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Cinéma / Théâtre

Le ruban blanc

Chaque film de Michaël Haneke dérange . On se souvient de "La pianiste" avec Isabelle Huppert .
Ce sont des films qui provoquent des réminiscences latentes, après le choc de la découverte et de la surprise .
"Le ruban blanc" est destiné à la rumination. Pas de musique,esthétique du noir et blanc,densité du propos,austérité de la mise en scène .Dès les 1ères images :le spectateur n'est plus devant l'écran, il est happé au centre de l'histoire qui ne le lâche plus.
Un village au fin fond de l'Allemagne,avant la 2ème guerre mondiale.Inceste,délits en bandes (d'enfants) organisées, complicité-omertta,non-dits ,mise au ban des plus faibles ,puritanisme religieux et perversion du message,hyperpuissance de l'élément masculin sur le féminin . Les femmes subissent,n'existent pas ou uniquement pour le plaisir de l'homme, les femmes sont mineures dans tous les sens du terme.
Tous les ingrédients sont réunis et préfigurent de la tragédie à venir .Le tableau est posé,les personnages en place,les drames se nouent,l'intrigue s'épaissit.L'atmosphère devient dense et compacte .
A tous les drames et le malaise que vivent les habitants du village,répond la décomposition de la société et du pays dont l'assassinant de l'archiduc Ferdinand à Sarajevo est le point d'orgue .
Les petites histoires rejoignent la grande. La putréfaction des âmes et des corps au bout du rouleau répond la fin d'une Europe vieillie et figée
dans ses certitudes dépassées.
A l'heure du choix : le pire est à venir .
samedi 31 octobre 2009

Le ruban blanc
Belle analyse
peut être peux-tu nous éclairer sur la fin du film, à savoir la fuite du docteur et la disparition de l'enfant?
dimanche 15 novembre 2009
formateur, art-thérapeute, comédien

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