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Discussions en cours |
Des poèmes que vous appréciez du plus loin que remontent vos souvenirs...
Toute grâce et toutes nuances... l' Enfant, son monde et notre éco-système mardi 29 septembre 2009 Toute grâce et toutes nuances Dans l'éclat doux de ses seize ans, Elle a la candeur des enfances Et les manèges innocents Ses yeux, qui sont les yeux d'un ange, Savent pourtant, sans y penser, Eveiller le désir étrange D'un immatériel baiser. Et sa main, à ce point petite Qu'un oiseau-mouche n'y tiendrait, Captive sans espoir de fuite, Le coeur pris par elle en secret. L'intelligence vient chez elle En aide à l'âme noble; elle est Pure autant que spirituelle : Ce qu'elle a dit, il le fallait Et si la sottise l'amuse Et la fait rire sans pitié Elle serait, étant la muse, Clémente jusqu'à l'amitié, Jusqu'à l'amour - qui sait ? Peut-être, A l'égard d'un poète épris Qui mendirait sous sa fenêtre, L'audacieux ! Un digne prix De sa chanson bonne ou mauvaise ! Mais témoignant sincèrement, Sans fausse note et sans fadaise, Du doux mal qu'on souffre en aimant. Paul Verlaine Aussi bien en littérature, qu'au cinéma, qu'en musique..., l'enfant a une place qui reste ... Jean claude Mata éditeutr du site, www.monana.net Jacqueline Levoux Créatrice et responsable de projets artistiques, Association Panoramixe |
Graffiti ... ou regard sur la belle enfance ... vendredi 18 septembre 2009 Graffiti La belle enfance a dans sa poche La transparence des couleurs. Une sphère de sept bonheurs Pris dans le cristal de la roche. La belle enfance porte aussi Parmi son trésor innombrable Le crayon dur, la craie friable, Outils secret des graffiti. La belle enfance tient l?épure Qui sur la piste du départ Lance la tête du têtard Embarrassée de son enflure. La belle enfance a dans sa main L?humanité qui se dessine Et toute simple s?achemine Vers les lignes de son destin. Pierre Ménanteau Je me permets de vous laisser avoir la gentillesse de réagir à ce poème, puis, le ferai bien volontiers. Olivier et moi vous souhaitons bien cordialement un excellent week-end. Bien des vôtres, Jacqueline |
La poésie de René Char ... vendredi 4 septembre 2009 Souvenir, souvenir ... Lire et relire René Char est un instant de bonheur littéraire que je souhaite partager avec vous. Commune Présence. Tu es pressé d'écrire, Comme si tu étais en retard sur la vie. S'il en est ainsi fais cortège à tes sources. Hâte-toi. Hâte-toi de transmettre Ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance. Effectivement tu es en retard sur la vie, La vie inexprimable, La seule en fin de compte à laquelle tu acceptes de t'unir, Celle qui t'est refusée chaque jour par les êtres et par les choses, Dont tu obtiens péniblement de-ci de-là quelques fragments décharnés Au bout de combats sans merci. Hors d'elle, tout n'est qu'agonie soumise, fin grossière. Si tu rencontres la mort durant ton labeur, Reçois-là comme la nuque en sueur trouve bon le mouchoir aride, En t'inclinant. Si tu veux rire, Offre ta soumission, Jamais tes armes. Tu as été créé pour des moments peu communs. Modifie-toi, disparais sans regret Au gré de la rigueur suave. Quartier suivant quartier ... |
Une page d'écriture avec Jacques Prévert vendredi 9 janvier 2009 PAGE D'ÉCRITURE Deux et deux quatre quatre et quatre huit huit et huit font seize... Répétez! dit le maître Deux et deux quatre quatre et quatre huit huit et huit font seize. Mais voilà l'oiseau-lyre qui passe dans le ciel l'enfant le voit l'enfant l'entend l'enfant l'appelle: Sauve-moi Joue avec moi oiseau! Alors l'oiseau descend et joue avec l'enfant Deux et deux quatre... Répétez! dit le maître et l'enfant joue l'oiseau joue avec lui... Quatre et quatre huit huit et huit font seize et seize et seize qu'est-ce qu'ils font ? Ils ne font rien seize et seize et surtout pas trente deux de toute façon et ils s'en vont. Et l'enfant a caché l'oiseau dans son pupitre et tous les enfants entendent sa chanson et tous les enfants entendent la musique et huit et huit à leur tour s'en vont et quatre et quatre et deux et deux à leur tour fiche le camp et un et un ne font ni une ni deux un à un s'en vont également. Et l'oiseau-lyre joue et l'enfant chante et le professeur crie: Quand ... |
