprise », et un sur cinq craint réellement pour son emploi. La grande peur des salariés concerne avant tout leur salaire. « Toutes les réponses de satisfaction sont à des niveaux inférieurs à ceux de 2008 », expliquent les experts de la Cegos. Les salariés estiment ainsi que les règles en matière d’évolution des rémunérations sont moins claires et mal connues. Ils sont aussi une large majorité (64 %) à craindre un blocage de leur rémunération en 2010. Crainte qui serait partiellement injustifiée puisque seuls 46 % des DRH interrogés dans cette même enquête craignent d’avoir à recourir à cette solution. </p><p> </p><p>«&#8201;Discussion franche&#8201;» </p><p>Quant à savoir comment les salariés font face, au jour le jour, à cette situation d’insatisfaction larvée, l’enquête de la Cegos confirme une tendance décelée l’an passé : sans doute faute de pouvoir changer d’employeur du fait de la crise, les salariés « ont de plus en plus tendance à lever le pied » (34 % contre 31 % en 2008). Ils sont encore à peu près autant (53 %) à dire qu’en cas d’insatisfaction, ils provoquent « une discussion franche » avec leur manager direct. Un salarié sur trois pense aussi que son entreprise pourrait connaître des actions violentes en cas de conflits graves. Et ils sont deux sur trois à comprendre de tels comportements. </p><p>C. F. </p><p>i Retrouvez les résultats de l’enquête sur www.lesechos.fr/documents </p><p> </p><p>Les Echos Date : 23/10/2009 </p><p>Page: 004 Section: France </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Sat, 24 Oct 2009 20:42:36 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=0023hly1inslnhi 2009-10-24T20:42:36Z Neues Mitglied: Catherine Maurel ist Mitglied des Hubs geworden http://www.viadeo.com/fr/profile/catherine.maurel2 Catherine Maurel ist Mitglied des Hubs geworden<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/catherine.maurel2">Catherine Maurel</a></p> Thu, 22 Oct 2009 22:00:00 GMT http://www.viadeo.com/fr/profile/catherine.maurel2 2009-10-22T22:00:00Z Neues Mitglied: Benjamin TRAMPOGLIERI ist Mitglied des Hubs geworden http://www.viadeo.com/fr/profile/benjamin.trampoglieri Benjamin TRAMPOGLIERI ist Mitglied des Hubs geworden<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/benjamin.trampoglieri">Benjamin TRAMPOGLIERI</a></p> Tue, 20 Oct 2009 22:00:00 GMT http://www.viadeo.com/fr/profile/benjamin.trampoglieri 2009-10-20T22:00:00Z Nouveau suicide chez France Télécom au centre R&D de Lannion http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002ywg4uew09g1m </p><p>C’est le vingt-cinquième suicide chez l’opérateur de télécommunications depuis février 2008. Le PDG, Didier Lombard, s’est rendu sur place et le ministre Xavier Darcos a invité les partenaires sociaux à intensifier les négociations sur le stress. </p><p>Un vingt-cinquième salarié a mis fin à ses jours chez France Télécom hier. Cette triste nouvelle a encore alourdi le climat social chez l’opérateur de télécommunications, placé sous surveillance par le gouvernement et par les parlementaires depuis septembre. Cet ingénieur âgé de quarante-huit ans, qui travaillait à la R & D à Lannion, était en arrêt maladie depuis un mois et s’est donné la mort chez lui. Le choc est d’autant plus terrible pour le site de Lannion que le même centre de recherche a déjà vécu le suicide d’un technicien dans la nuit du 29 au 30 août. Le patron de l’innovation chez France Télécom, Jean-Philippe Vanot, était justement de passage ce jour-là pour donner aux managers les nouvelles consignes de lutte contre le stress des salariés. Sitôt la nouvelle du suicide annoncée, les salariés se sont spontanément rassemblés devant l’entreprise, où ils attendaient hier soir l’arrivée du PDG Didier Lombard.Le chef de l’Etat a déclaré au « Figaro » :« Il ne faut pas exploiter ces drames humains douloureux. Mais ils viennent rappeler que le travail des salariés doit être au-dessus du reste. (...) Des salariés heureux au travail sont un élément de la compétitivité d’une entreprise. »« C’est une terrible nouvelle, que je redoutais », a pour sa part déclaré sur France 5 le nouveau numéro 2 de l’opérateur de télécommunications, Stéphane Richard. Le salarié aurait, selon lui, laissé une lettre dans laquelle il faisait« état d’une déception dont il aurait souffert, à la suite d’un choix professionnel pour un poste sur lequel il était candidat, et où il n’a pas été retenu ».Quant à Xavier Darcos, il a invité « les partenaires sociaux de France Télécom à intensifier les échanges entrepris dans le cadre de la négociation sur la prévention du stress au travail et à s’accorder dans les meilleurs délais sur la mise en place de procédures adaptées ». La semaine dernière, il s’était déclaré satisfait des mesures prises au sein du groupe :« Les choses ont été reprises en main. Nous avons fait une feuille de route, Didier Lombard et moi, il y a une quinzaine de jours ; la direction générale du travail accompagne les travaux du CHSCT (comité hygiène et sécurité) ; ils ont ouvert cinq négociations, interrompu les mutations jusqu’à la fin de l’année. »Avant même l’annonce de ce nouveau décès, les syndicats de France Télécom (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC/Unsa, SUD) ont appelé jeudi le personnel à« agir sous toutes les formes, et notamment des assemblées générales »le 20 octobre, jour de la prochaine séance de négociation sur le stress au travail, estimant que les personnels étaient« toujours en danger ». </p><p> </p><p>S.G. </p><p> </p><p>Les Echos Date : 16/10/2009 </p><p>Page: 026 Section: Technologies de l'information </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Sat, 17 Oct 2009 21:22:38 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002ywg4uew09g1m 2009-10-17T21:22:38Z Y a-t-il un malaise du management de proximité ? http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=0021z9frq86x46id </p><p>Par Eric AlbertLes effets conjugués de la complexité organisationnelle et de la crise ont réduit à peau de chagrin la marge de manœuvre du management de proximité. En réaction à la tourmente, la plupart des dirigeants ont resserré le reporting et recentralisé le pouvoir. Cette attitude, qui vise surtout à les rassurer, a rétréci un peu plus l’autonomie du « terrain ». Pour autant qu’elle existât encore ! En effet, on assiste depuis des années à une tendance lourde, qui tend à instaurer des procédures pour gérer tous les actes de la vie quotidienne. Dès lors, le rôle du management de premier niveau consiste principalement à contrôler le bon fonctionnement des différents process et à rendre compte de leur mise en œuvre par des tableaux de chiffres. Dans certaines entreprises, on parle d’ailleurs de « management Excel ». Cela revient à le mettre dans un rôle d’exécutant ou de simple rouage du grand mécanisme organisationnel. Et alors ? Pourquoi pas, si ça marche comme ça ? Or, à restreindre ainsi l’autonomie de la première ligne de management, on réduit d’autant son sens de la responsabilité.Les conséquences de cette baisse de la responsabilité managériale sont nombreuses. La première est que le manager ne se sent plus investi du devoir de porter un discours managérial. Dès que l’un de ses collaborateurs lui exprime un dysfonctionnement, une incompréhension organisationnelle ou stratégique, ne se sentant pas en charge, il n’a rien à répondre ou, pire, il abonde dans son sens en pointant le doigt vers le haut pour en expliquer l’origine. Faute de s’être approprié le système et de s’en sentir responsable, le manager de terrain bascule volontiers avec ses collaborateurs dans la contestation. C’est rarement une contestation frontale, c’est plutôt une complicité implicite avec les collaborateurs qui se cimente contre l’entreprise ou sa direction. La résistance au changement s’installe, exprimée par les collaborateurs sous l’œil bienveillant de leur hiérarchie directe. </p><p> </p><p>Pas d’espace de créativité </p><p>Autre conséquence de cette déresponsabilisation : la perte de prise d’initiative. Il suffit de très peu de chose pour renoncer à essayer de faire progresser les choses : juste trois ou quatre tentatives infructueuses. Les procédures sont presque toujours vécues comme un carcan, qui ne laissent pas d’espace de créativité. Et voilà des managers pris dans un rôle d’exécutant qui comprennent qu’il ne faut pas réfléchir mais obéir.Malaise ? Certainement. Au point que le statut de manager n’est plus considéré comme enviable par beaucoup de ceux qui pourraient y accéder. La démotivation gagne, pour beaucoup d’entre eux, avec un sentiment de passer plus de temps en réunions et en reporting, c’est-à-dire à faire marcher l’organisation plutôt qu’à être utile en faisant avancer le cœur de l’activité de l’entreprise. Il faut que les dirigeants comprennent que, sans management de proximité, ils se coupent de leurs collaborateurs. Ils n’ont, dès lors, plus que la contrainte comme ressort managérial : c’est limité.Eric Albert, président de l’Ifas, ea@eifas.net </p><p> </p><p>Les Echos Date : 13/10/2009 </p><p>Page: 012 Section: Les stratégies </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Tue, 13 Oct 2009 20:56:34 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=0021z9frq86x46id 2009-10-13T20:56:34Z La perception du stress va crescendo http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002i3c1c3gp4ber </p><p>Quelque 66 % des Français s’estiment de plus en plus stressésau travail, dont 73 % ayant entre 35 et 49 ans, selon une enquête menée auprès de 1.000 personnes, par TNS Sofres pour l’Apave, organisme privé de formation à la sécurité au travail. Un sondésur quatre (27 %) considère, par ailleurs, qu’il y a de plus en plusde « maladies professionnelles » (troubles musculo-squelettiques, syndrome d’épuisement professionnel, pathologies nécessitant la consommation de médicaments). Toutefois, 69 % des personnes interrogées estiment que leur entreprise agit « peu ou pas » pour limiter le stress des collaborateurs. Quant aux maladies professionnelles, 45 % des sondés considèrent que leur employeuragit peu pour prévenir les risques et 44 % pensent le contraire. </p><p> </p><p>Les Echos Date : 13/10/2009 </p><p>Page: 012 Section: Les stratégies </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Tue, 13 Oct 2009 20:54:58 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002i3c1c3gp4ber 2009-10-13T20:54:58Z Comment les entreprises apprivoisent le Web 2.0 http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021q0tflifm54si&threadId=002qkj4auu1w9ok </p><p>Le Web version 2.0 abat les murs de l’entreprise. Difficile d’en connaître les limites. Les employeurs tentent de s’adapter aux nouveaux comportements de leurs salariés. </p><p>C’est une déferlante. Facebook, LinkedIn, Viadeo, Twitter et autres outils dits « 2.0 » séduisent des millions de salariés à travers le monde. Difficile pour les employeurs d’ignorer ces outils et la logique participative qu’ils imposent. « Or, ils font voler en éclats les mécanismes traditionnels de fonctionnement des entreprises. Les rapports au temps, la notion d’espace géographique, les relations à la hiérarchie, le partage de l’information… tout est bouleversé »,estime Serge Perez, président de l’agence Les Ateliers Corporate. Dans cet univers en constante mutation, les sociétés cherchent leur voie. Beaucoup tentent de recréer cette dynamique à l’intérieur de leurs murs. En la matière, pas de recette toute faite.lAreva face au dilemme dusecretLongtemps, ingénieurs et techniciens, en poste chez Areva, se sont transmis leurs connaissances grâce à des documents papier ou dans des environnements numériques verrouillés. Face à la vague du Web 2.0, le géant s’interroge :« Un des grands enjeux du groupe, c’est le transfert du savoir, des anciens vers les jeunes, au sein d’équipes de projet réparties dans le monde et aussi vers l’extérieur parce que certains sujets, comme le traitement des déchets nucléaires, sont de l’ordre du débat public », estime Martin Roulleaux Dugage chez Areva. En prime, le phénomène de la pyramide des âges et l’essor du secteur poussent Areva à accueillir de jeunes diplômés, souvent friands du Web 2.0. Reste que, sur ce secteur sensible, la notion de « secret » parasite les logiques collaboratives.« Dans le Web 1.0, tout document est réputé confidentiel jusqu’à preuve du contraire. Avec le Web 2.0, c’est l’inverse »,commente Martin Roulleaux Dugage.Fort de ses 75.000 salariés, Areva avance donc à petits pas pour entrer dans une logique « de collaboration de masse ».Le groupe lorgne aussi la Toile. « Avec ces outils, l’entreprise n’a plus de murs »,commente Serge Perez. Après avoir découvert que des milliers de salariés s’étaient inscrits sur Facebook ou LinkedIn en mentionnant Areva, le groupe, qui prévoit 4.000 embauches en France, a proposé à ses collaborateurs d’installer sur leur page de présentation une petite application baptisée « work with me » qui renvoie aux annonces du site carrière.Par ailleurs, sur Internet, les débats concernant l’énergie, le nucléaire et l’environnement sont vifs. Aux Etats-Unis déjà, Areva Inc. engage et entretient la discussion sur des blogs, des forums ou au sein de communautés.En France, un blog sur les projets EPR est à l’étude.lBouyguesConstructiona bâti une université virtuelleC’est un constat en béton. Une majorité de ses 53.700 salariés ayant moins de 35 ans, « un collaborateur de Bouygues Construction sur deux utilise des outils du Web 2.0 dans sa vie privée, estime Jean-Manuel Soussan, directeur du développement RH du groupe.Nous avons voulu leur donner les mêmes outils dans l’entreprise. » Ainsi, depuis fin 2008, 500 salariés, ayant bénéficié de formations diverses dans l’université du groupe, se sont vu donner un accès aux bancs d’une « université 2.0 » maison. Ce campus « sans murs » permet de favoriser le « réseautage » entre les promotions, car chacun peut, à tout moment, solliciter l’avis professionnel de ses camarades. Mais aussi de continuer à se former, car l’université « virtuelle » est alimentée au fil de l’eau en documents, conférences et autres interventions… même si ce n’est, pour l’heure, que par des personnes autorisées.lSchlumbergersonde ses salariésChez Schlumberger, dont les activités pétrolières sont éclatées sur 80 pays, la culture « collaborative » ne date pas d’hier. Au fil des progrès technologiques, divers outils ont vu le jour. Créée en 1999 et initialement centrée sur les experts, sa plate-forme Eurêka permet à ses 82.000 collaborateurs d’échanger au sein de communautés consacrées, par exemple, à la biochimie ou la géologie. Parallèlement, l’espace InTouch, dont l’accès est filtré, apporte, telle une « hotline numérique », des solutions techniques aux salariés de terrain. S’y ajoute la plate-forme « wiki » Speedia, dont la vocation première était d’élaborer un glossaire des termes maison. Mais aussi un « YouTube » interne, un annuaire d’entreprise alimenté par chacun… Le géant pétrolier ayant commencé tôt, ses outils, plus anciens, se superposent. Toutefois, Schlumberger garde son avance culturelle. Aussi, le groupe se penche-t-il désormais sur un phénomène baptisé « Retour sur attention ». « Internet a multiplié l’accès à l’information et favorise les inter actions nombreuses et permanentes. Aussi l’attention des salariés devient une ressource de plus en plus rare,révèle Julien Le Nestour, responsable innovation et informatique.Nous étudions des systèmes et des outils qui permettraient de l’augmenter ou de la préserver. »lDassault Systèmes tisse une toile de 8.000 filsFleuron mondial du logiciel 3D, Dassault Systèmes a déployé dès février 2008 une gigantesque plate-forme communautaire pour ses 8.000 employés. De la Chine au Mexique, du Japon à la France, chacun peut prendre la parole sur l’intranet du groupe. Quelque 300 communautés y ont surgi, rassemblant, par exemple, des salariés par secteur, de l’automobile aux sciences de la vie, ou bien par métiers du design au juridique. Mais pas seulement : une communauté est, par exemple, consacrée au site de Vélizy, siège de Dassault Systèmes. Chacune peut personnaliser son espace, travailler, contribuer à des blogs, partager des photos, des vidéos, des modèles en 3D… Et chaque collaborateur peut, bien sûr, publier sa page personnelle. Le système, qui s’enrichit« de seconde en seconde au fil des contributions et en fonction de chaque profil »,facilite la production de savoir, favorise la communication ascendante et renforce les connexions entre salariés, dans un environnement unique. « Vous ne perdez plus de temps à rassembler des informations éparpillées car le savoir de chacun se trouve sur la communauté », juge Tarik Lebtahi, responsable intranet 2.0. Au-delà de l’apport strictement professionnel, cette toile géante « change les rapports entre les gens », estime-t-il. S’y greffent émotion et proximité. L’outil révèle « des talents, des expertises et des facettes nouvelles chez nos collaborateurs ». A terme, il devrait s’ouvrir à ses clients et partenaires… </p><p> </p><p>VALÉRIE NOËL </p><p> </p><p>Les Echos Date : 13/10/2009 </p><p>Page: 012 Section: Les stratégies </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Tue, 13 Oct 2009 20:53:40 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021q0tflifm54si&threadId=002qkj4auu1w9ok 2009-10-13T20:53:40Z InterfaceFlor a bâti son succès sur le recyclage et les économies http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=00222p3rrtycasf0&threadId=0021leuymg861b63 >Leader mondial de la fabrication de moquette en dalles, </p><p>>InterfaceFlor déroule depuis quinze ans, sous la </p><p>>houlette de son fondateur, un plan d’action visant à </p><p>>éliminer tout impact négatif sur l’environnement à </p><p>>l’horizon 2020. Pour parvenir à ses fins, le groupe </p><p>>s’appuie sur des technologies dernier cri. </p><p>>Sortir du cycle infernal du gaspillage : « Prendre, </p><p>>fabriquer, jeter. » Tel est le défi que s’est fixé, dès </p><p>>1994, le président et fondateur du groupe américain </p><p>>InterfaceFlor, Ray Anderson, qui a bâti le leader </p><p>>mondial des revêtements de sol textiles modulaires en </p><p>>repoussant les limites de la fabrication durable. </p><p>>Baptisé « mission zéro », le plan d’action affiche </p><p>>clairement son ambition : n’avoir plus aucun impact </p><p>>négatif sur l’environnement à l’horizon de 2020. Ce qui </p><p>>a valu à Ray Anderson de devenir une figure </p><p>>internationale du développement durable – il a été </p><p>>désigné comme un héros de l’environnement par « Time </p><p>>Magazine » en octobre 2007.Et ce ne sont pas de vains </p><p>>mots. Depuis 1996, date de la mise en place de systèmes </p><p>>de mesure des progrès accomplis, le groupe a réalisé </p><p>>des économies cumulées de 405 millions de dollars sur </p><p>>les coûts liés aux déchets, réduisant de 66 % leur </p><p>>volume global à l’échelle mondiale. « Nous considérons </p><p>>les déchets comme un coût qui ne génère aucune valeur </p><p>>pour le client. Leur élimination représente davantage </p><p>>que la simple réduction des volumes de produits envoyés </p><p>>en décharge. Il s’agit d’améliorer tous les processus </p><p>>qui pourraient être exécutés plus vite et produire </p><p>>davantage tout en demandant moins de tempset d’énergie </p><p>>», explique Ton van Keken, vice-président seniordes </p><p>>opérations d’InterfaceFlor en Europe. </p><p> </p><p>>Une technologie de la Nasa </p><p>>Pour viser le zéro déchet, axe prioritaire du plan « </p><p>>mission zéro », le groupe s’appuie fortement sur </p><p>>l’innovation. Grâce à la mise en œuvre de deux </p><p>>nouvelles technologies de pointe, il cherche </p><p>>aujourd’hui à réduire de façon significative les </p><p>>déchets industriels de ses sites européens. Installée </p><p>>dans son usine de Scherpenzeel aux Pays-Bas, la </p><p>>première est une machine développée à partir d’une </p><p>>technologie de la Nasa qui utilise la coupe sur mesure </p><p>>à ultrasons pour réduire les chutes. Concrètement, </p><p>>quand 6 coups sont nécessaires pour découper 24 dalles </p><p>>dans un rouleau de moquette à l’emporte-pièce, un seul </p><p>>cycle suffit à la machine à ultrasons pour obtenir le </p><p>>même résultat. De surcroît, la découpe à ultrasons, qui </p><p>>génère moins de poussière, améliore la qualité d’une </p><p>>dalle, dont l’arête est plus nette qu’avec un processus </p><p>>standard. Avec cette machine, qui représente un </p><p>>investissement de 2 millions d’euros, la société espère </p><p>>à terme doubler sa production et baisser ses rejets de </p><p>>80 %, soit l’élimination de 310 tonnes de déchets </p><p>>chaque année.Pour boucler la boucle, le groupe a </p><p>>imaginé un système original, baptisé « Cool Green », </p><p>>qui récupère les déchets de moquette issus du processus </p><p>>de fabrication, les chutes de découpe et les dalles non </p><p>>conformes aux exigences de qualité recherchées. « Cette </p><p>>machine broie les chutes, il en résulte une poudre qui </p><p>>est intégrée dans la sous-couche de nouveaux produits à </p><p>>hauteur de 12 %. C’est la première fois qu’une </p><p>>industrie comme la nôtre est capable de proposer un </p><p>>recyclage de ce type », explique Bruno Sevin, directeur </p><p>>marketing du groupe pour l’Europe du Sud.« Les </p><p>>économies générées par la réduction du gaspillage vont </p><p>>servir à amortir le matériel mis en place et à financer </p><p>>de nouvelles innovations pour atteindre notre objectif </p><p>>d’ici à 2020 », ajoute-t-il. Autre effet induit, ce </p><p>>système permet d’augmenter la proportion de matériaux </p><p>>recyclés entrant dans la composition de la sous-couche </p><p>>de nouvelles moquettes à hauteur de 74 %.Sa logique </p><p>>écologique, InterfaceFlor la déroule jusqu’au </p><p>>consommateur. Après son concept de dalles à pose </p><p>>aléatoire, avec un motif qui ne se répète pas et qui ne </p><p>>nécessite donc pas de raccord (seulement 1 à 2 % de </p><p>>chute), le groupe lance une nouvelle méthode </p><p>>d’installation facile et rapide. Baptisée « TacTiles », </p><p>>il s’agit d’un système de petits carrés adhésifs (7,5 </p><p>>cm de côté) qui maintient les dalles entre elles et au </p><p>>sol, sans ajout de colle liquide. Cinq petits grammes </p><p>>d’adhésif suffisent par mètre carré, contre quelque 110 </p><p>>grammes pour une pose classique. Avec une empreinte </p><p>>carbone allégée de 90 % en équivalent CO2. </p><p>>CHANTAL HOUZELLE </p><p> </p><p>>La coupe sur mesure à ultrasons permet de réduire les </p><p>>chutesde moquette, génère moins de poussière et </p><p>>améliore la qualité des dalles.DR Les Echos Date : </p><p>>13/10/2009 </p><p>>Page: 011 Section: Les stratégies </p><p> </p><p> </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Tue, 13 Oct 2009 20:49:57 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=00222p3rrtycasf0&threadId=0021leuymg861b63 2009-10-13T20:49:57Z Les enchères de brevets pourraient arriver en Europe http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0027bw8xxf9zspm&threadId=0023kea33mp84v6 </p><p>Soucieuses de valoriser leurs brevets, de plus en plus d’entreprises se tournent vers les enchères. Né aux Etats-Unis, ce phénomène pourrait bientôt débarquer en France. </p><p>Quel point commun entre un nouveau type de rotor pour hélicoptères (mise à prix : 1 million de dollars, soit 677.000 euros), une laisse pour chien (50.000 dollars), un skateboard doté d’un moteur à gaz et une brosse à dents avec dentifrice incorporé ? Les brevets de ces trouvailles plus ou moins sérieuses sont à vendre aux enchères sur PatentAuction.com (littéralement « EnchèreDeBrevets.com »), qui propose des produits américains, australiens, etc. Cet eBay des idées préfigure-t-il la Bourse électronique de brevets que certains réclament aux Etats-Unis (lire ci-contre) ?Plus certainement, il révèle une tendance de fond : les ventes aux enchères des brevets technolo giques – mais cette fois dans la vraie vie, pas sur Internet – se développent outre-Atlantique. Le principe est calqué sur les en chères classiques : en salle des ventes, avec des documents consultables plusieurs jours, voire plusieurs semaines à l’avance. Certains intermédiaires voudraient s’implanter en Europe.L’idée de vendre une invention aux enchères est aussi vieille que le principe même des brevets. « Un inventeur veut toujours vendre au plus offrant, rappelle Robert P. Andris, avocat, spécialiste de la propriété intellectuelle au bureau de Redwood City (Silicone Valley), du cabinet Ropers, Majeski, Kohn & Bentley.Mais, depuis le milieu de la décennie, les enchères de brevets se sont structurées, avec l’apparition de plusieurs acteurs spécialisés. »« C’est un phénomène encore marginal, qui, ici, ne concerne même pas 1 % des transactions sur les brevets, estime un expert de la mission pour la science et la technologie, à l’ambassade de France à Washington.Mais il est appelé à se développer : le besoin de rendre monnayable la production de connaissances est désormais trop grand dans ce pays. » </p><p> </p><p>Des secteurs limités </p><p>En ces temps de crise, beaucoup d’entreprises, par exemple, cherchent à valoriser leurs actifs. Or, la vente aux enchères permet de répondre à la sempiternelle question : combien vaut une in vention ?« Pour le détenteur d’un brevet, les enchères permettent d’aller vite, de toucher une large audience et de mettre en con currence les enchérisseurs, soutient Dean Becker, fondateur d’Icap Ocean Tomo Live IP Auction, un des grands noms du secteur.Mais cela ne fonctionne que pour les technologies très demandées : écrans numériques, téléphonie, recherche sur Internet, e-publicité... »Parmi les concurrents d’Ocean Tomo, se trouvent Acacia Technologies, Intertrust, IPotential, Rembrandt IP Management, Thinkfire et Pluritas, un cabinet basé à San Francisco, sans doute un des plus anciens.« Notre première vente aux enchères remonte à 2002 ; depuis, nous avons tenu plus d’une cinquantaine d’en chères de ce type, ce qui représente, en volume, plus de 100 millions de dollars », affirme Robert Aronoff, patron de Pluritas.Ce système de vente est-il exportable ? La première vente organisée en France par Icap Ocean Tomo, qui devait se tenir début novembre à Paris avec le soutien de la CDC (Caisse des Dépôts et Consignations), a été annulée.« Plus exactement, elle a été repoussée, en raison de la conjoncture », précise-t-on à la CDC. Dean Becker a bon espoir, cependant, de s’implanter en France.