Cartable arrimé sur le dos, un apprenti funambule avance à pas mesurés sur une bordure de trottoir, cent bons mètres au dessus d'un fleuve infesté de crocodiles affamés.
Un peu plus loin, une môme flamant rose sautille sur une marelle à la récré… Volera-t-elle jusqu'au Ciel ?
Dans le parc, un mime tient une canne au bout de son index, droite en équilibre. Combien de temps avant qu'elle ne tombe ?
A la terrasse d'un café, une architecte de l'éphémère retient son souffle au moment de poser l'as de cœur au sommet de son château royal…
La même étincelle brille dans tous ces yeux !
Comment se fait-il que lacer ses chaussures ou tirer un café au distributeur ne frotte pas pareillement nos pierres à briquet rétiniennes ? Parce que le résultat est attendu, pour ainsi dire certain si l'on excepte la possibilité que le lacet casse ou que le distributeur tombe en panne. Un jour, après avoir frappé un coup magnifique au golf, un ami me lance avec un fond d'amertume « Pourquoi est-ce que nous ne jouons pas toujours le coup parfait ? » Parce que ce ne serait plus un jeu si l'on avait par avance la garantie du résultat ! Comme disent les anglo-saxons « No risk, no fun » Le jeu comporte sa part d'incertitude et c'est ce qui le rend palpitant (adj. Qui suscite l'émotion, qui tient en haleine) En même temps c'est un jeu, il est donc sans conséquence majeure pour le joueur, mais sommes-nous prêts à envisager les mêmes risques dans la vraie vie ?
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Nous n'écrivons pas pour graver une vérité mais pour initier le débat... Ici et maintenant.
A vos plumes électroniques !
dimanche 8 novembre 2009






