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Discussions en cours |
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Dialogue mercredi 21 octobre 2009 "-Bruges ? Je n'y suis jamais allé. En Belgique non plus d'ailleurs. - De toutes manières, tu ne vas jamais nulle part. Tu pourrais quand même de temps en temps sortir de ta bulle,non ? - Pourquoi faire ? Partir c'est synonyme d'inconnu. Succomber à de multiples et nouvelles tentations...La nouveauté, la diversité, c'est trop dangereux. Suis bien mieux ici. Tout est immuable, pas de surprise donc pas de problème. - Quelle finesse et ouverture d'esprit ! Franchement, je ne sais même pas pourquoi je discute. Ton entêtement m'exaspère. Comment sommes-nous restés amis si longtemps... ?" |
Week end à Bruges mercredi 21 octobre 2009 ELLE Il avait promis de l’emmener à Bruges pour le week-end. Un week-end entier, rien que tous les deux ! Quelle belle victoire...Rien que d’y penser, une sensation enivrante de bonheur inondait son cerveau. Elle se sentait légère, aussi légère qu’une bulle de champagne, flottant au dessus des allégations moqueuses de ses amies. « Vous voyez, avait-elle envie de leur dire, c’est la preuve qu’il tient à moi... Il a réussi à se libérer pour le week-end, malgré ses obligations professionnelles et familiales ! » Elle avait eu raison de s’accrocher, malgré ses absences répétées, son manque flagrant de disponibilité (sa goujaterie même !) et ses amies qui la poussaient à le quitter, lui prédisant les pires déceptions. A présent, elle se sentait sûre d’elle, de lui, de leur amour et peu importe ce que son entourage pouvait bien en penser. C’est le genre de choses qu’une femme sent. Question d’instinct. LUI Il avait promis de l’emmener à Bruges pour le week-end. Quelle bêtise ! Mais qu’est-ce qui lui avait pris ... |
4 mots Bruges, bulle, succomber, finesse. Façon carte postale entre 2 trains. mardi 20 octobre 2009 >De Bruges où je coince ma bulle pour quelques heures, >je ne peux que succomber à la tentation des chocolats >de Jeff ô combien réputés pour leur finesse. >Bons baisers gourmands. >Luc. |
4 mots du 15/09 : Primeur, Abat-jour, Etagère, Dialogue mardi 15 septembre 2009 -Primeur à ceux qui sont arrivés les premiers, déclara le propriétaire. Un brouhaha s'éleva au sein de notre groupe aspirants-locataires, tentant de s'organiser par ordre d'arrivée. Le propriétaire nous distribua des tickets numérotés, et invita les cinq premiers à le suivre. Arrivés dans l'appartement, nous nous éparpillâmes pour la visite. La salle de bain était lugubre, parsemée de traînées moisies. L'abat-jour de la lampe du couloir était jaune de nicotine. Dans la pièce principale, une étagère semblait prête à se décrocher du mur. Je tentai d'engager le dialogue concernant les éventuels travaux prévus avant une remise en location. Du haut de son statut, le propriétaire me répliqua que si je n'étais pas intéressée, il y avait encore 20 personnes dehors. Je le pris au mot. --- Je redescendis, passai devant le groupe de candidats qui patientaient toujours les saluant d'un signe de tête, et partis rejoindre mon appartement actuel, qui s'il était tout aussi lugubre était toujours moins onéreux. |
4 mots du 07.09+épistolero du 4.09 +sandwich du 2.09 ensemble vendredi 11 septembre 2009 UN éclair zébra le ciel et illumina la pauvre pièce qui lui servait de dortoir la nuit. Elle lui avait indiqué sur son billet rendez-vous à 8h42 devant la station de métro NOVGOROD. Pourquoi 8h42 ? Il avait déjà semé la police politique à de nombreuses reprises et se savait menacé .Mais Irène représentait dans son imagerie de doux moments. Il revoyait les formes fluettes de son visage diaphane ou deux yeux bleus étrangement brillants et coquins le magnétisaient irrésistiblement. Il regarda les flûtes qui ornaient le magasin devant lequel il jouait à l'échassier esseulé ; ces flûtes étaient remarquablement colorés et travaillés. De fines ciselures couraient en tout sens dans des myriades de couleurs...couleurs qu'il désespérait de voir aujourd'hui dans ce ciel de novembre gris et froid à souhait.. A vos souhaits venait de dire l'inconnue à ces côtés ; il l'interrogea du regard et vit qu'elle le dévisageait d'un regard fiévreux .Elle semblait éprouver quelque intérêt pour son look baroque. Quel feeling ... Véronique TRAN VINH Chargée de communication, GrandOptical France Raphaël LUBRANO Directeur de filiale en fin de collaboration, second oeuvre du batiment Marc Varin Managment logistique commerciale. Web administrateur. Raphaël LUBRANO Directeur de filiale en fin de collaboration, second oeuvre du batiment Véronique TRAN VINH Chargée de communication, GrandOptical France Pierre H. Fondateur et Responsable, PLG CONSULT |
