Bienvenue sur Viadeo
Créez votre compte en 30 secondes

ANTICIPATION DE CRISE au service de la GOUVERNANCE - www.anticipationcrise.com

Développer les aptitudes humaines face à la crise : une urgence sociale

La crise est à la mode, de plus en plus présente dans notre univers...
- Professionnel, dans les entreprises et les organisations : Crise d’image, Crise financière, Cessions, Fusions et acquisitions, Réorganisations, Crise managériale et syndicale, Ruptures de production ou d’approvisionnement,…
- Social : Terrorisme, Crise des banlieues, Crises économiques, Crises politiques, Crises diplomatiques, Crises écologiques…
- Familial : Crises conjugales, Crises familiales, Chômage, Maladie,….

La récurrence du mot « crise » dans les titres journalistiques en témoigne.

Il devient donc urgent à la fois pour les organisations et pour chacun de savoir passer en « Mode Crise », c'est-à-dire de développer, intégrer et mettre en pratique les aptitudes humaines, psychologiques et relationnelles pour faire face à la crise pour
- En limiter les effets négatifs et maximiser les bénéfices
- Etre le plus performant pendant la crise tout en étant le plus résilient, c'est à dire en en limitant les dommages psychologiques pendant mais aussi après la crise.

C’est d’autant plus nécessaire que les crises sont de plus en imprévisibles, lourdes, complexes et qu’elles évoluent de plus en plus rapidement. Cela peut s'expliquer entre autres par la mondialisation et la multiplication des moyens et des réseaux de communication.

Dans ce contexte, si les moyens matériels, organisationnels ou procéduraux que l'entreprise aura préalablement prévus sont importants, ils sont désormais largement insuffisants pour affronter avec succès la crise.

En effet, une crise est une situation inédite, aux enjeux forts, créant des conditions de stress et d'anxiété fortes, évoluant rapidement, de plus en plus souvent sous le regard et avec l'écho de tiers (média par exemple).

Quelque soit la qualité de la préparation matérielle, technique, organisationnelle et scénarique, une crise représentera donc toujours par essence une plongée dans l’inconnu, la perte de repère, l’urgence, l’inquiétude, un environnement réactif et sans cesse mouvant, tandis qu'il faut prendre des décisions stratégiques.

Il est alors étonnant de constater qu'à l’heure actuelle, les entreprises françaises, peu matures sur le sujet, se contentent au mieux de se préparer « techniquement » à la crise, en faisant uniquement appel à des experts et consultants pour mettre en place des cellules et salles de crise, des procédures, faire des simulation.

L’omniprésence conjuguée à la complexité des crises à tous les échelons hiérarchiques et dans toutes les sphères des entreprises implique au contraire d’enraciner le « Mode crise » dans leur culture managériale. Cela répondrait directement aux problématiques de stress croissant au travail, de « burnout » et de tensions sociales de plus en plus fortes, sur lesquelles se penche actuellement avec acuité le Ministère du Travail.

Avantage supplémentaire, il s’avère que savoir fonctionner en « Mode crise » permet de vivre plus heureux. Car ces mêmes aptitudes permettent d’affronter les aléas de la vie avec beaucoup plus de sérénité, d’efficacité et de confiance.

Le « Mode crise » devient alors paradoxalement un mode de vie, un art de vivre...
dimanche 7 juin 2009

Développer les aptitudes humaines face à la crise : une urgence sociale
Certes ! Tout cela est très pertinent. Néanmoins, tout en souscrivant à cette réflexion, nous souhaiterions ici moduler cet avis.
Par expérience dans les entreprises et les organisations dans lesquelles nous intervenons, la crise est souvent considérée comme le scénario improbable.
Culturellement tout d'abord, parce que les managers sont peu préparés aux situations de crise de part leur formation initiale. Contrairement aux pays anglo-saxons, les écoles de management consacrent à peine une dizaine d'heures en 4 ans à la gestion et à la communication de crise...
Philosophiquement ensuite, parce que ces mêmes managers considèrent que la crise n'arrive qu'aux autres (sans doute ce sentiment est-il moins présent aujourd'hui).
Techniquement également, dans la mesure où les scénarios de crise, les manuels, les outils, sont rarement testés, évalués, réexaminés. Les entreprises se considèrent prémunies dans la mesure où les procédures existent... Par ailleurs, ces mêmes entreprises avancent à l'aveugle et rares sont celles qui se dotent d'un véritable système de veille. A ce titre nous rappelons souvent le cas de ce comité directeur incapable de citer les crises que connaissait son principal concurrent... Dans le même esprit, cette autre entreprise classée Seveso seuil haut, qui ignorait les principaux acteurs dans les services de secours, méconnaissait les élus, et vivait ainsi dans une sorte de posture aveugle.

Ce que recherchent les entreprises pour lesquelles nous intervenons, c'est avant toute chose du pragmatisme et de l'opérationnel. Nous craignons que le temps n'est plus tellement à la formation humaine, même si nous le recommandons avec force. Non, les entreprises se sentent acculées devant des scénarios de crise qui ne cessent de se multiplier et réclament des solutions pratiques. Dévorées par la logique productiviste et le marketing omniprésent, ces organisations ont souvent oublié que leur première richesse est leurs salariés. C'est pourquoi, soyons optimistes, nous assistons parfois à des réflexions sur le projet et la vision de leur entreprise. Le retour à quelques valeurs centrales est parfois un bon signe d'une prise de conscience sur la finalité de l'entreprise.

Enfin, nous ne pouvons que mettre en garde les entreprises et au delà les opinions publiques. Certes le mot "crise" est utilisé dans tous les sens par des médias qui trouvent dans le concept un "produit" vendeur. Le "spectacle" de chefs d'entreprise pris en otage, la trop longue médiatisation de catastrophes sans aucun élément de compréhension ou d'analyse, la dramatisation continue de crises sociales bien réelles, conduisent à une posture globale de défiance envers tout et tout le monde conduisant inexorablement notre société à une société de victimes...

Alors effectivement il convient, bien au delà des entreprises, de développer les aptitudes humaines face aux crises dont les deux piliers, selon nous, s'appellent la morale et le discernement.
dimanche 7 juin 2009
Consultant Risque médiatique et Communication Crise

Tous ses messages



Répondre

Développer les aptitudes humaines face à la crise : une urgence sociale
je me permets de poursuivre la réflexion. Je partage votre point de vue et j'ouvre d'ailleurs un autre champs. Ne convient-il pas plus d'éviter d'entrée en crise ? Nous trouvons de nombreuses définitions, et j'en retiens une qui me paraît pertinente : la crise est une faillite du procesus décisionnel. En ce sens, gérer la crise est une ineptie : je gère une situation paradoxale, improbable, complexe, urgente, mais je ne gère pas une crise. je l'évite !

L'enjeu me semble important : il convient d'apporter des outils opérationnels, pragmatiques à nos organisations, utilisables même quand tout va mal. le pilotage doit être maintenu et il est important de réussir à concilier communication-action-anticpation.

Je viens de réagir sur notre site www.prevenirlacrise.fr à la chronique de Philippe Bloch (L'entreprise juillet 2009) : son propos portait sur la confiance en ces temps difficiles.
La confiance ne sa gagne-t-elle pas aussi face à l'adversité?

Bertrand Weckel
dimanche 12 juillet 2009
consultant, ATRIS(que) Conseil

Tous ses messages



Répondre