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A nos claviers : exercices d'écriture créative et littéraire, atelier d'écriture | ||
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| Les sujets de discussion | ||
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Discussions en cours |
C’est ici que vous publiez VOS textes FICTIONNELS créés spontanément et indépendemment des exercices.
C’est ici aussi que vous publiez VOS textes en application de l’Exercice de Resserrement. (Voir Manuel des Exercices.)
Trahison (partie 1) nouvelle en cours d'écriture mercredi 2 décembre 2009 Je n’ai aucun talent comme vous allez le constater avant peu. Qu’il s’agisse d’écriture ou d’amitié, d’amour ou de peinture, tout m’est fastidieux. Telle la bête de somme, la direction empruntée importe peu car je la suis aveuglément. C’est donc guidé par une volonté irrépressible que je jette ces premières phrases. Au mieux, on se désintéressera de moi, au pire on en rira. Probablement, mettre des mots sur ces événements, dont je n’ai toujours pas saisi l’importance, m’aidera à mieux me comprendre. Si seulement, tout cela avait un sens. J’y verrais plus clair. Plus que tout, c’est la révélation que j’espère avoir au moment où je couche ces mots. Trahison. Cette journée fût de celles dont on conserve un souvenir précis. C’est le dernier samedi de septembre 89 que tout commença. Une matinée anodine, noyée dans un océan de banalités. A cette époque, j’hésitais encore sur le sens que je voulais donner à ma vie. Aujourd’hui, je vous répondrais, après des coups durs en série, je n’attends plus rien de cette ... |
Le sculpteur de sons dimanche 22 novembre 2009 Il n’y avait pas d’oreilles plus fines que celles d’Oswaldo dans toute la pampa argentine. Dès sa plus tendre enfance, il était capable d’entendre le bêlement apeuré d’une brebis égarée dans la plate immensité de l’hacienda familiale. Ses talents lui avaient rapidement valu l’admiration des gauchos qui travaillaient pour son père. Sa destinée était toute tracée : il reprendrait l’exploitation, maintenant fièrement le nom de la famille sur ces rudes terres herbeuses balayées par un vent glacial. Mais Oswaldo se rêvait un avenir différent, quoiqu’aux contours encore mal définis eu égard à son jeune âge. L’occasion lui vint lors d’une sombre soirée de juin, en plein hiver austral, quand la famille au grand complet s’était réunie pour fêter ses dix ans. Le visage empourpré, il défit, de ses mains tremblantes, le dernier paquet, de bonne taille celui-là. Il s’en était réservé la surprise pour la fin, car il se doutait que son contenu n’avait rien de commun avec les babioles des autres paquets et qu’il ne jugeait plus ... Prost Fabienne Voix off-narratrice www.caracolivres.com |
Secret d’enfant : lundi 19 octobre 2009 J’étais seul dans le désert. À plusieurs heures de toute civilisation, dans le golfe de Tadjoura, en Mer Rouge, sur la Côte des Somalies. Mes parents étaient bien loin. Je les savais en train de faire la sieste, tout là-bas, au-delà des dunes. Nous étions séparés par des épineux infranchissables, aux épines longues comme des doigts. Seul le littoral était accessible à condition de marcher dans l’eau. Ce n’était pas désagréable, d’ailleurs, j’étais dans un des endroits les plus chauds de la planète... à l’ombre. Et comme il n’y avait pas d’ombre, il suffit d’imaginer sur mon petit corps parfaitement adapté à son environnement, le plaisir frissonnant que j’avais à me laisser incendier par ce soleil écrasant. Les sons auraient pu être sourds, mats et se propager avec difficulté dans cet air dilué qui vibrait fortement tout autour de moi, un air qui se transmuait en mirage si je levais le regard à hauteur d’horizon. Mais en réalité, il n'y avait que le silence le plus dense et le plus intense. Quelques crabes vivaces ... Françoise Quennessen rédactrice free lance Alexandra Palazzolo Coopération internationale |
