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Architecture - Bâtiment - Immobilier

collaboration

La Corrélation entre Architecte et Artisan
Objectif : partenariat et collaboration avec un réseau d’artisans, pour « construire durable »
MILED : e-mail : milbell@hotmail.fr
Les concepteurs
Les architectes doivent prendre en compte dans leurs conceptions les données locales, les ressources disponibles et l'usage des énergies et matériaux renouvelables. Leur rôle dans la société doit être renforcé face aux compétences des sociétés de construction qui ont leurs propres objectifs. De nouveaux modèles de conception sont à développer avec l’énergie solaire comme source de lumière et de chaleur. Les réalisations exemplaires sont alors nécessaires à la prise de conscience du public en général.

Ceci implique notamment que :
— l'utilisation de "l'énergie naturelle" soit planifiée globalement. La connaissance professionnelle de toutes les interdépendances fonctionnelles, techniques et architecturales, de leurs contraintes et possibles particuliers est un préalable à l'émergence d'une architecture véritablement moderne.
— l’important savoir déjà acquis et développé constamment en matière de conditions régissant le climat interne des bâtiments, de développement des technologies du solaire, de possibilités de simulation, de calcul et de mesure doit être présenté et diffusé systématiquement d'une manière synoptique, compréhensible et évolutive.

L’Architecte et le site du chantier :
L’évaluation des contraintes locales et spécifiques en présence, de la végétation et les constructions déjà existantes, des conditions climatiques et topographiques, des gisements d'énergies naturelles dans l'espace et le temps, doit être au fondement de toute construction.
Les ressources naturelles disponibles sur place et notamment celles du soleil et du vent ainsi que la géothermie sont à prendre en compte dans la conception technique et architecturale des bâtiments.
Les différents types existants en cours de production se trouvent, en fonction de leur site, de leur géométrie, de leur mode de construction et de leur fonction, en relation avec un ensemble de contraintes locales, comme par exemple :
— les données climatiques (la latitude, l'incidence du soleil et sa variation, le spectre des températures, les directions et forces du vent, les précipitations)
— l'exposition et l'orientation des espaces libres et des reliefs (inclinaisons, formes, proportions et dimensions)
— la situation, la géométrie, les dimensions et masses des bâtiments voisins, des terrains, des surfaces d'eau et de la végétation (ombrage variable, réflexions, volumes, émissions)
— la capacité thermique du sol en présence
— les mouvements des hommes et des machines
— la culture et l'héritage architectural existant
La mise en œuvre des constructions :
Les constructions et les espaces environnants sont à concevoir de façon à minimiser les besoins en énergie pour l'éclairage, la production d’eau froide et chaude, ainsi que pour l'électricité. Pour les besoins restants, il convient de recourir, selon les critères du bilan énergétique global, aux dernières technologies d'exploitation des énergies naturelles.
Les contenus énergétiques et les cycles de vie des matières sont à prendre en compte dans le choix des matériaux, des constructions, des technologies de production et de transport, de la mise en œuvre et du recyclage des composants.
— la préférence sera donnée aux matières premières renouvelables disponibles et aux constructions de contenu réduit en énergie primaire et "énergie grise".
— le recyclage des matériaux doit être assuré avec possibilité de réutilisation ou mise en décharge écologique.
— les constructions portantes et les enveloppes doivent être durables pour assurer une utilisation optimale des matériaux, du travail et de l'énergie afin de minimiser les besoins en recyclage. Le rapport entre l’énergie investie et sa pérennité doit être optimisée.
— les composants destinés à l'utilisation directe ou indirecte (active ou passive) de l'énergie solaire qui se prêtent bien à l'intégration dans la construction selon des critères constructifs et conceptuels, modulaires et géométriques, sont à développer davantage et à utiliser en priorité.
— des systèmes et produits nouveaux en matière d'énergie et de technologie de la construction devront pouvoir être intégrés et remplacés facilement.
La gestion du bâtiment :
Du point de vue énergétique, les bâtiments se doivent d'être des systèmes complets utilisant au mieux les énergies naturelles pour leurs divers besoins. Ils sont à développer comme systèmes durables qui se prêtent, à terme, à des exploitations variables.
— En plan et en coupe, les fonctions devront être réparties pour prendre en compte des échelles de température et des zones climatiques spécifiques.
— La conception et l’exécution de la structure du bâtiment ainsi que le choix des matériaux doivent être suffisamment souples pour permettre ultérieurement un usage différent sans nécessiter pour cela un investissement excessif en énergie et en matériaux.
— L'enveloppe, quant à elle, doit être d'une perméabilité à la lumière, la chaleur, l'air et la vue dont la variabilité contrôlable afin de pouvoir répondre aux données changeantes du climat local (écrans solaires, éclairage naturel, ombrages, protections thermiques temporaires et ventilation naturelle et variable).
— Les demandes de confort seront dans une large mesure satisfaites par la conception même de la construction, au moyen de dispositifs efficaces. Les besoins restants en chauffage, climatisation, électricité et éclairage ainsi qu'en ventilation seront couverts par des systèmes actifs basés sur l'utilisation des énergies naturelles.
L’Architecte et l'espace urbain :
Les facteurs environnementaux et bioclimatiques suivants doivent régir la conception de l’architecte :
— l’exposition au soleil (orientation des rues et des constructions, prise en compte des conditions climatiques des espaces publics)
— la topographie ( configuration du terrain, exposition, situation générale)
— la direction et l'intensité des vents ( orientation des voies, protection des espaces publics, ventilation ciblée, courants d'air froid)
— la végétation et la répartition des espaces verts (sources d’oxygène, traitement des poussières, équilibrage des températures, ombrages, écrans au vent)