« J’étais dans votre pays fin septembre et je pense pouvoir annoncer en novembre un accord avec un organisme français », révèle-t-il. A quand une vente couplée avec le concours Lépine ? </p><p>Jacques Henno </p><p> </p><p>Les Echos Date : 12/10/2009 </p><p>Page: 013 Section: Les stratégies </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Mon, 12 Oct 2009 20:06:12 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0027bw8xxf9zspm&threadId=0023kea33mp84v6 2009-10-12T20:06:12Z Douze principes du Web en passe de modifier le travail en équipe http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002slqjajfkcvp5 </p><p> </p><p>l Une libre expression. </p><p>L’Internet n’étouffe aucun débat. Toutes les idées – même les plus subversives – ont leur chance de convaincre, du fait de leur mérite et non du pouvoir (hiérarchique, politique, etc.) de celui qui les émet. </p><p> </p><p>l La sollicitation d’une multiplicité d’avis. </p><p>Les idées intelligentes trouvent naturellement un public attentif. Les chats et les forums en ligne en constituent les principaux viviers. Les échanges et les sources d’information ne se limitent plus aux quatre murs d’une entreprise. </p><p> </p><p>l Un droit reconnu à la contestation. </p><p>Les agitateurs de tout poil trouvent aisément leur place dans les communautés en ligne. Ils y sont même célébrés comme des défenseurs des droits numériques inaliénables. Résultat : les pirates sont des héros. </p><p> </p><p>l Des capacités qui comptent plus que des diplômes. </p><p>Seule compte la contribution apportée. La position sociale, le titre hiérarchique, les diplômes pèsent peu sur la Toile. </p><p> </p><p>l De nouveaux profils de leaders. </p><p>Tout forum en ligne recèle des leaders qui s’imposent naturellement, sans besoin d’être nommés par aucune autorité supérieure. Dans l’entreprise, les hiérarchies devraient s’en trouver redessinées. </p><p> </p><p>l Un partage de l’information. </p><p>Le pouvoir ne s’arc-boute plus sur la rétention de l’information. Divulguer une expertise permet d’asseoir une influence, de l’étendre rapidement et de gagner en crédibilité. </p><p> </p><p>l Un pouvoir légitimé par la connaissance et l’expertise. </p><p>Sur le Web, personne n’a le pouvoir de commander ou de sanctionner. Des arguments convaincants, un comportement altruiste et une expertise pointue sont les meilleurs moyens de s’y rendre crédible. </p><p> </p><p>l La possibilité de choisirses tâches… </p><p>Qu’il s’agisse de contribuer à un blog ou de travailler sur un projet « open source », chacun doit pouvoir choisir de collaborer selon ses centres d’intérêt. </p><p> </p><p>l … ainsi que les membresde son équipe. </p><p>Les groupes de travail s’auto-construisent et s’auto-organisent, à l’instar de toute communauté en ligne, où chacun a la liberté de créer des liens avec certains individus et d’en ignorer d’autres. </p><p> </p><p>l Des ressources allouées aux projets les plus attractifs. </p><p>L’Internet s’assimile à une économie de marché, où des millions d’individus peuvent librement décider de la façon de dépenser leur crédit « temps » et « attention ». </p><p> </p><p>l La reconnaissance d’un droit de veto. </p><p>Les utilisateurs en ligne n’hésitent pas à attaquer toute décision jugée contraire aux intérêts de la communauté, dont les propriétaires sont bien plus ceux qui l’utilisent que ceux qui l’ont construite. </p><p> </p><p>l La valorisation de la coopération. </p><p>Les gens donnent d’eux-mêmes si on leur permet de contribuer à quelque chose qui leur tient à cœur. La reconnaissance est un élément indispensable à leur accomplissement. </p><p> </p><p>Les Echos Date : 12/10/2009 </p><p>Page: 013 Section: Les stratégies </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Mon, 12 Oct 2009 20:01:46 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002slqjajfkcvp5 2009-10-12T20:01:46Z La génération Facebook bouscule les règles de l’entreprise http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002dn6qflz3irl3 Les entreprises vont devoir réinventer leur mode d’organisation sous la double poussée des évolutions technologiques et de la question intergénérationnelle, d’après le gourou du management Gary Hamel. </p><p>Pour Gary Hamel, professeur à la London Business School et directeur du Management Lab, un organisme basé en Californie, cela ne fait plus de doute : sous l’impulsion de l’Internet et de la montée en puissance d’une nouvelle génération – la génération Facebook, qui s’attend à ce que le contexte du travail se calque sur l’environnement social du Web –, les entreprises vont devoir changer du tout au tout leur façon de travailler. De fait, la crise écono mique laisse clairement apparaître l’épuisement des vieilles méthodes, celles de la génération Fortune 500. Et l’évolution technologique, la question intergénérationnelle et la guerre des talents poussent nécessairement les entreprises à se poser la question de l’innovation managériale.Cette dernière devrait notamment passer par le développement d’un fort esprit entrepreunarial au sein même des organisations, d’après Gary Hamel, qui synthétise en une liste de 12 points les contours d’une « réalité postbureaucratique » (lire ci-dessous). Un tableau que nombre de dirigeants et managers ne manqueront sans doute pas de juger quelque peu… iconoclaste. Mais n’est-ce pas là, après tout, ce que chacun attend d’un gourou du management ? </p><p> </p><p>MURIEL JASOR </p><p> </p><p>La nouvelle génération pousse au changement des pratiques managériales.6PA/MAXPPP Les Echos Date : 12/10/2009 </p><p>Page: 013 Section: Les stratégies </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Mon, 12 Oct 2009 20:00:17 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002dn6qflz3irl3 2009-10-12T20:00:17Z Neues Mitglied: Camille DELACOTE ist Mitglied des Hubs geworden http://www.viadeo.com/fr/profile/camille.delacote Camille DELACOTE ist Mitglied des Hubs geworden<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/camille.delacote">Camille DELACOTE</a></p> Sun, 11 Oct 2009 22:00:00 GMT http://www.viadeo.com/fr/profile/camille.delacote 2009-10-11T22:00:00Z 28 suicides reconnus comme accidents du travail en dix-huit mois http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021zyetw95zedl&threadId=0022n66pfjlrn0n </p><p>Dommages et intérêts.La Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) vient de finaliser un état des lieux des suicides pour lesquels elle a reçu, de janvier 2008 à juin 2009, une demande de reconnaissance comme accidents du travail. Selon cette étude, que dévoilent « Les Echos », la CNAM a reçu 72 demandes, dont 39 ont été rejetées, 5 sont en cours d’examen et 28 ont donné lieu à une reconnaissance. Dans ce dernier cas, la famille de la victime a alors droit à une rente, qui est en outre majorée et assortie de dommages et intérêts si l’employeur mis en cause est condamné pour« faute inexcusable »par un tribunal des affaires de Sécurité sociale (TASS).Dans 85 % des demandes reçues par la CNAM, les victimes étaient des hommes, essentiellement âgés de 40 à 57 ans, et dans plus d’un cas sur deux, le suicide est intervenu sur le lieu de travail. L’étude té moigne aussi de la diversité des publics touchés par le mal-être au travail : un tiers des suicides dé clarés concernent des personnes très qualifiées (3 « dirigeants » et 21 « professions intellectuelles supérieures »), un tiers concernent des professions intermédiaires et des employés de bureau, et le dernier tiers des salariés peu qua lifiés (ouvriers, conducteurs, manœuvres).Aucun secteur professionnel n’y échappe, de la métallurgie (13 cas) au commerce non alimentaire (10 cas), en passant par le BTP (9), les services (16) ou la chimie (4). </p><p> </p><p>Les Echos Date : 09/10/2009 </p><p>Page: 002 Section: France </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Fri, 09 Oct 2009 06:10:41 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021zyetw95zedl&threadId=0022n66pfjlrn0n 2009-10-09T06:10:41Z PSA Peugeot Citroën se dote d’un dispositif de prévention http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=0021vze8dtkm1ghf Touché par plusieurs suicides de salariés en 2007, le groupe PSA Peugeot Citroën a finalisé un accord de prévention des risques psychosociaux. </p><p>Le groupe PSA Peugeot Citroën s’apprête à officialiser un accord de prévention des risques psychosociaux.« Il devrait être signé par les cinq organisations syndicales du groupe à la mi-octobre »,explique Denis Martin, DRH du groupe. La dernière réunion de négociation a eu lieu le 24 septembre et a permis d’aboutir à un texte accepté par les principales centrales syndicales du groupe automobile. </p><p> </p><p>Des questionnaires types </p><p>Ce texte constitue l’aboutissement de l’ensemble des démarches entreprises depuis 2007, année au cours de laquelle l’entre-prise avait déploré le suicide de cinq salariés dont deux sur le lieu de travail. A la suite de ces événements et pour tenter de détecter et de prévenir les situations à risque, l’entreprise avait adapté son plan santé : un numéro vert et une boîte aux lettres destinée à signaler les cas de harcèlement avaient ainsi été créés, tandis qu’une cellule de veille associant médecins du travail, direction et syndicats avait été mise en place.Cette fois,« il s’agit de renforcer l’accompagnement du salarié et de mieux intégrer la dimension médicale de la prévention »,précise Denis Martin. L’accord qui doit être signé ambitionne en effet de rapprocher les outils de mesure et d’identification du stress et le traitement médical des problèmes.La mesure du stress sera ainsi réalisée sur la base de questionnaires types, conçus par un cabinet extérieur – Stimulus, qui avait déjà réalisé un audit de PSA après les suicides de 2007 – et proposés aux salariés lors des visites médicales. Les résultats de ces questionnaires seront exploités à deux niveaux. Au niveau individuel, ils pourront être exploités par le corps médical si le salarié l’accepte au préalable. Au niveau global, les résultats des questionnaires pourront être utilisés par les élus du personnel qui siègent au CHSCT (*) de l’entreprise. Permettant à ces derniers de proposer des actions visant à prévenir le stress professionnel. </p><p>Une dimension plus humaine </p><p>Autre point prévu dans l’accord : la mise en place d’un cursus de formation destiné à aider l’encadrement à prendre en compte les risques psychosociaux et à adopter les attitudes adéquates pour les éviter.La direction s’est également engagée à réduire la taille des équipes en fabrication afin de leur donner une dimension plus humaine, et a affirmé sa volonté d’étendre cette action à tous les sites européens du groupe. </p><p>C. F. </p><p>(*) Comité d’hygiène, de sécurité et de conditions de travail. </p><p> </p><p>Les Echos Date : 09/10/2009 </p><p>Page: 002 Section: France </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Fri, 09 Oct 2009 06:07:44 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=0021vze8dtkm1ghf 2009-10-09T06:07:44Z La souffrance au travail, nouveau cheval de bataille des syndicats http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=0021y04uz9ojqdg1 </p><p>Conscientes d’avoir trop délaissé ce thème, les centrales vont renforcer leur lutte contre le mal-être des salariés. Objectif&#8201;: imposer de profonds changements dans la gouvernance des entreprises. </p><p>L’intérêt d’une journée d’action ne se mesure pas toujours à son succès. Mercredi, l’appel à mobilisation en faveur du « travail décent » lancé par tous les syndicats sauf FO a sans surprise été très peu suivi. Mais le mouvement aura au moins permis aux centrales de mettre en avant le thème du « mal-être au travail », qu’elles entendent désormais ériger en leitmotiv de leur action.« Frappée par la profondeur du malaise »ressenti par les salariés rencontrés lors de son récent« tour de France de la crise », la CFDT a décidé d’en faire un des thèmes centraux de son congrès mi-2010.« On a trop délaissé ce sujet sur lequel les attentes des salariés envers les syndicats sont fortes », insiste Laurent Berger, secrétaire national en charge du congrès.« Les organisations modernes ont totalement occulté l’aspect humain du travail. A nous de réinvestir ces questions »,analyse aussi Bernard Thibault à deux mois du congrès de la CGT.« Si le syndicalisme ne reprend pas la main sur la gestion du travail, il sera en grande difficulté», renchérit Jean-François Naton (CGT). </p><p> </p><p>Un thème fédérateur </p><p>Les autres centrales prennent aussi conscience qu’en s’étant« parfoistrop focalisées sur l’emploi et les salaires », elles n’ont pas assez su – hormis la CGC, précurseur – tirer la sonnette d’alarme sur le stress. La signature unanime, à l’automne 2008, d’un accord interprofessionnel très peu contraignant pour les employeurs aura symbolisé ce manque d’ambition.Les centrales veulent rattraper leur retard. Le timing leur est favorable : dans la foulée du choc provoqué par les suicides chez France Télécom , elles voient s’entrouvrir des portes où s’engouffrer. Côté politique tout d’abord : le ministre du Travail, Xavier Darcos, et les députés UMP montent au créneau (lire ci-dessus). Côté patronal, ensuite, où, sous pression, le Medef a accepté la semaine dernière de lancer des négociations sur la souffrance et le harcèlement au travail.Le mouvement est aussi stratégique. En manque de prise face à l’hétérogénéité des situations et des luttes locales face à la crise, les confédérations trouvent dans la dénonciation de la souffrance au travail un thème fédérateur, à même d’interpeller un maximum de salariés, quelle que soit leur entreprise, métier ou degré de qualification. Autre avantage : ce thème transversal leur offre des portes d’entrée sur de nombreux sujets. Comme l’explique Jacques Voisin (CFTC),« parler souffrance au travail, c’est parler management, organisation du travail, dialogue interne, place des salariés dans les décisions ». </p><p>D. P. </p><p> </p><p>Les Echos Date : 09/10/2009 </p><p>Page: 002 Section: France </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Fri, 09 Oct 2009 06:07:42 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=0021y04uz9ojqdg1 2009-10-09T06:07:42Z Darcos donne quatre mois aux entreprises pour passer des accords sur le stress http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021zyetw95zedl&threadId=0022dmsohy6ccxjv </p><p> Une étude de la CNAM témoigne de la diversité des publics touchés par le mal-être au travail&#8201;: un tiers des suicides déclarés concernent des personnes très qualifiées, un tiers concernent des professions intermédiaires et des employés de bureau, et le dernier tiers des salariés peu qualifiés. Les Echos Date : 09/10/2009 </p><p>Page: 002 Section: France </p><p> </p><p>Le ministre du Travail présente ce matin son plan d’urgence sur les risques psychosociaux.Il va sommer les entreprises de plus de 1.000 salariés de conclure des accords avant le 1er février.Mercredi, un salarié du Technocentre de Renault s’est suicidé. </p><p>Après avoir remonté les bretelles de la direction de France Télécom, Xavier Darcos s’attaque aux autres grosses entreprises. Ce matin, à l’issue de la réunion du Conseil d’orientation des conditions de travail (COCT), le ministre du Travail va lancer son« plan d’urgence »sur les conditions de travail. Très agacé par l’immobilisme des employeurs sur ce dossier sensible, il va sommer les quelque 2.500 entreprises de plus de 1.000 salariés de conclure – et non pas simplement de lancer – d’ici au 1er février des accords sur les risques psychosociaux, en s’inspirant de l’accord national signé en octobre 2008 par les partenaires sociaux ou des rares textes déjà négociés sur le terrain, comme chez PSA (lire ci-dessous). Une structure dédiée sera créée au sein de la Direction générale du travail, chargée de conseiller les entreprises et de rappeler à l’ordre les retardataires. </p><p> </p><p>Pas de sanctions financières </p><p>Le délai est court mais témoigne de l’urgence de la situation. Un rapport dévoilé hier par l’Agence de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) pointe que les pathologies psychosociales (dépression, anxiété, etc.) sont arrivées au premier rang des maladies professionnelles pour lesquelles des personnes ont consulté en 2007. Une « tendance lourde », qui, de l’avis unanime des experts, ne cesse de s’accentuer. Hier, l’annonce du suicide d’un salarié du Technocentre de Renault (à son domicile) est dramatiquement venu le rappeler.Dans ce contexte, les entreprises peuvent s’estimer heureuses : après les avoir évoquées mercredi, le ministre a finalement renoncé à brandir dès à présent la menace de sanctions financières pour les employeurs ne jouant pas le jeu. Ce « bonus-malus » pourrait toutefois ressurgir si le bilan, qui sera dressé début février, est jugé insatisfaisant. Pour l’instant, Xavier Darcos prévoit juste de publier la liste des bons et des mauvais élèves. « L’image est un excellent levier pour faire bouger les grandes entreprises », explique son entourage.Le ministre va aussi confier pour mission à l’Anact et à l’INRS de sensibiliser les TPE/PME et de leur fournir des outils d’analyse interne. Ce que, dans les faits, ces deux organismes font déjà. En réalité, pour les petites entreprises, le gouvernement mise surtout sur la déclinaison dans les branches de l’accord national de 2008. La semaine dernière, Laurence Parisot (Medef) a enjoint les fédérations professionnelles de lancer le mouvement, aujourd’hui au quasi-point mort. </p><p>«&#8201;Basculer dans la prévention&#8201;» </p><p>Les syndicats, décidés à faire du« mal-être au travail »un thème phare de leur action (lire ci-dessous) saluent le « volontarisme » de Xavier Darcos mais attendent des gestes plus marqués. « Si le ministre veut être cohérent, il doit renforcer les moyens alloués aux acteurs de la santé au travail, comme les services dédiés et la branche accidents du travail de l’assurance-maladie », insiste Jean-François Naton (CGT). La CFDT réclame un droit d’alerte pour les comités d’hygiène et de sécurité (CHSCT). Mais c’est surtout le patronat que les syndicats attendent au tournant. « Il faut sortir de la gestion dans l’urgence une fois les catastrophes arrivées pour enfin basculer dans la prévention », martèle Jean-Louis Malys (CFDT).Les parlementaires s’invitent aussi dans le débat. Mardi, le groupe des députés UMP a annoncé le lancement d’une commission sur la souffrance au travail, coprésidée par Pierre Méhaignerie et Jean-François Copé. Elle examinera l'« impact des nouvelles organisations du travail »(sous-traitance, délocalisations…), les « relations sociales au sein de l’entreprise » (meilleure association des salariés à la stratégie) et la « formation des managers ». Jean-Frédéric Poisson remettra un rapport d’ici à fin 2009. Et se réserve la possibilité de suites législatives. </p><p>DEREK PERROTTE </p><p> </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Fri, 09 Oct 2009 06:06:44 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021zyetw95zedl&threadId=0022dmsohy6ccxjv 2009-10-09T06:06:44Z Neues Mitglied: Mourad Lahlou ist Mitglied des Hubs geworden http://www.viadeo.com/fr/profile/mourad.lahlou Mourad Lahlou ist Mitglied des Hubs geworden<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/mourad.lahlou">Mourad Lahlou</a></p> Thu, 08 Oct 2009 22:00:00 GMT http://www.viadeo.com/fr/profile/mourad.lahlou 2009-10-08T22:00:00Z 10 moyens de reconnecter les salariés à l’entreprise http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=0021j2wqqv3usq48 </p><p> </p><p>1.Créer une structure organisationnelle claire pour que chacun comprenne son rôle et la façon dont il contribue au succès de l’entreprise. </p><p> </p><p>2.Etre transparents quant au contrat « employeur-employé ».C’est essentiel pour attirer,retenir et motiver les talents. </p><p> </p><p>3.Etudier la rémunération des dirigeants pour atteindre le meilleur équilibre entre les attentesdes actionnaires et la créationde valeur pour l’entreprise. </p><p> </p><p>4.Examiner régulièrementla rémunération des forces de vente pour que les plans soient alignés avec les nouvelles priorités de l’entreprise et visent la performance optimaleà un coût optimal. </p><p> </p><p>5.Réformer le programme de gestion de la performance afin de l’aligner au mieux avec le nouvel environnement de l’entreprise et de motiver les éléments clefs. </p><p> </p><p>6.Identifier les talents pour retenir ceux qui contribueront le plus au succès de l’entreprise sur le long terme. </p><p> </p><p>7.Récompenser les performances exceptionnelles pour être en mesure de faire face à toute situation économique. </p><p> </p><p>8.S’assurer de la pertinence des systèmes d’information. Fonder les décisions sur l’analyse des faits et le respect des principes organisationnels. </p><p> </p><p>9.Identifier les salariés dont les rôles et compétences sont indispensables à la pérennité de l’entreprise. </p><p> </p><p>10.Demeurer visible, disponible et communiquer ouvertement.Faire savoir aux salariés comment va l’entreprise, ce qu’on attend d’eux et comment ils seront récompensés.(Source : Watson Wyatt) </p><p> </p><p>Les Echos Date : 08/10/2009 </p><p>Page: 010 Section: Les stratégies </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Thu, 08 Oct 2009 20:27:06 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=0021j2wqqv3usq48 2009-10-08T20:27:06Z Vers une crise des modèles de management ? http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021zyetw95zedl&threadId=002c33bloozxzrd Avivées par la crise économique, les critiques pleuvent à l’encontre </p><p>des actuels modes de management des entreprises. Beaucoup accusent cette discipline de trop sacrifier </p><p>le facteur humain </p><p>au profit des chiffres. </p><p>Le management, par temps de crise et tel qu’on lepratique en entreprise aujourd’hui, est sous les feux roulants de la critique. Perte de sens, violences au travail, suicides de salariés… les signaux d’alarme se multiplient. Et les ouvrages aussi : « Mortel Management », « Insupportables Pratiques », « J’ai fait HEC et je m’en excuse », « Petit Bréviaire des idées reçues en management », « L’Antibible des ressources humaines », etc. Des conférences, des séminaires, des « majeures » de « business schools » recourent aux oxymores les plus audacieux pour trouver des modèles alternatifs : le « capitalisme coopératif », l’« économie solidaire », l’éthique et le social business, etc. Le grand public aussi s’empare du sujet. A tel point que France 3 va diffuser une série documentaire intitulée « La Mise à mort du travail » et que le grand écran met en scène le monde de l’entreprise avec le film de Mathias Gokalp « Rien de personnel ».Enfin, même des personnalités de premier plan du monde financier et économique finissent par mettre les pieds dans le plat. Comme, il y a une quinzaine de jours, lord Turner, le patron de l’autorité financière britannique (FSA), qui a fustigé les déviances managériales devant la fine fleur de la City, médusée. D’Adam Smith à Peter Drucker en passant par Max Weber, Taylor ou Fayol, les grands principes du management ont bien prospéré. Mais aujourd’hui, le tocsin a-t-il sonné ? Peut-être… Car, petit à petit, des groupes, à l’instar de Casino Supermarchés, affichent le souci de réintroduire« de l’humain dans la gestion de l’entreprise ».En théorie, en effet, chacun s’accorde pour estimer que les meilleures stratégies sont le résultat d’un vrai dialogue et d’une étroite collaboration entre les responsables opérationnels, la direction de la stratégie et le comité exécutif, que l’implication de personnes issues d’horizons multiples leur permet d’être mieux conçues et mieux mises en œuvre, que les modes de gestion les plus en pointe passent nécessairement par de l’écoute mutuelle, de la capacité à donner du sens et une direction aux actions à mener, du leadership ou encore de l’intelligence émotionnelle.Mais, en pratique, la compétition mondiale, la pression de la performance à court terme et les impératifs de la concurrence ont conduit à un retour en force des modes de direction autoritaires. Face à cette situation, début septembre, Jean-Paul Bailly, le patron de La Poste, fort chahutée ces jours derniers en raison de son projet de changement de statut, a prévenu dans un courrier interne :« A la dureté de la crise ne doit pas s’ajouter la dureté du management ; cela doit se manifester dans les comportements au quotidien, dans la qualité de l’écoute, dans le respect des personnes. »Vœu pieux, simple opération de « com » interne ou réelle prise de conscience ? </p><p> </p><p>Favoriser l’innovation </p><p>« Le management en tant que théorie constituée est confronté à ses limites, pour ne pas dire à ses errements »,estime Catherine Blondel, directrice scientifique du cycle pour dirigeants de l’institut de l’Ecole normale supérieure.« Mais, la situation que nous vivons actuellement n’est pas exactement la crise des modèles de management.Elle est plutôt la crise même des fondements de ce qui est légitime dans nos sociétés »,nuance Rodolphe Durand, professeur à HEC, à la tête du département stratégie. L’envie de comprendre pour agir sur la complexité d’un monde globalisé rempli de technologies de pointe, de nouvelles règles du jeu économique, de consommateurs aux comportements fluctuants, de salariés en quête de sens et d’actionnaires férus de retour sur investissement ne cesse de grandir. Du coup, pour mieux appréhender cette complexité, il devient urgent pour l’entreprise de sortir de sa traditionnelle boîte à outils, des recettes préétablies et de ses classiques silos organisationnels (finance, marketing, ressources humaines, etc.).« Le management manque de pensée réflexive : il est devenu fonctionnaire. Il accomplit des missions sans âme et sans remords au nom d’un dogme »,reconnaît Rodolphe Durand. Ce qui, inévitablement, donne à la discipline une apparence trop analytique, trop froide, trop rationnelle :« Le management ne s’adresse qu’à une partie de notre humanité mais néglige tout le reste, les passions, les instincts, les aspirations »,déplore Frédéric Fréry, professeur à l’ESCP Europe dans sa préface de l’ouvrage de Gary Hamel « La Fin du management ».Conséquence : un fort besoin de pensées alternatives se fait sentir. Les scientifiques, sociologues, historiens sont appelés à la rescousse. Les pratiques des milieux associatifs, du secteur coopératif ou du microcrédit scrutées à la loupe.« On va assister à une énorme remise en cause de concepts que l’on croyait intangibles ; c’est ça qui va nous faire avancer. Il va falloir s’ouvrir, pour de bon, à la différence »,prévient Jehan de Castet, PDG de Courtanet, un comparateur d’assurances. Il faudra aussi se déshabituer des compilations de meilleures pratiques et des exhortations managériales – dénoncées notamment par le sociologue Jean-Pierre Le Goff et la philosophe Michela Marzano – et s’alléger du poids d’organisations qui étouffent l’innovation.« Autrement dit, il va falloir privilégier l’organisation transversale à l’organisation verticale, le leader[celui qui donne l’impulsion et que les salariés ont envie de suivre, NDLR]au manager[celui qui se limite à transmettre des ordres, y compris contradictoires, et à les contrôler, NDLR]et donc s’intéresser à l’humain, qui est compliqué, dans lequel il faut investir avec un retour sur investissement plusieurs années après »,avertit Alain Deniau, « managing partner » pour la France chez Heidrick & Struggle.