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Philosophie

Colloque UNESCO sur la "Philosophie en entreprise" le 19 novembre

" Penser l'entreprise de demain : quelle liberté, quelle éthique ? "

Tel est le thème du prochain colloque consacré à la philosophie en entreprise qui se tiendra le 19 novembre au siège de l'UNESCO à Paris, 125 avenue de Suffren.
Y interviendrons notamment Bernard Ramanantsoa, directeur général du groupe HEC, Michel Hervé, PDG du groupe Hervé, et Eugénie Végléris, membre de notre hub, agrégée et docteur en philosophie qui intervient depuis plus de 15 ans comme philosophe dans les entreprises.

Je propose à ceux qui le pourront de nous y retrouver.

L'inscription est gratuite mais obligatoire, en ligne, à l'adresse suivante : www.rencontrespratiquesphilo.org

Le programe complet du colloque est quant à lui accessible ici :
http://v.calameo.com/2.0/cviewer.swf?bkcode=00008143207322ac7a366&langid=fr
jeudi 5 novembre 2009

Quelques pistes de réflexion pour le colloque UNESCO du 19 novembre 2009
Thibaud de La Hosseraye m'a informé du colloque UNESCO se déroulant le 19 novembre 2009 sur le thème «Penser l''entreprise de demain : quelle liberté, quelle éthique?» au siège de l'UNESCO au 125 avenue de Suffren à Paris.

Ce colloque est très important. Je pense que nous avons dans une grande majorité et tous métiers confondus, une vision commune de la place de l'humain dans l'entreprise. Et la philosophie humaniste y a un grand rôle a jouer. Elle peut nourrir et éclairer le management. Je désire présenter ci-après quelques idées et pistes de réflexion.

Tout d'abord, je vous recommande au passage vivement l'ouvrage de Christophe LAVAL "Plaidoyer pour la reconnaissance au travail - La reconnaissance non monétaire : une pratique managériale au service du mieux-être et de la performance". Vous pouvez vous procurer ce livre si ce n'est déjà fait via le site www.livrebusiness.com.

L'auteur, expert reconnu mondialement en management qui a dirigé entre autres Entreprise&Personnel dit: "avoir acquis l'intime et profonde conviction que la reconnaissance au travail est un élément clé de l'identité et de la santé des personnes ainsi que de la croissance, de la transformation et de la performance économique des organisations."

C'est hélas! d'actualité avec France Télécom/Orange et ses plus de 20 suicides scandaleux liés aux conditions de travail inadmissibles. Peut-être est-ce ici le cas d'une entreprise plus médiatisée, celle-ci en cachant bien d'autres...?

La souffrance au travail existe, tout le monde le sait. Il est temps d'agir. Et rapidement. Et l'éthique de l'entreprise doit être pensée, sa liberté aussi.

"Au delà d'un plaidoyer pour la reconnaissance au travail, ce livre est le chaînon qui manquait entre l'indispensable performance économique et le mieux-être dans l'entreprise qui reste le meilleur moyen d'y parvenir."

L'objectif de l'auteur est de promulguer un véritable nouveau management dans l'entreprise au travers de la reconnaissance au travail non monétaire. Tout est repensé, les salariés sont alors vraiment reconnus par leurs managers de proximité, eux-mêmes reconnus par leur hiérarchie etc...

Les salariés ne subissent alors plus de stress, ni d'humiliation ou de harcèlement, ni de surdose de travail qui sont intenables et ingérables et qui impactent très fortement, on le sait, sur les résultats des entreprises : via une démotivation générale, et donc à une baisse logique de la contribution de chacun, de l'absentéisme, des maladies générées et un fort turn over.

Avec cette approche de la reconnaissance au travail, les salariés "libérés" peuvent enfin et veulent alors avoir de nouveau envie de s'investir dans leurs entreprises car le climat social, respectueux de chacun, apaisé et créatif; et les conditions de travail, au sens large,qui en découlent sont optimaux. Du coup les entreprises deviennent plus performantes. On sort de la crise.

Attention, par reconnaissance au travail, il est bien dit qu'elle ne soit pas de façade car les salarié sont tous - est-il utile de le rappeler? - dôtés d'un esprit critique de plus en plus développé et conscients de leurs droits et ils sentent aussitôt si il y a supercherie. Si cette reconnaissance au travail n'est que poudre aux yeux, on court au fiasco économique et social : l'avertissement est majeur.

Pour ce faire, l'impulsion doit venir d'en haut, c'est a dire des dirigeants de tous bords qui se doivent de montrer la voie par la mise en place de politiques éthiques non autoritaires et démocratiques qui ne soient pas que des paroles en l'air mais s'appuyant sur des faits et des pratiques vérifiés et concordant avec leurs discours, discours plaidoyer pour une vraie reconnaissance au travail et non, en caricaturant, un discours basé sur un "tu marches ou tu crêves".

