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Passion Photo

Rideau !

Parfois un sérieux malaise me prend devant la stratégie communicationnelle et rodée de certains artistes. Et s’il y avait un domaine dans lequel je ne l’attendais pas, c’est bien dans celui de ma passion pour la photo ! Au grand Bivouac, dont j’ai parlé déjà, j’avais donc choisi d’assister à la double projection des photographies de Hans Sylvester et de Philip Plisson, grands reporters devant l’éternel.

Je salue au passage le premier dont la bonhommie et la simplicité de réponse donnent une dimension évidente ; Quand au second…..ne voulant pas médire de mon prochain, qu’après tout je ne connais que de réputation, je vais essayer de rester dans un factuel de bon aloi, encore que…

Arrive donc Philip Plisson, plein d’entregent et d’onctuosité qui s’empresse de rendre un hommage plus qu’appuyé au maître Sylvester. Se récriant avec une grande modestie sur sa présence en ces lieux , lui qui n’est qu’un tout petit homme, lequel s’empresse d’ajouter au passage avoir vendu plus d’un million de clichés à travers la planète !!!! Vous me suivez ? S’ensuit un premier film réalisé furtivement avec un appareil peu adapté pour ça, et dont le manque d’intérêt frappe comme une évidence. Ce n’est que ça Plisson ?

Petit temps d’explication et enchaînement sur une deuxième projection ; Et là, tout change. Déferlement de brisants sur des coques majestueuses, éléments déchainés sous des ciels opalescents, la mer s’impose s’étale et se dessine sur l’écran, médusant les yeux, écrasant les spectateurs sur leurs sièges ; La salle s’allume se passionne, marche à fond ! On ovationne ! Et les larmes dans les yeux certains s’empressent de rassurer le photographe inquiet : il a du talent, et quel talent !

Pétri de reconnaissances, celui-ci nous gratifie alors avec générosité d’un troisième diaporama médiocre, censé récompenser et saluer les gens de Madagascar (où nous dit-il modestement les caméras de Thalassa l’ont suivi durant trois mois). Tout en signalant négligemment qu’il y a là matière à son prochain livre ….la salle exulte, un frémissement d’enthousiasme chauffe la température, et moi, je quitte là la scène, écœurée devant ce cabotinage racoleur qui désenchante et déshabille soudain de son sens ce beau festival axé sur l’humain …..rideau !
vendredi 30 octobre 2009
redactrice en free lance, entreprise individuelle

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Rideau !
Bonjour Colette,

Ainsi nous aurions pu nous rencontrer à cette soirée du Grand Bivouac.

Ce message que vous écrivez traduit exactement mes impressions. J'ai fait les mêmes remarques auprès de la personne qui m'accompagnait.

Naïvement peut-être, je me pose la question : s'agit-il de stratégie communicationnelle ou est-ce le reflet de qui est l'homme ?
Et en écrivant ces lignes à l'instant, je me dis qu'elles portent en elles la réponse : c'est l'homme lui-même qui crée sa stratégie.

Nous avons tous des ajustements à faire...devant nous-mêmes et devant les autres, n'est-ce pas ?

Ceci dit, je suis restée sur ma faim ce soir-là : de prétendue modestie n'en ai trouvée aucune, exceptée bien sûr auprès de Mr Sylvester, et de photographies à contempler n'ai pas eu mon content.

Juste une précision : il s'agit de Philip Plisson et non de Thierry Plisson.

Bien à vous,
Annette Arrault
jeudi 29 octobre 2009
Photographe conférencière amateur

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Rideau !
Bonjour Annette. Merci pour la rectification, j'aurais du me relire ! Pour moi, plus que d'ajustements, il s'agir de sincérité, d'intégrité simple. Là, nous sommes passés à côté de ça. Et comme vous je suis restée sur ma faim, dèçue et nauséeuse même. Et je vous avoue que je suis ravie d'avpoir enchainé sur d'autres images, je n'aurais pas aimé rester sur cette impression avant de repartir.
jeudi 29 octobre 2009
redactrice en free lance, entreprise individuelle

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Rideau !
Bonjour Colette,

Merci pour ces échanges !

"Nous avons tous des ajustements à faire...devant nous-mêmes et devant les autres, n'est-ce pas" ?
Le mot ajustement est celui que j'ai choisi. Tout dépend du jugement que l'on met dessus. J'aurai aussi bien pu employer le terme de travail sur soi, d'introspection, la langue française nous laisse un vaste choix.
Il s'agit de regarder qui l'on est, d'en prendre conscience, de changer ou d'améliorer ce que l'on souhaite. C'est un voyage qui nous conduit à travers le paysage des valeurs, des idées, des jugements, des prises de conscience. Généralement, au sortir de cela, on est débarrassé de ce à quoi nous avons été témoins l'autre soir, et l'on apparaît simplement...soi-même. Nous parlons donc bien de même chose.

Pour notre part, nous avons terminé la soirée sur les kms à parcourir pour rentrer chez nous, en évoquant tout le travail que nous avions effectué lorsque nous avions participé au Grand Bivouac. Ce furent des mois et des mois de labeur d'écriture, de corrections, de re-corrections, de mariage de photos, de synchronisation, parfois jusqu'à épuisement certains soirs, pour offrir quelque chose que nous considérions comme de la qualité.
On pourrait parfois se dire : "A quoi bon" ?

Vous avez eu la chance d'enchainer sur d'autres images. Etaient-elles le fait du Grand Bivouac ?

Bien cordialement,
Annette Arrault
jeudi 29 octobre 2009
Photographe conférencière amateur

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