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Fusions acquisitions et levée de fonds au Maroc

IMPACT DE LA CRISE FINANCIERE SUR LA HAUTE FINANCE

>Bonjour,

>Vous êtes nombreux inscrits à notre hub:
>professionnels
>du capital investissement et des banques d'affaires,
>Dirigeants, Cadres supérieurs, étudiants chercheurs,
>...

>Nous estimons que notre hub a atteint sa taille
>critique en qualité et en nombre d'inscrits. Celà lui
>permet enfin de commencer à remplir la fonction pour
>laquelle il a été créé, et qui est celle d'être un
>carrefour d'échanges d'idées et d'affaires.

>Nous proposons un premier sujet débat traitant des
>répercussions de la situation économique et
>financière
>sur les banques d'affaires et les fonds
>d'investissement au Maroc.

>Bienvenue donc à vos participations, à vos questions
>et
>à vos suggestions.

>Bien cordialement
>ADAM
>
vendredi 30 janvier 2009
Conseiller en fusions-acquisitions et levée de fonds

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Re: IMPACT DE LA CRISE FINANCIERE SUR LA HAUTE FINANCE
Je viens de m’inscrire et j’en profite pour glisser quelques mots sur le sujet proposé.

Le premier constat sur l’impact de la situation économique actuelle au Maroc (dans un contexte de crise mondiale) est évidemment, en dépit des efforts des uns et des autres, un ralentissement de l’économie réelle qui s’en suit par une compression parallèle de l’activité financière.

Le manque de visibilité et les perturbations des activités courantes d’une entreprise entraînent de facto une révision de sa stratégie de développement ou de restructuration à travers une sorte de retour ou de recentrage sur les marchés traditionnels (jugées stables ou à faibles risques).

Une faible croissance organique ou externe de l’entreprise, une volonté de plus en plus dépréciée pour mener des restructurations financières (fusion-absorption, déconsolidation, montage des financements spécialisés) et un appétit affaibli pour la bourse des valeurs, constituent les principaux facteurs qui laissent envisager un ralentissement des activités conseil des banques d’affaires.

Toutefois, il est important de signaler qu’il ne s’agit pas d’un arrêt total de la machine banque d’affaires et cela pour trois principales raisons :

• Les deals ou files ont une durée de vie souvent entre 6 mois et un an et parfois même plus, ce qui permet de maintenant une sorte de train de marche (ne se reste qu’en interne pour les équipes) ;

• Les banques disposent d’une réserve d’affaires mise en veille (anciens clients, deals non forcement stratégiques, etc..) qui elles peuvent réactiver en cette période ;

• Le développement à l’international notamment en Afrique.

Cela permettra à mon avis de garder un rendement minimum et d’assurer une couverture des charges opérationnelles notamment salaires et primes (ce qui est déjà très bien) !


….A suivre pour les fonds d’investissement
vendredi 30 janvier 2009
Responsable planification strétégique, HEM

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Re: IMPACT DE LA CRISE FINANCIERE SUR LA HAUTE FINANCE
Il est vrai que la crise actuelle qui trouve ses sources dans un système financier complexe et risqué venu des US (subprime un tissu de crédits à risque) a eu pour conséquence de fragiliser le système boursier international en commençant par la confiance interbancaire.

consequence1: les banques ne se prêtent plus entre elles car la confiance n'est plus.

consequence2: les banques voient leur investissements se déprécier et devenir de plus en plus risqués, et comme elles ne sont pas là pour des raison philanthropiques elles souhaiteraient s'en débarrasser

consequence3: mais là il y a un gros problème, le marché n'est plus stable, les consommateurs sont frileux et il n'y a plus d'acheteurs disposant de liquidités. Par manque de visibilité protectionnisme oblige.

consequence4: les banques se retournent vers la bourse afin de récolter plus de liquidités. Cette dernière étant instable le système s'enraye et l'état devra obligatoirement s'en mêler car sinon c'est la déconfiture de son tissu économique.

Le Maroc n'est pas épargné par cette crise qui touche tous les pans de l'économie nationale surtout les produits destinés à l'export car les donneurs d'ordre ont actuellement d'autres préoccupations plus importantes et la consommation de leur marché a fortement baisser.

D'autre part:
-heureusement que la bourse marocaine n'est pas directement liée au système boursier international (je ne parle que des cotations des entreprises et non pas du marché des matières premières), ce qui limite les dégâts, mais ça ne l'empêche pas de subir par ricochet les fluctuations des cours des entreprises étrangères installées au Maroc et cotées à la Bourse de Casa, qui se voient obligées de revoir comme vous l'avez si bien soulever leur STRATÉGIE DE DÉVELOPPEMENT par une réduction des investissements.