Le sourire de l'Inde mercredi 26 novembre 2008 Le sourire de l'Inde. N'allez point le chercher dans l'atmosphère feutré des hôtels luxueux Des palais des puissants, ou dans le cœur branché des métropoles. Prenez plutôt les chemins sinueux des campagnes, à l'ombre des villages Sur les visages des faibles et des pauvres, Dans la poussière immémoriale du travail recommencé. La dignité de l'Inde N'est pas de celle qui s'exprime en déférences et conformités En volutes respectueuses des usages et de la tradition. Elle est dans le regard simple et droit des infirmes et des mendiants Dans les mélopées des aveugles, le long des trottoirs sous les abris de fortune, Éclaire de sa présence le quotidien âpre des cités bidonville. La richesse de l'Inde N'est pas celle qu'empilent les nababs dans le secret des palais Ne découle ni de quelque manne boursière, ou de juteux capitaux. Elle s'écoule en flot continu dans les jeux et les rires des enfants Dans leur énergie débridée et leur insatiable curiosité, Par le trou de leurs rêves brisés, leurs petites ... Françoise ALLEMANE* gérante, SCI Labigarade Jacqueline Levoux Créatrice et réalisatrice de projets artistiques - Association Panoramixe. |
Etat des lieux d'un certain ... Jacques Prévert mardi 11 novembre 2008 Il ne faut pas... Il ne faut pas laisser les intellectuels jouer avec les allumettes Parce que Messieurs quand on le laisse seul Le monde mental Messieurs N'est pas du tout brillant Et sitôt qu'il est seul Travaille arbitrairement S'érigeant pour soi-même Et soi-disant généreusement en l'honneur des travailleurs du bâtiment Un auto-monument Répétons-le Messssssieurs Quand on le laisse seul Le monde mental Ment Monumentalement. "Ce poète n'écrivit jamais que ce qui lui vint en tête d'écrire, pourvu que ce fût avec assez de force et d'authenticité... Jacques Prévert nous fit du bien, le temps de son passage, et il fut un humain plus unique que les autres. Bel et bien il ne ressemblait à personne." Jean Querval ... Voilà pourquoi, Jacques Prévert est un auteur que je relis toujours avec plaisir. C'est un humaniste, un artiste intemporel, visionnaire et toujours d'actualité. Vos impressions et vos commentaires nous intéressent. Bien des vôtres, Jacqueline |
Boileau "Haute-Isle" lundi 10 novembre 2008 L'éloge de la vie rustique est sans doute un thème courant de la poésie ; mais la sincérité de Boileau ne fait aucun doute, ainsi qu'en témoignent la vérité de l'observation, le ton convaincu et enfin l'envolée lyrique. Oui, Lamoignon, je fuis les chagrins de la ville, Et contre eux la campagne est mon unique asile. Du lieu qui m'y retient veux-tu voir le tableau ? C'est un petit village, ou plutôt un hameau, Bâti sur le penchant d'un long rang de collines, D'où l'oeil s'égare au loin dans les plaines voisines. La Seine, au pied des monts que son flot vient laver, Voit du sein de ses eaux vingt îles s'élever, Qui, partageant son cours en diverses manières, D'une rivière seule y forment vingt rivières. Tous ses bords sont couverts de saules non plantés, Et de noyers, souvent du passant insultés. Le village, au-dessus, forme un amphithéâtre : L'habitant ne connaît ni la chaux ni le plâtre, Et dans le roc, qui cède et se coupe aisément, Chacun sait de sa main creuser son logement. La maison du ... Jacqueline Levoux Créatrice et réalisatrice de projets artistiques - Association Panoramixe. |
L'étoile au coeur lundi 10 novembre 2008 L'étoile au coeur Par les nuits sublimes d'été, Sous leur dôme d'or et d'opale, Je demande à l'immensité Où sourit la forme idéale. Plein d'une angoisse de banni, A travers la flore innombrable Des campagnes de l'infini, Je poursuis ce lis adorable... S'il brille au firmament profond, Ce n'est pas pour moi qu'il y brille : J'ai beau chercher, tout se confond Dans l'océan clair qui fourmille. Ma vue implore de trop bas Sa splendeur en chemin perdue, Et j'abaisse enfin mes yeux las, Découragés par l'étendue. Appauvri de l'espoir ôté, Je m'en reviens plus solitaire, Et cependant cette beauté Que je crois si loin de la terre, Un laboureur insoucieux, Chaque soir à son foyer même, Pour l'admirer, l'a sous les yeux Dans la paysanne qu'il aime. Heureux qui, sans vaine langueur, Voyant les étoiles renaître, Ferme sur elles sa fenêtre : La plus belle luit dans son coeur. Sully Prudhomme Nous vous invitons cordialement à bien vouloir partager la ronde des poèmes que vous ... |