« Tout y pousse : l’internationalisation des modèles de direction, les excès des déviances managériales et la mentalité des jeunes générations. C’est une lente évolution vers la fin du modèle pyramidal de management. »Un modèle encore très prisé en France, pays peu ouvert aux innovations managériales, d’après Frédéric Fréry :« Le conformisme managérial s’y heurte aux innovations radicales, à la créativité collective et à la contestation des hiérarchies établies. » </p><p>Sortir de la pensée unique </p><p>« Rappelons quand même que travailler suppose une action qui consiste à produire un effort en vue d’un résultat utile. Et cet effort, il faut bien le mesurer ! »,s’agace Thierry Asmar, le PDG d’Altares. Il n’empêche. Même les plus prestigieuses écoles de commerce cherchent à sortir de la pensée unique à coups de cours d’éthique ou d’altermanagement.« Car l’erreur,souligne Catherine Blondel,consiste à se servir de livres de recettes comme de manuels de réflexion. ».« Aliénation, déshumanisation, désindividualisation, dépersonnalisation, surcontrôle… De part et d’autre de l’Atlantique, on assiste, au même moment, à une crise de légitimité du secteur public en France et du secteur privé aux Etats-Unis »,relève Rodolphe Durand.« Des formes d’organisation ancrées sur des socles plus humains et solidaires inspirent aujourd’hui des organisations de plusieurs centaines de milliers d’employés. Avec l’objectif de refonder l’action légitime, de jauger le faisable, de s’enrichir de la différence d’autrui. Mais il reste toutefois à déterminer si ces nouveaux principes peuvent produire un ’ sens ’ économique. »Il faudrait en effet, comme le rappelle le professeur d’HEC, que ce sens économique revisité soit acceptable par quantité d’acteurs : les analystes, les évaluateurs, les investisseurs et autres détenteurs de capitaux. </p><p>MURIEL JASOR </p><p> </p><p>Les Echos Date : 08/10/2009 </p><p>Page: 010 Section: Les stratégies </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Thu, 08 Oct 2009 20:09:20 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021zyetw95zedl&threadId=002c33bloozxzrd 2009-10-08T20:09:20Z Neues Mitglied: Stéphan Pezé ist Mitglied des Hubs geworden http://www.viadeo.com/fr/profile/stephan.peze Stéphan Pezé ist Mitglied des Hubs geworden<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/stephan.peze">Stéphan Pezé</a></p> Tue, 06 Oct 2009 22:00:00 GMT http://www.viadeo.com/fr/profile/stephan.peze 2009-10-06T22:00:00Z France Télécom met fin au « principe de mobilité des cadres » http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021oro4ujxnavf0&threadId=002285267zlgmhc9 </p><p>Alors que le PDG, Didier Lombard, doit être auditionné ce matin par la commission des Affaires sociales du Sénat sur le climat social chez l’opérateur, un salarié de Haute-Savoie s’est donné la mort hier. </p><p>Un salarié de France Télécom a mis fin à ses jours hier, près d’Annecy en Haute-Savoie, portant à vingt-quatre le nombre de suicides parmi les employés de l’opérateur historique depuis dix-huit mois. Dans sa lettre d’adieu, cette personne a mis en cause« le climat au sein de son entreprise », selon la préfecture.Cet événement a déclenché la colère des syndicats alors que les négociations sur le stress au travail ont commencé il y a dix jours, suite à la vague de gestes désespérés parmi les salariés de l’entreprise.« Nous sommes arrivés au point de rupture », réagissait hier Christian Pijon, élu SUD au comité central d’entreprise.« Il faut rassurer les salariés sur leur avenir en construisant un futur différent », considère le syndicaliste qui vilipende les propos de Louis-Pierre Wenes, le responsable de l’activité en France, s’exprimant dans « Le Nouvel Observateur ». Ce dernier – qualifié de « cost killer en chef » par les syndicats – avait expliqué la semaine dernière à l’hebdomadaire que les salariés de France Télécom« se battent désormais pour satisfaire des clients. Tous nos collaborateurs doivent s’adapter à cette demande ». </p><p> </p><p>«&#8201;Un plateau invivable&#8201;» </p><p>Le PDG de France Télécom, Didier Lombard, s’est rendu hier après-midi à Annecy où s’est déroulé le drame, accompagné de Louis-Pierre Wenes et d’Olivier Barberot, le directeur des ressources humaines. Au sortir d’une réunion avec les représentants syndicaux du site, il a annoncé que l’opérateur téléphonique mettait fin« au niveau national au principe de mobilité des cadres systématique tous les trois ans ». Le PDG a également annoncé sa décision de« suspendre immédiatement les objectifs individuels sur ce plateau le temps d’y améliorer les conditions matérielles ». Ce matin, le PDG doit être auditionné par la commission des Affaires sociales du Sénat à huis clos sur« les événements tragiques survenus depuis plusieurs mois au sein du personnel de l’entreprise ».Selon Patrice Diochet, de la CFTC, la victime« travaillait sur un plateau qui était connu depuis longtemps pour être invivable, il y avait une vraie indifférence, aucune humanité, on ne parlait que de chiffres ». Le salarié était employé dans un centre d’appels d’Annecy. La branche dans laquelle il travaillait – les services vers les très petites entreprises et les professionnels – avait connu une réorganisation cet été. Les organisations syndicales de France Télécom doivent se réunir aujourd’hui pour discuter des cinq chantiers que la direction de l’entreprise a ouvert le 18 septembre dernier sur l’organisation du travail, les conditions de travail, l’équilibre vie privée-vie professionnelle, les institutions représentatives du personnel, et les règles de mobilité. Les organisations attendent beaucoup de ces négociations.« Si la direction change de ton, alors cela peut apporter de l’espoir aux salariés », estime Sandrine Leroy de FO. Le questionnaire qui sera envoyé aux salariés sera peut-être aussi un moyen pour les salariés de « vider leur sac ». </p><p>G. de C </p><p>Lire aussi la chronique Management d’Eric Albertpage 11. </p><p> </p><p>Les syndicats réclament un gel des mobilités imposées.Marta NASCIMENTO/REA Les Echos Date : 29/09/2009 </p><p>Page: 024 Section: Technologies de l'information </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Tue, 29 Sep 2009 20:54:19 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021oro4ujxnavf0&threadId=002285267zlgmhc9 2009-09-29T20:54:19Z Sanofi-Aventis reloge ses salariés ruinés par le séisme de L’Aquila http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021zyetw95zedl&threadId=00247qzfmncz5aj </p><p>La filiale italienne du groupe pharmaceutique vient d’inaugurer un lotissement de 112 chalets, à proximité de son usine de Scoppito. L’opération a coûté 14 millions d’euros, campement d’urgence compris. </p><p> </p><p>DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL À L’AQUILA. </p><p>L’Etat n’est pas le seul à pourvoir aux premières nécessités des victimes du tremblement de terre survenu le 6 avril à L’Aquila, dans le centre de l’Italie. La semaine dernière, Sanofi-Aventis a inauguré un lotissement de 112 chalets, qui va permettre de reloger ceux de ses salariés qui ont tout perdu dans le séisme, avec leur famille. Le groupe pharmaceutique possède là l’une de ses 5 usines italiennes et y emploie 350 personnes. Les travaux n’auront duré que trois mois et c’est avec une émotion difficilement contenue que le président du Sénat, Renato Schifani, et la présidente de cette province des Abruzzes, Stefania Pezzopane, ont assisté à la manifestation.A l’échelle de la catastrophe, c’est pourtant une goutte d’eau, quand on sait que 23.000 maisons et immeubles se sont effondrés, que 32.000 habitants ont été installés dans les hôtels réquisitionnés dans la région et que 25.000 autres dorment sous des tentes depuis le printemps. </p><p>Un terrain de 46 hectares </p><p>Sanofi, qui avait d’abord installé un campement de fortune sur son site, avec une cantine assurant tous les repas, une école et un service bancaire, a dépensé 14 millions d’euros au total. Un terrain de 46 hectares appartenant moitié-moitié à l’Eglise et à la commune de Scoppito a été mis à disposition de l’entreprise. Il sera restitué à ses propriétaires, avec les maisons, le 31 décembre. Les chalets sont bien évidemment antisismiques, ce qui a de quoi apaiser les familles relogées : une secousse de magnitude 4,1 s’est encore produite là-bas jeudi soir.« Notre activité a été interrompue trois semaines seulement et nous avons aujour-d’hui rattrapé notre retard de production »,indique Philippe Luscan, vice-président de Sanofi-Aventis en charge des affaires industrielles, qui se félicite de la solidarité manifestée par l’ensemble du groupe.« Nous n’avons pas eu recours au chômage technique, ce qui était fondamental pour le moral des salariés », ajoute Daniel Lapeyre, directeur général de Sanofi-Aventis Italia. </p><p>GUILLAUME DELACROIX </p><p> </p><p>Les chalets antisismiques inaugurés par Sanofi près de son usine de Scoppito, dans les Abruzzes.Guillaume Delacroix Les Echos Date : 29/09/2009 </p><p>Page: 022 Section: Industrie </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Tue, 29 Sep 2009 20:47:14 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021zyetw95zedl&threadId=00247qzfmncz5aj 2009-09-29T20:47:14Z Le manager peut-il déclencher le suicide d’un collaborateur ? http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002vl2vfxi9z5db </p><p>Par Eric AlbertLa surmédiatisation de suicides qui seraient en lien avec le travail inquiète légitimement tous ceux qui ont des collaborateurs. D’autant que certains cas semblent directement en rapport avec des actes managériaux. Un collaborateur met fin à ses jours après un entretien avec son manager et, que ce soit dit explicitement ou non, tout le monde pourrait avoir tendance à considérer que ce dernier porte la responsabilité du passage à l’acte, d’autres diront de la mort.Mettons de côté le contexte très particulier du harcèlement moral, qui est heureusement rare mais qui crée une relation pathologique dont les effets peuvent être très destructeurs. Et intéressons-nous plutôt à la relation que chacun d’entre nous entretient avec son entourage professionnel. On sous-estime toujours l’impact émotionnel que l’on peut produire sur l’autre. Soit que l’on est soi-même sous le coup d’une émotion, soit que l’on est centré sur des messages professionnels sans réaliser à quel point ils peuvent toucher son interlocuteur.Déception, colère, tristesse, fort sentiment de dévalorisation, etc. Tout est possible dans la multitude des échanges quotidiens et d’ailleurs chacun d’entre nous a ressenti à un moment ou à un autre ces émotions au travail. Est-ce qu’ils peuvent provoquer un passage à l’acte suicidaire ? Clairement la réponse est oui. Mais attention, cela ne signifie pas pour autant qu’ils sont la cause du suicide. Il est fondamental de distinguer dans le cadre du suicide le déclenchement du passage à l’acte de la cause. Rappelons que la cause du suicide est multifactorielle. Ce n’est pas un événement (ou très exceptionnellement) qui est à l’origine du suicide ; c’est lorsqu’un événement survient sur un terrain déjà très déstabilisé. Presque toujours une personne qui se suicide y a pensé à plusieurs reprises avant de passer à l’acte, elle a prévu la façon dont elle pourrait le faire. Le déclencheur n’est que la dernière goutte qui fait déborder un vase déjà bien rempli. </p><p> </p><p>L’isolement, facteur aggravant </p><p>Ce que nous rappellent ces événements tragiques, c’est à quel point il est nécessaire d’être attentif à ceux qui nous entourent. Le rythme de la vie professionnelle s’y prête de moins en moins. Lever le nez de son écran pour regarder et écouter nos collègues est d’autant plus indispensable que l’effet conjugué des nouvelles technologies et de la rapidité tend à isoler les collaborateurs. Or, il a été clairement montré que le support social qui permet de ne pas se sentir seul, de pouvoir compter sur son entourage tant pour parler que pour trouver des solutions à ses préoccupations est déterminant pour nous aider à absorber les chocs émotionnels auxquels nous sommes soumis.Des erreurs managériales, tout le monde en fait et continuera à en faire, elles permettent d’ailleurs de progresser. Ce qui est plus grave, c’est de ne pas se mettre dans une dynamique de progrès dans les relations que l’on entretient et dans la façon d’interagir avec ses collaborateurs.Eric Albert, président de l’Ifas, eaeifas.net </p><p> </p><p>Les Echos Date : 29/09/2009 </p><p>Page: 011 Section: Dossier Management </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Tue, 29 Sep 2009 20:11:53 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002vl2vfxi9z5db 2009-09-29T20:11:53Z Les nouveaux défis des DRH http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=0022ebybas43rjlf </p><p>Sur fond de mondialisation et de contraintes imposées par le législateur, le rôle du directeur des ressources humaines est en pleine mutation.&#8202; En ajoutant une nouvelle dimension à sa tâche, la crise pourrait changer la donne durablement. </p><p>Crise, menaces de grippe A, risques psychosociaux, emploi des seniors… Depuis quelques mois, les dossiers brûlants s’empilent sur les bureaux des directeurs des ressources humaines. Ils s’ajoutent à un cortège de mesures prises pour affronter une crise qui, si elle semble maîtrisée sur le plan financier, ne l’est pas encore sur le front social : restructurations en série, coups de frein aux embauches, gels de salaires, mobilités accrues…« La crise nous oblige à être au four et au moulin,raconte Pierre-Olivier Landry, DRH pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique de Regus (centres d’affaires, salles de réunion).Je n’ai eu de cesse, ces derniers mois, de réorganiser, de remotiver les équipes afin de gérer, ensemble, la baisse de l’activité économique. Pas d’autre alternative que de se rendre sur le terrain, d’user de pédagogie et surtout de tenir un discours de vérité. »La communication devient clef.« Une des premières missions du DRH est de contribuer à communiquer le ’ projet d’entreprise ’ , d’organiser la diffusion et l’explication des décisions de la direction générale pour donner un sens aux changements demandés aux salariés »,assure Amaury Houdart, DRH de la société de services informatiques Logica France. </p><p> </p><p>Un stratège </p><p>De fait, le rôle du directeur des ressources humaines est en pleine mutation. Ces derniers temps, l’émergence des nouvelles technologies, la multiplication des contraintes imposées par le législateur ou encore la mondialisation n’ont cessé de bouleverser le métier. L’époque où l’on nommait chef du personnel un ancien opérationnel en fin de carrière est révolue.« Aujourd’hui, les entreprises sollicitent des DRH aguerris face à une judiciarisation croissante des rapports professionnels, face à l’internationalisation et face à la nécessité de structurer les programmes de développement RH dans un contexte de guerre des talents »,analyse Yves Desjacques, DRH du groupe Casino. Stratège, le DRH s’impose« comme un leader, un visionnaire et un accélérateur du changement »,résume Pierre-Yves Sanséau, professeur à Grenoble Ecole de Management. D’ailleurs, selon un baromètre publié la semaine dernière par l’Essca et la société Bodet, qui ont pris le pouls de quelque 360 professionnels, 76 % des DRH seraient présents au comité de direction et 65 % affirment y avoir une participation active. Seuls 20 % d’entre eux estiment ne pas avoir de relations satisfaisantes avec la direction. Toutefois, tous se disent sensibilisés à la dégradation des conditions de travail et de l’emploi dans un contexte économique morose. Or, même si,« au cours de sa carrière, un DRH doit gérer des cycles qui, par définition, font alterner croissance et chute de l’activité »,assure François Nogué, DRH de la SNCF,« il y a les DRH de développement et les DRH de décroissance »,déclare de son côté, Philippe Martinez, PDG de Xerox France. </p><p>Injonctions paradoxales </p><p>La crise, après plusieurs années fastes, a ajouté à la complexité de leur tâche, assombrissant, parfois, leur perception du métier. Ainsi, seuls 60 % des responsables des RH européens interrogés au printemps par le cabinet Hewitt se déclaraient toujours très satisfaits de leur métier, contre 80 % en 2008. Parallèlement, le nombre de sondés tentés de se diriger vers une autre fonction grimpait de 7 % à 17 %.Réconcilier court terme et long terme, logique économique et réalité sociale de l’entreprise… à vrai dire, le DRH doit gérer des injonctions paradoxales.« Nous avons plusieurs rôles à tenir, le plus souvent complémentaires mais parfois opposés, car nous devons être à la fois agent de changement, avocat des salariés, expert, et ’ business partner ’,résume Armand Sohet, vice-président ressources humaines de la division Land & Joint Systems chez Thales.Il nous faut jouer ces rôles sans verser dans la schizophrénie, tout en maintenant le lien entre le terrain et les strates les plus élevées de l’entreprise. Bref, passer en un clin d’œil de la vision hélicoptère à la vision de détail. »En outre, leurs priorités ont changé. Désormais, le recrutement se classe parmi les dernières, selon une étude menée par l’Apec et « Liaisons sociales » auprès de 400 professionnels. Depuis dix ans, il trônait en troisième place. Aujourd’hui, les pratiques se tournent vers l’interne.« Travailler sur la motivation et sur le renforcement des compétences internes est essentiel. Le contexte industriel actuel est hyperconcurrentiel par rapport à il y a dix ou quinze ans. Si vous ne donnez pas de sens à la contribution de vos collaborateurs et que vous ne les accompagnez pas, notamment en période de crise, ces derniers sauront s’en souvenir quand la croissance reviendra »,pointe Jean-Remy Touze, DRH de Siemens France. Ainsi, 91 % des DRH sondés par l’Apec et « Liaisons sociales » estiment qu’il faudra« renforcer la proximité avec les salariés ».Car, sur le terrain, l’action de ces professionnels n’est pas toujours bien comprise. Une enquête menée par la CFDT-cadres fin 2008 révèle qu’aux yeux des cadres les DRH, mobilisés par leur rôle stratégique, n’accordent que peu de temps à leurs activités de management des ressources humaines.« Devenu une sorte de ’ super DRH ’, il doit désormais mener des missions de délocalisation et de réduction de coûts et, répondant à une logique financière, il semble moins au contact de l’organisation du travail et des questions sociales »,confirme Pierre-Yves Sanséau. </p><p>Agir sur la démotivation </p><p>Conséquence : la gestion des ressources humaines reposerait presque totalement sur les managers de proximité, souvent peu armés pour la définir ou la mettre en œuvre.« De nombreux cadres confessent que la déconcentration de la fonction RH à leur niveau, souvent pour des raisons budgétaires, s’accompagne rarement des moyens et des formations nécessaires. »,explique Fabienne Autier, professeur à l’EM-Lyon et auteur de « L’Anti-bible des ressources humaines ».A terme, selon l’enquête Cercle RH 2009, la crise pourrait changer la donne de manière durable. Déjà, certaines entreprises assistent au retour de la notion d’équipe, à la mise en place d’un management de proximité, ou encore à une gestion plus intense de la démotivation liée à une situation anxiogène.« Incontestablement, cette crise nous contraint à réviser dans le sens noble du terme nos fondamentaux de gestion des ressources humaines,reconnaît Amaury Houdart.Je me concentre plus que jamais sur le dialogue social – j’ai renforcé mon équipe à ce sujet – et sur l’accompagnement du changement. » </p><p>éRIC DELON </p><p> </p><p>Les Echos Date : 29/09/2009 </p><p>Page: 011 Section: Dossier Management </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Tue, 29 Sep 2009 20:11:04 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=0022ebybas43rjlf 2009-09-29T20:11:04Z Petit déjeuner - Biofeedback 2000 Xpert - Gestion du Stress et du Burnout http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0022byvse2vufbxf&threadId=00222ojac0lahhfy Bonjour, </p><p> </p><p>Notre société organise un petit déjeuner découverte ouvert à tous et gratuit. </p><p> </p><p>Nous vous présenterons notre produit Biofeedback 2000 Xpert, outil informatisé d'aide à la gestion physiologique du stress. </p><p> </p><p>Pour vous inscrire : </p><p> </p><p>www.viadeo.com/fr/event/006lye0trbyttjt/petit-dejeuner-decouverte-biofeedback-2000-xpert </p><p> </p><p>Cordialement </p><p>XAvier ALEXANDRE<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/xavier.alexandre">Xavier ALEXANDRE*</a></p> Tue, 29 Sep 2009 13:12:01 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0022byvse2vufbxf&threadId=00222ojac0lahhfy 2009-09-29T13:12:01Z Neues Mitglied: Xavier ALEXANDRE* ist Mitglied des Hubs geworden http://www.viadeo.com/fr/profile/xavier.alexandre Xavier ALEXANDRE* ist Mitglied des Hubs geworden<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/xavier.alexandre">Xavier ALEXANDRE*</a></p> Mon, 28 Sep 2009 22:00:00 GMT http://www.viadeo.com/fr/profile/xavier.alexandre 2009-09-28T22:00:00Z Neues Mitglied: Guillaume Chaboud ist Mitglied des Hubs geworden http://www.viadeo.com/fr/profile/guillaume.chaboud Guillaume Chaboud ist Mitglied des Hubs geworden<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/guillaume.chaboud">Guillaume Chaboud</a></p> Mon, 28 Sep 2009 22:00:00 GMT http://www.viadeo.com/fr/profile/guillaume.chaboud 2009-09-28T22:00:00Z Recherche Mécanicien agricole près de Dinan http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021pia8ty3zeycs&threadId=0021jqdtsnz1rbnt Bonjour, </p><p> </p><p>Dans le cadre d'un projet de développement d'une entreprise spécialisée dans le matériel agricole et quad, nous recherchons pour un CDI un mécanicien agricole dont "l'expérience est le seul critère d'importance". </p><p> </p><p>Envoyer soit un CV, soit un message avec vos coordonnées si vous êtes intéressé. </p><p> </p><p>Pour ceux qui n'aiment pas la paperasse, me contacter par téléphone suffira au 02 99 67 70 60 en laissant un message sinon mon téléphone portable de préférence le soir ( entre 18h00 et 21h00) au 06 21 10 58 65. </p><p> </p><p>Vous pouvez m'envoyer un CV pour ceux qui le souhaitent ( mais pas obligatoire à l'adresse suivante: patrick.veillon@gmail.com) </p><p> </p><p>Adresse postale: Location D'expertise, Patrick VEILLON, 13 Cours Raphaël Binet 35000 Rennes. </p><p> </p><p>Pour ceux qui connaissent des personnes intéressées, faîtes marcher le réseau pour leur faire bénéficier d'un CDI ! </p><p> </p><p>Bien cordialement, </p><p> </p><p>Patrick VEILLON<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Sat, 26 Sep 2009 09:31:56 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021pia8ty3zeycs&threadId=0021jqdtsnz1rbnt 2009-09-26T09:31:56Z Neues Mitglied: Laurent VAZZOLER ist Mitglied des Hubs geworden http://www.viadeo.com/fr/profile/laurent.vazzoler Laurent VAZZOLER ist Mitglied des Hubs geworden<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/laurent.vazzoler">Laurent VAZZOLER</a></p> Sun, 20 Sep 2009 22:00:00 GMT http://www.viadeo.com/fr/profile/laurent.vazzoler 2009-09-20T22:00:00Z Suicides : comment les entreprises font face http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=0021acgpxp0mlqhy Les Echos Date : 17/09/2009 </p><p>Page: 010 Section: L'enquête </p><p> </p><p> </p><p>France Télécom ouvre demain une négociation sur le stress au travail </p><p> </p><p>Suicides : comment les entreprises font face </p><p> </p><p>Longtemps, le sujet a été tabou pour les employeurs. Mais la série de décès intervenus chez France Télécom ?23 en dix-huit mois ? l?impose en pleine lumière. Et pousse les entreprises à s?interroger. Car, des grands groupes aux PME, aucune n?està l?abri. Comment réagir face à un tel drame ? Avant l?opérateur télécoms, Renault, PSA ou EDF ont dû trouver des réponses. </p><p> </p><p>Mardi dernier, au 27, rue Médéric, à Paris, les collaborateurs de France Télécom arrivent à leur bureau dans la dignité. Rien ne laisse supposer que, la semaine dernière, une de leurs collègues s?est donné la mort. Seules quelques affiches, où trône un numéro de téléphone proposant un soutien psychologique, rappellent que le groupe est en deuil, après 23 suicides en dix-huit mois. Dans les boîtes mails des 102.200 salariés et sur l?intranet du groupe se chevauchent des messages de managers, du PDG, Didier Lombard, et de syndicats, où se succèdent les condoléances, les recommandations et les appels à la vigilance.Confrontée non seulement au deuil, mais à une déferlante médiatique, syndicale et politique, France Télécom est sousle choc. « Face aux suicides, notre premier sentiment est un sentiment d?impuissance, mais il faut le dépasser très vite,confie Laurent Zylberberg, directeur des rela tions sociales.Car, désormais, l?urgence estd?éviter de nouveaux drames, d?arrêter la contagion. »Aujourd?hui, aucune entreprise n?est à l?abri. Le 31 mars dernier, un directeur de Barclays Patrimoine a tenté de se suicider dans son bureau parisien. Quinze jours plus tard, un employé d?agence a mis fin à ses jours. De son côté, Airbus a connu quatre disparitions brutales en 2008. De même, il y a quelques années, EDF a perdu quatre salariés. Sans oublier les constructeurs automobiles, frappés, eux aussi, par une série noire : entre 2006 et 2007, le Technocentre de Guyancourt de Renault a été le théâtre de trois suicides, dont deux sur site. Et six salariés travaillant à Mulhouse chez PSA ont mis fin à leurs jours en 2007, dont deux dans l?enceinte de l?entreprise. </p><p> </p><p>«&#8201;Le déni n?est jamais la réponse&#8201;» </p><p>« Ces deuils touchent aussi bien les grands groupes que les PME ou les organismes publics », rappelle le psychiatre Patrick Lègeron, dirigeant du cabinet Stimulus et co-auteur d?un rapport sur le stress au travail. Et, d?après les scientifiques, la vague pourrait s?intensifier avec la crise : une étude publiée en juillet par le journal britannique « The Lancet » estime que 1 % de hausse du chômage se traduit par 0,8 % d?augmentation des suicides chez les moins de 65 ans. Des chiffres à manier avec beaucoup de précautions. Car, chacun le sait, la mécanique d?un suicide est complexe.« Ces actes sont presque toujours multifactoriels.Il faut être très prudent quant à leurs causes avant de désigner ouvertement des coupables »,rappelle-t-on chez PSA. Ça n?est pas un hasard si, en France, les statistiques traçant l?évolution des suicides professionnels font défaut. Mais la CNAMTS vient de recenser les premiers chiffres à l?échelon national. Pour 2008, l?organisme comptabilise 49 demandes de reconnaissance au titre des accidents du travail de décès par suicide pour les salariés de droit privé, et 21 pour le premier semestre 2009. L?an dernier, plus de la moitié des victimes se sont donné la mort dans leur entreprise et cinq, lors de missions. En France, le taux de suicides est l?un des plus élevés d?Europe. On en dénombre 12.000 par an et dix fois plus de tentatives.Comment faire face ? Seule certitude, l?entreprise doit agir.