-un recentrage sur des marchés plus stables représente la solution la plus simple et la plus sécure. RELATION CAUSE A EFFET

-Je pense que dans le cas de notre pays, cette option est inadaptée face aux besoins du Maroc dans l'avenir, et au marché de la consommation exponentielle nationale.

-Je pense que les banques d'affaires doivent bien entendu recentrer modérément leurs activités, revoir leur taux de rentabilité à la baisse, et trouver de nouveaux marchés.

La recherche de nouveaux marchés ne se trouve pas de facto à l'étranger mais nationalement, par l'investissement dans des technologies à moindre frais dont le Maroc a besoin.
Ces technologies existent mais exigent une STRATÉGIE GLOBALE COORDONNÉE entre des professionnels de la propriété industrielle, des industriels, les banques et l'état car, toutes ces entités ont chacune un rôle essentiel à jouer qui conjugués peuvent créer de nouveaux secteurs d'activités.

J'espère avoir contribuer convenablement à ce Hub.
Amine AKSIMAN
samedi 7 février 2009
CONSEIL EN PROPRIETE INDUSTRIELLE, CABINET AKSIMAN www.aksiman.com

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IMPACT DE LA CRISE FINANCIERE SUR LA HAUTE FINANCE
Salut tout le monde;

Je viens de m’inscrire et j’espère que vous allez m’accepter parmi vous.
En ce qui concerne l’impact de la crise financière sur la haute finance, je suis entrain de finaliser un travail de recherche qui répond à la question suivante : Dans quelles mesures la finance islamique peut constituer une alternative à la finance conventionnelle ?
Ce travail m’a permis de relevé plusieurs constats dont je compte vous faire part incessamment.
Cordialement
samedi 15 août 2009
Conseiller de Clientèle Privée, BMCI Groupe BNP Paribas

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IMPACT DE LA CRISE FINANCIERE SUR LA HAUTE FINANCE
Salut et Ramadan mabrouk;
En répondant à une question sur bâle II, j'avais préparé une réponse qui touche à la crise financière. C'est la raison pour laquelle de préfère vous en faire part sur le forum.

Pour vous parler un peu de la crise 2008, sur laquelle je suis entrain de finaliser un travail de recherche, je peu vous dire qu’on est passé, par phases successives, d’une crise limitée (dite des subprimes) à une crise systémique plus générale du système bancaire et financier mondial.
Effectivement, la crise financière a commencé par les fameux impayés des crédits de l’immobilier. Ces crédits à taux variable n’étaient pas chers et les banques américaines fermaient les yeux sur la solvabilité des ménages. Ceci a conduit automatiquement aux impayés et par conséquent à des faillites de certaines banques aux Etats Unies d’Amérique.
La catastrophe précitée s’est propagée, alors, sous l’effet de la titrisation. Cette dernière qui est un moyen de mélanger des crédits à risque avec d’autres moyennement risqués et les vendre comme un nouveau produit dérivé.
Vu que les nouveaux produits dérivés étaient vendus dans toutes les bourses, l’empoisonnement s’est répandu partout dans le monde.

Par ailleurs, comme vous le savez, peut être, après la crise de 1929, le système keynésien avait instauré une spécialisation des banques (dépôts, affaires …etc.) pour éviter la contagion des crises financières à l’économie réelle. Dès les années 1980, les législations qui imposaient une certaines discipline au marché financier commencent à se disloquer à cause de la globalisation financière (libre circulation des capitaux, nouveaux produits financiers…etc.).
C’est ainsi que la crise actuelle a mis en évidence l’impact négatif sur le marché financier de la vente à découvert. Cette vente qui est une technique qui permet à l’opérateur d’acheter une marchandise à terme sans avoir la couverture monétaire pour la payer, est une option financière qu’on détient et qui peut être vendue plusieurs fois avant d’être dénouée.
Donc, ce genre de technique, qui ne se base pas sur l’économie réelle, présente la source principale qui a nourri la crise actuelle.
Aujourd’hui, il existe une prise de conscience de l’insuffisance de la supervision micro-prudentielle, notamment par les organisations internationales (FMI et BRI). On admet la nécessité de mettre en œuvre des dispositifs macro-prudentiels, destinés à stabiliser le système bancaire et financier dans sa dimension globale et macroéconomique, et donc à contenir les risques de nature systémique. Une prévention efficace des risques doit s’appuyer sur les deux volets - micro et macro – de la régulation prudentielle. Dans la pratique, une orientation résolument systémique du cadre prudentiel revêt deux aspects principaux : d’une part, l’architecture et le mandat des autorités en charge de la stabilité financière et, d’autre part, les instruments destinés à détecter et à réduire les risques systémiques.

Cordialement
dimanche 23 août 2009
Conseiller de Clientèle Privée, BMCI Groupe BNP Paribas

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