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Patrimoine & Impôts

La crise n'a pas d'impact sur l'offre de crédit aux particuliers

La crise financière n'a pas d'impact sur l'offre de crédit aux ménages Français. La très légère décélération du crédit à l'habitat en janvier n'est pas due à la crise, mais à un essoufflement du marché.

La crise financière qui sévit aux Etats-Unis n'a pas d'impact majeur en France sur l'offre de crédit aux ménages, mais les banques ne se risquent plus à financer les projets de fusion-acquisition des grandes entreprises et devraient se montrer plus sélectives à l'égard des PME. " A l'heure actuelle, les banques françaises ont un niveau de fonds propres suffisant pour continuer à prêter normalement à l'économie française ", assure à l'AFP Ariane Obolensky, directrice générale de la Fédération bancaire française (FBF).

Légère baisse des crédits à l'habitat en janvier

En janvier 2008, les prêts au secteur privé (particuliers et entreprises) ont progressé de 13,6% sur un an, selon la Banque de France (BDF). On observe toutefois une légère décélération pour le crédit à l'habitat, dont la croissance annuelle s'est élevée à 12,7% en janvier (après 12,8% en décembre et 13,3% en novembre). "Je confirme que la crise financière n'a pas eu de conséquence pour les PME et les particuliers. Il suffit de regarder les statistiques de la Banque de France pour voir que l'on reste à des rythmes de progression très importants puisqu'ils sont à deux chiffres. La question est un peu différente pour le crédit à l'habitat qui avait tendance à décélérer avant la crise, après une croissance extrêmement importante pendant plusieurs années, donc ce n'est en rien imputable à la crise financière", a précisé à l'AFP Ariane Obolensky.

Pas de restriction de l'offre de crédit aux particuliers

Pour les particuliers, le maintien de prix immobiliers élevés peut limiter le nombre de primo-accédants, même si " les conditions de prêt sont plus favorables qu'il y a dix ans, avec l'allongement de la durée des prêts et l'euro qui a fait baisser les taux ", selon Pierre-Oliver Beffy, chef de la division conjoncture à l'Insee. Du côté de l'offre, " il n'y pas de restriction sévère du crédit, estime Sandrine Boyadjian, économiste au Crédit Agricole. Les ménages français ne sont pas plus en faillite qu'il y a quelques mois. Ce n'est rien à côté de ce qui se passe aux Etats-Unis ".

Un marché français très encadré

" En France, le crédit est extrêmement encadré, les banques prennent déjà beaucoup de précautions donc à partir du moment où les ménages sont solvables, il n'y a pas de raison qu'elles refusent des dossiers ", renchérit M. Beffy. Pour le courtier Meilleurtaux, les banques adoptent toutefois . Le montant des nouveaux prêts a chuté de 12% à 15% en janvier et d'environ 10% en février, par rapport aux mêmes mois de 2007, selon le courtier. Et le taux de refus est passé à 8% en janvier, contre 3% en juillet 2007. (AFP)
lundi 24 mars 2008
Conseiller financier & patrimoine, Defisc-immo.com- Agent Immobilier FNAIM

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