« Le déni n?est jamais la réponse, explique Jean-Claude Delgenes, directeur général du cabinet d?experts Technologia. Quand de tels événements surviennent, le corps social peut se figer. Ce qui risque de nuire terriblement à une société. »Le problème est qu?elle n?a pas le droit à l?erreur. Or, « un suicide est un drame humain qui est aussi géré par des humains. Il n?y a pas de recette miracle »,commente-t-on chez PSA.« Personne ne détient la vérité »,renchérit Catherine Delpirou, directrice des politiques RH chez EDF.Longtemps, chez les employeurs, le suicide est resté tabou. En témoigne ce manager d?une multinationale à la tête de sept commerciaux dont l?un s?est pendu en mai dernier :« Personne n?est venu à moi, ni les syndicats ni la direction. Comment s?imaginer que quelqu?un puisse en arriver là ? Nos techniques de management n?intègrent pas ces choses-là. »Les traumatismes perdurent. Un des commerciaux a exposé la photo du défunt sur son bureau pendant plusieurs semaines. Quant à lui, il a développé des signes physiques de stress.« Le coût en termes d?image, de motivation des équipes, d?absentéisme, de qualité de travail, de turnover et de productivité risque d?être colossal »,estime Monique Boutrand, secrétaire nationale de la CFDT-cadres. </p><p>«&#8201;Débriefing&#8201;» post-traumatique </p><p>Toutefois, la marge de man?uvre d?une entreprise n?est pas immense. Lorsque survient un drame, elle est face à de multiples interlocuteurs et doit réagir selon des échelles de temps différentes, car il lui faut, à la fois, panser les plaies à vif des collaborateurs et bâtir l?avenir.Tels des « gestes de secours », ses premières réactions resteront gravées dans les mémoires. Très vite, il faut briser le silence. « La première mesure est de réunir l?ensemble des collaborateurs, sans leurs supérieurs hiérarchiques, pour permettre à la parole de se libérer, à l?émotion de s?évacuer, et redonner du sens au travail »,estime Jean-Claude Delgenes. Un débriefing « post-traumatique » précis auquel doivent s?associer des professionnels de la santé. « Parallèlement, la direction générale doit communiquer sobrement, en évoquant une réflexion collective, qui impliquera syndicats, médecins du travail, psychologues et dirigeants. Et montrer que la disparition ne l?a pas laissée de marbre. »Les collaborateurs attendent un message car, estiment les experts, le deuil est aussi collectif.Mais cela ne suffit pas. « L?entreprise doit réagir avant que les gens n?aient le temps de reconstruire leur propre histoire. Sans quoi, ils risquent de trouver un bouc émissaire pour pallier la culpabilité que génèrent inévitablement ces événements »,estime Bénédicte Haubold, fondatrice d?Artélie Conseil, spécialisée dans la gestion de crise.« Dans le cas où l?on suppose un lien avec le travail, l?employeur doit aussi déclencher un audit flash, en rencontrant les collaborateurs immédiats, les collègues en dehors du service, la famille et en consultant l?ensemble des documents relatif à cette personne, des entretiens annuels aux courriels adressés, en passant par son CV, son cursus, ses bulletins de paye? pour comprendre les risques qui menacent d?autres collaborateurs et recadrer les débats au-delà de l?émotionnel »,poursuit-elle.Car il faut tisser des liens collectifs là où des suicides ont renvoyé chacun à une profonde solitude. Immédiatement après les événements de 2007, PSA a mis en place un numéro vert, où des psychologues extérieurs écoutent les problèmes professionnels ou personnels. Idem chez EDF et depuis quelques jours chez France Télécom. De son côté, Renault a préféré financer jusqu?à six séances par salarié chez un psychologue en dehors de l?entreprise. Car les employeurs doivent joindre l?acte à la parole, sous peine de provoquer le désengagement d?équipes en désarroi. Les groupes touchés ont lancé une mosaïque d?initiatives, des cellules de veille aux boîtes aux lettres pour signaler la violence. Autant de mesures auxquelles s?ajoutent des DRH de proximité, davantage de médecins du travail ou la formation de managers à la détection de risques psychosociaux. </p><p>Enquête externe </p><p>Toutefois, comme l?explique EDF, qui a créé en 2007 un observatoire national de la qualité de vie au travail,« nos mesures s?inscrivent dans la durée et portent sur l?ensemble des risques psychosociaux. Nous nous sommes penchés sur la façon dont les gens vivent leur vie au travail »,raconte Catherine Delpirou. Demain, France Télécom démarre une négociation sur le stress dans l?entreprise. Car les actions doivent aussi se décliner à long terme, à l?heure où les médecins évoquent les suicides comme l?ultime aboutissement d?autres malaises.« Le seul élément non négociable est la performance. Mais cela ne doit pas empêcher l?entreprise de traiter le fond du problème en développant un management par l?écoute et la reconnaissance »,explique Gilles Verrier, directeur général du cabinet Identité RH.Premier à essuyer une tempête média tique, Renault s?est remis en question pendant plusieurs mois. Le constructeur, comme PSA, a commencé par commanditer une enquête externe pour comprendre, identifier les facteurs de stress et agir dans le temps. « C?est un préalable indispensable,estime Pierre Nicolas, responsable CGT du Technocentre de Renault.La dimension humaine est complexe. Et une entreprise dispose d?éléments disparates mais n?est pas armée pour faire le lien entre sa politique, ses choix éthiques, ses décisions stratégiques et ses salariés au quotidien ».Ces mesures ont un coût. Sur deux ans, Renault disposait d?une enveloppe de 10 millions d?euros. L?enquête a déclenché une profonde réorganisation du travail, notamment au bureau d?études : effectifs supplémentaires, nouvelle répartition des tâches, horaires modifiés, personnes dédiées à l?évaluation de la charge de travail.« Et puis il y a eu des changements fondamentaux de culture d?entreprise. Depuis mars 2008, il n?y a plus eu de suicides au Technocentre.Au début, c?était un bras de fer avec la direction,se souvient le syndicaliste. Mais elle a pris conscience qu?agir était doublement utile, les risques sont amoindris et l?efficacité économique de l?entreprise s?est accrue. » </p><p>Laurance N?KAOUA </p><p> </p><p>Sur les 49 victimes concernées en 2008,41 étaient des hommes. 25 se sont donné la mort sur leur lieu de travail et 5 en mission.Confrontée au suicide d?un salarié, l?entreprise doit impérativement briser le silence.Olivier Culmann/Tendance Floue <p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Thu, 17 Sep 2009 07:27:45 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=0021acgpxp0mlqhy 2009-09-17T07:27:45Z « Lemal-être au travail est tabou au sein du groupe » http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=00210l7e32iy0viq Source : Les Echos 16 09 2009 </p><p> </p><p>INTERVIEW </p><p>IVAN DU ROY AUTEUR DU LIVRE « ORANGE STRESSÉ. LEMANAGEMENT PAR LE STRESS À FRANCE TÉLÉCOM»* </p><p> </p><p>« Lemal-être au travail est tabou au sein du groupe » </p><p> </p><p>France Télécom vient de vivre son 23e suicide en dix-septmois. Que </p><p>se passe-t-il dans cette </p><p>entreprise ? </p><p>C?est la manifestation la plus spectaculaire </p><p>d?une forme de souffrance </p><p>au travail. On observe un mal-être </p><p>général et diffus dans une entreprise </p><p>qui commercialement marche </p><p>bien. Ce malaise est lié à l?histoire </p><p>de France Télécom, qui est </p><p>passé en une décennie d?un statut </p><p>public à celui d?entreprise commerciale </p><p>sur unmarché où la compétition </p><p>est rude. Les salariés souffrent </p><p>d?autant plus de la réorganisation </p><p>brusque et continuelle de l?entreprise </p><p>qu?ils sont expérimentés. La </p><p>moyenne d?âge chez France Télécom </p><p>dépasse 48 ans et les deux </p><p>tiers du personnel ont vingt ans </p><p>d?ancienneté aumoins. </p><p>De quoi souffrent les salariés ? </p><p>Il y a d?abord les incitations au départ </p><p>permanentes, qui ont connu </p><p>un point d?orgue avec le plan Next </p><p>et qui donnent aux salariés un sentiment </p><p>de profonde inutilité. Puis la </p><p>réorganisation interne, liée au regroupement </p><p>des sites locaux. Ce </p><p>n?est pas agréable d?apprendre </p><p>qu?on va devoir faire 100 kilomètres </p><p>de plus pour aller au travail ! Il faut </p><p>également être mobile en termes </p><p>de métiers. Des techniciens se reconvertissent </p><p>pour vendre des </p><p>abonnements à Internet. Certains </p><p>salariés ont changé quatre ou cinq </p><p>fois de travail en deux ans : est-ce </p><p>vraiment lié aux impératifs économiques </p><p>ou s?agit-il de pousser les </p><p>gens vers la sortie ? De plus, lemanagement </p><p>est devenu plus agressif </p><p>avec l?individualisation des résultats. </p><p>Si on ne remplit pas ses objectifs, </p><p>on est stigmatisé. Dans les centres </p><p>d?appels Orange, l?objectif de </p><p>performance est réévalué en permanence. </p><p>Les salariés vivent une </p><p>perte de sens de leur travail. </p><p>Cesméthodes demanagement ne </p><p>sont-elles pas simplement celles </p><p>en vigueur dans d?autres </p><p>entreprises privées ? </p><p>Chez France Télécom, on cumule </p><p>les nouvelles formes de management </p><p>avec le fonctionnement autocratique </p><p>propre à la fonction publique. </p><p>Avant, quand vous entriez aux </p><p>PTT, on vous envoyait cinq ans à </p><p>Brest pour apprendre le métier et </p><p>vous n?aviez pas à discuter. Ce type </p><p>de gestion est perpétué par des dirigeants </p><p>qui viennent de la sphère </p><p>étatique. </p><p>Mais le taux de suicides chez </p><p>France Télécom n?est pas plus </p><p>élevé que la moyenne </p><p>nationale... </p><p>Les suicides ont de multiples causes, </p><p>mais, chez France Télécom, le </p><p>mal-être au travail est tabou. Il faut </p><p>en finir avec le déni. D?ailleurs, les </p><p>suicides ne sont que l?une des manifestations </p><p>de l?augmentation du </p><p>stress. En 2008, l?absentéisme a atteint </p><p>vingt jours par an, soit quatre </p><p>semaines. Et plus on descend dans </p><p>l?échelle des salaires, plus il est </p><p>élevé, pouvant atteindre de trente à </p><p>soixante-trois jours par an. En comparaison, </p><p>les instituteurs, qui ont </p><p>pourtant mauvaise presse, ne sont </p><p>absents que onze jours par an. </p><p>Que pensez-vous desmesures </p><p>annoncées par la direction pour </p><p>enrayer l?épidémie de suicides ? </p><p>Aujourd?hui, les réponses que propose </p><p>la direction restent très individuelles </p><p>et n?interrogent pas du tout </p><p>l?organisation du travail. Former les </p><p>managers aux signaux de faiblesse </p><p>psychologique ?Mais ce n?est pas à </p><p>eux de jouer les psychiatres ! Si déjà </p><p>les médecins du travail pouvaient </p><p>détecter l?origine véritable des pathologies </p><p>sans se censurer?Les négociations </p><p>sur le stress ? Elles sont </p><p>de toute façon obligatoires. Les </p><p>hauts dirigeants sont déconnectés </p><p>de ce qui se passe sur le terrain. </p><p>SOLVEIG GODELUCK </p><p>* Aux Editions La Découverte, </p><p>à paraître le 8 octobre 2009. </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Wed, 16 Sep 2009 20:20:13 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=00210l7e32iy0viq 2009-09-16T20:20:13Z France Télécomtente d?enrayer la spirale des suicides http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=00224wz7syz0l8am Source: Les Echos 16 09 2009 </p><p> </p><p>France Télécomtente d?enrayer la spirale des suicides </p><p> </p><p>Après une entrevue hier avec </p><p>Xavier Darcos, le ministre du </p><p>Travail, Didier Lombard, le PDG </p><p>de l?opérateur historique, engage </p><p>des négociations avec les </p><p>syndicats sur le stress au travail. </p><p>Les mobilités géographiques et </p><p>professionnelles sont gelées </p><p>d?ici à fin octobre. </p><p> </p><p>C?est l?urgence chez France Télécom. </p><p>La multiplication des suicides </p><p>et tentatives de suicide parmi </p><p>les employés de l?opérateur historique </p><p>au cours des dernières semaines </p><p>a poussé Xavier Darcos, </p><p>le ministre du Travail, à rencontrer </p><p>Didier Lombard, le PDG de </p><p>France Télécom hier. Les deux </p><p>hommes ont bien sûr regretté les </p><p>gestes désespérés de 23 salariés </p><p>en un an et demi, dans une entreprise </p><p>semi-publique qui emploie </p><p>102.000 personnes dans </p><p>l?Hexagone. Le ministre a appelé </p><p>les dirigeants de l?entreprise à </p><p>« une vigilance accrue » et à </p><p>« prendre la mesure du problème </p><p>». Il a exigé que France Télécom </p><p>assure une « meilleure </p><p>prise en compte de la situation </p><p>personnelle dans l?organisation </p><p>du travail, à l?image d?autres accords </p><p>qui ont été signés dans </p><p>d?autres grandes entreprises », </p><p>comme EDF, Alstom Transport </p><p>ou encore Renault. Les dirigeants </p><p>de l?opérateur ont eu droit à une </p><p>série de remontrances. </p><p>Xavier Darcos a pointé l?absence </p><p>de gestion prévisionnelle </p><p>de l?emploi et des compétences </p><p>(GPEC), dont l?accord n?a jamais </p><p>été signé. Un tel accord « doit </p><p>permettre aux salariés d?avoir de </p><p>la visibilité sur leur évolution professionnelle </p><p>», a estimé le ministre, </p><p>qui a promis de nouveaux </p><p>médecins du travail. </p><p>Le ministre a aussi fortement </p><p>incité Didier Lombard à engager </p><p>des négociations sur le stress au </p><p>travail avec les organisations syndicales. </p><p>Pour le PDG de France </p><p>Télécom, « la première urgence, </p><p>c?est d?arriver à contrôler et à arrêter </p><p>le phénomène de contagion » </p><p>et de « casser le mouvement de </p><p>spirale infernal ». </p><p>Mobilité provisoirement gelée </p><p>A court terme, la mobilité des </p><p>salariés est gelée jusqu?au 31 octobre, </p><p>un numéro vert sera mis </p><p>en place « pour les salariés les </p><p>plus fragiles » et des rencontres </p><p>avec les cadres seront organisées </p><p>au niveau local. Le directeur général </p><p>du Travail, Jean-Denis </p><p>Combrexelle, participera au prochain </p><p>Comité national de santé </p><p>hygiène sécurité et conditions de </p><p>travail (CNHSCT). Ensuite, dès la </p><p>fin de la semaine, les syndicats </p><p>désigneront un cabinet qui sera </p><p>chargé d?effectuer un état des </p><p>lieux de l?entreprise. « Il faut un </p><p>nouveau contrat social dans l?entreprise </p><p>», a dit Didier Lombard, </p><p>et à l?issue de ces négociations, </p><p>« le France Télécom du mois de </p><p>décembre ne sera pas le France </p><p>Télécom d?aujourd?hui », a-t-il </p><p>promis. D?ici là, 100 personnes </p><p>seront embauchées partout en </p><p>France dans les ressources humaines. </p><p>Il s?agit « de traiter l?accompagnement </p><p>de la mobilité », </p><p>selon Didier Lombard. Le patron </p><p>de l?opérateur a reconnu du bout </p><p>des lèvres que « sur tous les cas </p><p>[de suicides], il y en a quelquesuns </p><p>qui sont liés à ça », c?est-àdire </p><p>à la souffrance au travail. </p><p>A terme, le but n?est donc pas </p><p>de stopper toutes les évolutions. </p><p>D?ici à 2012, « il faut que nous </p><p>soyons parvenus à avoir la réactivité </p><p>d?une start-up et les réflexes </p><p>d?une entreprise née avec l?Internet </p><p>», avait déclaré Didier Lombard </p><p>aux « Echos » en mars 2009. </p><p>Il est vrai que le groupe est en </p><p>concurrence avec Free, qui emploie </p><p>250 personnes, sans compter </p><p>les centres d?appels. « France </p><p>Télécom est une entreprise sans </p><p>cesse en train de connaître des </p><p>mutations technologiques et économiques </p><p>», a rappelé Xavier </p><p>Darcos. </p><p>G. DE C.<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Wed, 16 Sep 2009 20:15:52 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=00224wz7syz0l8am 2009-09-16T20:15:52Z « Les suicides touchent tous les types d?entreprises » http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021zyetw95zedl&threadId=0022cgyd71zhyv2a Source: Les Echos 15 09 2009 </p><p> </p><p>Marie Pezé, psychologue spécialiste du stress au travail : </p><p>« Les suicides touchent tous les types d?entreprises » </p><p> </p><p>France Télécom, Renault : les </p><p>cas de suicides de salariés touchent- </p><p>ils seulement les grandes </p><p>entreprises ? </p><p>Les cas qui se produisent dans les </p><p>grandes entreprises sont plus visibles, </p><p>mais, depuis une dizaine </p><p>d?années, les suicides au travail </p><p>touchent toutes les catégories socioprofessionnelles </p><p>et tous les types </p><p>d?entreprises. C?est plus particulièrement </p><p>vrai pour celles qui </p><p>sont affectées par la crise et ses </p><p>conséquences, telles que les fusions, </p><p>les rachats et réorganisations, </p><p>au cours desquels les salariés </p><p>sont déplacés ou poussés dehors </p><p>par ce que j?appellerais des « harcèlements </p><p>stratégiques ». Il ne faut </p><p>pas oublier aussi qu?il y a beaucoup </p><p>de suicides qui ne se déroulent pas </p><p>sur le lieu de travail, mais qui, </p><p>après enquête, ont un </p><p>lien avec l?activité professionnelle. </p><p>Les crises ne sont pas </p><p>nouvelles, pourquoi </p><p>celle-ci serait-elle plus </p><p>p e s a n t e q u e l e s </p><p>autres ? </p><p>Si on veut comprendre </p><p>comment quelqu?un, </p><p>qui a le plus souvent </p><p>une famille, peut en arriver </p><p>à l?idée de se suicider, </p><p>il faut comprendre à quel </p><p>point il peut se sentir le dos au </p><p>mur. C?est une des conséquences </p><p>du contrat de travail.On ne dit pas </p><p>suffisamment qu?en France on ne </p><p>peut pas quitter aisément un endroit </p><p>où on vous maltraite. Si vous </p><p>démissionnez, vous perdez une </p><p>partie de vos droits </p><p>et certaines personnes </p><p>préfèrent </p><p>de ce fait rester. </p><p>Lorsqu?un salarié </p><p>est dénigré quotidiennement </p><p>ou mis </p><p>a u b a n d e s o n </p><p>équipe, il ne peut </p><p>pas répliquer, car il </p><p>sait qu?à la première </p><p>riposte, ce </p><p>sera souvent un </p><p>avertissement et un </p><p>licenciement pour faute. Certains </p><p>arrivent à supporter cette situation, </p><p>d?autres en viennent à se dire </p><p>qu?ils n?ont pas d?autre solution </p><p>que le suicide pour supprimer </p><p>cette souffrance. </p><p>PROPOS RECUEILLIS PAR </p><p>CLAUDE FOUQUET<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Tue, 15 Sep 2009 09:25:00 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021zyetw95zedl&threadId=0022cgyd71zhyv2a 2009-09-15T09:25:00Z Les entreprises persistent à minorer la gestion des conflits internes http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002v3k5p1c89bre Source: Les Echos du 14 09 2009 </p><p> </p><p>Les entreprises persistent à minorer la gestion des conflits internes </p><p> </p><p>La question des conflits </p><p>au travail touche 85 % </p><p>des salariés, quel que soit </p><p>leur niveau hiérarchique, </p><p>d?après une toute récente </p><p>étude mondiale. Chocs </p><p>de personnalités et conflits </p><p>d?ego sont les principaux </p><p>facteurs de tension. </p><p> </p><p>Les salariés d?entreprise passent </p><p>bien trop de temps à </p><p>batai l ler au bureau : </p><p>1,8 heure par semaine en France, </p><p>au Danemark et en Grande-Bretagne, </p><p>2,8 aux Etats-Unis, 1,9 au Brésil </p><p>et jusqu?à 3,3 heures hebdomadaires </p><p>en Allemagne et en Irlande. </p><p>Au total, le temps moyen passé à </p><p>gérer des conflits au travail s?établit </p><p>à 2,1 heures par semaine, soit </p><p>l?équivalent d?un jour par mois, </p><p>selon OPP (*), cabinet européen </p><p>spécialiste de la psychologie du </p><p>travail et des tests psychométriques. </p><p>Accrochage verbal, rivalités </p><p>internes, chocs de personnalités, </p><p>problèmes d?ego, désaccords </p><p>quant au partage de responsabilités, </p><p>défaillances managériales ou </p><p>de leadership, stress, surcharge de </p><p>travail, tous ces éléments viennent </p><p>un à un nourrir la matrice des </p><p>situations conflictuelles. Ces dernières, </p><p>rien qu?en Grande-Bretagne, </p><p>causeraient même une perte </p><p>annuelle de 370 millions de jours </p><p>de travail. Et ce serait bien pire </p><p>encore en Allemagne, en Irlande </p><p>et au Brésil ! </p><p>« Le défi des entreprises est de </p><p>trouver le juste équilibre entre les </p><p>limites à la performance engendrées </p><p>par les conflits et le changement </p><p>qu?ils impulsent », prévient Antony </p><p>Erb, le directeur d?OPP France.Une </p><p>gageure, si l?on considère que 85% </p><p>des salariés, tous niveaux hiérarchiques </p><p>confondus, sont concernés </p><p>par le sujet. Les conflits opposent </p><p>tout autant des exécutants ou des </p><p>membres d?équipes de direction </p><p>entre eux que des salariés à leurs </p><p>supérieurs hiérarchiques. « Et il </p><p>n?est pas rare de les voir empirer </p><p>plutôt que s?apaiser d?eux-mêmes », </p><p>constate l?étude d?OPP. </p><p>De fait, une personne interrogée </p><p>sur six souligne l?aggravation de disputes, </p><p>en termes de temps et de </p><p>durée, et pointe avec inquiétude </p><p>leurs conséquences : insultes, attaques </p><p>personnelles, maladies, arrêts </p><p>de travail, conflits entre services, </p><p>harcèlement moral, démissions, licenciements, </p><p>échec d?un projet. Il </p><p>ne faut pas non plus négliger l?impact </p><p>des facteurs culturels : en effet, </p><p>17% des salariés aux Etats-Unis et </p><p>en Grande-Bretagne considèrent le </p><p>choc des valeurs comme source de </p><p>conflits. Caractéristiques significatives </p><p>des salariés français : ce sont </p><p>eux les plus prompts à éviter les </p><p>conflits (36%) et les moins enclins </p><p>à rechercher des solutions « gagnant- </p><p>gagnant » (via le dialogue </p><p>notamment), à demander conseil à </p><p>des collègues ou à consulter de la </p><p>documentation spécialisée (14%). </p><p>La responsabilité de chacun </p><p>« Le plus grand risque est une mise </p><p>en péril de la coopération et de l?esprit </p><p>d?équipe », souligne l?étude. </p><p>Avec, dans la population salariée, </p><p>son lot de démotivation, de colères </p><p>rentrées, d?insomnies ou encore </p><p>d?états dépressifs pour les uns, voire </p><p>d?excitation pour d?autres.Mais qui, </p><p>en entreprise, peut lemieux apaiser </p><p>les tensions ? Pour 62% des salariés </p><p>interrogés par OPP, la résolution </p><p>des conflits relève plus de la </p><p>responsabilité de chacun que de </p><p>celle, exclusive, des départements </p><p>ressources humaines. </p><p>D?après l?enquête, prime semble </p><p>toutefois donnée, en ce domaine, à </p><p>l?ancienneté et aux niveaux hiérarchiques </p><p>les plus élevés. Or, bien </p><p>que compétence essentielle du </p><p>« leadership », la capacité à savoir </p><p>gérer les conflits fait défaut à nombre </p><p>demanagers (c?est dumoins la </p><p>conviction de 43% des salariés interrogés). </p><p>Défaillance que les cadres </p><p>supérieurs français, avec les </p><p>Danois, sont d?ailleurs les premiers </p><p>à reconnaître, contrairement à </p><p>leurs homologues britanniques et </p><p>américains. Par manque de temps </p><p>ou de courage ou alors obnubilés </p><p>par leurs soucis de carrière professionnelle, </p><p>peu d?entre eux prêtent </p><p>attention aux « points d?achoppement </p><p>» (heures et espaces de travail, </p><p>situation de favoritisme, </p><p>problèmes répétés de communication, </p><p>etc.), générateurs de tensions </p><p>dans leur équipe. A leur décharge, </p><p>il convient de rappeler que la </p><p>France se caractérise par ses piètres </p><p>efforts enmatière de formation </p><p>aux techniques de gestion des conflits </p><p>(techniques qui d?ailleurs restent </p><p>loin d?avoir prouvé leur efficaci </p><p>té) : 73 % des manager s </p><p>hexagonaux n?ont jamais été formés </p><p>de la sorte (contre une </p><p>moyenne mondiale de 56 %). </p><p>Quant aux rares rompus à ces </p><p>techniques, ils sont 50% à estimer </p><p>« ne rien en avoir tiré ». Conséquence </p><p>: beaucoup s?