Du port du casque vendredi 4 septembre 2009 1 jour, vers mes 15 ans, roulant les cheveux au bel air, fut interpellé par 1 flic Pensez dont à cet age là, n étant pas encore sortie de la basse cour, on leur donne bien d?autres noms d oiseaux, bref d 1 tempérament enflammé, cela commençait à sentir le rôti, il s?en fallut sans doute de peu, que par mes salades ne finisse dans 1 panier à couver mon ressentiment Quand tout à coup l?agent : « sais tu l 1 des raisons du port du casque obligatoire ? » ?.. Ce reste me dit il car on a jamais réussit à rendre le port du cerveau obligatoire, alors on a au moins pour tenter de protéger les + exposés rendu celui du casque obligatoire Calmé, l amande fut douce, ainsi me suis gardé la peau lice Depuis n ai plus eu maille à partir avec les agents de la garde des sots |
Ici et maintenant (1) mercredi 26 août 2009 - En conclusion, cher ami, je ne puis malheureusement que vous recommander de mettre vos affaires en ordre, susurra le professeur Meigneux. Le plus tôt sera le mieux, vous l’avez compris, même s’il m’est difficile de vous indiquer une échéance précise. N’hésitez pas à revenir me voir au moindre souci : je ferai tout ce que je pourrai… dans les limites de ce que votre cas et la médecine m’autorisent, naturellement. Allez, courage ! Et transmettez mon bon souvenir au colonel de Querqueville. Après une poignée de main sèche et brève, la porte du cabinet de l’éminent spécialiste se referma en laissant Charles Jardinier la tête bourdonnante, et trop anéanti pour s’inquiéter de ce bourdonnement qui était l’un de ses symptômes mais qui aurait aussi bien pu se manifester si sa pathologie avait été tout autre. Jardinier s’assit dans un coin de la salle d’attente pour se calmer, et toute sa formation des trois décennies passées joua. Il fut bientôt à même de se résumer sa situation clairement et en toute lucidité ... |
La robe (fiction) lundi 24 août 2009 Je m’appelle Mireille. J’ai 59 ans. Bientôt 60, mais j’ai envie de m’octroyer le répit de quelques jours qu’il me reste avant d’assumer la dizaine supérieure. Aujourd’hui, je suis l’invitée d’une émission littéraire télévisée pour parler de mon roman qui vient de sortir. C’est mon premier roman. Après avoir enseigné le français pendant près de 30 ans, j’ai quitté l’éducation nationale pour me consacrer à ma passion, l’écriture. J’ai publié un manuel sur l’enseignement, plusieurs travaux de recherche en littérature ainsi que quelques nouvelles plus ou moins réussies. Ce roman, c’est un rêve qui s’accomplit enfin, le travail de deux années entières qui voit maintenant le jour. La réalisation de ce rêve, je la dois avant tout à Patrick, mon mari. J’admire mon mari. C’est un homme qui sait garder en toutes circonstances un calme olympien, profondément altruiste, et animé par un sens du devoir au-delà de toute comparaison. Il s’est battu pendant des années pour amener notre famille à un confort de vie non ... Mélanie Lanez Chargée d'études senior, Harris Interactive |
Reconnaissant tout de même! mercredi 19 août 2009 Si cela me revient, mettez-moi du Mozart... Ne me bougez pas, je sais ce que j'ai mais ne peux pas le dire. Écoutons ensemble la musique en attendant que ça passe. J'ai testé ça en Syrie. Un instant je ne suis plus là, j'impressionne, j'ai des mouvements qui font désordre. Je ne suis plus moi, si ordonné. Je vous regarde, vous vois mais ne trouve pas mes mots pour vous le dire. J'épilepse... Puisque je ne peux pas m'assumer, vous vous sentez responsables de ma carcasse, vous avez un protocole à respecter. Avec gentillesse vous me manipulez, m'emmenez moi qui voudrai écouter Mozart. Je ne suis pas mélomane, ça m'a pris aux portes de l'absence, comme l'on prend un livre aux portes des toilettes, pour ne pas s'y ennuyer. Laissez-moi écouter Mozart et si la mort est venue sur vos pas: - Laissez faire, elle a bien emmené Mozart avant moi. |
