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A nos claviers : exercices d'écriture créative et littéraire, atelier d'écriture | ||
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| Les sujets de discussion | ||
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Discussions en cours |
C’est ici que vous publiez VOS poèmes, poésies, textes de chansons et bouts rimés créés spontanément.
En rêve... mardi 1 décembre 2009 Comme les vagues défont la mer, Je reviens en arrière Où se dessine à l' infini, Cet instant de douce folie. Le reflet de ces pensées Dans un nuage de fumée, Emprisonne ces souvenirs Qui me font mourir de plaisir. Garde au creux de tes mains, L'ivresse des landemains. Où je pourrai relire, Que tes doigts si agiles M'ont mise en péril. Pause sur mes lèvres Une pluie de baisers, Et fait de mon rêve Un doux moment d'éternité. |
Rien de grave mercredi 28 octobre 2009 On ne peut pas tomber un peu, Quand je tombe c'est toujours de haut. Les mots se délient dans tes yeux Mes yeux trahissent tous ces maux J'ai perdu l'insousciance de ma jeunesse Rendue à l'évidence que l'amour blesse Mes sentiments perdus entre déraison et persuasion Je t'aime malgré ton absence et cette distance.. Maintenant pour moi le Destin n'existe pas C'est l'excuse de ceux qui ne veulent pas etre responsable de leur vie Tu n 'es plus là et je pense toujours à toi, Je suis tombée amoureuse comme on attrape une maladie ! |
A l'ami qui me veut du bien jeudi 15 octobre 2009 Eclairant ce chemin confus Où je porte mes pas indécis Ta voix m’est un guide et Un fanal que je peine à suivre Ta main comme la main d’un parent Me tient au-dessus des tourmentes Ça me fait du bien et pourtant Quelque chose d’autre me hante Laisse-moi grandir Laisse-moi dessiner ma voie d’homme Laisse-moi trouver seul mes mots Et le courage de vivre Laisse-moi montrer Que je suis digne d’un amour Laisse-moi me dessiner Un autre visage car j’ai mal Je ne veux pas rester cet enfant Que l’on tire à hue et à dia Et si je dois monter au front Prendre des risques et me brûler les ailes J’attends de toi que m’aimant plus que tout Tu acceptes enfin de me perdre Pour ce que j’étais et ne peux plus être Car je veux surtout devenir ce moi Qu’il faut bien qu’un jour, je sois…. |
Le baiser du cobra mardi 29 septembre 2009 >Thème libre >classique-néoclassique >C'est un film Pathé. Une vieille bobine >Du grenier "Chasse au cobra royal". >Muettement ils le cymbalent, le chassent >Au haut de la montagne, sur la dernière >Pierre, sur le dernier rocher. >Grande, élancée la femme aux mains cassées, >La prêtresse sacrée écarte les cymbaliers. >Nue sous son voile, elle doit trois fois >Embrasser le cobra dessus son capuchon. >Sa danse est sa dernière chance. Qu'elle >Échoue et sa chair palpitante échoira >Au vizir barbu au lieu du prince glabre. >Virevoltante, envoûtante, les pieds tambourinant >L'aire du prisonnier, elle provoque ses attaques. >Par trois fois elle évite la détente foudroyante >Du reptile agacé par son remue ménage. >Par trois fois ses lèvres frôlent le surtout écailleux >De ce petit dragon. La partie serait-elle gagnée? >Mais la bobine casse, tandis que trois gouttes >De sang étoilent le front de la danseuse. >Que saura-t-on jamais du baiser du cobra ! > ... |
Par la fenêtre dimanche 30 août 2009 1 soir, skater solitaire rapp sur le comptoir de la rue ombrée Parfois quelques mains clappent, quelques rires murmurés Comme si cette portion de bitume ne participait plus de nos contrées Mots, exclamations étouffés Tel une célébration d’initiés D’1 pied sur l’autre, cours sans fin à remonter Le skate applaudit, il teste cette nouvelle altérité Les cheveux attachés Dans le dos à leurs manières ils viennent participer Échange d’histoires ou tout du moins de quoi en conter Bien malgré eux, ils ne font ni plus ni moins Que nos plus anciens et nés |