épuisent en </p><p>combats perdus d?avance ou bien </p><p>passent leur temps à contourner </p><p>les conflits ou encore à faire mine </p><p>de les ignorer.Une attitude qui nuit </p><p>à la productivité, favorise l?agressivité </p><p>et entretient la défense bec et </p><p>ongles de quantités de prés carrés. </p><p>M. J. </p><p>(*) Etude réalisée auprès de </p><p>5.000 salariés de 9 pays </p><p>(Allemagne, Belgique, Brésil, </p><p>Danemark, Etats-Unis, France, </p><p>Irlande, Pays-Bas et Royaume-<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Mon, 14 Sep 2009 20:02:03 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002v3k5p1c89bre 2009-09-14T20:02:03Z Ces entreprises qui s’essaient à la convivialité http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002rcbuoe1m1jv9 Source: Les Echos 26 08 2009 </p><p> </p><p>Ces entreprises qui s’essaient à la convivialité </p><p> </p><p>Levier d’épanouissement, </p><p>et donc d’efficacité, </p><p>la convivialité au travail </p><p>impose une démarche </p><p>structurée. </p><p> </p><p>Rétablir le plaisir au travail. </p><p>L’idée n’est pas incongrue </p><p>en temps de chasse au </p><p>gaspi. Pour autant, parier sur la </p><p>convivialité entre salariés ne signifie </p><p>pas se limiter à deux ou </p><p>trois événements festifs par an, </p><p>mais s’engager dans une démarche </p><p>quotidienne et structurée. </p><p>Certaines entreprises l’ont compris, </p><p>à l’image de PepsiCo, Orange </p><p>ou General Electric, qui a </p><p>nommé, il y a deux ans, un responsable </p><p>« bien vivre au travail », </p><p>une fonction désormais occupée </p><p>par Aurélie Girardot : «Mon rôle </p><p>est de promouvoir le bien-être à </p><p>tous les niveaux de l’entreprise et </p><p>des 2.000 salariés. » Chez PepsiCo </p><p>(450 collaborateurs en France), </p><p>cette convivialité se vit aussi à </p><p>tous les niveaux : politique de la </p><p>porte ouverte, même pour le comité </p><p>de direction, tutoiement systématique </p><p>à tous les échelons, </p><p>style vestimentaire décontracté... </p><p>« Chacun peut prendre un café </p><p>avec le DG. Il n’y a pas de barrière, </p><p>remarque Marc-Henri Bernard, </p><p>qui arbore, fidèle à l’esprit maison, </p><p>un jean et une chemise </p><p>rayée, tenue assez inhabituelle </p><p>pour un DRH d’entreprise cotée. </p><p>L’organisation est aussi volontairement </p><p>peu pyramidale. » Quant au </p><p>siège français de Google, situé en </p><p>plein centre de Paris, il cultive les </p><p>couleurs à tous les étages et a </p><p>installé une « salle de jeu », où les </p><p>collaborateurs peuvent se « défouler </p><p>» le midi, avec billard, baby- </p><p>foot, chaise de massage et, </p><p>toute dernière acquisition, un jeu </p><p>de guitare sur console ! </p><p>Des vélos pour s’aérer </p><p>La convivialité au travail, ce sont </p><p>aussi des horaires plus souples ou </p><p>du télétravail, comme chez GE... </p><p>C’est mettre à disposition des vélos, </p><p>pour s’aérer le temps d’une </p><p>pause, ou organiser des séances </p><p>de jogging le vendredi midi, </p><p>comme chez PepsiCo... Mais cela </p><p>impose surtout que les managers </p><p>adaptent leurs méthodes pour favoriser </p><p>les échanges et la reconnaissance </p><p>: en étant plus à </p><p>l’écoute, en prenant en compte </p><p>les remarques des salariés et en </p><p>les associant davantage à certaines </p><p>décisions... Chez Orange, la </p><p>plupart des 120 unités opérationnelles </p><p>célèbrent, tous les mois, les </p><p>succès collectifs ou individuels à </p><p>travers le dispositif des « Orange </p><p>stars » : « Cela peut être un téléconseiller </p><p>qui a été excellent en </p><p>matière de service client, une unité </p><p>d’intervention qui a aidé une </p><p>autre unité en difficulté à la suite </p><p>d’une tempête, une assistante qui </p><p>n’a pas compté ses heures, en l’absence </p><p>de ses collègues... Cela crée </p><p>de l’émulation et renforce l’adhésion </p><p>», souligne David Richard, </p><p>directeur transformation performance </p><p>et communication interne. </p><p>Cette démarche nécessite de se </p><p>pencher aussi sur la façon dont </p><p>on obtient des résultats. Comme </p><p>le font GE, Google ou encore PepsiCo, </p><p>où les managers sont tout </p><p>autant évalués sur la partie business </p><p>de leur activité que sur des </p><p>critères plus humains : développer </p><p>l’équipe et l’esprit d’équipe, </p><p>créer un climat de travail favorable… </p><p>Tous les deux ans, chacun </p><p>d’eux participe aussi à un 360°, </p><p>pour confronter l’image qu’ils ont </p><p>d’eux-mêmes à celle de leurs collaborateurs, </p><p>collègues et clients </p><p>internes. Avec, à l’arrivée, éventuellement </p><p>un plan de développement </p><p>si certaines faiblesses apparaissent. </p><p>Déstabiliser la lignemanagériale </p><p>« Rares sont les entreprises qui le </p><p>font car le risque est de déstabiliser </p><p>la ligne managériale, tempère </p><p>Philippe Détry, délégué général </p><p>du Printemps de la convivialité </p><p>(1) . C’est pourtant nécessaire, </p><p>tout comme les enquêtes de climat </p><p>social, elles aussi trop souvent absentes. </p><p>Or, si on ne mesure pas la </p><p>convivialité, il est difficile de faire </p><p>avancer les choses. » Orange réalise </p><p>ce type d’enquête chaque année. </p><p>PepsiCo, tous les deux ans. </p><p>Mais, initiative originale, l’entreprise </p><p>américaine demande, à </p><p>chaque fois, à ses collaborateurs </p><p>d’en commenter les résultats et </p><p>de proposer des axes d’amélioration. </p><p>Résultat : depuis six ans, </p><p>PepsiCo fait partie du Top 10 des </p><p>entreprises où il fait bon travailler </p><p>de l’institut Great Place to </p><p>Work. « Le turnover plafonne à </p><p>4 % et nous recevons, chaque année, </p><p>plus de 15.000 CV, alors que </p><p>nous sommes 450 », ajoute Marc- </p><p>Henri Bernard. Aurélie Girardot, </p><p>de GE, est elle aussi convaincue </p><p>que c’est un élément clef pour </p><p>attirer et garder des collaborateurs </p><p>qui, au premier abord, </p><p>n’ont pas forcément envie de travailler </p><p>à Belfort... Quant à </p><p>Orange, les salariés n’ont jamais </p><p>été autant force de proposition </p><p>pour améliorer le quotidien de </p><p>leur entreprise. </p><p>CAROLINEMONTAIGNE </p><p>(1) Auteur de « La convivialité », </p><p>Editions d’Organisation.<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Thu, 27 Aug 2009 08:20:03 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002rcbuoe1m1jv9 2009-08-27T08:20:03Z Neues Mitglied: Berthe NGALEU ist Mitglied des Hubs geworden http://www.viadeo.com/fr/profile/berthe.ngaleu Berthe NGALEU ist Mitglied des Hubs geworden<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/berthe.ngaleu">Berthe NGALEU</a></p> Wed, 26 Aug 2009 22:00:00 GMT http://www.viadeo.com/fr/profile/berthe.ngaleu 2009-08-26T22:00:00Z Nature&Découvertes :engagement à tous les étages http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=00222p3rrtycasf0&threadId=0022a25g3psfatx5 Source: Les Echos 25 08 09 </p><p> </p><p>Nature&Découvertes :engagement à tous les étages </p><p> </p><p>L’enseigne a mis le </p><p>développement durable </p><p>au coeur de sa stratégie. </p><p>Résultat, 96 % des salariés </p><p>se déclarent fiers de leur </p><p>entreprise. </p><p> </p><p>Lesmagasins Nature & Découvertesne </p><p>ressemblent à aucun </p><p>autre.Dans leur structure, tout </p><p>d’abord, qui laisse la part belle aux </p><p>salariés : cette entreprise familiale est </p><p>détenue à 80% par ses fondateurs, </p><p>François et Françoise Lemarchand, </p><p>mariet femmedans lavie,à11%par </p><p>les collaborateurs et à 9%par labanqueCIC. </p><p>Danslesvaleurs,ensuite,en </p><p>faisant du développement durable </p><p>l’épine dorsale de la stratégie. L’institut </p><p>Great Place to Work leur a </p><p>d’ailleursdécerné leprixdudéveloppement </p><p>durable comme « élément </p><p>fédérateur ». </p><p>On ne devient pas salarié de Nature& </p><p>Découvertes par hasard. C’est </p><p>cequ’adécouvert, à sonarrivée, il y a </p><p>cinq ans, le DRH, Frédéric Oglietti, </p><p>après être passé par le BonMarché. </p><p>« Les profils sont très éclectiques, du </p><p>CAP chaudronnerie au master en </p><p>biologiemarine. Celam’a un peu déconcerté </p><p>au début mais j’ai compris </p><p>que tous avaient des valeurs communes </p><p>et que c’était un levier d’adhésion </p><p>énorme. »Asavoirunesensibilitéaffichée </p><p>pour l’environnement, une approche </p><p>différente de la vente, guidée </p><p>par l’envie de faire de la pédagogie </p><p>auprès des clients, et un sens réel de </p><p>l’engagement. Au quotidien, lesmagasins </p><p>ont d’ailleurs un fonctionnement </p><p>particulier. Tout d’abord, parce </p><p>que les salariés disposent d’une très </p><p>large autonomie. Chaque vendeur </p><p>est, par exemple, responsable d’une </p><p>zone (randonnée, sciences, jardin, </p><p>bien-être…), qu’il gère intégralement </p><p>: « Je m’occupe aussi bien de la </p><p>vente que des commandes, des stocks, </p><p>de la disposition demon rayon et du </p><p>suivi du chiffre d’affaires », explique </p><p>Ludovic Sproobants, qui a intégré le </p><p>magasindeToulouse il y adeux ans. </p><p>Remettre son patron en place </p><p>Ceàquoi il fautajouter ses responsabilitésentantque </p><p>« réseauvert »,une </p><p>autre particularité de Nature & Découvertes. </p><p>Dans chaquemagasin,un </p><p>vendeur est désigné comme relais et </p><p>garant de la politique environnementaledel’entreprise. </p><p>Sonrôleconsisteàsensibiliser </p><p>leséquipes, viades </p><p>réunions bimensuelles, et à en recadrer </p><p>certains si besoin. Y compris le </p><p>directeur de magasin. « Cela m’est </p><p>arrivé une fois car des déchets, qui devaient </p><p>être recyclés, n’avaient pas été </p><p>triés », se souvient-il. Pas évident de </p><p>remettre son patron en place ? Pour </p><p>lui, qui appartient à plusieurs associations </p><p>de protection de la nature, </p><p>c’est une question de principe. Et un </p><p>moyen de renforcer l’implication et </p><p>la fidélisation des </p><p>salariés (le turnover </p><p>est de 19 %, </p><p>bien inférieur aux </p><p>35% de la profession). </p><p>En outre, cette </p><p>entreprise a été la </p><p>première du secteur </p><p>de la distribution </p><p>à être certifiée, </p><p>en 2006, ISO14001 </p><p>(une norme de </p><p>management environnemental) </p><p>pour </p><p>l’ensemble de ses </p><p>73sites.Celaluiimpose </p><p>d’améliorer chaque année ses </p><p>indicateurs aussi bien enmatière de </p><p>tridesdéchets,desantéquedesécurité. </p><p>Et donc de pousser son engagement </p><p>encore plus loin. Comme elle </p><p>le fait enmatière de formation(école </p><p>interne,e-learning,validationdesacquis </p><p>de l’expérience), dont le budget </p><p>représente 7% de lamasse salariale. </p><p>Nature & Découvertes, pionnier en </p><p>matière demanagement environnemental </p><p>? Le concept est encore nouveau. </p><p>Sielleaunelongueurd’avance, </p><p>l’enseigne le doit au fait qu’elle est </p><p>« challengée » en permanence par </p><p>ses salariés. </p><p>CAROLINEMONTAIGNE </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Tue, 25 Aug 2009 06:38:35 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=00222p3rrtycasf0&threadId=0022a25g3psfatx5 2009-08-25T06:38:35Z Y a til un stress professionnel positif ? http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0022byvse2vufbxf&threadId=002dsv5za2xuccv Bonjour à Tous, </p><p> </p><p>Pour faire suite à de nombreuses questions qui m'ont été posées sur le stress dit "positif", j'ai décidé de réaliser une étude plus approfondie sur le sujet. </p><p>J'ai donc mis en ligne un questionnaire ici: http://www.gds2e.fr/questionnaire-eustress.htm </p><p> </p><p>Je sollicite donc quelques minutes de votre temps pour répondre à quelques questions de façon anonyme. </p><p>Les résultats de l'analyse seront communiqués entre fin août et début septembre dont je vous tiendrai informés. </p><p> </p><p>Merci de votre participation. </p><p>Bien cordialement, </p><p>Sandrine Pilon<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/sandrine.pilon">Sandrine Pilon</a></p> Mon, 17 Aug 2009 14:21:20 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0022byvse2vufbxf&threadId=002dsv5za2xuccv 2009-08-17T14:21:20Z Questionnaire pour mémoire de recherche appliquée http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0022byvse2vufbxf&threadId=002yjgbrq4frmvh Bonjour Emilie, </p><p> </p><p>J'ai pris le temps de regarder le questionnaire. Dans notre structure il n'y a pas de salariés, nous sommes tous des indépendants regroupés en équipes pluridisciplinaires pour une meilleur qualité de travail et de motivation. </p><p> </p><p>Par contre, nous travaillons en entreprise sur la motivation des salariés et je peux vous donner mon retour sur expérience dans ce domaine. </p><p>Quand une entreprise va mal, il faut toujours s'occuper du moral de tous les individus et de l'ambiance générale. </p><p> </p><p>Bien souvent, la communication interne est défectueuse. Il existe une forme de communication officielle mais comme un muet parlerait à un sourd. </p><p>La production et le Chiffre d'affaires remontent dès que les salariés se sentent entendus, puis compris et enfin quand des évènements futurs montrent que les nouvelles décisions tiennent compte de leurs doléances, idées ou desiderata. </p><p> </p><p>Pour obtenir ce résultat, il est important de lire entre les lignes l'organisation réelle de l'entreprise (différente de l'organigramme officiel) et de vérifier les processus des différents circuits d'information ainsi que les sociogrammes et connaître l'histoire de l'entreprise. Vous seriez étonnée de voir à quel point le passé s'impose dans le présent. </p><p>Très souvent les flux d’information, qu’ils soient techniques (comptabilité vers direction, production et marketing) ou hiérarchiques (direction vers managers, syndicats et communications internes collective) sont influencés par des personnes qui par ce biais, renforcent ou se découvrent un pouvoir dans l’entreprise. </p><p>Un salarié qui retient une info contre une réponse mais sans vraiment le dire ; un chef de service très important, le plus gros budget de l’entreprise par exemple, qui fait passer tous les documents statistiques par son service avant diffusion pour avoir l’honneur public ou pour avoir le temps d’imposer ses propres règles ; le plus beau étant les informations très techniques qui exhortent toute personne non initié à les comprendre avec pour conséquence très souvent de mettre à dos des services destinés au départ à travailler ensemble alors qu’il est possible de trouver une communication commune avec l’effort inverse ( sujet toujours délicat et récurrent dans les services d’experts où le verbe compte autant que le fond ou l’objectif). </p><p> </p><p>Toutes ces situations ont pour conséquence de brouiller les cartes de compréhension de chaque individu. Le processus de la réaction comportementale d’un individu face à une incompréhension vis-à-vis des décisions prises par l’entreprise c’est la plupart du temps : </p><p> </p><p>1. la découverte </p><p>2. la stupeur </p><p>3. l’énervement </p><p>4. la colère </p><p>5. le défaitisme </p><p>6. la démotivation </p><p>7. l’absentéisme </p><p>8. la dépression </p><p>9. la rupture </p><p> </p><p>Cette réaction comportementale s’applique quel que soit le niveau hiérarchique de la personne au sein d’une entreprise. </p><p>Seul le décideur peut agir, les autres dépendent du pouvoir de la personne ayant pris la décision non accompagnée de son explication. </p><p>En effet, dans l’entreprise, y a-t-il beaucoup de monde qui prend le temps d’expliquer pourquoi nous faisons ces choses, pour aller où et avec quels moyens de temps ou de matériels ou de compétences internes et externes? Combien mettent leurs subalternes dans une situation confortable en supprimant tout sentiment de jugement ou de compétition ? </p><p>Pourtant, un ouvrier faisant son travail avec plaisir, plaisir du travail bien fait avec des collègues et un chef qu’il apprécie, est plus performant qu’un ouvrier démotivé avec un chef qui lui crie dessus. </p><p>L’ambiance dont on parle en entreprise est construite à partir du comportement social des équipes de travail entre les individus mais aussi entre les équipes ou services. Le matériel, l'organisation et l’ergonomie entrant en ligne de compte comme un support vers l’excellence. Toutefois, si vous obtenez l’indicateur sourire à l’arrivée des individus dans l’entreprise le lundi matin, vous avez une très bonne ambiance au sein de ce service ou de toute l’entreprise. </p><p> </p><p>Ce que l’on ne met pas suffisamment en avant, c’est le rapport financier de l’entreprise entre sont investissement en masse salariale et le bénéfice de l’entreprise en rapport au taux de productivité de chaque service. </p><p>Les machines sont fiables et un sou dépensé rapporte un nombre calculé de sous en face. </p><p>Mais en cas de rupture de marché, la machine coûte toujours autant mais ne fera rien et ne rapportera rien. </p><p>Un employé bien disposé rapporte un sou pour un coût calculé dans un marché très flexible. Une machine ne fait que ce pour lequel elle est conçue. Un individu est capable de faire des choses différentes et en cas de rupture de marché, s’il est motivé, il peut faire autre chose s’il est bien managé et bien informé et ainsi continuer à rapporter de l’argent. </p><p>Maintenant, dans un marché stable ou concurrentiel, un individu motivé pourra surprendre par ses taux de productivité supérieur à la moyenne. </p><p> </p><p>Je vous citerai l’exemple de ces derniers mois, une employée proposait à son patron de reprendre son entreprise pendant dix ans. Elle travaillait pour lui au même poste depuis vingt ans. Cette entreprise employait le patron plus trois salariés dont deux à temps partiel et était tout juste rentable. </p><p>En Janvier 2009, le patron a vendu sont entreprise à cette salariée. Il est revenu la voir au mois de Juillet pour savoir si elle s’en sortait. Elle avait repris tout le matériel et les clients mais pas les deux autres employés. L’ancien patron fût surpris d’apprendre que non seulement son ancienne employée s’en sortait, mais en plus, elle avait réussi à décrocher des contrats plus importants que ce qu’ils avaient réussi à obtenir jusqu’ici à 4 personnes et elle en avait assuré la production SEULE. </p><p>A votre avis, quelles questions l’ancien patron est en droit de se poser sur son mangement et sur la motivation et qualité de travail de ses anciens employés ? </p><p> </p><p>Pour finir, quel rôle jouent ou devraient jouer les RH dans l'information et écoute individuelle des salariés de l'entreprise ? Sont-ils juste des recruteurs et gestionnaires de statistiques humaines ou sont-ils les mieux placés pour assurer la mission d'information des salariés non pas sur leur avenir dans l'entreprise mais sur leur importance et leur rôle au sein de l'activité globale de cette superbe machine qui les emploie ? </p><p>La motivation a t-elle été un élément collectif ou nait-elle d’un mécanisme individuel dont la socialisation et l’esprit d’équipe en renforce le sentiment ? </p><p> </p><p> </p><p>Patrick Veillon </p><p>Location d’Expertise </p><p> </p><p> </p><p> </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Sun, 16 Aug 2009 11:16:29 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0022byvse2vufbxf&threadId=002yjgbrq4frmvh 2009-08-16T11:16:29Z Questionnaire pour mémoire de recherche appliquée http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0022byvse2vufbxf&threadId=002yjgbrq4frmvh Bonjour, </p><p> </p><p>Votre questionnaire m'intéresse, pouvez-vous me l'envoyer ? </p><p> </p><p>Patrick Veillon<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Wed, 22 Jul 2009 07:21:52 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0022byvse2vufbxf&threadId=002yjgbrq4frmvh 2009-07-22T07:21:52Z Neues Mitglied: Virginie Benoist ist Mitglied des Hubs geworden http://www.viadeo.com/fr/profile/benoist.virginie Virginie Benoist ist Mitglied des Hubs geworden<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/benoist.virginie">Virginie Benoist</a></p> Tue, 14 Jul 2009 22:00:00 GMT http://www.viadeo.com/fr/profile/benoist.virginie 2009-07-14T22:00:00Z Questionnaire sur la communication interne http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0022byvse2vufbxf&threadId=0021g7jr2qotsaxg Madame, Mademoiselle, Monsieur </p><p> </p><p>Actuellement étudiante en Licence Gestion des Ressources Humaines en alternance à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, je travaille dans le cadre de mon mémoire de fin d'année sur les enjeux d'une bonne communication interne. </p><p> </p><p>Pour compléter mon mémoire, il est indispensable pour moi de connaître votre point de vue, vos suggestions et vos critiques par le biais de ce questionnaire. </p><p>Si vous êtes salarié (cadre on non cadre) d'une entreprise de plus de 50 personnes ce questionnaire s'adresse principalement à vous. </p><p> </p><p>Je vous invite donc à y répondre le plus spontanément et sincèrement possible. </p><p>Pour accéder au questionnaire merci de cliquer sur ce lien : </p><p>http://spreadsheets.google.com/viewform?inv=barbara.boismorand%40gmail.com&formkey=cF9YcENXekhVanh5cmVoZW50YmFOZUE6MA.. </p><p> </p><p> </p><p>Ce questionnaire est strictement anonyme et ne sera utilisé qu'à des fins pédagogiques. </p><p>N’hésitez pas à le diffuser ! </p><p> </p><p> </p><p>Merci de votre participation </p><p> </p><p> </p><p> </p><p> </p><p>Si vous avez des suggestions ou des remarques n’hésitez pas à me les faire partager à l’adresse suivante : </p><p> </p><p>barbara.boismorand@gmail.com </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/barbara.boismorand">Barbara Boismorand</a></p> Tue, 14 Jul 2009 12:44:00 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0022byvse2vufbxf&threadId=0021g7jr2qotsaxg 2009-07-14T12:44:00Z Neues Mitglied: Barbara Boismorand ist Mitglied des Hubs geworden http://www.viadeo.com/fr/profile/barbara.boismorand Barbara Boismorand ist Mitglied des Hubs geworden<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/barbara.boismorand">Barbara Boismorand</a></p> Mon, 13 Jul 2009 22:00:00 GMT http://www.viadeo.com/fr/profile/barbara.boismorand 2009-07-13T22:00:00Z Questionnaire pour mémoire de recherche appliquée http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0022byvse2vufbxf&threadId=002yjgbrq4frmvh Bonjour, </p><p> </p><p>Madame, Monsieur, </p><p> </p><p>Etudiante en Master 1 Responsable en Gestion au sein du campus IGS de Toulouse, je réalise une enquête pour mon mémoire de recherche appliquée dont le sujet "La fidélisation des salariés" doit répondre à la problématique suivante : </p><p> </p><p>« Quels leviers faut-il mettre en place pour lutter contre le turn over et favoriser la fidélisation des salariés ? » </p><p> </p><p>Pour mener à bien mes recherches, j’ai besoin du plus grand nombre de témoignages ; c’est pourquoi je sollicite votre aide. </p><p> </p><p>Puis-je vous envoyer le questionnaire, qui une fois complété me permettra d’évaluer et valider plusieurs de mes hypothèses ? </p><p> </p><p>En vous remerciant pour votre précieuse collaboration. </p><p> </p><p>Emilie Froissard </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/emilie.froissard1">Emilie Froissard</a></p> Sat, 11 Jul 2009 16:27:34 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0022byvse2vufbxf&threadId=002yjgbrq4frmvh 2009-07-11T16:27:34Z Neues Mitglied: Emilie Froissard ist Mitglied des Hubs geworden http://www.viadeo.com/fr/profile/emilie.froissard1 Emilie Froissard ist Mitglied des Hubs geworden<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/emilie.froissard1">Emilie Froissard</a></p> Fri, 10 Jul 2009 22:00:00 GMT http://www.viadeo.com/fr/profile/emilie.froissard1 2009-07-10T22:00:00Z Neues Mitglied: Marie-Laure RANDUINEAU ist Mitglied des Hubs geworden http://www.viadeo.com/fr/profile/marie-laure.sanchez Marie-Laure RANDUINEAU ist Mitglied des Hubs geworden<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/marie-laure.sanchez">Marie-Laure RANDUINEAU</a></p> Sat, 04 Jul 2009 22:00:00 GMT http://www.viadeo.com/fr/profile/marie-laure.sanchez 2009-07-04T22:00:00Z Les Français jugent leurs syndicats http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021q0tflifm54si&threadId=002tvwvqv3d7qzd http://www.lesechos.fr/digital/ARCHIVES/PDF_20090623_LEC/docslib/articlepdf.htm?article=../article/4876107.pdf?journee=PDF_20090623_LEC </p><p> </p><p>Les Français jugent leurs syndicats </p><p> </p><p>«Nécessaires ». A première vue, </p><p>et malgré la faible mobilisation </p><p>dans les rues le 13 juin dernier, les </p><p>salariés français aiment leurs syndicats </p><p>: un sondage Obea-Infraforces </p><p>révèle qu’ils sont près de 60%à en </p><p>avoir soit une assez bonne </p><p>(50,5%), soit une très bonne opinion </p><p>(9,4%). Mieux : 71,6% des </p><p>1.001 salariés interrogés considèrent </p><p>que les syndicats sont « encore </p><p>plus nécessaires en temps de crise ». </p><p>« Pas le poids ». Néanmoins, </p><p>63,2% d’entre eux estiment aussi </p><p>que les organisations syndicales </p><p>sont« en perte de vitesse » et 54%, </p><p>qu’elles ne font « pas lepoids face au </p><p>gouvernement ». Enfin, près d’un </p><p>sondé sur deux (44%) juge qu’elles </p><p>sont « incapables d’instaurer un dialogue </p><p>avec les chefs d’entreprise ». Et </p><p>pour cause : 57% des salariés sont </p><p>convaincus que leurs syndicats ne </p><p>sont pas assez représentatifs pour </p><p>négocier avecl’Etatoulepatronat… </p><p>Sondage pour « 20Minutes » </p><p>et France Info réalisé par </p><p>Obea-Infraforces, fin avril 2009 </p><p>auprès de 1.001 personnes. </p><p>Chez Continental, Sony </p><p>ou Caterpillar, le récent </p><p>bras de fer entre </p><p>la direction et les </p><p>syndicats dévoile </p><p>une carence de dialogue </p><p>bien antérieure au conflit. </p><p>Antidote à la violence, </p><p>le dialogue social </p><p>est pourtant crucial. </p><p>Certaines entreprises </p><p>tentent de le réinventer.