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Consolidation

Normes IFRS : Les traductions.

Les normes IFRS sont censées être accessibles à tous, gratuitement, dans chacune des 23 langues officielles de la Communauté européenne.
En fait, la réalité est nettement en deçà de cette prétention.
Les préparateurs des états financiers aux normes IFRS qui voudraient utiliser uniquement des documents en français pour mener à bien leur mission sont voués à l'échec.

Toutes les publications de l'IASB ne font pas l'objet d'une traduction officielle sur le site de la Commission européenne.
Seuls les textes de base des normes applicables sont traduits.
Le cadre conceptuel (Framework) n'est même pas traduit !
Systématiquement, il manque les “Basis for conclusions” (paragraphes BCxx), les “Implementation guidance” / “Guidance on implementing” (paragraphes IGxx), les “Illustrative examples” (paragraphes IExx) et les “Dissenting opinions” (paragraphes Dxx).
Bien entendu, les “Discussion Papers (DP)”, “Exposure Drafts (ED)” et les “Near Final Drafts (NFD)” ne sont jamais traduits.
Vous trouverez ci-dessous l'adresse du site de la Commission européenne, au niveau le plus haut (Comptabilité). Vous pouvez ensuite “faire votre marché” dans les menus déroulants. L'adresse de ce site a changé cette année. Tous les “favoris” sont donc à revoir.
http://ec.europa.eu/internal_market/accounting/index_fr.htm

Sur son site, l'IASB donne accès, moyennant une cotisation annuelle de 200 livres, au texte complet des normes finalisées.
Pour le millésime 2008, j'ai comparé les deux versions.
> Version anglaise : Les différents fichiers rassemblés forment un ouvrage de 2 719 pages.
> Version française : 572 pages.
Les DP, ED et NFD sont généralement uniquement en anglais. Cependant, il faut noter que l'IASB publie désormais quelques versions françaises des Exposures Drafts, les Exposés-sondages traduits par les “Comptables Agréés du Canada”. Le Canada va passer aux IFRS en 2011. Il semblerait que seuls les Canadiens s'obstinent à vouloir maintenir le français comme une langue vivante !

Les consolideurs sous IFRS savent qu'il faut impérativement faire de la veille réglementaire pour anticiper les changements des systèmes d'information ainsi que la formation des équipes des filiales. Ils savent également qu'ils ne peuvent compter sur les traductions en français qui sont inexistantes ou incomplètes et qui, de toute façon, arrivent beaucoup trop tard pour être utilisables ; elles servent tout-au-plus à employer le bon terme pour traduire l'anglais.

Personnellement, ce problème ne m'a jamais trop gêné. Je suis “fluide” en anglais, ayant toujours travaillé dans des groupes anglo-saxons. De plus, n'ayant pas de rapports statutaires à publier en français, je les rédigeais directement en “anglais natif” sans passer par le français. Néanmoins, j'avoue que, confrontés à des ED particulièrement fumeux, une traduction en français aurait été parfois la bienvenue.

Pour finir, on peut noter que les IFRS sont en “British English”, un dialecte (sic) utilisé principalement dans les Îles Britanniques. Aux États-Unis, la population écrit en “American English”. Ces deux idiomes diffèrent sensiblement par l'orthographe, la grammaire et dans l'usage de certains mots et expressions.
http://en.wikipedia.org/wiki/American_and_British_English_differences

Je pense que la Commission européenne devrait s'assurer que tous les documents de l'IASB soient traduits dans leur intégralité, au fur et à mesure de leur parution. De plus, une version en American English serait très utile pour faciliter la “convergence”.
jeudi 22 octobre 2009
En recherche d'emploi, Consolidation (IFRS) et Reporting

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Normes IFRS : Les traductions.
Bravo pour cette pertinente analyse

il est constaté que dans les Basis for conclusions, il existe des positions techniques qui n'apparaissent même dans le corps de la norme. l'exemple le plus flagrant reste de goodwill partiel qui figure dans les BC et pas dans le corpus de ifrs 03
mardi 10 novembre 2009