Thérapie on the rocks mardi 28 juillet 2009 Le Scotch, voilà plus d’un quart de siècle que j’en use et en abuse. Moins par goût que par nécessité, d’ailleurs : ses effets désinhibiteurs m’ont rendu de signalés services depuis qu’on m’a diagnostiqué un syndrome d’Asperger. Mon médecin préfèrerait évidemment que je me soigne d’une façon plus conventionnelle – il existe des molécules très efficaces pour mon cas. Je les ai essayées, mais elles ont à mes yeux le défaut de trop lisser mon comportement, de le rendre sans éclat. Je préfère de loin passer pour un pochetron normal que pour un handicapé de la sociabilité dont personne ne soupçonnerait l’état, en conclusion. |
Parabole.... jeudi 23 juillet 2009 Sur le bâtiment d’en face, une tenture de paraboles ! Elles trônaient là par centaines, on ne distinguait la façade qu’à ses fenêtres encore épargnées. Les balcons eux, avaient leur petites radars, accrochés à leur balustrade, tels des piercing, qui tendaient leurs oreilles au monde. Par jour de grand mistral, elles vibraient et chantaient la complainte du vent, et parfois l’une d’entre elles se détachait et tomber au sol dans une danse à base de grand moulinet. Mais les paraboles sont comme les feuilles : elles tombent, puis repoussent, et le bâtiment d’en face, n’a pas de réfection à chaque nouveau printemps, mais un manteau de cercles blancs neufs. |
dessous, chic, jarretelles, claque jeudi 6 août 2009 Dessous ! c'est un mot qui vibre à mes oreilles, je sors de ma réserve, je me fais chic et je cours après l'hypothétique jarretelle. Vais-je la trouver, sera-t-elle posée sur une chaire blanche , douce à l'infini? Sa couleur tranchera-t-elle avec la peau laiteuse de cette cuisse ? Mes sens perdront-ils alors le Nord ? Je pars, je marche dans les rues de Paris, j'imagine, je renifle, je sens, je cherche, je suis suis aux aguets. J'en vois une ! Sa robe est fendue, ses talons hauts, ses bas résilles, ils ne peuvent qu'être tenus, Elle porte ! je me mets en arrêt, l'œil fixé sur ses fesses, son pas chaloupé me met hors de moi. Je suis prêt à bondir, j'oublie tout. D'un seul coup, un seul, une claque me fait tourner la tête! Une claque, sèche, marquée,je pivote et me retrouve nez à nez avec elle, ma femme, je la regarde, elle me caresse maintenant la joue, m'apaise. "là! c'est fini" et nous rentrons dans le magasin. Mireille Ruinart sur orbite pour le ciblage de nouvelle activité :) Patricia Baricz Intervenant en gestion et organisation administratives (GOA) |
1er rendez-vous... samedi 18 juillet 2009 Quelle tenue sans dessus-dessous ! C’est d’un chic ! Elle aurait pu faire un effort pour se rendre à ce rendez-vous ! Mais non, rien d’une midinette, pas plus d’une femme fatale. Une personne, tout simplement. Elle s’était dit que c’était mieux pour une première rencontre, de favoriser le naturel. Elle avait bien envisagé les jarretelles et autres dentelles, un chapeau…qui lui faisait une tête à claques…et quelques accessoires en plumes…et puis non. Cette audition, elle la passerait sans artifice. Elle serait elle-même, dans son propre rôle. Simplement. |
Marion mercredi 15 juillet 2009 Marion veut porter des dessous chics. Elle choisit des jarretelles de dentelle blanche, qu’elle claque sur sa peau de porcelaine. Ravie et ravissante, Marion se mire dans l’eau dormante du miroir aux armoiries dorées. Marion ! Marion ! J’en suis tout marri ! dit son mari, tout sourire. Parions sur des rires et des ardeurs torrides plutôt que sur de la torpeur ! |
chambre 315 mercredi 15 juillet 2009 Dessous élégants pour seule parure, je l'attendais à demi-nue étendue sur le lit de la chambre d'hôtel. J'avais décidé de le surprendre mon bel amant. Soutien-gorge et tanga chics assortis alliant dentelle et jeu de transparence, j'innovais en complétant cet ensemble d'un porte-jarretelles accompagné de bas. Soudain, le doute m'envahit... Il est en retard. Pourra-t-il honorer notre rendez-vous, lui, cet homme pressé overbooké de rendez-vous d'affaires? Aurais-je fait ces efforts pour rien? Pire encore, ma gorge se serra... Appréciera-t-il cette surprise? Ne suis-je pas ridicule dans cet accoutrement, ne me considérera-t-il pas comme une catin? Trop tard pour changer d'avis, il entre dans la chambre. Ses yeux brillant de gourmandise me dévorèrent; d'un bond il se jeta sur moi, me mit une petite claque joueuse et coquine sur mes fesses et sa voix sensuelle murmura au creux de mon oreille "tu es magnifique, je t'adore"... |
