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Facility Management

Le Facility management aux États-Unis face à la crise ?

>À l?occasion du salon Neocon 2009 qui s?est tenu en
>juin dernier à Chicago, sociétés d?aménagement de
>bureaux et directeurs d?entreprises se sont rencontrés
>pour étudier de nouvelles propositions en cette période
>de récession.


>La récession qui se prolonge aux États-Unis n?encourage
>pas les entreprises à l?investissement. Cette année, le
>marché Neocon a connu 30% de participation en moins de
>la part des visiteurs et exposants. 800 exposants
>étaient présents contre 1200 en 2008, et les visites
>sont passées de 50.000 à moins de 37.000. Dans une
>politique de réduction des coûts, l?aménagement ne
>semble pas prioritaire pour la plupart des sociétés qui
>cherchent à réduire leur surface immobilière et à se
>séparer de tout ce qui n?est pas lié au c?ur de métier.
>De fait, si les entreprises étaient moins nombreuses
>sur le marché du facility management cette année, elles
>étaient en revanche plus intéressées, avec une demande
>précise et un projet à réaliser.

>Diminuer les coûts du poste de travail pour favoriser
>les projets collectifs.
>L?ajustement du rapport qualité prix a été évidemment
>le thème récurrent cette année. Concernant le siège
>notamment, les clients demandent du matériel moins
>performant, avec moins de réglages et de fonction pour
>diminuer les coûts. Il n?en reste pas moins que le
>siège de bureau a toujours la côte outre-Atlantique, et
>que les entreprises reconnaissent le droit à leurs
>employés d?avoir une très bonne qualité de siège.
>En revanche, les dépenses diminuent sur les postes de
>travail au profit du travail en équipe et des espaces
>de collaboration. Cette année, la technologie fait
>partie de ces espaces. Les entreprises demandent des
>configurations qui permettent la téléprésence
>(visioconférences). Cette demande n?est pas encore très
>bien servie car les fabricants refusent d?intégrer la
>technologie, en évolution permanente, avec le mobilier,
>qui a une durée de vie beaucoup plus longue. Elles
>proposent alors de favoriser l?interaction plutôt que
>l?intégration de la technologie dans les meubles.

>S?adapter aux technologies mobiles.
>Comme nous le connaissons aussi en France, la
>diminution des surfaces conduit à étudier de nouvelles
>solutions pour un travail plus mobile. Les «
>alternatival works strategies » ont donc été les
>vedettes du Neocon 2009. Les technologies mobiles
>(l?Ipod est l?appareil préféré des américains) doivent
>désormais être intégrées dans tous types d?espace. Les
>États-Unis commencent à envisager la disparition des
>postes de travail fixe pour ouvrir des espaces de
>travail partagé. On commence alors à ouvrir les
>traditionnels « cubicals », ces petites cases de
>travail individuelles, pour mettre en place de longs
>plans de travail qui permettent de réduire la surface
>(« footprint »).
>Cette petite révolution ne peut avoir lieu sans la
>prise en compte des technologies mobiles. Pour que le
>travail dans des espaces partagés soit possible, il
>faut que les multiples appareils puissent se brancher,
>recharger leurs batteries, se connecter entre eux et
>trouver leur place pour être réellement disponibles
>partout. Chaque employé a désormais ses propres
>appareils, et investit le bureau avec son matériel
>personnel. Tandis que pour la génération passée, le
>meilleur matériel était apporté par l?entreprise,
>aujourd?hui la tendance s?inverse, et les jeunes cadres
>arrivent désormais au bureau avec leur propre
>fourniture. Ils utilisent des logiciels plus
>performants, ramènent au bureau les enceintes de la
>maison pour écouter de la musique, et achètent le
>dernier produit à la pointe que l?entreprise ne pourra
>leur offrir. Habitués à travailler avec leurs propres
>outils qu?ils utilisent aussi dans le privé, ils
>demandent désormais que l?entreprise soit en mesure de
>les intégrer. Les sociétés d?aménagement proposent
>alors des solutions pour permettre à l?utilisateur
>d?avoir une position ergonomique pour utiliser son
>matériel et pour que le produit puisse être à tout
>moment disponible (installé et alimenté). Les
>fabricants suivent en ce moment une tendance au
>minimalisme et à l?épure pour permettre cet
>investissement du lieu par l?employé. Les lignes et les
>formes sont simplifiées, et l?on réduit la pollution
>visuelle afin de créer des espaces plus neutres et
>intemporels, tout en privilégiant le confort pour faire
>« comme à la maison ». Les fabricants proposent
>davantage « d?ambiance » en jouant sur les éclairages
>modulables, les couleurs, et la transparence des
>matériaux.

>Réduire l?empreinte écologique.
>Le thème de l?écologie a pris de l?ampleur également
>dans la question de l?aménagement. La dimension
>économique est un argument fort pour les entreprises
>américaines, qui sont de plus en plus nombreuses à
>chercher à obtenir la certification LEED qui assure la
>haute qualité environnementale du bâtiment. Permettre
>aux employés d?avoir accès à la lumière naturelle
>apporte des points pour la certification, c?est
>pourquoi les sociétés commencent à décloisonner pour
>faire entrer le jour au centre des building, et
>partant, peuvent envisager l?aménagement d?espaces de
>travail partagés. Si la réduction des dépenses
>énergétiques est avant tout un enjeu économique, les
>entrepreneurs états-uniens apparaissent tout de même de
>plus en plus sensibles à la préservation de
>l?environnement. Certains clients commencent enfin à
>prendre conscience de leur empreinte écologique et se
>mettent à refuser les matériaux non recyclables. Cette
>année le développement durable a véritablement fait son
>entrée sur le marché du FM aux États-Unis.
lundi 14 septembre 2009