Rives vendredi 31 juillet 2009 Parfois, j’écoute, suspendue, S’égrener dans une instance, Quelques perles de silence, ténues… Sentir l’air chaud, lourd, et mobile, S’attarder sur ma peau, fébrile, Le retenir une seconde, un moment, Du bout de l’ongle, Illusoire instant…. Alors, des paysages doux, Mille rives anarchiques, Mille forêts des Tropiques, Viennent baigner mes pensées volatiles, Me bercer de leurs bras ductiles, M’ombrager de leurs têtes chevelues M’enivrer de songes éperdus…. |
POESIE jeudi 23 juillet 2009 Poésie, Chatoyant rivage du mental Aux soleils oriflammes Consumant l'azur, Poésie, Mirage d'images Traversées de lumière, Comme un vitrail A l'heure de midi Caresse la fraîcheur des dalles Frissonnantes de réconfort, Chaleur, pâle fée de cathédrale Balayant l'allée D'harmonieuses couleurs. Poésie, Fleuve sans nom Galopant entre les bras de la terre, Poésie, Pétales de sons Posés là, sur le pont, Ecrasés d'une semelle qui passe D'une rive à une autre. |
Parfois vendredi 10 juillet 2009 Parfois, je me sens seule, posée Comme une feuille oubliée, Une page blanche, un velin, Où rien ne s’écrit, rien… Parfois le silence m’étreint Comme une maîtresse avide Et j’étouffe de ces mots perdus De ce drôle de petit ru, Qui trace son chemin raviné, Son ventre ouvert, sillon creusé, Sous un soleil sec et aride, Parfois je me sens posée Petit caillou blanc, sans idées Mais alors, mais alors Pourquoi parler ? Parce que je ne sais pas me taire ! Me taire et oublier, Attendre que l’eau des mots, Si légère, Doucement vienne m’irriguer…..! |
A jamais je ne veux et ne suis.... dimanche 5 juillet 2009 A jamais je ne veux et ne suis, Qu’une petite étincelle, Qui ne se veut fondre la nuit, Dans mille ardents appels…. Ma déchirure de soleil doux, Ces mots que mon esprit appelle, Ces images de temps fous, Ces déraisons de cœurs blêmes ! Je veux que ça chante et ça crie ! Je veux avoir faim tous les jours ! Etre déchirée du velours Que dressent en moi les envies ! Envie du feu et des atours, Que l’imagination tisse et écrit, Envie de la pluie et du vent, Etre bousculée par la vie….. A jamais je ne veux et ne suis, Qu’une petite étincelle, Qui ne se veut fondre la nuit, Dans mille ardents appels…. |
l'habit d'un sans abris vendredi 26 juin 2009 j'allais rentrer chez moi après un' nuit de fête dehors il faisait froid j'avais mal à la tête Et c'est d'un pas pressé tout en étant pompette que je voulais glisser très vite sous ma couette j'allais juste sonner à la porte cochère quand mon pied à toucher un corps assis par terre Dans un vague manteau qui lui servait d'abris et derrièr' le rideau de ses longs cheveux gris son regard me fixait Et là j'ai vu soudain son sourire qui pleurait sur ses deux dents de moins Comment rentrer chez-moi sans passer sur sa tête et s'il mourrait de froid je m'en voudrais peut-être Je lui ai demandé où était son abris pour le raccompagné au revoir et merci Mais il voulait seul'ment rester jusqu'au matin que c'était plus prudent car les abris ça craint Dans son vague manteau il se sentait chez lui tranquille et bien au chaud au moins pour une nuit Au moment de partir j'ai vu venir de loin en lui un vrai sourire sur ses deux dents de moins Quand je rentres chez moi surtout après ... Martine FRAISSÉ Formatrice Consultante, ATOUT FORMATION CONSEIL- ATOUT DEVELOPPEMENT Martine FRAISSÉ Formatrice Consultante, ATOUT FORMATION CONSEIL- ATOUT DEVELOPPEMENT |
