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L'INSTITUT DE DEVELOPPEMENT PAR LES RESEAUX

ALPMED, l'eurorégion Alpes-Méditerranée, se structure

En janvier 2010, l’eurorégion ALPMED, rassemblant les cinq chambres consulaires de Rhône-Alpes , PACA Corse, Ligurie, Val d’Aoste et Piémont se dote d’une présidence tournante consulaire calquée sur celle des Régions politiques, avec un changement de président tous les 6 mois.
Le président de la Chambre Valdôtaine, Pierantonio GENESTRONE débutera ce nouveau mandat qui vise à renforcer la démarche de synergie économique de ces cinq régions s’appuyant sur l’arc Alpin
Priorité à la LGV Lyon Turin
Les cinq Chambres économiques font de la future LGV Lyon-Turin un outil essentiel pour les échanges commerciaux entre les régions d’ALPMED, le maillon central du grand itinéraire Lisbonne-Kiev que l’Union Européenne veut également créer. ALPMED veut voir ce sujet être à l’ordre du jour du prochain sommet franco-italien prévu début 2010 : « en effet l’Europe a accordé 672 Millions d’euros de subvention pour la période budgétaire 2007-2013. Il faut donc commencer les travaux de percement du tunnel d’ici fin 2013 pour assurer la pérennité de la participation de l’Europe à ce projet. »
Un bureau d’ALPMED est opérationnel depuis septembre à Bruxelles afin d’appuyer la démarche auprès des institutions de l’UE.
L’action de sensibilisation des acteurs européens « portera plus particulièrement sur les thèmes du tourisme et des infrastructures de transport. »
Pour cela, ALPMED prépare deux documents de référence sur le poids économique de l’eurorégion et surtout sur la politique commune souhaitée pour le développement économique.
Ce dernier est particulièrement attendu car il établira une légitimité d’action pour cette entité de coordination consulaire.
La phrase clé de la volonté des 5 présidents consulaires de l’Eurorégion ALPMED:«notre objectif est d’offrir aux entreprises de nouvelles opportunités de développement et de mieux faire reconnaître une réalité économique qui dépasse les frontières

Les régions du Piémont, de la Ligurie, du Val d’Aoste, de Provence-Alpes Côte-d’Azur et de Rhône-Alpes composant l’Eurorégion Alpes Méditerranée regroupent :
- une population de plus de 17 millions d’habitants
- un PIB, en 2007, de 490 milliards d’euros (supérieur à celui de la Belgique ou de la Suède).
Les 5 CRCI de l’ALPMED fédèrent 34 CCI représentant 1 500 000 entreprises

Le renforcement de la coopération entre les cinq régions constituant ALPMED est un acte positif développant une logique de massif, celui de « l’arc alpin » pour unir les deux versants dans des logiques communes. La récession liée à la crise financière de 2008 a frappé les entreprises régionales de façon retardée par rapport à celles d’autres grands bassins économiques de l’Hexagone. Ce phénomène a mis en évidence la réalité très forte des relations commerciales entre les bassins industriels de Rhône-Alpes mais cette dernière est finalement arrivée. Aussi la reprise passe t-elle par un développement à l’exportation. Cette démarche est également un point solide de la région car sa balance commerciale était excédentaire à la fin de l’exercice 2008. Cependant il y a lieu de corriger ce résultat car les importations énergétiques sont prises en compte à leur entrée sur le territoire français, c'est-à-dire à Berre.
L’Italie arrive juste après l’Allemagne dans le classement des exportations réalisées par les entreprises et notamment le tissu des PME. L’Eurorégion ALPMED ne peut que conforter ces relations commerciales avec les régions transalpines proches.
Il est heureux de voir les acteurs économiques de PACA et de Rhône-Alpes se regrouper au sein de cette orientation stratégique.
Les bassins économiques marseillais et lyonnais présentent des complémentarités dans les domaines des services et de la sous-traitance. Sans oublier que Lyon ne peut que tirer bénéfice d’avoir une fenêtre sur la Méditerranée alors que se multiplient les opérations se sensibilisation des PME aux perspectives de développement dans les trois pays constituant l’Afrique du Nord.
Reste qu’il faudra suivre l’efficacité de ce regroupement à l’échelle d’une eurorégion. Des annonces de coopération européenne dans le domaine économique ont déjà provoqué des désillusions. Feu l’eurobiocluster de l’Europe du Sud. Afin d’éviter une vision technocratique sans lendemain, les chambres de commerce et de l’industrie des 5 régions concernées devront agir de façon concrète. Si un bureau commun à Bruxelles est une bonne chose, il ne suffira pas à masquer l’absence d’un projet si rien d’autre ne suit.

Article paru fin octobre 2009 dans http://lyon-actueco.com/
jeudi 29 octobre 2009
Direction Sécurité des Transports, CSTMD, Groupe RHODIA

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