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Samia Ouadine | étudiante, faculté d'économie et de gestion des entreprises | casablanca

Samia Ouadine
étudiante, faculté d'économie et de gestion des entreprises

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La définition de la balance des paiements?
qu'est ce qu'une balance des paiements d'un pays ? comment peut - on analyser ses soldes avec ses différents cas ( si elle est déficitaire , équilibrée ou excédentaire)?
Posée par Samia Ouadine
Voici 20 jours et 7 heures | International et Export | Import, Export

4 réponses

 4 pertinentes 
Jean-Pierre GAUTIER | Consultant, Gerson Lehrman Group
Bonjour,

"La balance des paiements est un document statistique élaboré sous forme comptable, élément de la comptabilité nationale recensant les flux de biens, de services, de revenus, de transferts de capitaux, et les flux financiers que les résidents d'un pays dans leur ensemble (particuliers, entreprises ou État) entretiennent avec ceux du reste du monde."

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Balance_des_paiements

Pour les USA "Dans la comptabilité nord-américaine, la balance de paiements ne comporte que deux balances intermédiaires : la balance courante et la balance des capitaux, dont les soldes sont opposés (aux erreurs près)."

Source : ibid. http://fr.wikipedia.org/wiki/Balance_des_paiements

A partir des liens, vous pouvez élargir la recherche.

Sinon : http://brises.org/notion.php/balance-des-paiements/echanges-internationaux/balance-commerciale/notId/111/notBranch/111/

Enfin, une recherche générale sur Google : http://www.google.com/search?client=opera&rls=fr&q=balance+des+paiements&sourceid=opera&ie=utf-8&oe=utf-8

Courtoisement

Jean-Pierre GAUTIER
Réponse de Jean-Pierre GAUTIER | Consultant, Gerson Lehrman Group
Il y a 20 jours et 7 heures | Lui écrire | Toutes ses réponses | Signaler un abus
Réponse pertinente

Didier Houth | Formateur Conseil Projet d'Entreprise
Bonjour Samia,

On peut vous éclairer un peu; mais ne rêvons pas, on n'est incapable ici de vous offrir le véritable cours qu'il faudrait pour répondre pleinement à votre question et à d'autres dans ce genre.

Au delà des conventions de langage et de comptabilité, francophone, anglosaxone, germanique, européenne, etc., il existe des mécanismes économiques, financiers et comptables universels qui contribuent à la construction et à l'équilibrage d'une balance des paiements.

Il existe une diversité de conventions et de langage pour décrire le commerce et la finance internationaux ainsi que l'objet qu'est la balance des paiements et ses soldes intermédiaires. Ceci n'en facilite pas la compréhension.

Chaque école a sa méthode et son langage. je vous présente ici une méthode et un langage d'approche bancaire.

La Balance des paiements est un document comptable de la comptabilité nationale d'un pays. Je vous invite à vous instruire de la comptabilité nationale, elle permet de comprendre bien des choses et des mécanismes au niveau économique.

La balance des paiements représente les traces comptables de l'ensemble des échanges monétaires et non monétaires effectués par les membres nationaux d'un pays avec l'étranger.

Elle permet notamment de passer de la notion de Produit Intérieur Brute (PIB) à celui de Produit National Brut (PNB), par ajout ou soustraction de ses soldes.

Traditionnellement, on commence par la Balance commerciale qui représente les échanges de biens et services effectués à titre commercial avec l'étranger.

Si les exportations sont supérieures aux importations, elle est exédentaire. si les imporrtations sont supérieures aux exportations, elle est déficitaire.

Ensuite vient la balance des investissements. Les investissements sont l'ensemble des achats d'actifs immobiliers, mobiliers et financiers contribuant au développement de la production dans le pays cible des investissements. Il sont effectués par les nationaux d'un pays à l'étranger et par des étrangers dans le pays d'origine de la balance.

Acheter des actions d'entreprises étrangères, ouvrir une filiale à l'étranger, acheter une résisdence immobilière à l'étranger, font parti des investissements.