Quand tu es mort papa vendredi 26 juin 2009 QUAND TU ES MORT PAPA….. Quand tu es mort Papa j'ai pleuré un seul jour Et puis j'ai mis ma peine avec ton mon amour Derrière un rideau d'ombre pour ne plus y penser Comme si je savais devoir me protéger Et les dernières années qu'on a passé tous deux Où tu étais un père solide et généreux Je l'ai ai bien cachées et je t'ai fait renaître Dans la peau de la brute que tu avais pu être dans les longues années de ma petite enfance Où tu n'étais pour moi que peur et que souffrance Tu disais que j'avais le sirop de la rue Mais c'est là que je ne me sentais pas perdu Comme terrain de jeux j'avais tous les boul'vards J'absorbais l'air, l'odeur les sons comme un buvard D'un poteau je faisais un arbre, j'y grimpais Tout Paris devenait une immense forêt Quand parfois sur un banc je voyais un clochard J'imaginais ce que tu serais tôt ou tard Et qu'il était tant de regagner la maison Mais c'est là qu'était ton terrain d'opérations Certains on le vin gai mais toi tu l'avais triste Et lorsque tu rentrais ... Martine FRAISSÉ Formatrice Consultante, ATOUT FORMATION CONSEIL- ATOUT DEVELOPPEMENT |
Le dernier train. dimanche 21 juin 2009 Je t'ai vu chuter En pleine lumière Je t'ai vu tomber Et fermer les paupières Je t'ai vu disparaître Dans un battement de cil En une seconde à peine Tu as choisi l'exil Je t'ai vu mordre La poussière Jusqu'à en tordre Tout l'univers Je t'ai vu baisser Le voile d'une vie Pour accrocher L'étoile amie Je t'ai vu glisser Sans rien dire Hors de portée De l'avenir Je t'ai vu dire L'adieu aux armes Je t'ai vu dire L'adieu aux larmes Je t'ai vu partir Sans attendre Je t'ai vu mourir Sans comprendre Je t'ai vu faire Le dernier tour Pour ce voyage Sans retour Je t'ai vu prendre Le dernier train Dans ce voyage Vers la fin Françoise Quennessen rédactrice free lance Elisa Roza Artiste Peintre, l'elan createur d'elisa roza |
Tempêtueux lundi 15 juin 2009 Pointe du vent Soufflée dans une plainte L’eau giflée secoue le temps La tiédeur des gouttes lourdes Epaisses comme des perles de nacre Me couvre de son odeur Un soufre lent, corrosif Exsudant, nimbe les trottoirs Où claquète un talon oublié Pressé J’aime ce son d’orage grondant Une voix d’ancêtre Dieu tempêtant des grecs d’autrefois Qui gesticule et lance ses éclairs La ville tangue et se noie Dans une brume noire et épaisse Où surnagent quelques passants Couronnés des corolles noires Des parapluies tordus par le vent…. |
A exploser ce ciel d'azur mercredi 27 mai 2009 Arrête-moi sur cette pente défaite Mon corps pantelant ne respire pas Sur ma peau moite, ces gouttelettes, Tracent un chemin de diamants… Et si ma peau ne parle, et ne dit les mots Qui crient dans ma tête, En longs sanglots, Et si mes yeux noirs se font l’écho, D’une imminente tempête, Je ne veux pas dériver sur ces flots….. Arrête-moi sur cette pente défaite, Je cherche en vain à respirer le temps, J’ai dans mes mains les ardeurs du printemps, Et les épines féroces des matins nus Mordant ma peau à bouche que veux-tu….. Et si mes mots ne glissent de ma plume Qu’en longues traces de sang et de brume J’ai en écho les chansons des poètes Et leur âpre damnation du cœur A exploser ce ciel d’azur, Pour faire s’écrouler tous les murs…. |
Le silence de l'esprit mardi 21 avril 2009 J’aime à me savoir ignorante, Frappée d’inanité, Terre vierge qui implore A être cultivée ! Des archipels de savoirs Frangés d’idées et de rêves, De postulats et de concepts, Des gestes et des sons, Des mots que je ne connais pas ! J’aime à me savoir à l’écoute, Ouverte au-dessus de ce gouffre abyssal, La tentation des possibles, Les vertiges de ce qui est, Ces galaxies de voyages Offertes à l’esprit qui se tend. J’aime à errer dans ces lignes Neuronales et synaptiques, Moi, c’est le silence de l’esprit, Qui m‘est assassin…. ! Françoise Quennessen rédactrice free lance Colette Fournier redactrice en free lance, entreprise individuelle |