L’Architecte doit avoir une vision complète sur les besoins sociaux écologiques:
La vie et le travail dans la ville, les espaces d’habitat, d’activité, de culture, de services, et de loisirs doivent être disposés selon les besoins ponctuels et sociaux. Cela constitue également un moyen de réduire les besoins de transport. Les infrastructures de production et de services pourront se compléter mutuellement; elles se prêteront mieux à un usage intensif et efficace.

Les véhicules sans moteurs à combustion et les piétons sont à privilégier dans la ville. Les transports publics sont à développer. Les espaces de stationnement doivent être réduits, tout comme l'offre en combustibles traditionnels.
Les besoins en infrastructures et transports ainsi qu'en sols peuvent être réduits par une densification raisonnable grâce à des projets nouveaux économes en consommation de territoire et permettant une densification ultérieure supplémentaire des quartiers. Des compensations écologiques sont à prévoir. Les moyens à mettre en œuvre dans les espaces urbains doivent contribuer à l'amélioration du climat dans la ville, à une meilleure gestion des températures et de l'incidence du vent, au réchauffement ou au rafraîchissement des espaces libres.
Les Artisans doivent s’ouvrir aux économies d’énergie :
Les architectes doivent rechercher avant tout des collaborateurs qualifiés, avec des compétences techniques, capables de travailler en équipe, d'être autonomes et d'établir de bonnes relations avec les clients.
Comme les enjeux énergétiques sont tels aujourd'hui que les activités techniques (électricité, plomberie, chauffage, climatisation...) évoluent et intègrent de plus en plus les énergies renouvelables (solaire, bois, géothermie, éolienne...), les professionnels du bâtiment, leurs métiers évoluent et doivent se perfectionner aux nouvelles normes d’éco-construction dans un délai rapide,
Les évolutions réglementaires et la demande d’esthétique des clients impliquent une évolution des compétences. Maîtriser les gestes professionnels liés aux nouveaux produits et les techniques en peinture par exemple ou pose de revêtements.
De nouveaux systèmes constructifs comme la maison à ossature bois sont devenus fréquents. Côté menuiseries, ce sont les profils aciers minces qui sont exigés par une clientèle sensible à leurs atouts esthétiques et à leurs performances thermiques, le poseur doit respecter les règles et le guide de son montage.
Gros œuvre, équipement électrique, génie climatique, sécurité au travail, petits travaux d’entretien…Le maçon ou le technicien doivent prouver la compétence de vrais professionnels en suivant l’évolution constante des techniques et les nouvelles orientations vers des énergies renouvelables
L’artisan doit accéder à formation éco-construction :
Le monteur en installations thermiques assure le confort des bâtiments en installant et en entretenant des systèmes de chauffage, de climatisation et de ventilation. Il raccorde des appareils (chaudières, climatiseurs, ventilateurs, radiateurs et équipements de régulation) à des réseaux transportant de l’énergie ou des fluides (électricité, gaz, fioul, vapeur, eau).
L’évolution constante des techniques et les nouvelles orientations vers des énergies renouvelables (solaire, éolien, géothermie, biomasse,..) exigent une grande capacité d’adaptation et un bon niveau technique de sa part. Il doit prendre en compte une réglementation thermique qui exige des niveaux de performance élevés pour les installations, tant sur le plan du rendement que sur celui du respect de l’environnement.

L’Architecte exige la lecture de son cahier des charges ou CCTP par l’artisan:
Respecter les DTU (Documents Techniques Unifiés) ou les AT (Avis Techniques) garantit une mise en œuvre de qualité, mais également une sécurité pour l’artisan en cas de désordres...
La sinistralité coûte plus d’un milliard d’€ par an ! Selon l’Agence Qualité Construction (bilan décennal 1995-2005), les désordres prennent majoritairement leur source dans des défauts d’exécution, qui sont certes plus facilement mis en avant que les défauts liés aux produits ou à la conception. Aujourd’hui on estime que près de 75 % des sinistres sont dus à une déficience de la mise en œuvre. A qui la faute ? Les délais, les rendements, les clients plus exigeants qu’hier entrent en ligne de compte, mais ce n’est pas tout ! En effet construire exige de bien dialoguer avec son client, afin de lui proposer les prestations qu’il attend et par voie de conséquence, maîtriser les DTU de son métier.

Il faut respecter les DTU
Rappelons que les DTU s’appliquent aux travaux de bâtiment et proposent aux Maître d’ouvrages des clauses types (administratives ou techniques) pour des techniques traditionnelles. Sauf exception, les DTU sont d’application volontaire et non réglementaire, mais comme ils sont censés représenter « ce qui se fait couramment », les experts d’assurances ou judiciaires appuient très fréquemment leurs conclusions sur le contenu des DTU. Par conséquent, il y a plus à gagner à respecter ces règles de jeu que de ne pas les respecter.
mardi 3 novembre 2009