Mon ami le fleuriste mardi 18 août 2009 « Pour vous, 3 euros ! » Le jeune fleuriste de la place de l’église me répondait toujours ainsi quand je lui prenais un bouquet d’anémone affiché 5 euros. Une joyeuse complicité s’était établie entre nous, je passais souvent dans son magasin prenant l’habitude de fleurir mon appartement. Cet homme âgé de trente ans environ était tout sourire et manifestait dans son travail de commerçant un immense désir de communiquer. Mais les relations qui s’établissent dans un magasin sont toujours furtives, comme des clins d’œil cachant tout un mystère. Un jour, il me glissa : « Je voudrais faire dire une messe… » Je lui donnais rendez-vous au bureau d’accueil de la paroisse mais, quand il passa, il était pressé par une commande à livrer. « A quelle intention voulez-vous inscrire cette messe ? - Pour ma famille qui est croyante et qui ne me comprends pas… Combien dois-je payer ? - Normalement 8 euros, pour vous ce sera Quatre ! Cette réponse était pour moi le cri du cœur, ma façon de dialoguer avec ce commerçant ... Françoise Quennessen rédactrice free lance Éric Sauvat Tel Monsieur le Sous-Prefet aux champs... |
Envie d'ailleurs dimanche 9 août 2009 Elle est partie sans demander son reste. Elle est partie comme ça, en laissant la porte entr'ouverte. J'ai entendu ses talons claquer sur le bitume. Sa voix grave et un peu angoissée a crié : "taxi !". Une Mercedes grise a stoppée devant ses jambes interminables et je l'ai vue se glisser sur le cuir noir et froid en esquissant un sourire. Elle fuyait, comme à l'accoutumée. Elle n'en avait jamais fini de fuir. C'était sans doute sa destinée, et elle s'y complaisait comme l'hirondelle se plaît à faire le printemps. Notre histoire, de toute façon, ne pouvait plus durer. Il y avait trop longtemps qu'elle charriait avec elle ce limon qui n'avait trouvé aucune rive à fertiliser. Docile, elle ne l'avait jamais été. Un mot, une parole de trop, et elle s'en allait. Comme aujourd'hui. Dans le petit matin cotonneux de cette journée de novembre qui, sans nul doute, tiendrait ses promesses : vent glacial et pluie à volonté. Elle avait dit : "envie d'ailleurs" et elle était partie, me laissant aussi triste et pitoyable qu'une ... |
A la rencontre de l'autre dimanche 2 août 2009 - 1 - Sortie du metro.. Un homme, une femme, avancent dans le même temps vers la sortie chacun cherchant son ticket pour sortir... Elle laisse tomber un livre... un sourire..il se baisse pour le lui ramasser... interpelé ! Dans sa sacoche, le même ouvrage... Un présent, un beau souvenir…il ne l’avait jamais parcouru avant que ces yeux ne se portent sur ces couleurs chatoyantes qui émanaient de la bibliothèque tel un soleil couchant.. Tous les jours durant le trajet que le sépare de la maison au travail, il s'échappe par lui, du "matériel" qui l’entoure pour rejoindre des cieux différents... Que cherche t elle, elle?...un même désir secret... Serait-il révélé dans cet inconnue qui passe... Elle sort avant lui, d’un pas tranquille…. Il la voit s’éloigner dans cette allée bordée d’arbres aux feuillages couleur d’automne... Il décide de la suivre. Elle vient de s’assoir sur un banc. Il l’observe. Son regard se pose au loin. Elle ferme les yeux un instant, elle semble faire corps avec l’univers dans ... Françoise Quennessen rédactrice free lance |
Adjugé ! lundi 20 juillet 2009 Dimanche dernier, je me rendis à une vente aux enchères durant laquelle beaucoup d’articles de sport devaient être vendus, surtout des bicyclettes, espérant faire une bonne affaire. De nombreux lots furent présentés mais quand vint le tour du premier vélo, le commissaire priseur appela la première offre et un petit garçon placé devant annonça : - Dix euros - Voila une offre à dix euros qui m’en offre vingt ? Comme les enchères montaient, le commissaire jeta un œil au garçonnet du premier rang mais celui-ci ne réagit pas. Un deuxième vélo fut mis aux enchères. Le garçonnet en offrit dix euros et en resta là. Cette même scène se répéta à plusieurs reprises : Dix euros proposait-il, jamais plus, ce qui était toujours insuffisant. Lors d’une interruption, le commissaire demande au garçonnet pourquoi il avait laissé partir de bonnes bicyclettes sans pousser les enchères. Le petit répondit que dix euros s’étaient tout ce qu’il avait pu économiser pour s’acheter un vélo. La vente reprit. Il restait de nombreux ... Françoise Quennessen rédactrice free lance Cyrille Zounon free Lancer Christophe Nantier * Responsable d'équipe Informatique Umicore France |
