Bienvenue sur Viadeo
Créez votre compte en 30 secondes

La restauration du Patrimoine

MARRAKECH : Un patrimoine mondiale en péril

D'abord elle surprend, ensuite on s'y attache, remarqua Fernando Pessoa au cours de sa visite à Marrakech. L’ambiance de la ville–surprises, odeurs et saveurs intenses, couleurs frénétiques, sons et musiques vibrants–est à l’essence de ce charme. Marrakech : véritable caméléon urbain.
La richesse de son architecture et le mode d’habitat ont été la base de la sélection de la médina de Marrakech par l’UNESCO en 1987 et son classement dans le patrimoine universel.
En 2001 : La place Jemaa El Fna a été proclamée patrimoine oral et immatériel de l’Humanité.

AU BON VIEUX TEMPS:

Jacques Majorelle subjugué par la lumière, les odeurs, les lieux, il veut témoigner de l'authenticité des habitants de la ville, saisir leur quotidien, peindre les marchés, les souks, décrire cette activité incessante qui l'enchante.
Churchill aimait errer de balcon en balcon, suivant le soleil sur son itinéraire quotidien afin de rendre la couleur de sa peinture aussi vraie que possible. Plusieurs de ses peintures des jardins de La Mamounia de sont exposées en Angleterre.
Juan Goytisolo et la place de Jemaâ el Fna. C'est, en partie, grâce à lui que la place est déclarée Patrimoine Oral de l'Humanité. En effet, il a beaucoup œuvré et a beaucoup écrit et a même rencontré Fédérico Mayor, à la tête de l'UNESCO à l'époque, pour qu'on rende juste valeur à l'agora et à ses protagonistes.
Yves Saint Laurent: Si Oran, où il est né, lui avait donné un aperçu du paradis perdu, avec Marrakech retrouve l'éden, la lumière. C'est là qu'il prend pleinement conscience du pouvoir des couleurs, de leur potentiel violent et infini.
Le maréchal Lyautey: Amoureux du Maroc, ne décolérerait pas. Lui qui avait créé un nouveau quartier - Guéliz - afin de ne pas toucher à la médina ne reconnaîtrait plus cet endroit aussi traditionnel que mystérieux.
...
Mes hommages aux vrais Amoureux et Protecteurs de Marrakech.

Parti du constat que la ville et ses environs connaissaient depuis ces 7(sept) dernières années un essor accéléré dans les secteurs du tourisme, de l’immobilier, de l’embellissement de la ville, de la création d’emplois et plus généralement du rayonnement international de Marrakech, le CDRT a cependant analysé les mauvais effets «secondaires » de cette évolution. Une forte pression sur les ressources, l’eau ou l’énergie, l’environnement, l’encombrement du trafic et les nuisances qui l’accompagnent sont pointés du doigt. Le bruit, la pollution de l’air, augmentation du prix de l’immobilier et la hausse du coût de la vie en général sont considérés comme des conséquences négatives du succès de Marrakech. Plus encore que l’argent et les inégalités, c’est le « choc des modes de vie » qui alimente une hostilité rampante, voire des fantasmes.

MARRAKECH N’EN DEMANDE PAS TANT, JUSTE UN PEU DE RESPECT…
jeudi 5 novembre 2009
Chef d'entreprise, Architecture- décoration- Transactions immobilières.

Tous ses messages



Répondre