Investir dans des actifs à l'étranger, c'est comptablement comme si on les importait dans le pays de la balance des paiements, donc importations. A l'inverse, pour le pays cible de l'investissement, c'est comme si, il les exportait, donc exportations.

A l'image des importations et des exportations d'actifs commerciaux, si les investissements dans des actifs de nationaux à l'étranger sont supérieurs à ceux des étrangers dans le pays, le solde de la balance des investissements est déficitaire; dans l'inverse,il est excédentaire.

Ces précédants flux de biens, de services et d'investissements engendrent des flux monétaires primaires et d'autres secondaires.

Les flux monétaires primaires servent à établir les balances précitées. Les flux monétaires secondaires servent à établir la balance financière des paiements courants.

Par natures, les flux monétaires secondaires sont de sens inverse à ceux primaires.

Ainsi un déficit de la balance commerciale engendre un déficit de la balance des paiements courants, de par les paiements engendrés pour payer les importations excédentaires. A l'image, un déficit de la balance des investissements par un excédents d'investissements à l'étranger engendre un déficit des paiements courants.

Pour bien comprendre, je vous invite à dessiner des schémas des flux physiques et monétaires, ce qui est impossible ici.

A ces deux balances s'ajoute la balance financière courante. Elle est le premier étage de la balance financière totale et découle directement des deux premières balances.

Un déficit de la balance des investissements engendre un excédent financier courant de par les revenus financiers encaissés par les nationaux au titre de leurs investissements à l'étranger. A l'inverse, un excédent de la balance des investissements engendre un déficit courant de la balance financière.

Après avoir construit la balance des paiements courants, on arrive à la balance financière totale qui va permettre de compenser le déficit ou l'excédent de la balance des paiements courants.

L'équilibre, le déficit ou l'éxcédent de la balance des paiements courants va déterminer les besoins ou les ressources d'un pays en matière de financement des déficits internationaux. Pour financer les déficits de la balance dite courante, on doit faire appel à l'épargne des étrangers. A l'inverse un excédent de la balance des paiements courants permet de financer les déficits d'autres pays.

Le système économique mondial représenté par l'ensemble des comptabilités nationales est un système fermé. Les excédents courants des uns contribuent à financer les déficits courants des autres, par un système de prêts et d'emprunts internationaux.

L'excédent d'épargne nationale est également un moyen de financer les déficits internationaux.

Quand un Chinois, un indien, ou un Français (les trois plus importants particuliers épargnants dans le monde) achètent des bonds du trésor américain, il finance le déficit extérieur des USA (le pays le plus déficitaire dans le monde à titre privé et à titre public).

En contrepartie, il améliore la balance des paiements courants future de son pays grâce aux intérêts qu'il encaissera. Ces intérêts payés (agios pour le débiteur) contriburont à la détèrioration future de la balance des paiements courants des USA.

Pour rééquilibrer une balance des paiements courants déficitaire, il y a peu de moyens. Il faut, pour une action rapide, réduire les importations et, ou, augmenter les exportations. Pour une action à plus long terme, il faut rééquilibrer la balance commerciale, accroître les investissements des nationaux à l'étranger, accroître l'épargne nationale au delà des besoins internes du pays pour prêter aux autres pays.

Tout cela fait que la balance totale des paiements d'un pays n'est jamais ni déficitaire, ni excédentaire, mais toujours équilibrée.

Si vous ne comprenez pas pourquoi, relisez ce post; car je serai bien étonné que vous compreniez à la première lecture un sytème quand même bien complexe.

Voilà en quelques lignes un petit résumé de ce qu'est une balance des paiements, ses mécanismes de construction et d'équilibrage.