<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Wed, 24 Jun 2009 18:36:20 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021q0tflifm54si&threadId=002tvwvqv3d7qzd 2009-06-24T18:36:20Z Les nouveaux enjeux du dialogue social http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021q0tflifm54si&threadId=0021tel4nsf1b92r http://www.lesechos.fr/digital/ARCHIVES/PDF_20090623_LEC/docslib/articlepdf.htm?article=../article/4876107.pdf?journee=PDF_20090623_LEC </p><p> </p><p>Les nouveaux enjeux du dialogue social </p><p> </p><p>Molex,Continental,Caterpillar,Continental, </p><p>Goodyear... les conflits dont ces sociétés </p><p>ont été le théâtre mettent en </p><p>lumière les difficultés du dialogue </p><p>social dans les entreprises. Des </p><p>difficultés qui ne datent pas </p><p>d’hier,mais quela crise&#8722; avec son </p><p>cortège de plans sociaux &#8722; pousse </p><p>à leur paroxysme. Aux yeux des </p><p>experts, les séquestrations de patrons&#8722; </p><p>la plusrécentea concerné, </p><p>ilyaquelques jours,quatre cadres </p><p>de la papeterie de Malaucène </p><p>dans le Vaucluse &#8722; trahissent une </p><p>carence de dialogue bien antérieure </p><p>aux conflits. « Nombre de </p><p>dirigeants ont encore du mal à </p><p>partager les informations dont ils </p><p>disposent avec les partenaires sociaux, </p><p>estime Me Frédéric Leclercq, </p><p>associé au sein du cabinet </p><p>d’avocats Fromont Briens (qui </p><p>conseille les employeurs). Parce </p><p>qu’ils considèrent que la maîtrise </p><p>de ces données est le socle de leur </p><p>pouvoir. Ou, plus simplement, </p><p>parce qu’ils craignent de générer </p><p>des inquiétudes. Pourtant, « en </p><p>refusant de partager l’information </p><p>avec les représentants du personnel, </p><p>ces dirigeants ne leur permettent </p><p>pas de comprendre les enjeux </p><p>de la négociation et génèrent de la </p><p>défiance, poursuit Frédéric Leclercq. </p><p>Or, face à une situation </p><p>dramatique commeunplansocial, </p><p>les représentants dupersonneldoivent </p><p>pouvoir expliquer les décisions, </p><p>voire les assumer sans </p><p>craindre de se faire lyncher par </p><p>leurs collègues ». </p><p>La question du dialogue social </p><p>devient cruciale alors que le </p><p>rythme des plans sociaux s’accélère </p><p>: au cours du dernier trimestre, </p><p>il est passé en moyenne </p><p>d’une centaine à plus de 200 par </p><p>mois. «Un niveau encore jamais </p><p>atteint », note Martin Richer, directeur </p><p>général du cabinet de </p><p>conseil et d’expertise Secafi </p><p>(groupe Alpha). Face à une telle </p><p>déflagration, la quinzaine de séquestrations </p><p>de dirigeants lui </p><p>semble relever de « l’épiphénomène </p><p>». </p><p>Faussé depuis des années </p><p>Il n’empêche. Selon Jean-Claude </p><p>Delgenes, directeur général du </p><p>cabinet d’évaluation et de prévention </p><p>des risques Technologia, </p><p>le diagnostic n’est pas moins </p><p>sombre pour autant. Ce dernier </p><p>estime le dialogue social faussé </p><p>depuis plus de vingt ans : « Aux </p><p>yeux des patrons français, des </p><p>termes tels que “négociation” et </p><p>“conditions de travail” ne riment </p><p>qu’avec “revendications”, alors </p><p>qu’ils devraient les considérer </p><p>comme des enjeux de productivité </p><p>et de compétitivité. » Résultat : </p><p>« Les employeurs ne considèrent </p><p>les processus de consultation des </p><p>partenaires sociaux que comme </p><p>une obligation procédurale sans </p><p>jouer le jeu de la négociation. » </p><p>Phénomène aggravant : « La </p><p>crise ne laisse guère de marge de </p><p>manoeuvre aux dirigeants, poursuit- </p><p>il. Soit parce qu’ils n’ont pas </p><p>su anticiper et sont dans une situation </p><p>critique, soit parce qu’ils sont </p><p>tributaires de décisions prises ailleurs, </p><p>leur espace de négociation </p><p>est restreint. » Ce n’est, du reste, </p><p>pas un hasard si, de Caterpillar à </p><p>Sony, les mouvements les plus </p><p>radicaux ont eu lieu dans des </p><p>filiales de groupes étrangers, qui </p><p>ont laissé peu d’espace de dialogue </p><p>aux dirigeants locaux. Marc </p><p>Pa gézy en est pour tant </p><p>convaincu : « Il est toujours possible </p><p>de trouver des marges de </p><p>manoeuvre quand on veut s’en </p><p>donner lapeine, estime lePDGdu </p><p>cabinetde conseilEurosearch.La </p><p>preuve : Continental a bien trouvé </p><p>les moyens d’accorder 50.000 euros </p><p>de prime de départ. » </p><p>Une solution qui laisse pourtant </p><p>les observateurs perplexes : </p><p>« Continental, c’est l’exemple type </p><p>d’un enjeu économique transformé </p><p>enbataillemédiatique, note </p><p>Me Frédéric Leclercq. On lui a </p><p>donc apporté une solution médiatique </p><p>: une prime de départ de </p><p>50.000 euros qui ne résout rien. » </p><p>Son confrère Hervé Tourniquet, </p><p>avocatdéfendant salariéset comités </p><p>d’entreprise, est plus sévère : </p><p>« Ces entreprises justifient leurs </p><p>plans sociaux par une situation </p><p>économique dramatique. Comment </p><p>font-elles alors pour financer </p><p>de telles primes ? La réponse est </p><p>claire : elles ont budgété leur plan </p><p>social depuis longtemps. Et c’est </p><p>insupportable ! » </p><p>Une discrimination insidieuse </p><p>On est donc loin du dialogue sincèreetconstructifnécessaire </p><p>àune </p><p>négociationfructueuse.Les représentants </p><p>syndicaux ont aussi leur </p><p>part de responsabilité. Notamment </p><p>parce qu’ils manquent de </p><p>formation et d’expertise. A leur </p><p>décharge : ces deux dernières années, </p><p>pasmoinsde 27négociations </p><p>interprofessionnelles ont été ouvertes </p><p>et trois grandes lois sociales </p><p>ont été adoptées. Bien malin qui </p><p>maîtrise toutes les subtilités de la </p><p>gestion des heures supplémentaires, </p><p>de l’état de la négociation </p><p>sur la pénibilité, des nouvelles </p><p>normes comptables…« Je suis infirmierde </p><p>formation,expliqueJoël </p><p>Volson, secrétaire du syndicat </p><p>SUD-santé. J’aibeaume former et </p><p>m’informer, je ne suis pas toujours </p><p>enmesure d’analyser la documentation </p><p>budgétaire des hôpitaux. » </p><p>Plus grave :Joël Volsonévoque </p><p>des dérives, comme la montée en </p><p>puissance de la discrimination </p><p>syndicale, qui prend une forme </p><p>insidieuse parce qu’intégrée par </p><p>l’ensembledes acteurs :« Ens’engageant </p><p>dans le syndicalisme, un </p><p>salarié sait qu’il met sa carrière </p><p>entre parenthèses, explique Joël </p><p>Mottier, président de la fédération </p><p>CFE-CGC-assurance. Or </p><p>l’action syndicale doit attirer des </p><p>salariés compétents qui n’auront </p><p>pasle sentiment, en s’engageant,de </p><p>mettre une croix sur leur évolution </p><p>professionnelle. »Aumois demai </p><p>dernier, Joël Mottier, également </p><p>coordinateur syndical chez AXA, </p><p>a signé avec enthousiasme </p><p>&#8722; comme quatre autres organisations </p><p>syndicales &#8722;la« charte sur la </p><p>reconnaissance du parcours syndical </p><p>dans le développement de </p><p>carrière et l’évolution professionnelle </p><p>» mise au point par la direction </p><p>du groupe. Une initiative </p><p>d’AXA qui pourrait, si elle fait </p><p>des émules, donner un nouveau </p><p>souffle au dialogue social en </p><p>France. </p><p>SABINE GERMAIN </p><p> </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Wed, 24 Jun 2009 18:35:12 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021q0tflifm54si&threadId=0021tel4nsf1b92r 2009-06-24T18:35:12Z Renault tire les leçons de Guyancourt http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=00222p3rrtycasf0&threadId=002tti8fv8mcmwd http://www.lesechos.fr/digital/ARCHIVES/PDF_20090624_LEC/docslib/articlepdf.htm?article=../article/4878826.pdf?journee=PDF_20090624_LEC </p><p> </p><p>Renault tire les leçons de Guyancourt </p><p> </p><p>Le constructeur teste </p><p>son plan d’amélioration </p><p>des conditions de vie </p><p>et de travail de ses </p><p>équipes d’ingénierie. </p><p>Chauvet H./Urba Images server </p><p> </p><p>La firme au losange a entrepris d’évaluer le bien-être au travail </p><p>sur ses sites de Guyancourt, d’Aubevoye, de Lardy, de Rueil </p><p>et de Villiers-Saint-Frédéric, qui abritent sa matière grise. </p><p> </p><p>Vu les efforts que je fournis, je reçois tout le res- pect et l’estime que je mérite à mon travail » : êtes-vous </p><p>d’accord ? Pas d’accord mais pas </p><p>dutoutperturbé ? Pas d’accordet </p><p>perturbé ? </p><p>«Mes proches disent que jeme </p><p>sacrifie trop pour mon travail » : </p><p>êtes-vous d’accord ? Pas du tout </p><p>d’accord ? </p><p>« Je dispose du temps nécessaire </p><p>pour exécuter correctement </p><p>montravail » ou encore « Vutous </p><p>mes efforts, mon salaire est satisfaisant </p><p>».La liste de 184 questions </p><p>dressée pour le compte de Renault </p><p>par le cabinet d’évaluation </p><p>etde préventiondes risquesTechnologia </p><p>est dense. </p><p>Depuis quelques jours, les </p><p>13.000 salariés des établissements </p><p>d’ingénierie du groupe sont invités </p><p>à y répondre de façon anonyme. </p><p>La firme au losange a entrepris </p><p>d’évaluer le bien-être au </p><p>travail sur ses sites de Guyancourt, </p><p>d’Aubevoye, de Lardy, de </p><p>Rueil et de Villiers-Saint-Frédéric, </p><p>qui abritent sa matière grise. </p><p>Mais Renault souhaite aussi mesurer </p><p>le chemin parcouru depuis </p><p>qu’une vague de suicides, dont </p><p>trois concernaient des salariés du </p><p>Technocentre de Guyancourt, a </p><p>défrayé la chronique entre 2006 et </p><p>2008. </p><p>Suite à cette série noire, le cabinet </p><p>d’évaluation et de prévention </p><p>des risquesTechnologia avait réalisé </p><p>une première enquête. A </p><p>l’époque, 30%des 6.000 salariés </p><p>interrogés à Guyancourt présentaient </p><p>une « forte probabilité de </p><p>troubles pathologiques dus à leurs </p><p>conditions de travail », notait </p><p>l’étude. « Il y a sans doute eu un </p><p>déficit managérial, avec l’illusion </p><p>qu’il n’y avait pas besoin d’encadrement, </p><p>comme c’est souvent le </p><p>cas dans cesmilieuxd’experts,passionnés, </p><p>surengagés dans leur travail </p><p>», observe Eric Albert, coach </p><p>et fondateur de l’Institut français </p><p>d’action sur le stress. </p><p>«Une mosaïque d’actions » </p><p>Dès 2007, doté d’une enveloppe </p><p>de 10 millions d’euros, Renault a </p><p>lancé « unemosaïque d’actions », </p><p>raconteBernardOllivier, à la tête </p><p>des établissements d’ingénierie </p><p>France. Sa direction, créée pour </p><p>l’occasion, a ouvert un vaste </p><p>chantier, baptisé Pacte ou Plan </p><p>d’amélioration des conditions de </p><p>vieetdetravaildeséquipes.Décisions </p><p>à l’appui. En 2007, deux </p><p>salariés sur trois déclaraient travailler </p><p>« aumoins neuf heures par </p><p>jour. » Désormais, les sites n’ouvrent </p><p>leurs portes qu’entre </p><p>7heureset20h30, contre5h30et </p><p>22 h 30 auparavant.Et, au sein de </p><p>chaque direction, des responsables </p><p>veillent auxvariationsde la </p><p>charge de travail. </p><p>D’autres mesures ont été </p><p>prises. « Il fallait revenir aux </p><p>règles fondamentales du management </p><p>: la proximité, l’écoute, la </p><p>fixation d’objectifs clairs et la </p><p>compréhension », explique Bernard </p><p>Ollivier. Fraîchement nommés, </p><p>une quarantaine de « responsables </p><p>des ressources </p><p>humaines de proximité » prêtent </p><p>désormais leur oreille à chaque </p><p>collaborateur. « Je cadre ensuite </p><p>avec chacun ce qu’il dira ou non à </p><p>son supérieur », commente l’un </p><p>d’eux, Olivier Varteressian, dont </p><p>le rôle est aussi d’assister les managers. </p><p>« Nous, managers, avons </p><p>notre propre vision des salariés, </p><p>mais il est important d’avoir </p><p>quelqu’un qui a d’autres données </p><p>», confirme Valérie Lavoisier, </p><p>chef d’un service d’une quinzaine </p><p>de personnes. Par ailleurs, </p><p>Renault multiplie les entretiens </p><p>individuels et les formations à la </p><p>détection du stress de 3.000 responsables </p><p>hiérarchiques.Un psychologue </p><p>se rend sur site tous les </p><p>quinze jours. Et le constructeur </p><p>finance jusqu’à six séances chez </p><p>un praticien extérieur. Résultat : </p><p>« La parole s’est libérée », résume </p><p>Agnès Martineau, médecin du </p><p>travail au Technocentre. </p><p>Cela suffira-t-il ? Le groupe </p><p>emploie 60.000 collaborateurs en </p><p>France. Et le dernier suicide a </p><p>touché un salarié du site d’Aubevoye, </p><p>début juin. « On dénombre </p><p>11.000 suicides en France et dix </p><p>fois plus de tentatives, rappelle </p><p>Eric Albert. Un tel acte est toujours </p><p>multifactoriel. Et la marge </p><p>de manoeuvre d’une entreprise </p><p>n’est pas immense. » </p><p>Selon les syndicats, lesmesures </p><p>de la direction vont dans le bon </p><p>sens, mais elles restent insuffisantes. </p><p>« Gare aux baisses d’effectifs </p><p>»,prévientPierreNicolas, responsable </p><p>CGT du Technocentre, </p><p>pour qui les secousses du secteur </p><p>sont sources de nouvelles inquiétudes. </p><p>Ainsi, le récent plan de </p><p>départs volontaires s’est soldé par </p><p>1.000 salariés et 1.000prestataires </p><p>en moins, provoquant la réorganisation, </p><p>voire l’arrêt de plusieurs </p><p>projets, auquel s’ajoutent le </p><p>spectre du chômage partiel et la </p><p>crainte des externalisations. </p><p>« Les situations sont très différentes. </p><p>En 2007, le stress était individuel, </p><p>rappelle Pierre Nicolas. </p><p>Aujourd’hui, il est général,mais il </p><p>est toujours là. » </p><p>LAURANCE N’KAOUA </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Wed, 24 Jun 2009 08:57:10 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=00222p3rrtycasf0&threadId=002tti8fv8mcmwd 2009-06-24T08:57:10Z Neues Mitglied: Charles AGUITON ist Mitglied des Hubs geworden http://www.viadeo.com/fr/profile/charles.aguiton Charles AGUITON ist Mitglied des Hubs geworden<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/charles.aguiton">Charles AGUITON</a></p> Mon, 15 Jun 2009 22:00:00 GMT http://www.viadeo.com/fr/profile/charles.aguiton 2009-06-15T22:00:00Z Jouer pour transcender la crise http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=0022bbnm5f3fqfld http://www.lesechos.fr/digital/ARCHIVES/PDF_20090615_LEC/docslib/articlepdf.htm?article=../article/4872050.pdf?journee=PDF_20090615_LEC </p><p> </p><p>Jouer pour transcender la crise </p><p> </p><p>Repenser ses méthodes de </p><p> travail ou sa stratégie à l’aide de briques Lego ? </p><p>C’est lepari de la SNCF,qui adéjà </p><p>réuniàplusieursreprisescertainsde </p><p>ses directeurs pour une session de </p><p>formation peu ordinaire. Chacun </p><p>s’est retrouvé face à quelques dizaines </p><p>de briques de couleurs et de </p><p>taille différentes avec pour objectif </p><p>d’imaginer différents modèles. Et </p><p>de repenser ainsi l’organisation de </p><p>l’entreprise. «Construire, déconstruire, </p><p>confronter sonmodèleà celui </p><p>des autres, tout cela stimule la réflexion. </p><p>L’avantage du jeu est qu’il </p><p>permet de visualiser des problèmes </p><p>que ne traduit pas forcément un </p><p>“paper board” », remarque Patrick </p><p>Charpentier, directeur général de </p><p>l’Institut de l’exploitation ferroviaire( </p><p>IEF),uncentredeformation </p><p>interne à la SNCF. « Lego Serious </p><p>Play»,c’estsonnom, aétélancépar </p><p>Lego àdestinationuniquement des </p><p>entreprises. Les pièces y sont d’ailleurs </p><p>différentes de celles des jeux </p><p>pour enfants. Coût de cette formation </p><p>jeu : 14.000 euros pour deux </p><p>joursetuneéquiped’unedizainede </p><p>personnes. Si, au premier abord, </p><p>l’idée peut faire sourire, d’autres </p><p>grandes entreprises se sont déjà </p><p>laissé convaincre, à l’image d’eBay </p><p>Allemagne. </p><p>Enmatièreludique,ledernier-né </p><p>chez BNP Paribas, « Starbank the </p><p>Game », sedéfend bien également. </p><p>Sorti en mars, ce jeu virtuel doit </p><p>permettreauxnouveaux collaborateurs </p><p>de mieux comprendre comment </p><p>fonctionne une banque, </p><p>quelles sont ses différentes activités </p><p>et les synergies entre chacune </p><p>d’elles. Pour cela, ils doivent développer </p><p>et fairevivreune banque sur </p><p>unecitéorbitale.Créerdesagences, </p><p>des centres d’affaires et de gestion </p><p>de patrimoine, puis des fonctions </p><p>support…jusqu’àladernièreétape </p><p>qui consiste à développer la structure </p><p>à l’international. Tout au long </p><p>du parcours, des fenêtres donnent </p><p>des conseils afin d’aider le joueur. </p><p>Celan’empêchepasdeseretrouver </p><p>parfois « game over » dès la deuxième </p><p>étape. </p><p>« Formation à part entière » </p><p>C’est ce qui est arrivé à Ludwig </p><p>Beaulieu, directeur à la tête de </p><p>3 agencesenHaute-Garonne,qui a </p><p>pourtant dix ans d’ancienneté dans </p><p>l’entreprise : « Je voulais le tester </p><p>pour mes équipes mais j’ai dû mis </p><p>reprendre à trois fois. J’avais créé </p><p>trop d’agences et investi trop rapidement, </p><p>sansmesoucierdelaconquête </p><p>clients. Pour des salariés qui ne </p><p>connaissent que le quotidien de leur </p><p>agence, cela permet de mieux comprendre </p><p>l’environnement global. » </p><p>Lepremiermoisde son lancement, </p><p>« Starbank the Game » a reçu plus </p><p>de 18.000 visites ! «Au-delà de la </p><p>dimension ludique, nous voulons </p><p>qu’il soit un produit de formation à </p><p>part entière, qui complète les autres </p><p>modes d’apprentissage », remarque </p><p>Valérie Belhassen, responsable de </p><p>la formation chezBNP Paribas. La </p><p>conception du jeu a coûté </p><p>100.000 euros à la banque. L’avantage, </p><p>en revanche, est qu’il est diffuséàl’identiquedansles85paysoù </p><p>elle est présente. </p><p>Cisco, de son côté, amis au point </p><p>un jeu pour que ses 500 salariés </p><p>d’Issy-les-Moulineaux apprennent… </p><p>à ranger leurbureau.L’idée </p><p>a émergé en fin d’année, au moment </p><p>où l’entreprise refaisait ses </p><p>locaux.Les salariés ont été invités à </p><p>participer à un jeu interactif qui, </p><p>quoique basique, a eu lemérite de </p><p>les sensibiliser : chaque participant </p><p>se retrouvait face à un bureau virtuel </p><p>qu’il devait ranger. Avec, à la </p><p>clef pour les gagnants,des boîtesde </p><p>rangement…bien réelles. </p><p>CAROLINEMONTAIGNE </p><p>Danone allie création de valeur </p><p>et enjeux sociétaux </p><p>Responsabilité sociale. La </p><p>grande finale internationale de </p><p>« Trust », le jeu d’entreprise deDanone, </p><p>s’est tenue le 2 avril à Paris. </p><p>C’est l’Indonésie, parmi neuf autres </p><p>pays, qui a remporté la palme. Le </p><p>principe ? Des groupes d’étudiants </p><p>sontmis en compétition. Leur tâche </p><p>vise à gérer au mieux des situations </p><p>complexes d’entreprise. Pour cela, il </p><p>leur faut tout à la fois créer de la </p><p>valeurmais aussi prendre des initiatives </p><p>pertinentes en matière de </p><p>questions sociales et environnementales </p><p>;letouteninteractionavec </p><p>les managers du groupe. Au final, </p><p>chaque équipe se voit attribuer un </p><p>« Trust Index », autrement dit un </p><p>indice de pertinence de leurs engagements </p><p>enmatière de responsabilité </p><p>sociale. « Trust », qui en est à sa </p><p>sixième édition, a su attirer l’intérêt </p><p>desmilieux académiques puisqu’un </p><p>professeur d’HEC planche sur son </p><p>cas. Danone promet du nouveau </p><p>pour l’an prochain : un Trust 2.0, </p><p>plus que jamais arc-bouté sur le </p><p>projet sociétal du groupe. M. J. </p><p>Des entreprises misent sur </p><p>les jeux internes pour </p><p>former leurs collaborateurs. </p><p>Des initiatives rentables </p><p>puisqu’elles contribuent </p><p>à entretenir l’émulation </p><p>et à enrayer la morosité </p><p>ambiante. </p><p>DR </p><p>L’équipe indonésienne a remporté « Trust », le jeu de Danone.<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Mon, 15 Jun 2009 04:56:49 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=0022bbnm5f3fqfld 2009-06-15T04:56:49Z Osram relance la polémique sur les baisses de salaires http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0027bw8xxf9zspm&threadId=0021phc757bbjly7 http://www.lesechos.fr/digital/ARCHIVES/PDF_20090612_LEC/docslib/articlepdf.htm?article=../article/4874677.pdf?journee=PDF_20090612_LEC </p><p> </p><p>Osram relance la polémique sur les baisses de salaires </p><p> </p><p>Après HP et Hertz, la société alsacienne </p><p>Osram a décidé de baisser </p><p>les salaires. Mais elle est la première </p><p>à licencier les salariés ayant </p><p>refusé cette mesure. Si les obligations </p><p>juridiques minimum semblent </p><p>avoir été respectées, les </p><p>risquesderecourssontimportants. </p><p>Une salariée d’Osram. </p><p>Frederick Florin/AFP </p><p> </p><p>Maladresse </p><p>Pour l’heure, chacunattendde voir </p><p>la suite des événements en critiquant </p><p>ce qui ressemble à tout le </p><p>moinsàunemaladresse.«Lerisque </p><p>juridique et d’opposition syndicale </p><p>esttrèsimportantmêmesilesobligations </p><p>juridiques qui s’imposent à </p><p>l’employeur semblent avoir été respectées </p><p>(informationdespartenaires </p><p>sociauxsurlasituationéconomique, </p><p>avenant au contrat de travail de </p><p>chaque salarié qui a un mois pour </p><p>répondre) », explique ainsi Dominique </p><p>Olivier, le DRH du groupe </p><p>Bosh. Même si juridiquement rien </p><p>ne lui interdit demettre ensuite en </p><p>oeuvre un plan social, l’entreprise </p><p>En décidant de licencier 108 salariés </p><p>parmi ceux ayant refusé une </p><p>baisse de rémunération (« Les </p><p>Echos » du 11 juin), la société alsacienne </p><p>Osram a tendu le climat </p><p>social. Même si elle n’est pas la </p><p>première à s’engager dans la voie </p><p>de la réduction de la rémunération </p><p>de ses salariés &#8722; il y a eu les précédents </p><p>de HP et d’Hertz &#8722;, c’est la </p><p>première à aller au bout de la </p><p>logique etàlicencier ceuxquin’ont </p><p>pas accepté une baisse de salaire. </p><p>Avec le risque de voir d’autres </p><p>entreprises s’engouffrer dans la </p><p>brèche. « J’aiparmimes clients plusieurs </p><p>PME qui, dans le cadre de </p><p>leur réorganisation, en arrivent à </p><p>vouloirmodifier larémunérationde </p><p>leurs salariés et me demandent </p><p>d’étudier la manière de procéder », </p><p>indique par exemple Patrick </p><p>Mc Kay, avocat d’affaires à Paris. </p><p>Tandis que le DRH d’un grand </p><p>groupe industriel reconnaît àmots </p><p>couverts qu’il a étudié de telles </p><p>mesures. «Mais on ne peut pas </p><p>pour autant parler de tendance », </p><p>tempère Alain Confino, avocat </p><p>spécialisé dans le droit social. </p><p>prend le risque de voir syndicats et </p><p>salariés « remettre en question le </p><p>bien-fondé dumotif économiquede </p><p>cette décision », argumente-t-il encore. </p><p>Et de se retrouver devant les </p><p>prud’hommes pour cause de licenciements </p><p>abusifs avec comme </p><p>condamnation plancher six mois </p><p>d’indemnisation à verser aux salariés. </p><p>Une démarche qui tranche </p><p>avec la tendance actuelle : «En ce </p><p>moment les entreprises font plutôt </p><p>attention à ne pas passer en force et </p><p>préfèrent des solutions de départs </p><p>volontaires », explique Alain </p><p>Confino. </p><p>Etdefait,dans les casprécédents </p><p>debaissedes salaires« proposées », </p><p>les entreprises s’étaient entourées </p><p>de davantage de précautions. HP </p><p>avait écarté explicitement toute </p><p>conséquence directe sur l’emploi. </p><p>«Dans l’hypothèseoùvous déclineriez </p><p>cette proposition, notre société </p><p>n’entend pas procéder à votre licenciement </p><p>pour motif économique », </p><p>indiquait le courrier adressé par la </p><p>direction. Demême, chezHertz, la </p><p>mesure avait été présentée comme </p><p>dictée par la solidarité et temporaire. </p><p>Là encore, l’entreprise avait </p><p>pris la précaution de préciser que </p><p>cette baisse serait effectuée en </p><p>pourcentage du salaire brut et en </p><p>fonction du statut « pour une période </p><p>de trois mois, soit du 1er avril </p><p>jusqu’au 30 juin, et sur la base du </p><p>volontariat ». </p><p>CLAUDE FOUQUET </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Sat, 13 Jun 2009 08:02:50 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0027bw8xxf9zspm&threadId=0021phc757bbjly7 2009-06-13T08:02:50Z Osram relance la polémique sur les baisses de salaires http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0027bw8xxf9zspm&threadId=0021oopwzvt8b4aw http://www.lesechos.fr/digital/ARCHIVES/PDF_20090612_LEC/docslib/articlepdf.htm?article=../article/4874677.pdf?journee=PDF_20090612_LEC </p><p> </p><p>Osram relance la polémique sur les baisses de salaires </p><p> </p><p>Après HP et Hertz, la société alsacienne </p><p>Osram a décidé de baisser </p><p>les salaires. Mais elle est la première </p><p>à licencier les salariés ayant </p><p>refusé cette mesure. Si les obligations </p><p>juridiques minimum semblent </p><p>avoir été respectées, les </p><p>risquesderecourssontimportants. </p><p>Une salariée d’Osram. </p><p>Frederick Florin/AFP </p><p> </p><p>Maladresse </p><p>Pour l’heure, chacunattendde voir </p><p>la suite des événements en critiquant </p><p>ce qui ressemble à tout le </p><p>moinsàunemaladresse.«Lerisque </p><p>juridique et d’opposition syndicale </p><p>esttrèsimportantmêmesilesobligations </p><p>juridiques qui s’imposent à </p><p>l’employeur semblent avoir été respectées </p><p>(informationdespartenaires </p><p>sociauxsurlasituationéconomique, </p><p>avenant au contrat de travail de </p><p>chaque salarié qui a un mois pour </p><p>répondre) », explique ainsi Dominique </p><p>Olivier, le DRH du groupe </p><p>Bosh. Même si juridiquement rien </p><p>ne lui interdit demettre ensuite en </p><p>oeuvre un plan social, l’entreprise </p><p>En décidant de licencier 108 salariés </p><p>parmi ceux ayant refusé une </p><p>baisse de rémunération (« Les </p><p>Echos » du 11 juin), la société alsacienne </p><p>Osram a tendu le climat </p><p>social. Même si elle n’est pas la </p><p>première à s’engager dans la voie </p><p>de la réduction de la rémunération </p><p>de ses salariés &#8722; il y a eu les précédents </p><p>de HP et d’Hertz &#8722;, c’est la </p><p>première à aller au bout de la </p><p>logique etàlicencier ceuxquin’ont </p><p>pas accepté une baisse de salaire. </p><p>Avec le risque de voir d’autres </p><p>entreprises s’engouffrer dans la </p><p>brèche. « J’aiparmimes clients plusieurs </p><p>PME qui, dans le cadre de </p><p>leur réorganisation, en arrivent à </p><p>vouloirmodifier larémunérationde </p><p>leurs salariés et me demandent </p><p>d’étudier la manière de procéder », </p><p>indique par exemple Patrick </p><p>Mc Kay, avocat d’affaires à Paris. </p><p>Tandis que le DRH d’un grand </p><p>groupe industriel reconnaît àmots </p><p>couverts qu’il a étudié de telles </p><p>mesures. «Mais on ne peut pas </p><p>pour autant parler de tendance », </p><p>tempère Alain Confino, avocat </p><p>spécialisé dans le droit social. </p><p>prend le risque de voir syndicats et </p><p>salariés « remettre en question le </p><p>bien-fondé dumotif économiquede </p><p>cette décision », argumente-t-il encore. </p><p>Et de se retrouver devant les </p><p>prud’hommes pour cause de licenciements </p><p>abusifs avec comme </p><p>condamnation plancher six mois </p><p>d’indemnisation à verser aux salariés. </p><p>Une démarche qui tranche </p><p>avec la tendance actuelle : «En ce </p><p>moment les entreprises font plutôt </p><p>attention à ne pas passer en force et </p><p>préfèrent des solutions de départs </p><p>volontaires », explique Alain </p><p>Confino. </p><p>Etdefait,dans les casprécédents </p><p>debaissedes salaires« proposées », </p><p>les entreprises s’étaient entourées </p><p>de davantage de précautions. HP </p><p>avait écarté explicitement toute </p><p>conséquence directe sur l’emploi. </p><p>«Dans l’hypothèseoùvous déclineriez </p><p>cette proposition, notre société </p><p>n’entend pas procéder à votre licenciement </p><p>pour motif économique », </p><p>indiquait le courrier adressé par la </p><p>direction. Demême, chezHertz, la </p><p>mesure avait été présentée comme </p><p>dictée par la solidarité et temporaire. </p><p>Là encore, l’entreprise avait </p><p>pris la précaution de préciser que </p><p>cette baisse serait effectuée en </p><p>pourcentage du salaire brut et en </p><p>fonction du statut « pour une période </p><p>de trois mois, soit du 1er avril </p><p>jusqu’au 30 juin, et sur la base du </p><p>volontariat ». </p><p>CLAUDE FOUQUET </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Sat, 13 Jun 2009 08:02:45 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0027bw8xxf9zspm&threadId=0021oopwzvt8b4aw 2009-06-13T08:02:45Z Bénéteau divise par dix le nombre de licenciements prévus http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=00222p3rrtycasf0&threadId=0021brehnqii8suy http://www.lesechos.fr/digital/ARCHIVES/PDF_20090611_LEC/docslib/articlepdf.htm?article=../article/4874013.pdf?journee=PDF_20090611_LEC </p><p> </p><p>Bénéteau divise par dix le nombre de licenciements prévus </p><p> </p><p>Bénéteau, leader mondial de la plaisance à </p><p>voile, a annoncé qu’il espérait limiter à 60 au </p><p>lieu de 590 le nombre de licenciements pour </p><p>faire face aux effets de la crise sur son activité, </p><p>« grâce à la très forte mobilisation et (...) au </p><p>soutien des partenaires de l’entreprise ». En </p><p>avril, le groupe français avait estimé son </p><p>sureffectif à 1.590 postes. Pour régler ce </p><p>problème, outre la non-reconduction de </p><p>contrats d’intérimaires, Bénéteau table à présent sur « le maintien </p><p>d’un plan de chômage partiel à un coût plus faible » qui permet de </p><p>sauver 625 emplois, et « la mise en oeuvre d’un plan de départs </p><p>volontaires (de l’ordre de 600 personnes) ». Une réunion est prévue </p><p>le 23 juin pour recueillir l’avis du comité d’entreprise. </p><p>Bénéteau<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Sat, 13 Jun 2009 07:33:21 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=00222p3rrtycasf0&threadId=0021brehnqii8suy 2009-06-13T07:33:21Z Osram licencie les salariés refusant une baisse de salaire http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0027bw8xxf9zspm&threadId=0022ct86n3ol0xmw http://www.lesechos.fr/digital/ARCHIVES/PDF_20090611_LEC/docslib/articlepdf.htm?article=../article/4874097.pdf?journee=PDF_20090611_LEC </p><p> </p><p>Osram licencie les salariés refusant une baisse de salaire </p><p>DE NOTRE CORRESPONDANT </p><p>À STRASBOURG. </p><p> </p><p>La direction d’Osramvient d’annoncer </p><p>en réunion extraordinaire </p><p>du comité d’entreprise la </p><p>mise en oeuvre d’un plan de