Bienvenue sur Viadeo
Créez votre compte en 30 secondes

Coaching éthique

Quid ?

Bonjour à tous,

je propose pour débuter ce hub que chacun évoque sa conception d'un coaching éthique (qu'il soit coach ou non). Voici un début d'élaboration :

"coaching" et "éthique" évoquent tous deux pour moi l'ouverture. Dans un coaching, le coaché est amené à ouvrir son horizon, sortir de l'enfermement de ses certitudes, relier différemment, et le coach à accueillir sa parole sans jugement. L'éthique est l'essence même du coaching...
vendredi 9 février 2007
Coach et Consultante Mobilité

Tous ses messages



Répondre

Re: Quid ?
... eh bien je continue :

afin de respecter cette ouverture d'esprit, il est nécessaire pour un coach de chasser ses modes de pensée personnels pour faire place à ceux de la personne coachée, et donc de ne pas interpréter les propos du coaché. C'est un exercice objectivement peu naturel, c'est pourquoi une formation solide est nécessaire mais non suffisante. Elle doit être assortie d'un travail collectif (en groupe de pair) voire individuel (supervision) de façon régulière.

qu'en pensez-vous ???

Céline Bou Sejean
jeudi 5 avril 2007
Accompagnement individuels et collectifs

Tous ses messages



Répondre

Re: Quid ?
>Bonjour à tous,

>je propose pour débuter ce hub que chacun évoque sa
>conception d'un coaching éthique (qu'il soit coach ou
>non). Voici un début d'élaboration :

>"coaching" et "éthique" évoquent tous deux pour moi
>l'ouverture. Dans un coaching, le coaché est amené à
>ouvrir son horizon, sortir de l'enfermement de ses
>certitudes, relier différemment, et le coach à
>accueillir sa parole sans jugement. L'éthique est
>l'essence même du coaching...

>Bonsoir,
>Je me sens en accord avec ce commentaire. Pour moi, le
>coach est avant tout un être humain (cela veut dire
>pour moi être animé d'une certaine dose d'humilité) qui
>va aider une personne ou des personne(s) à développer
>son potentiel. il va apporter à son client par sa
>qualité d'être, son questionnement, ses outils, la
>possibilité de regarder différemment la situation, de
>construire du sens, afin que le client se mobilise,
>agisse en toute responsabilité dans son contexte de
>vie.
>Ce qui est éminemment éthique selon moi: que le
>changement fasse bien sens pour le client et non pour
>le coach, ce qui suppose en effet, un travail de
>développement personnel certain chez le coach afin que
>le client puisse s'appuyer sur la qualité d'être du
>coach pour se développer. Voilà un 1er commentaire...
>Mireille Allée, cadre formateur
jeudi 21 juin 2007
Cadre de santé formateur, Institut de formation

Tous ses messages



Répondre

Re: Re: Quid ?
>Bonjour à tous,

>je propose pour débuter ce hub que chacun évoque sa
>conception d'un coaching éthique (qu'il soit coach ou
>non). Voici un début d'élaboration :

>"coaching" et "éthique" évoquent tous deux pour moi
>l'ouverture. Dans un coaching, le coaché est amené à
>ouvrir son horizon, sortir de l'enfermement de ses
>certitudes, relier différemment, et le coach à
>accueillir sa parole sans jugement. L'éthique est
>l'essence même du coaching...

>Bonsoir,
>Je me sens en accord avec ce commentaire. Pour moi, le
>coach est avant tout un être humain (cela veut dire
>pour moi être animé d'une certaine dose d'humilité) qui
>va aider une personne ou des personne(s) à développer
>son potentiel. il va apporter à son client par sa
>qualité d'être, son questionnement, ses outils, la
>possibilité de regarder différemment la situation, de
>construire du sens, afin que le client se mobilise,
>agisse en toute responsabilité dans son contexte de
>vie.
>Ce qui est éminemment éthique selon moi: que le
>changement fasse bien sens pour le client et non pour
>le coach, ce qui suppose en effet, un travail de
>développement personnel certain chez le coach afin que
>le client puisse s'appuyer sur la qualité d'être du
>coach pour se développer. Voilà un 1er commentaire...
>Mireille Allée, cadre formateur

