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Immobilier & Environnement : HQE, développement durable...

HQE : un label en phase avec son temps

Voici un editorial de Alain Houpillart pour la Lettre M2 relatif à la HQE.



HQE : un label
en phase
avec son temps


En lançant à La Défense Europlaza, il y a sept ans, le promoteur HRO avait envisagé un moment d'installer à son sommet un vaste écran où défileraient en boucle les cotations du CAC 40.
En 2006, le lauréat de la tour Phare*, couronne son IGH d'un bouquet d'éoliennes. Ce "jardin dans le ciel" est appelé à fournir une énergie propre et alternative. Entre ces deux opérations, la démarche Haute Qualité Environnementale a vu le jour. Elle a gagné du terrain et elle est désormais intégrée par plusieurs opérateurs.

La certification HQE, perçue comme très technocratique à l'origine, se propage désormais en région parisienne. De plus en plus d'opérations sont labelisées confirmant ainsi une véritable prise de conscience du dérèglement climatique par les professions de l'immobilier. Un tel label peut aussi contribuer à valoriser le métier de promoteur qui a été bien souvent dénigré. Parmi les opérateurs engagés dans la démarche HQE: EM2C pour le futur siège d'Alma Consulting à Gennevilliers, Bouygues Immobilier pour 160 000 m2 de bureaux à Issy-les-Moulineaux, Nexity pour la tour Granite de la Société Générale, Eiffage pour son siège régional à Lyon, MGPA et GCI à Saint-Denis pour 32 000 m2, Gecina à Boulogne pour 7 000 m2... En face, les utilisateurs adhérent manifestement à cet effort.
En mettant en avant le personnel comme force première de l'ntreprise, les entreprises-locataires se doivent d'être cohérentes en améliorant la qualité de vie de leurs salarié. Après la mise en place de nouvelles prestations (crèche, conciergerie, salle de fitness...), d'autres demandes sont en train d'émerger : conforts hygrothermique, acoustique, visuel, olfactif... Une organisation de plus en plus orientée vers l'open space, oblige le management à devenir très vigilant en matière d'environnement. Sur un plateau ouvert, plus que dans un système de bureaux cloisonnés, un désagrément, même minime, peut rapidement affecter le climat social... La certification HQE devient ainsi un argument commercial, autant vis-à-vis des utilisateurs que des investisseurs. A la préoccupation de plus en plus marquée des entreprises comme des salariés pour l'éco-confort, s'ajoute une exigence citoyenne. A court terme, un client en recherche de locaux pourrait éliminer un produit immobilier n'offrant pas des garanties sur la qualité de l'air et de l'eau, la durabilité ou le recyclage des matériaux... Un manque d'informations sur les dépenses énergétiques serait mal perçu. L'éclairage naturel optimal, la hauteur sous-plafond, la double peau du bâtiment considérée comme une enveloppe protectrice sont autant de critères permettant de distinguer un produit d'une offre banale.
La convivialité dans le travail et le partage des valeurs environnementales, jusqu'à présent peu pris en compte, deviennent une priorité pour une nouvelle catégorie de salariés que l'on pourrait qualifier, là aussi, de "bobos". Des espaces verts à tous les étages, reliés par escalator, n'ont plus rien d'utopique dans une tour. Cet aménagement* a été proposé lors de la consultation relative la tour Phare. Dans le même ordre d'idée, des opérateurs mettent à la disposition du personnel une flotte de vélos (Capital 8 ; Seine Ouest à Issy...). Autre temps, autre style de vie... L'opérateur puis le property management devront constamment démontrer, aux locataires comme aux propriétaires, leur capacité à respecter l'environnement. La certification HQE, symbole de l'entrée dans le troisième millénaire, sera la garantie de cet engagement.

Alain Houpillart
samedi 1 septembre 2007
Etudiant en Master of Science Management Immobilier, Construction et Aménagement

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