Viadèolement vôtre
Didier HOUTH

Par prudence, si vous y appercevez une erreur grossière, n'hésitez pas à me la signaler. Répondre à cette question dans les présentes conditions n'est pas un exercice facile.
Réponse de Didier Houth | Formateur Conseil Projet d'Entreprise
Il y a 19 jours et 19 heures | Lui écrire | Toutes ses réponses | Signaler un abus
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Zakariaa OURIQUA | Conseiller de Clientèle Privée, BMCI Groupe BNP Paribas
Bonsoir Samia ;

Je crois que les collègues vous ont donné suffisamment de précisions. Mais j'essayerai tout de même de vous répondre.
Pour la définition :
La balance des paiements d'un pays ou d'une zone économique (composée de plusieurs pays) est l'état statistique qui récapitule de façon systématique les transactions économiques et financières entre les résidents du pays —ou de la zone économique considéré et les non-résidents au cours d’une période déterminée.

Le terme de « résident » désigne :
– les personnes physiques ayant leur principal centre d'intérêt dans le pays, quelle que soit leur nationalité, à l'exception des fonctionnaires et militaires étrangers en poste, qui restent des non-résidents ;
– les fonctionnaires et autres agents publics en poste à l'étranger ou mis à la disposition d'organisations internationales ou d'autres employeurs non résidents ;
– les personnes morales nationales ou étrangères (à l'exception des représentations diplomatiques et consulaires) ayant un établissement en France.

Pour la présentation de la balance des paiements :
La balance des paiements obéit aux principales règles de la comptabilité générale, et notamment à la règle de la partie double, suivant laquelle chaque opération donne lieu en principe à deux inscriptions :
– la première traduit sa nature économique ou financière (par exemple une exportation ou une importation de marchandises, un investissement direct ou de portefeuille) ;
– la seconde traduit son mode de règlement.

Pour l’Historique
Le premier Manuel de balance des paiements du FMI publié en 1948
La France, par exemple, n'a officiellement publié de données trimestrielles qu'à compter de 1966.

Bien à vous
Réponse de Zakariaa OURIQUA | Conseiller de Clientèle Privée, BMCI Groupe BNP Paribas
Il y a 19 jours et 10 heures | Lui écrire | Toutes ses réponses | Signaler un abus
Réponse pertinente

François FARNIER | 2F CONSEIL - Formateur en Commerce International
Bonjour Samia

Sur mon site www.2fconseil.com vous trouverez plusieurs liens susceptibles de vous aider au chapitre BANQUES dont voici un spécimen mais que vous auriez pu trouver vous-même en tapant "balance des paiements" sur Google :

www.banque-france.fr/fr/stat_conjoncture/balance/bdppof/rabp2008.htm

La balance des paiements et la position extérieure de la France en 2008

• Le solde des transactions courantes de la France enregistre un déficit de 44 milliards d'euros, soit 2,3 % du PIB, après un déficit représentant 1,0 % du PIB en 2007.
• Les investissements directs français à l'étranger excèdent de 70 milliards les investissements directs étrangers en France, suivant des sorties de capitaux de 48 milliards l'année précédente.
• Les flux d'investissements de portefeuille, après quatre ans de sorties de capitaux (achats de titres étrangers par les résidents supérieurs aux achats de titres français par les non-résidents), se soldent en 2008 par des entrées de 89 milliards.
• L'équilibre de la balance des paiements est assuré par des entrées nettes de capitaux au titre des flux internationaux de dépôts et crédits qui résultent de deux mouvements contraires : les banques commerciales françaises diminuent de 101 milliards leurs engagements vis-à-vis des banques étrangères alors que la Banque de France augmente ses engagements de 141 milliards.

La dégradation du solde des transactions courantes de - 19 à - 44 milliards est attribuable au déficit des échanges de biens, avec un léger et stable excédent hors énergie. L'excédent des échanges extérieurs de services est lui aussi stable, à 14 milliards, avec une diminution de l'excédent touristique (de 13 à 9 milliards) compensée par la progression du solde des autres services. Le solde excédentaire des revenus se replie de 29 à 25 milliards, suivant l'évolution des revenus d'investissements directs. Enfin, dans le compte des transactions courantes, le déficit des transferts reste proche de 24 milliards en 2008.