Bonjour Céline et Mireille,
je répondrai à vos définitions en me fondant sur ma pratique d'enseignement et de coaching scolaire, qui me mettent en contact avec de jeunes adultes, de 17 à 19 ans, et parfois avec des adolescents de 15 ans. Il me semble que les adultes sont parfois de grands adolescents , dont le développement intellectuel et affectif s'est arrêté à 18 ans. Comme ils ne veulent plus être dirigés, et qu'ils se sont parfois mal dirigés eux-mêmes, ils cherchent une relation avec un interlocuteur qui soit leur égal, c'est-à-dire qu'ils recherchent un dialogue sur le sens de leur vie et de leurs engagements : le coaching est l'expression moderne de cette quête personnelle. L'adolescent, qui n'a pas encore expérimenté le sens de son engagement social, affectif et professionnel, recherche plutôt une direction morale qui l'introduise à une construction de ce sens : c'est le mentorat qui répond à cette attente. L'éthique du coaching pour adultes est donc différente de l'éthique du coaching scolaire. Elle implique le respect et la reconnaissance mutuelle de deux adultes, qui fonde la confiance propice au dialogue. Comme le montre le philosophe M. Merleau-Ponty, le dialogue est le terrain commun de la pensée des interlocuteurs : la pensée de l'autre devient mienne, et ma pensée devient celle de l'autre. C'est pourquoi je ne pense pas que le coach puisse se passer d' "interpréter" les propos du coaché : il est au contraire indispensable pour le coach d'interpréter les paroles, attitudes et non-dits du coaché, en les reformulant, afin de se les approprier et de les renvoyer en miroir au coaché. Celui-ci a également besoin d'interpréter les paroles et le savoir être du coach pour bénéficier d'un "modeling" qui ne soit pas synonyme de mentorat, mais de dialogue. Le dialogue est précisément un lieu commun, où se reconnaît un être commun entre le coach et le coaché. Il s'agit donc aussi pour le coach d'être à l'écoute de l'être du coaché. Mais si l'on suit Sartre, "l'existence précède l'essence" : le coaché a donc d'abord une existence en projet, et définira plus tard son "essence". C'est cela qui est l'objet de l'écoute, quasi-psychanalytique.
Bien à vous,
Joël (Consultant philosophe)
samedi 24 mai 2008
Consultant, De Persona

Tous ses messages



Répondre

Re: Quid ?
Bonsoir à toutes et à tous !

Je tiens tout d'abord à partager avec vous ma joie de voir ce hub s'animer et d'y participer ce soir. Je trouve intéressantes toutes vos remarques et définitions.

Toutefois, je pense qu'interpréter peut être traître dans un coaching.

Poser des hypothèses avec conscience, les vérifier en respectant le rythme et l'accord de son coaché et utiliser la reformulation permettent, à mon sens, de limiter les zones d'interprétations. Sources en effet potentielles d'erreurs, voir de projection et d'identification de la part du coach envers son coaché. Ce qui peut parasiter la neutralité de l'accompagnement.

Et en même temps, lorsque cela nous arrive et que nous nous en rendons compte, je suis convaincue que c'est permis de le restituer en adulte avec humilité et quelquefois humour, (cela passe plutôt bien) pour permettre au coaché de revenir dans son état du Moi adulte (analyse transactionnelle) et de nous reformuler lui-même ce qu'il voulait nous dire...

Qu'en pensez-vous?

Au plaisir de tous vous lire

Bonne soirée

Sophie MANDIGOUT
mardi 19 août 2008
Consultante Ressources Humaines, Ivana Leporcq Conseil

Tous ses messages



Répondre

Re: Quid ?
Bonsoir,
je reprends cette discussion interrompue. Je comprends bien l'idéal d'un coach neutre et objectif, qui se contente de renvoyer au coaché sa propre image, pour ne pas l'influencer par des interprétations... forcément subjectives et partiales, où le risque d'erreur est toujours présent. Mais je crois que cet idéal est un leurre, et que c'est justement quand on se croit "objectif" sur le "sujet" qui nous fait face, que l'on manque sa subjectivité. Car le coach n'échappe pas au problème herméneutique propre aux sciences humaines : je suis toujours-déjà en train d'interpréter ce qui est à interpréter, d'autant plus que je ne peux pas me passer d'être un sujet humain face au sujet humain avec lequel je "dia-logue". Pouruoi d'ailleurs l'interprétation serait-elle à éliminer du coaching ? N'est-elle pas justement ce qui ajoute du sens aux paroles du coach comme à celles du coaché ? S'interdire absolument d'interpréter, n'est-ce pas confondre le "sens" et la "vérité" ? On peut se demander si le rôle du coach n'est pas avant tout de trouver le sens de ce qui est dit par le coaché, et de lui renvoyer ainsi ce sens, cette interprétation en "miroir" ; car il ne s'agit pas ici de vérité scientifique, mais de donner du sens à nos existences et nos actions, dans un dialogue constructeur. L'image reflétée ne se confond d'ailleurs avec son modèle que pour les esprits naïfs incapables de distinguer les deux. L'interprétation étant inévitable, inutile de la redouter, il conviendrait plutôt de l'utiliser avec méthode... ou peut-être faudrait-il dire avec art (et pour ma part, je pense que le coaching est plus un art qu'une science, ce qui ne lui interdit pas d'avoir des méthodes : des chemins plus ou moins balisés, permettant d'avancer). L'éthique a ici sa place : comprendre la situation présente du coaché, et fonder le dialogue sur une écoute de la singularité de cette situation, cela permet d'éviter les pseudo "vérités" plaquées sur l'interlocuteur, faute d'avoir cherché à donner du sens à ses paroles - et donc à les interpréter.
mardi 27 octobre 2009
Consultant et coach, De Persona

Tous ses messages



Répondre