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Délocalisation

Le développement informatique durable

Bonjour à tous,

Je suis le fondateur et dirigeant de la société FLX : http://www.flx.fr

Je profite aujourd'hui du hub pour me présenter et faire la promotion de mon livre : "le développement informatique durable".

http://www.lavoisier.fr/fr/livres/index.asp?texte=978-2-7462-2246-5&select=ean&exact=on&from=

Voici un extrait :

"La prestation en régie est le premier : le salarié coûte cher en charges et subit l’usure du temps : motivé au départ, il a pris ses marques et ronronne tranquillement au coin du feu de l’urgence, il a peut être baissé les bras, lassé d’obtenir 3% d’augmentation annuel accompagné d’un grand sourire, ou pire encore, il est révolté...
Il finira par donner sa démission, ayant compris que le seul moyen d’être augmenté était de postuler ailleurs.
Ca tombe bien justement car le service financier était bien décidé à dégraisser le service pour une solution plus souple : le prestataire externe.
Il est arrivé un jour, accompagné d’un commercial tous deux en costard-cravate.
Le commercial a vendu la mission au candidat et a vendu le candidat au chef de service comme un expert.
« Mais…je ne suis pas expert… ! » aura-t-il dit à son mécène à la vue de son CV retravaillé.
« Tu es un expert, enfin tu dis que tu l’es, ne t’inquiète pas, ça va bien se passer !» lui aura-t-on répondu.
Ainsi, il prendra sa place dans l’ «open-space» et commencera sa mission pour une durée indéterminée. Dans le meilleur des cas, il passera plusieurs années en poste et pourra même obtenir un contrat d’embauche chez le client final. Le cas est rare, n’oublions pas la stratégie de départ du service financier.
Peut être lui annoncera-t-on un beau matin sans sourciller qu’il part demain et cela même s’il était là depuis des années.
Dans la majorité des cas, il partira après quelques mois, complètement saoulé et dépressif ou tout simplement remercié par le chef de service.
Résultat : pour environ 400€ HT multiplié par le nombre de jours qu’il a effectué dans l’entreprise, il aura codé avec ses moufles une strate de lignes ou collé des rustines improbables ajoutées à toutes celles de ses prédécesseurs qui font de l’application gigantesque ce qu’elle est aujourd’hui : une usine à gaz, pour être gentil et poli.
De plus, une grande partie de son temps aura été consacrée à des passations de projet et autres transferts de compétences, engloutis dans le grand trou noir budgétaire.
Ce savoir, au lieu d’être capitalisé s’est volatilisé avec le prestataire.

Devant le constat dramatique des résultats de sa dernière stratégie (mais consolé par l’économie de x % sur le budget annuel), le grand professeur Shadoko qui tient les cordons de la bourse a donc opté pour une toute nouvelle solution : l’externalisation pur et simple des développements informatiques.
Rappelons la grande théorie du professeur Shadoko : « Nous avons une chance sur un millions d’arriver sur la lune, dépêchons nous de rater les 999.999 premiers essais. »
Réf : « Les Shadocks ».
Il va donc signer un contrat avec une grosse SSI qui va prendre en charge intégralement la maintenance des applications du système et en assurer les évolutions futures.
Quantité = prix dégressif : le coût journalier va baisser à 350€ HT, coût mensuel de l’ingénieur Indien ou Marocain…
La guêpe n’est pas folle : le tarif a baissé, mais chaque tâche est plus chargée : il faut 5 jours pour poser un nouveau bouton sur une fiche, 30 pour écrire une procédure stockée.
Alors professeur, est-ce finalement moins cher ?
Et au fait, un détail…a-t-on gagné en qualité ?
J’ai déjà travaillé pour des chefs de services qui disaient : « on va donner ça aux indiens, de toute façon ça ne nous coûte rien, on les a achetés… ». Sous entendu : ils feront n’importe quoi, mais comme cela ne nous coûte rien, autant essayer. Notez le mépris sous-jacent à cette réflexion."
dimanche 17 mai 2009
Consultant : Développement, Méthodologie, Formation, Expertise

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