L'approche est originale car elle fait du rapport salariés/entreprises un rapport gagnants/gagnants.

Cette approche économique, sociale et politique bénéfique tant pour l'économie que pour le bien-être de tous ne peut que rejaillir en cascades sur les salariés, les dirigeants,les chômeurs et donc sur toute la population car les conditions sont alors réunies pour que la croissance économique reprenne et que la société soit démocratiquement plus juste et plus agréable pour tous.

Le travail n'a pas de sens au travers du seul mérite individuel car c'est ici une conception dangereuse qui favorise une vision élitiste qui divise les équipes, nourrissant méfiance et coups bas et qui au final rend toute entreprise amorphe et inefficace tant le climat social est désagrégé et donc non efficicent. L'entreprise, pour être performante, et non plus qu'à simple court terme, en pressant ses salariés comme des citrons, se doit de concilier prise en compte de l'humain et du social. Il est important d'anticiper et d'agir rapidement pour prévenir les risques psychosocio & économiques.

Le travail n'a de sens qu'en respectant et en reconnaissant les capacités de chacun, quel qu'il soit et quelles qu'elles soient.

Les salariés travaillent avec plaisir quand ils sont profondément reconnus et non soupesés et évalués. Ce sont les hommes et les femmes qui font les performances de leurs entreprises: il est donc indispensable de les prendre en considération, de les respecter et de les reconnaitre. Rappelons le.

L'éthique de l'entreprise de demain, voire de l'organisation de demain au sens large, est une éthique respectueuse de tous ceux qui la composent, y compris en respectant l'Environnement. C'est une éthique citoyenne, à visage humain et responsable de ses salariés. C''est à cette condition que l'entreprise sera alors de nouveau performante au travers d'un bien-être de ses salariés.

La liberté de l'entreprise de demain passe avant tout par la reconnaissance au travail afin que le rapport salariés/entreprises soient un rapport gagnants/gagnants; rapport bénéfique tant économique que social.

C'est la troisième voie.

J'espère sincèrement avoir contribué à mon niveau à nourrir de ma réflexion ce colloque.

Cordialement.

Anne Verron.
jeudi 12 novembre 2009
Pro des RH et Photographe Humaniste: des compétences convergentes (disponible)

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File au zoo, fffffff... (avec le geste) Ô travail
Vous parlez de deux tables rondes (n°4 & 5 – Philosophes, au travail!), respectivement: « Quelle liberté dans l'entreprise de demain » et « Quelle éthique dans l'entreprise de demain ».

Pensez l'entreprise de demain, vivez celle d'aujourd'hui... Il ne faudra plus imaginer en systèmes globalisants mais comme dans le marketing, en venir au one to one. Il y des besoins de groupe et il y a la reconnaissance personnelle. C'est le one to one de l'entreprise au salarié, du DRH à l'employé(e).
Tous nos corps crient en sortant du tunnel originel pour une vie de plaisir – souffrance ou l'individu doit s'accommoder de l'autre et ne pas s'oublier. Tous ces corps crient leur présence, moi! Combien sommes-nous de cerveaux sur Terre enclavés dans ces vaisseaux, maladroits? Nous sommes là.
L'entreprise de demain? Moi j'aimerais une entreprise de « tout de suite ». Avant de la vouloir, je veux la comprendre, l'imaginer et la vivre. Commencer par le début? C'est quoi une entreprise?

Ce n'est pas ma vision du commencement, c'est pour moi une continuité sans fin. J'ai envie de dire pourquoi l'entreprise ou comment l'entreprise autrement?

Le système globalisant est celui de l'argent, il est censé représenter le travail (la valeur) de l'individu (volontairement réductif, sinon c'est 10 pages pour en arriver là). Je ne vais pas m'attaquer au système, il est critiquable mais il fonctionne et il est trop tôt pour changer, nous y viendrons doucement avec la virtualisation totale. Les biens matériels et immatériels peuvent êtres achetés et nous participons à cette création de biens, à cet échange et en passant aux dommages collatéraux.

Ou veut-il en venir?

Combien me rapporte ce collaborateur à ce poste? Est-il payé à hauteur de sa valeur ajoutée? Certaines fonctions sont plus facilement traduisibles en terme de ROI (c'est bien un investissement à retour immédiat) et d'autres ont une valeur (argent) difficilement quantifiable et noyée dans un résultat de l'entreprise. L'autre problème? La paie... Ça fait partie du cliché, le français avec béret et baguette sous le bras, qui fait grève et qui cache sa fiche de paie comme un écolier sa copie tout en râlant ^^

Épanouissement, si on ne « s'éclate » pas à faire son job, c'est que l'on est pas à la bonne place ou que le job peut être fait par une machine. L'Homme a une propension à la création, l'ignorer, c'est s'ignorer.
vendredi 13 novembre 2009
À la croisée des chemins... >> http://alephomeg.blog.estjob.

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