Nirvana mercredi 24 juin 2009 Dans son atelier nimbé d’une lumière crue, descendant à flots de la verrière surchauffée par le soleil d’Août, Sylvie, empêtrée dans sa blouse maculée de taches, sentait la sueur ruisseler dans son dos, levant tout au long de sa colonne vertébrale de dangereux frissons. Devant elle, sur l’antique chevalet de bois rainuré et vieilli, sa dernière toile la narguait et posait sa question énigmatique : que vas-tu faire de moi ? Sa palette à l’ancienne, précieux trophée chiné aux puces locales, dégoulinait de couleurs nues, d’une crudité violente, aussi violente que les battements de son cœur qui cognait sourdement contre ses côtes oppressées. Lorsque Sylvie peignait, son air se raréfiait, elle peignait en apnée, à grands coups de pinceaux masculins et affermis, les tendons et les muscles de ses bras tendus et compacts, durs ! Jamais elle n’avait accédé à la souplesse de poignet réclamé par son maître ! Ses aplats de couleurs, toujours épais, dessinaient en relief des lignes abruptes, des horizons où elle essayait ... |
L'architecte batisseur samedi 20 juin 2009 Mon style, c'est une photo, un peu d'imagination et c'est parti. Sans faire de pub, vous apprécierez d'autant mieux l'histoire que vous aurez vu auparavant la photo qui sert de base à ce texte (http://dalettres.blogspot.com) L’architecte bâtisseur Il était un roi qui régnait sur une belle contrée. Il gouvernait sagement et cherchait le bonheur de ses sujets. Il faisait bâtir pour son usage et celui de ses sujets divers bâtiments par son architecte principal, un homme de grande expérience et respecté. Celui-ci vint le voir pour lui qu'il souhaitait arrêter sa charge d'architecte royal. Il sentait que sa santé déclinait et il n'avait plus la force et le courage de courir d'un bout à l'autre du royaume pour gérer les chantiers. Il lui précisa qu'il avait formé de nombreux jeunes architectes qui sauraient prendre la relève et répondre aux désirs de sa Majesté. Le roi s'en désola, lui dit qu'il le regretterait et lui demanda un dernier service : construire une dernière résidence pour lui. L'architecte ... |
L'enfant et son père jeudi 18 juin 2009 Mon diplôme de médecin en poche, je ne fus pas long à décrocher un emploi dans un service hospitalier. Je commençais donc en cancérologie Infantile dés la semaine suivante. Dans ce service sont reçus des enfants atteints de tumeur. Notre travail étant de les suivre tout au long de leur thérapie. C'est là, qu'un matin je rencontrai le petit Alain venu pour sa première consultation. Agé d'à peine huit ans, il souffrait d'une tumeur bénigne qui allait devoir être traitée par chimiothérapie légère. Il était venu accompagner de son père, un grand homme mince, avec de longs cheveux blonds accrochés dans le dos. Je leur expliquais alors à tous deux le traitement qu'allait devoir suivre Alain et, qu'il entraînerait différentes gènes pour l'enfant : sautes d'humeur, fatigue, perte des cheveux... Je leur donnais enfin tous les documents nécessaires et prenait rendez-vous pour le mois suivant, date à laquelle la moitié des séances aura déjà été effectuées. A la date et heure prévue, je reçus Alain accompagné de ... Françoise Quennessen rédactrice free lance Christophe Nantier * Responsable d'équipe Informatique Umicore France Françoise Quennessen rédactrice free lance Elisa Roza Artiste Peintre, l'elan createur d'elisa roza |
La nuit d'avant... mercredi 10 juin 2009 Une nuit un peu particulière s'annonce Un peu longue certainement Un peu angoissante Mais aussi un peu excitante La dernière avec mon gros ventre La dernière sans ce nouveau membre Une journée un peu particulière s'annonce Un peu longue certainement Un peu angoissante Mais aussi très émouvante Le plus beau jour de notre vie se prépare Un cadeau tant attendu qui viendra combler nos espérances J'ai peur de l'inconnu mais hâte de faire sa connaissance Hâte de croiser son regard, de voir ton regard croiser son regard J'espère qu'elle tiendra beaucoup de toi En ayant un petit brin de moi Qu'elle soit un petit nous Que nous aimerons comme nous aimons chaque morceau de nous Comme j'aime chaque morceau de toi je te dis donc à demain pour cette nouvelle vie à trois C'est le seul "pseudo poème" que j'ai écrit dans ma vie ... quelques heures avant la naissance de ma fille... mais que j'avais envie de partager. |