Le compte financier de la balance des paiements regroupe les échanges d'actifs entre la France et l'extérieur, qui doivent équilibrer le solde des transactions courantes. On y distingue trois grandes catégories d'actifs : les investissements directs qui retracent les constitutions et acquisitions de firmes étrangères et les flux de capitaux avec les filiales auparavant créées ou acquises ; les investissements de portefeuille qui mesurent les achats et ventes de titres ; et enfin, les autres investissements qui recouvrent les opérations de prêts et emprunts internationaux constituées pour l'essentiel d'opérations interbancaires.

En matière d'investissements directs, les investissements des entreprises françaises à l'étranger sont plus soutenus que ceux des entreprises étrangères en France. Les sorties de capitaux se rapprochent des niveaux exceptionnels des années 1999 et 2000. La forte progression des sorties nettes, de 48 à 70 milliards, provient des opérations de prêts intra-groupe.

Les investissements de portefeuille avaient enregistré des entrées nettes au début des années deux-mille. Revenus à l'équilibre en 2002 et 2003, ils se sont soldés par des sorties nettes de 2004 à 2007 : les achats de titres étrangers par les résidents étaient supérieurs aux achats de titres français par les non-résidents. Dans un contexte de fortes turbulences des marchés financiers, on observe en 2008 des entrées de capitaux de 89 milliards, après des sorties de 121 milliards en 2007. Cette inversion s'explique par le net repli des achats de titres de dette étrangers, tandis que les non-résidents accroissent leurs achats de titres français.

Les résidents français achètent pour 36 milliards d'actions étrangères, alors que les non-résidents vendent pour 2 milliards d'actions françaises. Les opérations sur titres d'OPCVM se soldent par des ventes nettes de valeurs étrangères par les résidents français, à hauteur de 27 milliards, et de valeurs françaises par les non-résidents pour 8 milliards. Enfin, s'agissant des titres de créance, on enregistre des achats, respectivement, de titres étrangers par les résidents pour 67 milliards, et de titres français par les non-résidents à hauteur de 176 milliards. Les entrées de capitaux portent donc essentiellement sur les titres de créance.

La variation du solde des flux d'investissements de portefeuille entre 2007 et 2008, qui représente un renversement de 210 milliards des sorties nettes vers les entrées nettes, peut être décomposée selon le secteur émetteur des titres. La variation du solde d'une année à l'autre est de 23 milliards sur les titres publics, de 106 milliards sur les titres du secteur bancaire et de 81 milliards sur les autres titres.

Depuis plusieurs années, les flux internationaux sur les dépôts et crédits dégagent des entrées de capitaux, c'est-à-dire une augmentation des engagements nets des résidents français qui finance le déficit des transactions courantes, les sorties de capitaux en investissements directs, et celles correspondant à l'excédent des achats de titres étrangers sur les achats de titres français. Les flux sur les dépôts et crédits, qui étaient de l'ordre de 160 à 170 milliards en 2006 et 2007, reviennent à seulement 58 milliards en 2008.

La répartition des flux entre les banques commerciales et la banque centrale dans ces autres investissements montre une diminution des engagements nets des banques, à hauteur de 101 milliards, et une progression des engagements nets de la Banque de France, pour 141 milliards. Ceci est le reflet dans la balance des paiements, des fortes injections de liquidités par la banque centrale qui se diffusent dans la partie internationale des avoirs et engagements des banques commerciales résidentes.

La position extérieure de la France en valeur de marché, écart entre les avoirs des résidents français à l'étranger et les avoirs des non-résidents en France, qui était équilibrée fin 2007 devient déficitaire de 372 milliards fin 2008. La variation de la position correspond, sans effet de change ni de prix, au solde du compte financier, lui même égal, aux erreurs et omissions près, au solde des transactions courantes. L'essentiel de la dégradation provient évidemment des effets de valorisation très négatifs observés en 2008.

J'espère que ces éléments vous aideront dans votre recherche et feront avancer votre schmilblick.

Amitiés
François
Réponse de François FARNIER | 2F CONSEIL - Formateur en Commerce International
Il y a 18 jours et 19 heures | Lui écrire | Toutes ses réponses | Signaler un abus
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