sauvegarde </p><p>de l’emploi prévoyant </p><p>108 licenciements d’ici à la miaoût. </p><p>« On nous a clairement dit </p><p>que ces suppressions d’emplois </p><p>concerneront des personnes qui </p><p>n’ont pas accepté un avenant à </p><p>leur contrat de travail prévoyant </p><p>une baisse du salaire horaire de </p><p>12,5 %», indique Isabelle Astié, </p><p>secrétaire du CE. Une information </p><p>confirmée par André Le Bihan, </p><p>le président d’Osram </p><p>France. </p><p>Reconversion partielle </p><p>Présentée comme la condition </p><p>pour assurer la pérennité du site </p><p>industriel, le seul d’Osram en </p><p>France, cette baisse de salaire </p><p>étalée sur trois ans avait été tacitement </p><p>acceptée par une forte </p><p>majorité du personnel. Présent </p><p>depuis 1927 à Molsheim, Osram </p><p>emploie 800 personnes, dont 400 </p><p>à la production de lampes à incandescence. </p><p>Or ce produit va </p><p>disparaître progressivement, </p><p>dans la foulée du Grenelle de </p><p>l’environnement et de la nouvelle </p><p>réglementation européenne. </p><p>Avec une première </p><p>étape au 1er septembre pour les </p><p>lampes de 100 watts, avant une </p><p>extinction définitive de l’incandescence </p><p>en 2012. </p><p>Si une reconversion à l’halogène </p><p>a bien été entamée sur le </p><p>site alsacien, elle n’est que partielle </p><p>etne permettra pas de compenser </p><p>la perte des 450 millions </p><p>de lampes fabriquées annuellement </p><p>sur 23 lignes. Qui plus est, </p><p>sur ce créneau des ampoules halogènes </p><p>Energy Saver, l’unité de </p><p>Molsheim se retrouve en concurrence </p><p>frontale, au sein d’Osram, </p><p>avec une usine située en Slovaquie. </p><p>D’où la course à la réduction </p><p>des coûts, qui s’est traduite, </p><p>voilà quelques semaines, par des </p><p>consultations individuelles des </p><p>salariés en vue de baisser les </p><p>salaires horaires. </p><p>CHRISTIAN LIENHARDT<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Sat, 13 Jun 2009 07:32:00 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0027bw8xxf9zspm&threadId=0022ct86n3ol0xmw 2009-06-13T07:32:00Z 4 salariés sur 10 se déclarent stressés http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=00217ezwkxpni015 http://www.lesechos.fr/digital/ARCHIVES/PDF_20090611_LEC/docslib/articlepdf.htm?article=../article/4873986.pdf?journee=PDF_20090611_LEC </p><p> </p><p>4 salariés sur 10 se déclarent stressés </p><p> </p><p>La sixième «Semaine pour la </p><p>qualité de vie au travail » s’ouvre </p><p>aujourd’hui avec un sondage du </p><p>réseau Anact et de l’institut CSA </p><p>selon lequel le stress touche </p><p>aujourd’hui 4 salariés sur 10, toutes </p><p>catégories professionnelles </p><p>comprises (avec un taux à 57% </p><p>chez les cadres supérieurs). Parmi </p><p>eux, 60% attribuent cet état </p><p>exclusivement à leur vécu </p><p>professionnel. Un stress multiforme, </p><p>accentué par la crise économique </p><p>d’après 54% des personnes </p><p>interrogées et dû à diverses formes </p><p>d’organisation, de changements et </p><p>de relations dans le travail (voir </p><p>graphique) ainsi qu’à des exigences </p><p>personnelles insatisfaites. </p><p>Les symptômes ? Une importante </p><p>fatigue (60%), des tensions </p><p>musculaires (45%), des troubles du </p><p>sommeil (44%), une déconnexion </p><p>difficile une fois chez soi (42%), de </p><p>l’anxiété (42%) et de l’irritabilité </p><p>(35%). Et plus l’organisation est </p><p>complexe, plus elle est génératrice </p><p>de stress. Face à une telle situation, </p><p>91% des salariés estiment n’avoir </p><p>d’autre choixque de « faire avec » </p><p>(lire « Les Echos » du 3 juin), quand </p><p>d’autres, à 76%, puisent des </p><p>ressources dans des activités </p><p>personnelles. Les salariés </p><p>n’évoquent les soutiens proposés </p><p>par l’entreprise (encadrement, </p><p>médecine du travail, etc.) qu’en fin </p><p>de liste. Toutefois, pour ceux qui </p><p>s’estiment globalement satisfaits </p><p>de leur situation professionnelle, la </p><p>rémunération puis les conditions de </p><p>travail, suivies par l’intérêt du </p><p>métier forment le trio de tête des </p><p>éléments jugés les plus importants </p><p>par les salariés. </p><p>M. J. </p><p>Rémunération </p><p>insatisfaisante </p><p>Manque de </p><p>Satisfaction reconnaissance </p><p>des exigences </p><p>personnelles </p><p>Changement </p><p>dans le travail </p><p>Relation avec </p><p>la hiérarchie </p><p>les collègues </p><p>Organisation </p><p>dans le travail </p><p>Moyens </p><p>insuffisants </p><p>Nécessité </p><p>d’une adaptation </p><p>permanente </p><p>Charge de travail </p><p>trop importante </p><p>Trop grande multiplicité </p><p>des tâches à mener </p><p>de front </p><p>Temps de travail </p><p>trop tendu </p><p>Soutien insuffisant </p><p>de la hiérarchie </p><p>Situations de tensions </p><p>et de conflits </p><p>Les causes du stress </p><p>« Les Echos » / Sources : Anact et CSA<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Sat, 13 Jun 2009 07:12:05 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=00217ezwkxpni015 2009-06-13T07:12:05Z La candeur d’Innocent à l’épreuve de la croissance http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=00222p3rrtycasf0&threadId=0021qwpl5fl7edjg http://www.lesechos.fr/digital/ARCHIVES/PDF_20090610_LEC/docslib/articlepdf.htm?article=../article/4873418.pdf?journee=PDF_20090610_LEC </p><p> </p><p>DÉCRYPTAGE / LE PARCOURS DU GOOGLE EUROPÉEN DES FRUITS PRESSÉS </p><p>La candeur d’Innocent à l’épreuve de la croissance </p><p>Par Philippe Escande </p><p> </p><p>La clef de la réussite réside dans ces deux </p><p>ingrédients : une équipe et un concept. </p><p> </p><p>Vous avez sûrement croiséun jour </p><p>dans votre supermarché ou à la </p><p>sandwicherie du quartier son petit </p><p>visage stylisé, surmonté d’une auréole. </p><p>On donnerait le bon Dieu </p><p>sans confession à ces petites bouteilles </p><p>de fruits pressés qui ont fait </p><p>connaître à l’Europe les délices du </p><p>« smoothie ». La société britannique </p><p>Innocent est la preuve vivante </p><p>que l’on peut encore lancer </p><p>desentreprisesinnovantesetgrand </p><p>public enEurope, et qu’il n’y a pas </p><p>besoin pour cela de vendre des </p><p>cravatessur Internet.Démarréede </p><p>zéro il ya dix ans,enmême temps </p><p>que Google, elle n’en a évidemmentpas </p><p>connulacroissanceéchevelée, </p><p>mais en rassemble les </p><p>mêmes ingrédients : une vraie </p><p>aventure entrepreneuriale aux </p><p>couleurs duXXIe siècle.Avec plus </p><p>de200personneset100millionsde </p><p>livres de chiffre d’affaires réalisé </p><p>dans onze pays d’Europe, son parcours </p><p>est exemplaire et déjà étudié </p><p>dans les écoles de commerce. La </p><p>récente entrée à son capital de </p><p>Coca-Cola a sonné comme une </p><p>consécration, lui apportant les </p><p>moyens financiers de son développement, </p><p>tout en laissant planer la </p><p>menacedelafindel’indépendance </p><p>d’une société qui vend tout autant </p><p>un produit que des valeurs. </p><p>Signe des temps, comme les stars </p><p>du business américain, les fondateurs </p><p>ont déjà tenu à narrer leur </p><p>aventure dansunlivre paru lemois </p><p>dernier(1).Sansunsouenpocheet </p><p>aprèsavoir sonné en vainàlaporte </p><p>d’une vingtaine de banques, les </p><p>trois apprentis créateurs présentent </p><p>leur projet à des investisseurs </p><p>en capital-risque. Réponse : «Sur </p><p>nos critères, vous avez tout faux. </p><p>Vous êtes trop jeunes, vous êtes </p><p>amis, vous n’avez jamais dirigé </p><p>d’affaire, vous n’avez aucune expérience </p><p>du secteur et vous voulez </p><p>concurrencer des géants de l’alimentaire </p><p>! » </p><p>Pourtant, laclefdelaréussited’Innocent </p><p>réside bien dans ces deux </p><p>ingrédients : une équipe et un </p><p>concept. Comme pour Google, </p><p>créé par deux copains de l’université </p><p>de Stanford. </p><p>L’équipe, ici, réunit trois potes de </p><p>Cambridge, qui vivent, sortent et </p><p>partent envacancesensemble.Pas </p><p>terrible pour faire des affaires ? </p><p>Sauf que ces trois-là sont terriblement </p><p>complémentaires. Richard </p><p>Reed est l’homme des idées et du </p><p>baratin, c’est luiqui estderrièreles </p><p>étiquettes bavardes à souhait ornant </p><p>les petites bouteilles. Jon </p><p>Wright estunfanade technologie. </p><p>Adam Balon, lui, est le vendeurné. </p><p>Ils sont inséparables et voient </p><p>la vie de lamême façon : urbaine, </p><p>intense, nocturne et, bien sûr,mâtinée </p><p>d’une bonne dose de </p><p>conscience (ou de mauvaise </p><p>conscience)écologique.Dès ledébut, </p><p>ilsdécident qu’aucundes trois </p><p>ne sera le chef et que toutes les </p><p>décisions seront collectives. Le </p><p>seul investisseur qu’ils finiront pas </p><p>trouver, en inondant leurs </p><p>connaissances d’un e-mail intitulé </p><p>«Quelqu’un connaît-il quelqu’un </p><p>de riche ? », est un Américain, </p><p>Maurice Pinto, qui leur avancera </p><p>les 230.000 livres nécessaires au </p><p>démarrage. Sa tactique à lui est de </p><p>se fonder en priorité sur la qualité </p><p>de l’équipe dirigeante. Plus tard, il </p><p>reconnaîtra qu’« ils passent des </p><p>heures à discuter des décisions à </p><p>prendre, à lesmouliner, à chercher </p><p>le consensus, mais leur taux de </p><p>bonnes décisions par rapport aux </p><p>mauvaises est absolument extraordinaire </p><p>» (2). Leur complémentarité </p><p>sera encore affinée par une </p><p>expérience professionnelle dans </p><p>la pub, chez McKinsey, Bain et </p><p>Virgin Cola.De quoi leur donner </p><p>le goût de la stratégie et dumanagement. </p><p>Deuxième atout, la clarté et l’ampleur </p><p>du concept : permettre aux </p><p>urbains pressés de manger sainement. </p><p>Unevisioncapabledepasser </p><p>le «granny test»: la compréhension </p><p>facile par sa grand-mère. </p><p>L’idée étant de proposer des fruits </p><p>enbouteille.Autrementdit,pasdu </p><p>jus de fruits, mais des fruits frais </p><p>pressés, sans aucun autre additif. </p><p>La vision d’une alimentation de </p><p>qualité à destination des cadres </p><p>stressés n’est pas neuve. Ainsi, en </p><p>Grande-Bretagne, la société P&J, </p><p>qui sera rachetée plus tard par </p><p>Tropicana, proposait déjà des </p><p>« smoothies »,mais ceux-ci étaient </p><p>fabriqués à partir de concentré et </p><p>enrichis de conservateurs. Quand </p><p>le trio a fait la tournée des industriels, </p><p>ces derniers ont tous affirmé </p><p>qu’il n’était pas possible de produire </p><p>industriellement un « smoothie </p><p>» 100%fruits et sans additif. </p><p>D’autant que les trois compères </p><p>demandaient des fruits de qualité </p><p>dont ils pouvaientmaîtriser la provenancepour </p><p>l’indiqueravec fierté </p><p>sur la bouteille et mettre en place </p><p>des politiques de commerce équitable. </p><p>Ils ont cependant fini par </p><p>trouverune jeune entreprise au fin </p><p>fond du pays de Galles qui a acceptédeprendre </p><p>le risqueavecdes </p><p>inconnus motivés. </p><p>Autre conséquence de cette décision </p><p>d’associer santé et fruit pur, </p><p>celle du prix, sensiblement plus </p><p>cher que la concurrence en place. </p><p>Cequipositionneleproduitdansle </p><p>haut de gamme, limite sa croissance </p><p>et pousse l’entreprise à communiquer </p><p>largement pour justifier </p><p>un tel coût d’achat. </p><p>Le plus spectaculaire de cette histoire </p><p>réside dans la constance de </p><p>l’entreprise àaligner tous ces paramètres </p><p>autour de ce concept, avec </p><p>des moyens pourtant limités. En </p><p>interne, celapassepar cinqvaleurs </p><p>qui constituent le dogme central </p><p>auquel doivent adhérer tous les </p><p>employés : « naturel, entrepreneurial, </p><p>responsable, commercial et </p><p>généreux ». On travaille en short, </p><p>on joue au baby-foot, mais on est </p><p>noté tous les six mois, et ceux qui </p><p>récoltent un zéro (sur cinq) sont </p><p>priésdepartir.Sur leplanenvironnemental, </p><p>l’ensemble de l’activité </p><p>fait l’objet d’un bilan carbone avec </p><p>objectifs de réduction des émissions </p><p>et des déchets et énergie </p><p>renouvelable à tous les étages. </p><p>Vers l’extérieur, les actions vont </p><p>des plus ambitieuses, comme la </p><p>participation à lamise en place de </p><p>fermeséquitablesenAmériquedu </p><p>Sud, à la communication sur l’emballage </p><p>et à des opérations spéciales </p><p>comme celle qui a consisté à </p><p>demander à des volontaires de tricoter </p><p>un petit bonnet pour coiffer </p><p>lesbouteilles et aider lesdéshérités </p><p>avec l’argent récolté. Chaque année, </p><p>10%des profits sont versés à </p><p>unefondation qui gèredesoeuvres </p><p>caritatives. Bien sûr, il est essentiel </p><p>de faireconnaîtreauclienttous ces </p><p>engagements puisque c’est aussi </p><p>cela qu’il achète avec sa petite </p><p>bouteille. </p><p>L’attachement est si fort aujourd’huiquecertains </p><p>se font tatouer la </p><p>marque, tandis que les T-shirts et </p><p>autres événements fédèrent une </p><p>communauté très solide. </p><p>Mais la crise pousse à chercher la </p><p>croissance. Avec 65%dumarché </p><p>en Grande-Bretagne, Innocent a </p><p>faitleplein.Deplus,larécessionya </p><p>déprimé la consommation. Résultat, </p><p>lesventes stagnentet lesprofits </p><p>n’ont pas été au rendez-vous en </p><p>2008. D’où l’arrivée de Coca et </p><p>l’urgence à trouver des relais ailleurs. </p><p>A l’étranger d’abord, puis </p><p>dans d’autres produits répondant </p><p>aux mêmes valeurs. A l’image de </p><p>ce qu’elle a fait en Grande-Bretagne, </p><p>lamarque a choisi de partir </p><p>petit, comme en France en 2007. </p><p>Un marché important mais plus </p><p>imperméable aux jeunes entreprises </p><p>car verrouillé par la grande </p><p>distribution, qui n’aime ni la nouveauténilesproduitschersetcompliqués. </p><p>De plus, Tropicana, du </p><p>groupe Pepsi, l’a devancé sur les </p><p>linéaires avec ses propres « smoothies </p><p>». L’offensive a donc commencé </p><p>dans des lieux plus « réceptifs </p><p>» à ces nouveautés urbaines, </p><p>comme Monoprix ou les sandwicheries. </p><p>Maisundanger plusgravemenace </p><p>Innocent. La société parviendra-telle </p><p>à sauvegarder son indépendance </p><p>et ses valeurs après le rapprochement </p><p>avec Coca-Cola ? </p><p>Déjà, les fans se sont insurgés, </p><p>commeils s’étaientétonnésdevoir </p><p>les produits vendus chez McDonald’s. </p><p>« Nos produits sont à </p><p>vendre, mais pas nos valeurs », </p><p>avait répondu Richard Reed. Le </p><p>début de la fin de l’innocence. </p><p>pescandeelesechos.fr </p><p>blogs.lesechos.fr/strategie </p><p>(1) « Innocent, our story and some </p><p>things we’ve learned », Dan Germain </p><p>et Richard Reed, éd. Penguin. </p><p>(2) Harvard Business School, </p><p>nov. 2004. </p><p>Les chiffres clefs </p><p>l Chiffre d’affaires (2008) : </p><p>100 millions de livres, </p><p>dont 75% en Grande-Bretagne. </p><p>l Effectifs : 220 personnes. </p><p>l Présence dans 11 pays. </p><p>l 65% du marché en </p><p>Grande-Bretagne ; 26%en France. </p><p>Les points forts </p><p>l Produit innovant. </p><p>l Présence européenne. </p><p>l Communication originale. </p><p>l Clients fidèles au produit </p><p>et aux valeurs. </p><p>Les points faibles </p><p>l Produit cher. </p><p>l Concurrence des géants (Pepsi). </p><p>l Dépendance vis-à-vis </p><p>du marché britannique. </p><p>lValeurs menacées si Coca-Cola </p><p>le rachète. </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Wed, 10 Jun 2009 14:40:35 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=00222p3rrtycasf0&threadId=0021qwpl5fl7edjg 2009-06-10T14:40:35Z Les salariés de moins de 30 ans aspirent à la stabilité http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=0022bdw6jck0jhta http://www.lesechos.fr/digital/ARCHIVES/PDF_20090610_LEC/docslib/articlepdf.htm?article=../article/4873457.pdf?journee=PDF_20090610_LEC </p><p> </p><p>Les salariés de moins de 30 ans aspirent à la stabilité </p><p> </p><p>Les jeunes de 20 à 30 ans sont assez fidèles à leur entreprise, </p><p>selon une enquête de la Cegos.A condition de pouvoir évoluer. </p><p>Ils sontmoins attachés aux valeurs et aux produits de leur société. </p><p> </p><p>Faut-il y voir l’effet de la crise ou </p><p>plus simplement une vraie tendance </p><p>de fond ? Pour les jeunes, le </p><p>travailarrive endeuxièmeposition </p><p>par ordre d’importancedans lavie, </p><p>après la famille, selonl’enquête de </p><p>l’observatoire Cegos sur « Les </p><p>20-30 ans et le travail » parue hier. </p><p>Réalisée en avril auprès d’un millier </p><p>de jeunes salariés, cette étude </p><p>montreque « si la famille remporte </p><p>tous les suffrages, les jeunes ne </p><p>boudent pas le travail pour autant </p><p>». Pour 64% d’entre eux, il </p><p>s’agitenpriorité d’avoirunrevenu. </p><p>S’épanouir, donner du sens à sa </p><p>vie, être reconnu par l’entourage </p><p>ou la société arrive bien après. </p><p>Dégradation de l’ambiance </p><p>Les motivations affichées par les </p><p>20-30ans dans leurvieprofessionnellesontrichesd’enseignements. </p><p>Moins attachés que les générations </p><p>précédentes aux produits ou </p><p>auxmarques, ilsmettent en avant </p><p>le niveau de rémunération </p><p>(62%), les perspectives d’évolutions </p><p>salariales (35%) et les opportunités </p><p>de carrière (27 %). Ils </p><p>aspirent aussià unecertaine stabilité. </p><p>« Près des trois quarts des </p><p>jeunes ne quitteront pas l’entreprise </p><p>si cette dernière répond à leur </p><p>attente et leur permet d’évoluer </p><p>(…) et les jeunes salariés souhaitent </p><p>privilégier la mobilité interne </p><p>», expliquent les experts de </p><p>la Cegos. « Le zapping dont on les </p><p>a tant targués est remis en question </p><p>», estiment les auteurs, en </p><p>mettant en avant que, parmi les </p><p>motifs de départ, la dégradation </p><p>de l’ambiance arrive en premier, </p><p>devant le manque d’intérêt du </p><p>travail et l’absence de perspectives </p><p>professionnelles. </p><p>C. F. </p><p>iRetrouvez l’enquête </p><p>de la Cegos </p><p>sur www.lesechos.fr/documents<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Wed, 10 Jun 2009 14:22:37 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=0022bdw6jck0jhta 2009-06-10T14:22:37Z Inde : quand la croyance se met au service des ressources humaines http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021q0tflifm54si&threadId=0021h3pbk2b2g1ef http://www.lesechos.fr/digital/ARCHIVES/PDF_20090609_LEC/docslib/articlepdf.htm?article=../article/4871509.pdf?journee=PDF_20090609_LEC </p><p> </p><p>Inde : quand la croyance se met au service des ressources humaines </p><p> </p><p>FutureGroup, leader de la grande </p><p>distribution indienne, a opté </p><p>pour un management indo-indien, </p><p>enréintroduisant les contes </p><p>et mythes religieux dans sa politique </p><p>de ressources humaines. </p><p> </p><p>Alatêted’unempirede40.000salariés, </p><p>Kishore Biyani, patron de </p><p>Future Group, est athée. Pourtant, </p><p>depuis fin 2008, le PDG du </p><p>numéro un de la grande distribution </p><p>indienne cultive la foi de ses </p><p>collaborateurs pour mieux manager </p><p>son groupe : « En Inde, les </p><p>sociétés étrangères qui n’ont pas </p><p>suffisamment respecté les coutumes </p><p>ou les croyances locales ont </p><p>du mal à s’imposer », estime Kishore </p><p>Biyani, qui prend délibérément </p><p>le contre-pied d’une vision </p><p>occidentale. </p><p>« Chez Future Group, la </p><p>grande distribution est notre religion, </p><p>les clients sont nos dieux et </p><p>nos centres commerciaux sont </p><p>semblables à des temples où nos </p><p>clients aiment à venir flâner en </p><p>famille comme ils le faisaient, autrefois, </p><p>dans les lieux de culte », </p><p>assure-t-il. Kishore Biyani vient </p><p>donc d’embaucher un « manager </p><p>en chef de la croyance », Devdutt </p><p>Pattanaik. </p><p>Un rituel maison </p><p>Loin de porter une barbe, un </p><p>chapelet et de réciterdesmantras, </p><p>ce cadre supérieur, passé par </p><p>Ernst&Young et Sanofi-Aventis, </p><p>estun spécialistedelamythologie </p><p>et des contes indiens. Son rôle : </p><p>concevoir un vocabulaire, des </p><p>images et des concepts susceptibles </p><p>de forger une culture d’entreprise </p><p>commune aux collaborateurs </p><p>des 300 enseignes du </p><p>groupe, souvent issus de classes </p><p>socialesmodestes etdont lamajorité </p><p>a moins de trente-cinq ans. </p><p>« Je n’aborde pas la religion personnelle, </p><p>qui demeure du domaine </p><p>du privé. J’observe plutôt le comportement </p><p>: celui du client et celui </p><p>de l’employé, qui m’informe sur </p><p>leur croyance, explique Devdutt </p><p>Pattanaik. La réincarnation et les </p><p>vies multiples font partie de la </p><p>culture populaire hindoue depuis </p><p>des siècles. Un individu ne sera </p><p>donc pas forcément pressé d’accomplir </p><p>sa tâche. En Europe, les </p><p>principes judéo-chrétiens dictent </p><p>une relation verticale avec un donneur </p><p>d’ordre et un exécutant. En </p><p>Inde, c’est impossible. » </p><p>Selon lui, la multiplicité culturelle </p><p>et religieuse de l’Inde oblige </p><p>à s’adapter en permanence. Pour </p><p>diffuser ses principes de management, </p><p>il fait appel à des contes, </p><p>comme celui du roi Vikramaditya, </p><p>le Salomon indien, ou à des </p><p>hérosdulivre sacréMahabharata. </p><p>« Ces histoires et mythes sont racontés </p><p>auxgérantsdemagasins et à </p><p>leur tour ils l’expliquent à leurs </p><p>équipes. Un bon leader doit être </p><p>comme ces héros », raconte Devdutt </p><p>Pattanaik. Lors de l’ouverture </p><p>d’unmagasin, Future Group </p><p>vamêmejusqu’àcréer sespropres </p><p>rituels pour introniser le nouveau </p><p>gérant. Ses proches sont présents </p><p>afin d’être émotionnellement associés </p><p>à l’entreprise &#8722; qui dote </p><p>aussi en nature ou avantages sociaux </p><p>la famille &#8722; et le gérant se </p><p>voit expliquer, les yeux bandés, </p><p>ses nouvelles fonctions. « Une fois </p><p>le bandeau enlevé, la première </p><p>chose qu’il voit est sonéquipe. Il en </p><p>devient le kartha, chefde famille », </p><p>décrit Devdutt Pattanaik. En </p><p>temps que « chef de famille» de </p><p>ses employés, le manager sera </p><p>d’autant plus attaché et fidèle à </p><p>l’entreprise, selon la direction. </p><p>« Nous revenons vers nos racines, </p><p>déclare Kishore Biyani. </p><p>D’ici à cinq ans, notre groupe aura </p><p>construit un précédent en termes </p><p>de management en Inde. » </p><p>CLEA CHAKRAVERTY </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Tue, 09 Jun 2009 06:27:10 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021q0tflifm54si&threadId=0021h3pbk2b2g1ef 2009-06-09T06:27:10Z MBA : les universités américaines revoient leur copie http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002zvawbqbu5gjp http://www.lesechos.fr/digital/ARCHIVES/PDF_20090608_LEC/docslib/articlepdf.htm?article=../article/4872103.pdf?journee=PDF_20090608_LEC </p><p> </p><p>MBA : les universités américaines revoient leur copie </p><p> </p><p>Les prestigieux diplômes </p><p> MBA des patrons améri- cains ont perdu de leur </p><p>lustre.PourHenryMintzberg,professeur </p><p>de management de l’université </p><p>McGill au Canada, « deux </p><p>noms » personnifient les lacunes </p><p>de cette formation : le premier est </p><p>George W. Bush. Le second est </p><p>RickWagoner.GeorgeBush a fini </p><p>ses huit ans de présidence sur la </p><p>plus grande crise financière depuis </p><p>la SecondeGuerremondiale.Tandis </p><p>que RickWagoner a conduit le </p><p>géant de l’automobile General </p><p>Motors au bord du précipice. Et </p><p>tous deux sont d’anciens étudiants </p><p>de la prestigieuse Harvard Business </p><p>School. </p><p>Et ils ne sont pas les seuls à </p><p>détenir des MBA. John Thain, </p><p>l’ancien numéro un de la banque </p><p>MerrillLynch,StanleyO’Neal,son </p><p>prédécesseur, Richard Fuld, l’expatron </p><p>de Lehman Brothers... la </p><p>listedes titulaires du diplômeassociés </p><p>de près à la dégringolade de </p><p>Wall Street est longue.« Ilnes’agit </p><p>pas de quelques mauvaises </p><p>pommes dont il faudrait se débarrasser, </p><p>estimeAngelCabrera, professeur </p><p>à laThunderbird School of </p><p>GlobalManagement, en Arizona. </p><p>Ces patrons étaient de très bons </p><p>étudiants qui ont appliqué ce qu’ils </p><p>avaient appris. » La remise en </p><p>question est telle que, mercredi </p><p>dernier, àla veillede lacérémonie </p><p>de leur remise de diplôme, 400 des </p><p>889 étudiants de Harvard ont défilé </p><p>pour prêter serment, s’engageant </p><p>à agir « dans la plus grande </p><p>intégrité » au cours de leur future </p><p>carrière. « En tant que manager, </p><p>mon but est de contribuer à un </p><p>monde meilleur en associant des </p><p>gens et des ressources pour créer, </p><p>ensemble, des richesses supérieures </p><p>à celles qu’un individu pourrait </p><p>créer seul », soulignait le texte du </p><p>serment. </p><p>De leur côté, Angel Cabrera, </p><p>Henry Mintzberg et quelques </p><p>autres professeurs s’attellent à réformer </p><p>leurs cours. Henry Mintzberg </p><p>bannit les jeunes de ses </p><p>classes.«On ne créepas unmanager </p><p>dans une salle de classe », dit-il. </p><p>Le professeur préfère travailler </p><p>avec « des quadras, déjà leaders </p><p>dans leur entreprise, dont l’apprentissage </p><p>s’appuiera sur leur propre </p><p>expérience ». L’undesesétudiants, </p><p>James Paterson, quarante-six ans, </p><p>auditeur dans le groupe pharmaceutique </p><p>AstraZeneca, a ainsi </p><p>passé une semaine dans sa propre </p><p>entreprise, observé par une autre </p><p>élève, cadre des relations humaines </p><p>chez Motorola. « Son regard </p><p>neuf, ses commentaires pratiques </p><p>ont généré des conversations </p><p>très utiles », juge James Paterson. </p><p>Etude de cas </p><p>Si les professeurs de McGill privilégient </p><p>le terrain, d’autres enseignants </p><p>restent dans la salle de </p><p>classe.Mais, là encore, le contenu </p><p>des cours change. Joe Badaracco, </p><p>responsable du programmeMBA </p><p>d’Harvard Business School, avait </p><p>déjà senti le vent tourner avec les </p><p>scandales d’Enron et de Worldcom. </p><p>La récession actuelle n’a fait </p><p>que renforcer le besoin d’étudier, </p><p>dès lapremièreannée, lanotion de </p><p>responsabilité. «Avant toute décision, </p><p>trois critères doivent être toujourspris </p><p>encompte, dit-il, l’économique, </p><p>l’aspect légal et la question </p><p>éthique. » Cet expert en éthique </p><p>rechigne toutefois à « prêcher la </p><p>bonne parole » à ses étudiants. </p><p>«Mieux vaut changer leur façon de </p><p>penser », explique-t-il. Angel Cabrera, </p><p>quinecroitpasauxvertusdu </p><p>« cours éthique optionnel donc </p><p>d’intérêt secondaire », estime également </p><p>qu’il faut repenser « la </p><p>fonction de manager comme une </p><p>vraieprofession », avec ses valeurs, </p><p>ses responsabilités vis-à-vis de la </p><p>société et son code de conduite... à </p><p>réciter le jour de la remise du </p><p>diplôme. </p><p>Et tous d’intégrer dans les cas </p><p>d’école soumis aux étudiants des </p><p>histoires concrètes, au-delà de la </p><p>sphère financière. Angel Cabrera </p><p>ne veut plus se cantonner à l’examen </p><p>« d’une entreprise A achetant </p><p>une entrepriseB ». Il préfère suivre </p><p>la compagnieShell auNigeria, voir </p><p>comment elle gère ses relations </p><p>avec les populations du cru etmesurer </p><p>son impact écologique sur </p><p>l’environnement à long terme. Joe </p><p>Badaracco, quant à lui, explore </p><p>« les désastres du moment ». Et se </p><p>plonge dans l’affaire des prêts immobiliers </p><p>« subprime ». Le rachat </p><p>express de la banqueBear Stearns </p><p>par JP Morgan donne, par </p><p>exemple, un éclairage sur Wall </p><p>Street. « Nous ajoutons 250 à </p><p>300 nouveaux cas à notre enseignement </p><p>», déclare-t-il. Histoire de </p><p>mieux comprendre la complexité </p><p>de la crise. </p><p>CAROLINE TALBOT, À NEW YORK </p><p>Les échecs deWall Street </p><p>et la récession incitent </p><p>les grandes universités </p><p>américaines à modifier </p><p>la formation des futurs </p><p>dirigeants d’entreprise. </p><p>Mark Peterson/Redux-REA </p><p>Les étudiants deMBA s’engagent à agir « dans la plus grande intégrité » </p><p>au cours de leur future carrière.