les mots de la fin vendredi 26 juin 2009 Au feu ! au feu ! Les voix s'élevaient au dehors et le son montait de plus en plus net. Un crépitement retentissait, comme un craquement strident, assourdissant, désagréable. Un souffle chaud et une lueur vive envahissaient la pénombre. Les scouts furent les premiers sur les lieux. Leur campement n’était qu’à quelques mètres de là. Obligés de fuir, ils n’en étaient pas moins des scouts, et leur devoir de secours passait avant eux. Dimitri, blottit au fond de son ergastule ne faisait que deviner ce qui se passait à l’extérieur. Il faisait si chaud et sec depuis quelques jours, qu’il ne pouvait pas en être autrement. La pinède s’était embrasée. Il le savait : tout l’entretien nécessaire n’avait pas été effectué dans les temps, et forcément, une chaleur intense, des résineux et pff, il suffisait d’un écart de température pour que les conifères s’enflamment et que jaillissent les flammes, majestueuses dans l’allée principale, telle la galerie des glaces du château de Versailles. Mais lui, qui viendrait ... J'ai remarqué qu'il y avait toujours une petite note "sociale" dans vos écrits...Bravo en tout cas ! Véronique TRAN VINH Chargée de communication, GrandOptical France Patricia Baricz Indépendant -, Consultant / Intervenant - Gestion et Organisation Administrative Véronique TRAN VINH Chargée de communication, GrandOptical France Patricia Baricz Indépendant -, Consultant / Intervenant - Gestion et Organisation Administrative Michel Guerin Consultant et gérant de société, Auteur & réalisateur Patricia Baricz Intervenant en gestion et organisation administratives (GOA) Michel Guerin Consultant et gérant de société, Auteur & réalisateur Patricia Baricz Intervenant en gestion et organisation administratives (GOA) |
Open stress vendredi 26 juin 2009 Un « open space » comme il y en a des centaines dans cette tour de la Défense où les sociétés de service pullulent. Seuls les grésillements de dizaines d’ordinateurs viennent ponctuer le silence de l’immense pièce vitrée où les hommes et les femmes de cette société d’ingénierie travaillent, studieusement assis devant leurs ordinateurs, par petits groupes séparés par de minces cloisons. Comme tous les jours, R. (nous tairons son nom par égard pour sa société) est assis devant son PC, imperturbable. Son visage au menton carré, aux mâchoires serrées, a une expression que l’on qualifie ordinairement de «virile ». Seul un observateur attentif pourrait voir un léger tic venir de temps en temps rehausser imperceptiblement -son sourcil droit. En face de lui, à peine séparée par l’écran de leurs ordinateurs, Léa pèle son orange, qui exhale des odeurs exaspérantes d’agrume dans l’open space, mais R. fait mine de l’ignorer. Encore un des inconvénients –parmi tant d’autres ! – de l’open space…Il lui faut supporter sa collègue ... Patricia Baricz Indépendant -, Consultant / Intervenant - Gestion et Organisation Administrative Véronique TRAN VINH Chargée de communication, GrandOptical France Patricia Baricz Indépendant -, Consultant / Intervenant - Gestion et Organisation Administrative |
4 mots du 18 juin ! mercredi 24 juin 2009 Un dernier appel retentit à la radio « Que tous ceux qui font la manche se rendent au n°3 de la l’avenue Grandin, un repas leur sera servi. » Cela faisait 3 fois que Béro entendait cette annonce. Mais il n’avait l’intention d’aller nulle part. Il avait trouvé un endroit tranquille dans ce parc, au centre d’un bosquet plutôt bien taillé. Il avait dû être l’objet d’attentions particulières dans une autre vie, puis la nature avait repris ses droits, mais en laissant le feuillage former une petite tonnelle qui maintenaient les éléments à distance. Béro s’était immédiatement approprié les lieux. Qui viendrait le chercher ici ? Dans ce parc, au beau milieu du feuillage d’un arbre !! Isolé, mais pas totalement hermétique au monde : il avait emporté avec lui une radio et un stock de piles. Ainsi, il se sentait moins seul en écoutant les nouvelles du monde extérieur. Et quelles nouvelles ! Un meeting présidentiel, le changement de président d’un club de foot, un avion disparu en plein vol… mais rien d’autre… ... Véronique TRAN VINH Chargée de communication, GrandOptical France Patricia Baricz consultant / Intervenant en Gestion et Organisation administratives |
LABO 2157 B7C suite..4 mots mardi 23 juin 2009 L’appel était parvenu à Olga en début d’après-midi, alors qu’elle se dirigeait sur Varstok accompagnée de Marina, qui s’était porté pale auprès d’Irina, la responsable de la section irradiation au césium 137, transformation des laits maternels. Dans l’autobus transrégional, elle eut un hoquet de détresse en apprenant la nouvelle, qu’elle réprima aussitôt, serrant nerveusement les pans de son fichu de laine autour de sa tête. La radio l’annoncerait dans la soirée, le régime du docteur Ztroysch avait de nouveau interdit tout allaitement non programmé et toutes les femmes de moins de cinquante ans devaient se rendre au point de rassemblement du service de santé pour être contrôlées par les médecins officiels . Marina remonta sa manche et le long coutelas effilé qui s’y cachait. Elle était déterminée, pour elle la résistance commençait. |






