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REGARDS SUR LA CHINE EN AFRIQUE

Regard africain sur l'Etat franco-africain

Qu'est ce que c'est un regard africain ?

Un regard africain est un regard porté soi même (africain, afro-français) dans un miroir (Afrique-France) ce qui me permet d’exprimer sur le réel politique que je vois et dans lequel je vis.

Pourquoi ?

Parce qu’il est urgent d’intégrer dans la "culture stratégique française" de nouvelles dimensions sur l'"Etat franco-africain" à savoir : la fin de la Zone Franc, les revisions à venir des accords de défense, maintien ou non de l'espace culturel francophone, pour une réduction des privilèges économiques exorbitants de la France en Afrique francophone,les risques de la montée du sentiment d'injustice…

Parce que l'octroi des indépendances aux "Républiques soeurs d'Afrique" par la France a eu pour conséquence 48 ans après : ces Etats ne se gèrent pas. Ils sont gérés par des mécanismes post coloniaux qui font de 14% du continent africain (Afrique francophone) la seule zone au monde de confort économique et géostratégique française.

Ma principale fonction va être de poser les jalons utiles à la conception d’une stratégie de positionnement et de protection des intérêts africains face à aux intérêts français dans un environnement complexe et mouvant.

Cela pose le problème du droit d’inventaire de la Ve République en Afrique francophone ?

Qu'est ce que c'est ?

En l’occurrence c’est un état détaillé et estimatif des « biens et droits » que possède la « communauté d’intérêts franco-africaine », pour constater les « profits ou les pertes ». Il est temps pour les africains, les afro-français, les français épris de justice de demander des comptes.
Cela n'est possible que grâce au processus de néo-décolonisation que nous allons initier à travers nos "conversations stratégiques,les rencontres historiques franco-africaines en préparation. Il est temps aussi, parce que les évolutions du monde économique, des connaissances et des savoirs, ainsi que la circulation de l'information rend cette néo-décolonisation inéluctable.

Un droit d’inventaire dis ai-je, parce que les intérêts français en Afrique francophone ont omis deux choses aux conséquences importantes pour l’avenir:

1 – La France n’a pas anticipé les tendances de l’avenir des pays d’Afrique francophone. Comme vous le savez toute diplomatie, toute organisation qui omet d’anticiper les tendances, les besoins et attentes de l’avenir est lente à la réaction par rapport à ses concurrents (Chine, Brésil, Inde, Afrique du Sud etc…). Comme vous l’avez remarqué la France en Afrique est entrain de passer d’une position de monopole à la défense des positions aux équilibres devenus instables.

L'Etat franco-africain un système mal conçu, myope stratégiquement souffrant de pannes multiples sans pièces de rechange en 2008.

Faute de stratégies globale et cohérente, elle défend dans une confusion notable ses positions (Centrafrique, Tchad, Cote d’Ivoire, Rwanda ….)Cela arrive parce qu'elle n'a pas su aborder autrement que par le paternalisme, les liens personnels, le syndrome de Fachoda, le clientélisme, la corruption, le développement et la protection de ses intérêts stratégique et les raffinements opérationnels. En 2008, elle réagit de plus en plus, mais n'agit que mollement, la nuance est importante en politique et en diplomatie.

2 – Obnubilée par l’obsession de protéger que ses intérêts en Afrique, la France n’a pas fait d’analyses sérieuses des conjonctures dans son pré carré, elle n’a pas surveillé ou plutôt disons qu’elle a laissé en lisère ou mieux minorer la puissance du préfixe « multi » dans une Afrique en pleine mutation : Multi-intérêts – Multi-générations – Multi-confessions – Multi-partenaires – Multi-choix.

« Il vaut mieux être préparé à une éventualité et ne pas la voir se réaliser que de se trouver devant une éventualité sans y être préparé. » Whitney Young Jr.

Il est temps d'aérer et de structurer la pensée stratégique africaine, seul c'est pas possible, je compte sur vous, vous l'avez compris.

Le temps de l'échange vous permettra de disposer d'une lecture commune de ce "regard africain" et du projet "Explorons l'avenir franco-africain".
vendredi 12 septembre 2008
Consultant en Intelligence économique, M.I.Q Conseil

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