<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Mon, 08 Jun 2009 21:06:45 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0023fqcsej6f1h0&threadId=002zvawbqbu5gjp 2009-06-08T21:06:45Z Les bienfaits du Amma assis en entreprise http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0022byvse2vufbxf&threadId=002231ukshsjhzvp Les entreprises qui l'expérimentent sont unanimes : le Amma assis (massage assis) instaure une atmosphère apaisante et un sentiment de reconnaissance des salariés. </p><p> </p><p>Cet art d'acupression japonais se reçoit sur votre lieu de travail, habillé, confortablement installé sur une chaise ergonomique et dure 15 mn (le temps d'une pause café). </p><p> </p><p>Outre le bien-être qu'il apporte, le Amma assis renforce l'implication,la performance et développe le sentiment d'appartenance des salariés à l'entreprise. </p><p> </p><p>Alors si vous aussi vous souhaitez une bouffée d'air pur au cours de votre journée de travail, n'hésitez pas à me contacter ! C'est avec tout l'enthousiasme que me procure cette activité, que je viendrai présenter le Amma assis dans votre entreprise ! </p><p> </p><p>Bien à vous, </p><p> </p><p>Carine Anglade </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/carine.anglade">Carine LAYGUE (née Anglade)</a></p> Wed, 03 Jun 2009 08:04:33 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0022byvse2vufbxf&threadId=002231ukshsjhzvp 2009-06-03T08:04:33Z "Nous avons un président qui parle, mais qui ne parle pas avec nous" http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021q0tflifm54si&threadId=0026yam6o9t7zu5 Pour la première fois dans l’histoire de leur institution, les salariés de la Banque centrale européenne seront en grève </p><p>aujourd’hui. Déclenché sur le thème des retraites, le conflit trouve son origine dans un malaise plus profond, </p><p>lié à un manque de dialogue social. Enquête au sein d’un mouvement de contestation qui n’a rien d’anecdotique. </p><p>http://www.lesechos.fr/digital/ARCHIVES/PDF_20090603_LEC/docslib/articlepdf.htm?article=../article/4870040.pdf?journee=PDF_20090603_LEC </p><p> </p><p>«Nous avons un président qui parle, mais qui ne parle pas avec nous. </p><p> </p><p>Cher monsieur Trichet, nous voulons une conversation avec vous ! » </p><p>LE PRÉSIDENT DU SYNDICAT IPSO, </p><p>LORS DE LA MANIFESTATION </p><p>DES SALARIÉS, LE 2 AVRIL. </p><p>Repères </p><p>La Banque centrale européenne emploie </p><p>1.666 personnes, dont 30%ont des </p><p>contrats à durée déterminée. </p><p>50%du personnel a moins de quarante </p><p>ans. </p><p>En 2008, les charges de personnel ont </p><p>augmenté de 2,9%, à 174 millions </p><p>d’euros. </p><p>La BCE a reconnu pour la première fois </p><p>le syndicat Ipso en juillet 2008. </p><p>Le 2 avril dernier, devant le siège de la BCE, à Francfort, 400 employés ontmanifesté, armés de parapluies bleus. </p><p>Frank Rumpenhorst / dpa / Maxppp </p><p>LES EMPLOYÉS DE L’INSTITUTION ONT DU VAGUE À L’ÂME </p><p> </p><p>Vent de révolte à la Banque centrale européenne </p><p> </p><p>C’est une journée d’avril presque comme les autres </p><p>à la Banque centrale européenne </p><p>(BCE). Sauf </p><p>qu’à l’heure de midi, pas </p><p>moins de 400 employés quittent leur poste de travail pour </p><p>se réunir sur la grande pelouse au </p><p>pied de leur tour, au coeur du prestigieux </p><p>quartier d’affaires de Francfort. Munis de </p><p>parapluies bleus, ils se rassemblent pour </p><p>former unruban.Face àeux,AdrianPetty, </p><p>un jeune Britannique aux cheveux noirs et </p><p>bouclés, en costume avec une cravate </p><p>rouge, s’exprime dans un mégaphone. </p><p>«Nous savons pourquoinous sommes là. Il </p><p>y a un déficit démocratique à la banque. </p><p>Nous avons un président quiparle,mais qui </p><p>ne parle pas avec nous. Et je voudrais dire, </p><p>cher monsieur Trichet, que nous voulons </p><p>une conversation avec vous, une conversation </p><p>qui a du sens. Et maintenant, faisons </p><p>signe au conseil des gouverneurs ! » Et tout </p><p>lemonde de brandir son parapluie à destination </p><p>du 36e étage de l’Eurotower, où se </p><p>décide comme chaque premier jeudi du </p><p>moislapolitiquemonétaire.«Qu’est-ceque </p><p>nous voulons faire ? », lanceAdrian Petty. </p><p>«Négocier !», répond la foule en choeur. </p><p>Curieuse agitation pour cette élite issue </p><p>des meilleures universités et fière d’être </p><p>rentrée dans une grande institution oeuvrant </p><p>à la construction européenne. Les </p><p>employésdelaBCEjouissentdeconditions </p><p>de travail très avantageuses : une bonne </p><p>rémunération,unepart importantedubudget </p><p>accordé à la formation, une prime </p><p>d’expatriation équivalente à 16,5%du salaire, </p><p>une crèche et une école européenne </p><p>pour les familles, sans oublier qu’ils ne </p><p>paient pas d’impôt sur le revenu…Apparteniràunsyndicatnefaitpas, </p><p>apriori,partie </p><p>de leur culture. L’organisation Ipso, dont </p><p>Adrian Petty est le président, revendique </p><p>pourtant 460membres surprèsde 1.700 salariés, </p><p>soituntauxde syndicalisationd’environ </p><p>27%. En interne, ils portent un ruban </p><p>bleu sur le revers leur veste«pourmontrer </p><p>qu’ils veulent être traités de façon juste ». </p><p>« Une culture répressive » </p><p>Al’originedumalaise,unnouveausystème </p><p>de retraitemoinsavantageux.Mais,pour le </p><p>syndicaliste,ce conflitest surtout révélateur </p><p>d’un problème de gouvernance au sein de </p><p>l’institution. «Nous n’avons jamais été </p><p>contre la réforme des pensions, mais nous </p><p>contestons le fait qu’elle se fasse de façon </p><p>unilatérale », explique Adrian Petty aux </p><p>«Echos ». </p><p>Lamanifestationd’avriln’y arienfait.Le </p><p>conseil des gouverneurs a adopté le mois </p><p>suivantlenouveausystème.Ipsoaalorsmis </p><p>sa menace à exécution : une partie du </p><p>personnel de la BCE sera en grève aujourd’hui </p><p>pendant une heure trente, une première </p><p>dans l’histoire de la banque. Le </p><p>syndicat veut également porter plainte devant </p><p>la Cour de justice européenne. </p><p>Qu’est-ce qui peut bien pousser dans la </p><p>rue des salariés au sort apparemment enviable </p><p>? Pour ThierryDesanois, qui représenteles </p><p>syndicatsdesbanques centralesen </p><p>Europe (SCECBU), « la réussite d’Ipso est </p><p>liée à un manque évident de dialogue. </p><p>Quand on n’écoute pas les gens, cela mène </p><p>forcément au conflit. » </p><p>Le mécontentement couve depuis au </p><p>moinstroisans.Enjuillet2006,lesreprésentants </p><p>du personnel avaientadressé un courrier </p><p>à Jean-Claude Trichet dans lequel ils </p><p>regrettaient de ne pas avoir assez de poids </p><p>dans les décisions. Ils dénonçaient « lemanagement </p><p>par la peur », « la culture répressive </p><p>», « l’arbitraired’un système de pouvoir </p><p>interne qui n’est pas soumis à la responsabilité </p><p>ou à la sanction», « la mainmise du </p><p>réseau des “anciens” et de ces collègues (…) </p><p>qui font passer leurs intérêts et leurs ambitions </p><p>devant le bien commun, un phénomène </p><p>odieux qu’une institution publique </p><p>comme la BCE ne mérite pas ». </p><p>Certes, cette visiondes choses est probablement </p><p>caricaturale. «Durant la préparation </p><p>de la réforme des retraites et après des </p><p>discussions intensives avec les représentants </p><p>du personnel, la réforme initiale a été considérablement </p><p>amendée », note un porte-parole </p><p>de la banque.La grève, par ailleurs, ne </p><p>faitpas l’unanimité au sein dusyndicat.Sur </p><p>460membres,ilyauraiteu300votants,dont </p><p>230 en faveur du débrayage. «Certains </p><p>pensent que la grève sera inefficace,maintenant </p><p>que la décision est prise. D’autres </p><p>craignent les représailles », explique un </p><p>membred’Ipso,quipréfèregarder l’anonymat, </p><p>parce que les salariés de laBCEont </p><p>tous signéuncodedeconduite leur interdisant </p><p>de parler aux médias. </p><p>Un problème de droit du travail </p><p>L’organisationnetrouvepasnonplusbeaucoup </p><p>d’écho chez ceux qui ne veulent pas </p><p>être perçus comme des privilégiés, chez les </p><p>plus jeunes frais émoulus de l’université, au </p><p>seindupersonneld’encadrementouencore </p><p>chez les salariésd’Europe de l’Est,pourqui </p><p>syndicalisme rime avec communisme. </p><p>Mais plusieurs juristes s’accordent à dire </p><p>que les statuts de la BCE posent un problèmeenmatièrededroitdutravail. </p><p>Entant </p><p>qu’institutioneuropéenne, ellene répondà </p><p>aucunelégislationnationale.LeConseildes </p><p>gouverneurs fixe lui-même les conditions </p><p>d’emploi etenmêmetempssechargedeles </p><p>faire appliquer. «On est bien loin de la </p><p>séparation des pouvoirs deMontesquieu… </p><p>Cela crée beaucoup de pouvoir discrétionnaire </p><p>»,soupireunavocatproched’Ipso.La </p><p>Banque centrale européenne n’est pas </p><p>qu’employeur,elle joue aussilerôled’organisme </p><p>de sécurité sociale pour l’assurance </p><p>maladie ou les retraites. A la BCE, les </p><p>salariés ne sont pas fonctionnaires, ils ont </p><p>une relation contractuelle avec leur employeur. </p><p>Ils élisent chaque année uncomité </p><p>du personnel pour les représenter face au </p><p>directoire.Maiscecomitén’aqu’undroitde </p><p>consultation, pas de négociation, contrairement </p><p>aux instances de représentation de la </p><p>Commission européenne. </p><p>D’autres institutions comme la Banque </p><p>européenne d’investissement (BEI) et la </p><p>Banqueeuropéennepour lareconstruction </p><p>etledéveloppement(BERD)ontpourtant </p><p>le même statut. Mais Ipso accuse la direction </p><p>de la BCE de pratiquer une politique </p><p>du « consulter et ignorer ». Le syndicatveut </p><p>plus de transparence sur les décisions internes. </p><p>Il veut un représentant dans les </p><p>commissions qui examinent les recrutements, </p><p>les promotions ou les sanctions </p><p>disciplinaires. Il veut que les conditions </p><p>d’emploi ne puissent pas être modifiées </p><p>sans l’accord des syndicats. En somme, un </p><p>droit à la négociation. Pour Adrian Petty, </p><p>« la BCE a une interprétation excessive de </p><p>sonindépendance, c’est-à-dire qu’elle refuse </p><p>dejustifierauprèsde sessalariéssesdécisions </p><p>internes, de lamême façon qu’elle refuse de </p><p>rendre des comptes aux gouvernements sur </p><p>sa politique monétaire.Mais on peut tout à </p><p>fait “découpler” ces deux aspects ». </p><p>Promotions moins fréquentes </p><p>Depuis sonarrivéeàla têtedelabanque,en </p><p>2003, Jean-Claude Trichet a voulu appliquer </p><p>à son institution la même discipline </p><p>budgétaire que cellequ’il recommande aux </p><p>paysde lazoneeuro.D’oùdesmesurespeu </p><p>populaires aux yeux des salariés, comme la </p><p>réduction de l’enveloppe globale des augmentationsde2,5% </p><p>à1,5%paranoulefait </p><p>derecruteressentiellementpardes contrats </p><p>de trois ans. Dans un courrier adressé au </p><p>comité du personnel, il justifiait ainsi sa </p><p>démarche : «La BCE est un lieu de travail </p><p>unique. »Parmilesdéfisqu’elledoitrelever, </p><p>« le devoir vis-à-vis des citoyens européens </p><p>de maintenir ses coûts, voire, lorsque c’est </p><p>raisonnable, de les réduire ». </p><p>Les membres d’Ipso refusent d’être </p><p>considérés commedesprivilégiés.«Si vous </p><p>travaillez chez BNP Paribas, vous pourrez </p><p>toujours aller à la Société Générale. Nous </p><p>avons un employeur monopolistique et, </p><p>quandonatravaillédixansàlaBCE,cen’est </p><p>pasévidentde se recaserdans leprivé.Nous </p><p>avons l’impression d’avoir une relation de </p><p>longtermeavecnotreemployeur »,explique </p><p>un représentant. </p><p>Et puis il y a aussi une sorte de vague à </p><p>l’âme lié au fait que l’institution arrive à </p><p>maturité.LaBCEemploiepresque1.700salariés </p><p>aujourd’hui.Elle est loin, l’époque de </p><p>la« start-up »où200personnes travaillaient </p><p>à l’introduction de lamonnaie unique,pour </p><p>la plupart les soirs et les week-ends. La </p><p>stabilisation des effectifs a aussi limité les </p><p>possibilitésdepromotions,alorsqu’ilyaune </p><p>forte concentrationdecadresdetrente-cinq </p><p>àquarante-cinqans.«Lacultureestdevenue </p><p>moins coopérative, témoigne un employé </p><p>présent à la création de l’euro, les promotions </p><p>sont devenuesmoins fréquentes et surtout </p><p>ad personam. Du coup, les salariés ont </p><p>eu de plus en plus tendance à conserver </p><p>l’information pour avoir le dessus dans la </p><p>compétition. » Certains salariés décrivent </p><p>aussi l’organisation comme « bureaucratique </p><p>et politique ». «Les économistes de la </p><p>BCE ont peu de marge de manoeuvre dans </p><p>l’expression des idées, en dehors de l’orthodoxiemonétaire </p><p>», juge l’un de leurs homologues </p><p>dans une banque d’investissement. </p><p>Selon un sondage effectué par le comité du </p><p>personnel, une majorité des employés ne </p><p>comprennent pas leurs objectifs et trouvent </p><p>que les procédures d’évaluation internes </p><p>manquent de transparence. </p><p>C’est ainsi qu’Ipso a pu fédérer les mécontentements, </p><p>qui se cristallisent aujourd’hui </p><p>sur la question des retraites.Lemouvement </p><p>a trouvé son leader et un message </p><p>qui rassemble : l’Europe doit se construire </p><p>avecdes institutionsqui respectent lesprincipes </p><p>de la démocratie. </p><p>INGRID FRANÇOIS </p><p>NOTRE CORRESPONDANTE À FRANCFORT. </p><p> </p><p> </p><p><p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Wed, 03 Jun 2009 06:37:14 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021q0tflifm54si&threadId=0026yam6o9t7zu5 2009-06-03T06:37:14Z « Tout doit reposer sur la qualité du dialogue social » http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021q0tflifm54si&threadId=0021eo1b58gqq6k1 http://www.lesechos.fr/digital/ARCHIVES/PDF_20090603_LEC/docslib/articlepdf.htm?article=../article/4870399.pdf?journee=PDF_20090603_LEC </p><p> </p><p>INTERVIEW </p><p>PHILIPPEMARTINEZ PDG DE XEROX FRANCE </p><p> </p><p>« Tout doit reposer sur la qualité du dialogue social » </p><p> </p><p>Un constat : la violence touche désormais </p><p>toutes les lignes hiérarchiques… </p><p>Pour l’éviter, il n’y a pas demystère : </p><p>tout doit reposer sur la qualité du </p><p>dialogue social et je pense pouvoir </p><p>faire confiance à nos partenaires sociaux, </p><p>qui y sont très attachés. L’essentiel, </p><p>pour moi, est de bien faire </p><p>comprendre ma marge de manoeuvreàlafoisàmescollaborateurs </p><p>et à mes actionnaires. </p><p>Dequellefaçon ? </p><p>Encore une fois, à force dedialogue. </p><p>Nous terminons un plan de départs </p><p>volontaires d’une centaine de collaborateurssur1.500. </p><p>Lagestionprévisionnelle </p><p>de l’emploi et des compétences </p><p>nous a permis de prendre le </p><p>reculnécessairepourmettre enexergue, </p><p>au cours d’un comité central </p><p>d’entreprise, les métiers à risque à </p><p>courtetmoyenterme.Notreplande </p><p>départ est assorti d’un package pas </p><p>miraculeux mais attractif, avec un </p><p>système d’accompagnement des salariés </p><p>(outplacement, formation, </p><p>mutuelle, etc.). Le dialogue a commencéaumoisdedécembre2008et </p><p>les derniers volontaires partiront en </p><p>décembre 2009. Il est vrai qu’en </p><p>Angleterre ou bien aux Etats-Unis, </p><p>celaaurait prisunmoismaisnous ne </p><p>sommes ni en Angleterre ni aux </p><p>Etats-Unis. </p><p>Pas facile d’expliciter la complexité </p><p>de l’environnement du travail en </p><p>France à votre société mère américaine… </p><p>C’est très difficile. Il faut prendre le </p><p>temps d’expliquer, quitte à se répéter, </p><p>les règles en vigueur en France. </p><p>Quediredesmanagersquigèrentdes </p><p>chiffresetnondeséquipes ? </p><p>Que ce sont demauvais managers. </p><p>ChezXeroxFrance,unchefdevente </p><p>se doit de vérifier que son collaborateur </p><p>est en forme dans sa tête. Et à </p><p>touslescoups,illefait,fautedequoiil </p><p>n’atteint pas ses objectifs. Le risque </p><p>court davantage du côté des services </p><p>financiers, informatiques et autres </p><p>fonctions du siège.C’est pourquoi je </p><p>vérifie que les managers qui y sont </p><p>rattachés effectuent bien leurs réunions </p><p>mensuelles ou trimestrielles </p><p>avec leurs collaborateurs. Le principe </p><p>de communication est poussé à </p><p>tous les niveaux. </p><p>Ycomprisauvôtre ? </p><p>Evidemment ! Outre les réunions </p><p>traditionnelles du comité de directionetduconseild’administration, </p><p>je </p><p>me rends 2à 3 foispar an sur les sites </p><p>en région. Et je dispose aussi d’un </p><p>blog via lequel j’écris 30 à 40 lignes à </p><p>tous les employés chaque semaine. </p><p>Votre groupe a une longue pratique </p><p>des restructurations… </p><p>Depuis environ vingt ans.Notre expérience </p><p>en termes de gestion du </p><p>changement est solide. J’ai appris à </p><p>ne pas inquiétermes équipes inutilementmais </p><p>aussi à ne pas les rassurer </p><p>béatement.Mais il est vrai que nous </p><p>sommes dans un cycle économique </p><p>imprévisible… </p><p>Qui nécessite des profils de directeur </p><p>des ressources humaines spécifiques </p><p>? </p><p>IlyaeneffetlesDRHdedéveloppement </p><p>et les DRH de décroissance. </p><p>Peusaventfaireles deux.C’estpourtant </p><p>le cas de notreDRHqui tient la </p><p>barre et sait communiquer et s’expliquer </p><p>avec les représentants sociaux. </p><p>Et les cas de tensions, voire de </p><p>conflits ? </p><p>On dialogue beaucoup. Nos partenaires </p><p>sociaux &#8722; qui ont une bonne </p><p>lectureduP&L(comptederésultat, </p><p>NDLR) &#8722; ont compris qu’il n’était </p><p>pas question de casser la structure, </p><p>qu’on était tous en ordre de bataille </p><p>dansuneffortcollectif. J’essaierégulièrement </p><p>de provoquer un dialogue </p><p>informel avec eux pour tester une </p><p>idée et voir quelles sont ses chances </p><p>de rejet ou d’adhésion. Il arrive que </p><p>des réunions prennent une tournure </p><p>très tonique, même virile. Mais </p><p>l’échange est respectueux même s’il </p><p>n’exclut pas, parfois, quelques moments </p><p>de tension. </p><p>PROPOS RECUEILLIS PAR M. J. </p><p>Philippe Martinez. </p><p>DR<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Wed, 03 Jun 2009 06:33:47 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021q0tflifm54si&threadId=0021eo1b58gqq6k1 2009-06-03T06:33:47Z Quand la violence gagne l’entreprise http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021zyetw95zedl&threadId=0021ckp4irunhut5 http://www.lesechos.fr/digital/ARCHIVES/PDF_20090603_LEC/docslib/articlepdf.htm?article=../article/4870398.pdf?journee=PDF_20090603_LEC </p><p> </p><p>Quand la violence gagne l’entreprise </p><p> </p><p>L’actualité ne cesse d’apporter </p><p> son lot de témoignages : récents suicides chez </p><p>FranceTélécom,blocagesd’usines </p><p>chezGoodyear ou sabotage d’installations, </p><p>séquestrations de patrons </p><p>chezMolex,Faurecia, Scapa, </p><p>3 M, Sony France ou Caterpillar, </p><p>syndicats débordés.Même le Festival </p><p>de Cannes a ouvert sa semainede </p><p>lacritique avec«Rien de </p><p>personnel », un film consacré à la </p><p>brutalité dumonde de l’entreprise. </p><p>Sur fond de crise économique, la </p><p>violence au travail non seulement </p><p>s’intensifie,mais touchedésormais </p><p>toute la ligne hiérarchique, qu’elle </p><p>soit perpétrée au sein même de </p><p>l’entreprise ou bien sous forme </p><p>d’incivilités à l’égardd’agents de la </p><p>SNCF et d’employés de banque. </p><p>De quoinourrir les réflexionsde la </p><p>« semainepour la qualité de vie au </p><p>travail », qui ouvre ses débats le </p><p>11 juin auCNIT, Paris laDéfense, </p><p>avec un forum intitulé « Prévenir </p><p>le stress et les risques psychosociaux </p><p>au travail ». </p><p>Au-delà du médical </p><p>« Traiter ce problème sousunangle </p><p>exclusivement médical est une erreur </p><p>», prévient Gilles Verrier, directeurgénéralducabinet </p><p>Identité </p><p>RH. Ancien directeur des ressources </p><p>humaines (DRH), ce dernier </p><p>sait de quoi il parle : il a été </p><p>séquestré, il y a une dizaine d’années, </p><p>alors qu’il travaillait chez </p><p>Unilever. « Etre privé de sa liberté </p><p>de mouvement est plus qu’éprouvant </p><p>», se souvient-il. Mais les récentes </p><p>séquestrations, exacerbées </p><p>par la récession, lui font aussi penser </p><p>qu’elles constituent « la réponse </p><p>disproportionnée à une violence </p><p>que les salariés subissent </p><p>eux-mêmes ». Nécessairement, la </p><p>criseéconomiquepousse les entreprises </p><p>vers des stratégies à court </p><p>terme de réduction brutale de </p><p>coûts et d’effectifs. Résultat : les </p><p>licenciements et autres restructurations </p><p>sont vécus dans la douleur </p><p>par les salariés mais aussi par </p><p>nombre de patrons de PME en </p><p>difficulté, qui souffrent d’être obligés </p><p>de licencier. Ceux qui restent </p><p>enposte doivent, quantà eux, faire </p><p>avec des objectifs de performance </p><p>enhausse etunalourdissementdes </p><p>charges de travail.Et autotal, c’est </p><p>plus d’un tiers des salariés qui s’estimeraient </p><p>stressés et quelque </p><p>16%victimes de violence. </p><p>D’après Philippe Ducatte, expert </p><p>social et dirigeant du cabinet </p><p>Epsy, il y a toutefois un élément </p><p>dont les entreprises ne peuvent </p><p>s’exonérer : « expliquer aux salariés </p><p>pourquoi ils travaillent ». Problème </p><p>: le pourquoi des décisions </p><p>redescend de moins en moins la </p><p>ligne hiérarchique. «Or l’absence </p><p>de dialogue nourrit le conflit susceptible </p><p>de déraper », avertitGilles </p><p>Verrier.D’autantquelesorganisations, </p><p>comme les individus, sont </p><p>elles aussi guidées par des mécanismes </p><p>inconscients et des émotions </p><p>susceptibles de générer de la </p><p>violence.Mais dirigeants etmanagers, </p><p>sous pression constante, ne </p><p>disposent plus guère de temps à </p><p>consacrer à l’organisation et aux </p><p>rapports sociaux. «Quelle latitude </p><p>ont encore les managers de dire la </p><p>façon dont on s’y prend n’est pas la </p><p>bonne ? Ou face à un projet mal </p><p>engagé, de décider de tout arrêter </p><p>afin de mieux réfléchir avec les </p><p>équipes ? » interroge Jean-Claude </p><p>Ducatte. </p><p>Le reflet de la société </p><p>« Parmi les violences autravail, il y </p><p>a aussi celle, non perceptible car </p><p>intériorisée, qui consiste à se faire </p><p>violence à soi-même », souligne </p><p>Catherine Chouard, ancienne </p><p>DRH, aujourd’hui à la tête de son </p><p>propre cabinet d’accompagnement- </p><p>conseil. « Celle qui, surtout </p><p>en cette période de crise, consiste à </p><p>rester en poste coûte que coûte </p><p>faute d’avoir les moyens d’exercer </p><p>un véritable choix, à faire en permanence </p><p>des compromis ou à appliquer </p><p>des décisions que l’on ne </p><p>partagepasparpeurd’oserêtrequi </p><p>on estvraiment. » Etquigénère,au </p><p>plan individuel, une perte d’estime </p><p>de soi, du stress, voire des </p><p>suicides. Ainsi qu’à l’échelle collective, </p><p>une baisse de la productivité, </p><p>de l’absentéisme, une détérioration </p><p>de l’ambiance au travail, </p><p>l’érosion de la prise d’initiatives et </p><p>830 millions à 1,6 milliard d’euros </p><p>de coût annuel à la charge de la </p><p>société, selon l’Institut nationalde </p><p>recherche et de sécurité. Autant </p><p>de raisons qui, depuis des années, </p><p>poussent &#8722; entre autres &#8722; la psychiatre </p><p>Marie-France Hirigoyen, </p><p>le docteur Bernard Salengro </p><p>(CFE-CGC), le psychiatre et professeur </p><p>Christophe Dejours, ou </p><p>encore l’économiste Philippe Askenazy </p><p>à dénoncer les méfaits de </p><p>la souffrance au travail. </p><p>Il n’empêche. Après sept années </p><p>de recherche scientifique, </p><p>ChantalGensse, associée du cabinet </p><p>Holsen, assure qu’« il n’existe </p><p>pas de violence propre à l’entreprise. </p><p>Celle qui s’y exprime est de </p><p>même nature que celle qui a cours </p><p>dans la rueouau seindela famille, </p><p>avec sa piètre qualité de liens sociaux </p><p>et culturels ».Autrement dit, </p><p>pour elle, la violence au travail </p><p>&#8722; des restructurations sauvages </p><p>auxmouvements de salariés qui se </p><p>radicalisent, en passant par le harcèlement </p><p>psychologique &#8722; reflète </p><p>celle de la société.Vaste débat qui </p><p>n’exonère toutefois pas l’entreprise </p><p>de son obligation de détecter, </p><p>recenser et gérer ses risques </p><p>psychosociaux. </p><p>MURIEL JASOR </p><p> </p><p>A lire : « Alerte à la souffrance » </p><p>par Annie Duriez (Balland), </p><p>« La Machine à broyer » </p><p>par Dominique Decèze </p><p>Jean-Claude Gawsewitch). </p><p>La violence au travail non </p><p>seulement s’intensifie, mais </p><p>touche désormais toute </p><p>la ligne hiérarchique. </p><p>Multiforme, elle pénètre </p><p>tous les secteurs d’activité, </p><p>du monde de l’entreprise </p><p>aux établissements </p><p>scolaires. </p><p>TETRA/BSIP<p><b>Veröffentlicht von </b><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/patrick.veillon1">Patrick Veillon* http://locationdexpertise.blogspot.com</a></p> Wed, 03 Jun 2009 06:31:56 GMT http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021fkyseb834gnm&forumId=0021zyetw95zedl&threadId=0021ckp4irunhut5 2009-06-03T06:31:56Z